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Commentaires

pendant ce temps les massacres continuent

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L'absence du 20e de cavalerie m'a rendu triste.
Quelqu'un peut il me dire pourquoi le parquet ouvrirait une enquête sur la mort et les blessures de deux journalistes, qui faisaient leur boulot, en s'étant probablement portés volontaires pour y aller, et en montrant un courage digne d'admiration?

Qui est responsable, leur rédacteur en chef qui a accepté de les envoyer au casse-pipe? les combattants pour la liberté qui les ont accueillis? l'armée syrienne? vous ou moi qui voulons nos infos en images et en bruitages, immédiatement?
J'aime beaucoup cette photo d'un sniper qui tire à travers un mur, parce que la symbolique du grand rideau, qui occupe une bonne partie de la photo, est très symbolique de la Syrie, à divers titres.
D'abord parce que ces grands rideaux sont très caractéristiques des intérieurs syriens, y compris dans les hôtels. Leur culte des beaux tissus est encore dans la langue puisqu'on emploie encore les mots damas et damassé pour désigner des étoffes précieuses, le brocart entre autres.

Or, ce rideau est soulevé, entortillé sans grâce mais avec harmonie, et fait entrer une lumière un peu irréelle,. A la fois à travers son grain, ce qui met en valeur sa finesse par rapport à cette impression de massivité du tissage, et où il a été soulevé, où une lumière sature l'objectif et fait un rendu immatériel.
On pense à Sarajevo par le thème du combattant botté et armé puissamment, solitiaire, mais il ne fait pas de doute qu'il s'agit de la Syrie.

La silhouette du combattant épouse presque le mouvement du rideau, mais comme une pièce de puzzle qui n'est pas encore imbriquée dans l'ensemble, c'est cette lumière qui filtre entre les deux.
D'une part, l'homme n'est pas encore intégré dans ce symbole de la Syrie, mais s'il s'y insère, toute la lumière va disparaître.

Pour moi, cette photo est puissante parce qu'elle dit, sans en avoir l'air, un malaise très fort qui surgit de cette situation en Syrie.

Ce pays est l'enjeu d'intérêts énormes, à tous les niveaux, c'est sa situation qui le veut, à la croisée de l'orient et de l'occident, de la zone d'influence asiatique avec ses grands géants que sont la Russie et la Chine, et de l'Europe. A la croisée du monde chiite et du monde sunnite, dans lesquels viennent se mêler des populations chrétiennes, et derrière, eux, la mainmise sur les ressources pétrolières et les possibilités de containment politique qui se dessinent pour les grandes puissances et leurs dominants avides de pouvoir.

Tout cet imbroglio, ce puzzle invraisemblable avec des objectifs obscurs et obscurcis, nos médias évitent de le voir, même s'ils ont conscience que beaucoup de choses sont étranges, inexplicables. Ce malaise se retrouve dans cette photo.

J'ignore s'il est possible d'empêcher les gens, où qu'ils soient, de se jeter les uns contre les autres, surtout les hommes d'ailleurs, mais en Syrie, tout semble en place pour une longue guerre civile., surtout avec l'Irak à côté, qui est aussi une poudrière...
Il semble que le printemps arabe soit terminé, que les positions se sont affermies, et que tout est à refaire....
La liste est longue,certes, mais moi j'ai l'âge de me souvenir de Jean-Pierre Pedrazzini (Budapest 7 novembre 1956).
Je connaissais la Ronde de Nuit, mais je n'avais jamais "entendu" le coup de feu !
Comme d'habitude j'ai pris beaucoup de plaisir à lire votre chronique et par là même à redécouvrir cette oeuvre.
Merci M. Korkos.
Merci, cher Alain Korkos, pour ces "de Neuville" du samedi. Degas, le pétomane des petits rats, n'aimait pas la peinture de Neuville... Il n'aimait pas non plus Detaille ou Meissonier qui peignaient eux aussi la guerre et les guerriers. On en faisait jadis, au temps de la "distribution des prix", des volumes imprimés en helio et reliés à tranche dorée. ça valait bien les magazines d'aujourd'hui... A propos, ceux-là ne finissent pas au salon "mystérieusement, happés par l'oubli" (voyons voyons) mais dans les salles d'attente des arracheurs de dents.
Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel,
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d’amour

Ils n’ont pas de recommandation à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L’un d’eux pense à un petit village
Où il allait à l’école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n’entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu’ils ne sont plus des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.

René Guy Cadou
[large]MENTEURS VOUS ETES DES MENTEURS
CE QUE VOUS RACONTEZ SUR LA SYRIE EST FAUX
[/large]
je viens de passer un bon moment à vous lire.Toujours passionnant !merci

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