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Photographier l'arrière-cuisine des beaux quartiers

Le photographe Thomas Morel-Fort a partagé pendant plusieurs années le quotidien des employées de maison philippines en France, et il s'est rendu aux Philippines dans les familles de deux d'entre elles. Comment a-t-il pu photographier leur travail chez des employeurs peu scrupuleux ? Comment réagissent-elles à la publication de ces photos ? Récit d'une immersion.

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Beau reportage

Ce n'est pas mentionné dans l'article, mais des ONG spécialisées viennent régulièrement en aide à ces employées pour les extraire de situations dramatiques. Cela étant, les plaintes et les condamnations d'employeurs sont rares. 

Comment est-ce possible d'avoir une telle prise sur la réalité ?

"taper sur les riches ne sert a rien." Oui on est d'accord, ça sert à rien de les taper ; il faut par contre récupérer par l’impôt tout l'argent qu'ils ont "volé" jusqu'à qu'ils ne soien(...)

Derniers commentaires

C'était il y a bien longtemps, dans les années 1970


Des copines du Secours rouge avaient réussi à tirer des griffes d'esclavagistes bien Français, Môssieu, une employée marocaine à qui tous ses papiers avaient été retirés. Elle avait besoin d'un logement provisoire, le temps qu'une procédure soit engagée en sa faveur, et comme j'avais "un grand appartement" je me suis proposée pour l'héberger sans doute quelques jours, je ne me souviens plus très bien*.


Autant dire que ce genre de salopards ne sont pas uniquement d'"ailleurs" - et que ce genre de fait ne date pas d'hier.


En tout cas, bravo à ce photographe pour son magnifique travail, et merci à ASI de nous le présenter !


* pour compléter l'histoire, à ma grande gêne, cette jeune femme m'avait proposé de dormir en travers de ma porte si je me sentais en danger !!!


Un bon salaire 2000€ pour un mois et demi ? peut-être, mais il manque la moitié du salaire quand il n'y a pas les cotisations sociales. Autrement cet article est précis, sans pathos, super.

Entre deux articles sur Cnews et Valeurs Actuels cet article est une bouffée d air. 

PUISSANT !

Merci.

L'article a oublie comme par miracle une phrase concept du guardian.

"Most of them are women, serving as nannies and domestic employees for rich Gulf families who divide their time between Paris, the French Riviera and the Middle East. "

Pour lutter contre ce phénomène, taper sur les riches ne sert a rien. Il faut viser certains en particulier. 


APres faut il lutter contre ce qui nous parait etre une exploitation ?

Ca permet a leurs familles d'etudier et de vivre. Rendre legal le processus les empêchera a la fois de venir mais en plus elles seront moins intéressantes pour ces multimillionnaires par rapport a des personnes formés.

Comme les qqs autres commentaires, merci !


Peut-être éloigné, écouté il y a longtemps, mais cela m'a fait penser à ce podcast : https://www.arteradio.com/son/61659648/qui_gardera_les_enfants_5

Merci de nous faire connaître ce reportage

Me reste une question en travers du cerveau: celle de la dénonciation de tels comportements. C'est de l'esclavage, ou au minimum de la maltraitance. Oui, mais si on dénonce, plus de visa, plus de travail, et de toutes façons ces salopards trouveront d'autres philippines, bengladaises, pakistanaises, etc pour les servir. C'est pas le boulot du photographe d'aller chez les flics, et ce qu'il a fait est déjà magnifique. Mais je suis mal à l'aise. Pas moyen de les coincer ? Si les flics lisent ce reportage (oh, ça va, on peut rêver, non ?) ils pourraient faire quelque chose (oh, ça va, etc ...=

Ce n'est pas mentionné dans l'article, mais des ONG spécialisées viennent régulièrement en aide à ces employées pour les extraire de situations dramatiques. Cela étant, les plaintes et les condamnations d'employeurs sont rares. 

Beau reportage

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