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Pédagogie du demi-degré

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La Presse et le cousin Joseph témoin.


Le cousin Joseph avait eu de la chance et il avait pu se tirer de Pologne aux USA début des années 1920.


Avec sa femme.


Fin des années trente, il avait visité la famille, ma famille, dispersée : en Pologne, en Allem(...)

Approuvé 4 fois
(...)

Peut-être qu'en parlant du coût des catastrophes naturelles, on serait mieux entendu. Déjà les surcoûts de l'assurance habitation que nous payons, tout simplement. On apprend par ailleurs, que si les catastrophes  naturelles liées au réchauffeme(...)

Derniers commentaires

Comment alerter sur une catastrophe sans précédent ?


perso, si ma "mission sur terre" était d'informer les gens, je hiérarchiserais les infos.

si j'estime que le problème no 1 est l'inaction face au désastre écologique, j'en ferai le thème principale de mon site d'info.

je regarderais ça sous plusieurs angles. 


Vous vous contentez de survoler ce sujet, le jetant aléatoirement aux beau milieu d'autres thèmes d'une importance insignifiantes(le tweet de machin, la remarque de truc) comparé au désastre annoncé si on change pas les modes de consommations de fond en comble. 

en l'abordant sous le prisme de la distraction (le cinema catastrophe etc..)

 Et à ce titre, vous contribuez me semble t-il à l'inaction. (puisque asi lui accorde la même importance que d'autres conneries, c'est que cela ne doit pas être si important que cela.)

réfléchir sur les changements que cela implique. la bouffe, le logement. qu'existe t-il déjà, est-ce que cela marche etc.

faire le point sur l'expertise scientifique de manière soutenue.

suivre cela de près.


 les émissions de cet été, un survole insignifiant.


un site qui prend le problème a sa juste mesure tout en traitant d'autres sujets: thinkerview.

le sujet est présent dans quasi chacun de leur interview.



La publication du rapport du GIEC devient un marronnier comme les autres.
Les médias ont fait leur job de médias: quelques pages dans les quotidiens, des experts invités dans l'audiovisuel pour cinq à dix minutes, quelques photos de glaciers, d'incendies ou de tas d'ordures, et après, la routine reprend.
Léa Salamé demandait à Claire Nouvian de Bloom comment ça se fait que si peu de choses changent, et je regrette que Claire Nouvian ne soit pas allée au delà de la réponse habituelle déplorant la surdité collective ou l'inaction publique. En y réfléchissant, puisqu'elle avait une journaliste en face d'elle, elle aurait pu dire ce qu'on pourrait attendre des journalistes et des médias en général:

qu'il y ait plusieurs fois par an des journées spéciales, comme on le fait souvent pour des morts célèbres,
qu'ils fassent un tri drastique dans les publicités: pas de pub pour les grosses voitures, pour les voyages en avion partout, pour la grande distribution, etc....,
qu'à chaque fois que l'occasion se présente, ils fassent le lien entre les infos: météo bizarre et agriculture, pollution et surconsommation, voyages des riches et migration des pauvres, ...
qu'ils diminuent de moitié leurs pages économiques pour faire de la place à des pages environnement quotidiennes où on montrerait tout ce qu'on peut faire et tout ce qui se fait déjà, où on démonterait les intox démobilisantes sur les éoliennes qui seraient nocives, sur les arnaques dans le bio, etc , où on ferait le suivi des progrès en matière de transition environnementale (budgets, indicateurs divers, comparaisons, acteurs exemplaires, etc...)
Et s'il n'y a pas assez de place, réduisons la place du sport ou celle des chiens écrasés, ça permettra en plus de faire un peu plus aimer la nature,
que les intervieweurs pugnaces travaillent leurs dossiers écologie et ne laissent pas passer une interview sans cuisiner sérieusement leur invité sur ces questions,
Si la question climatique et plus largement la mise en danger de la biosphère est vraiment ce qu'on dit, alors, c'est bien le moins que ce soit réellement une priorité journalistique.

Lien avec https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/081018/wendy-brown-explore-notre-condition-d-impuissance


le Brésil, l'Italie, les tweets de Trump, le cousin Joseph d'Hallucined et le demi-degré

La tête tourne depuis quelques jours dans une espèce de ping-pong géant entre le passé et le présent et l'avenir


Faut garder raison, rien n'est pareil

sauf qu'au détour de l'élection de Kavanaugh, on apprend que la Cour Suprême a des pouvoirs tels qu'elle peut rendre optionnel par exemple l'extension de l'Aide Médicale, qu'elle permet aux gouverneurs de supprimer le droit de vote aux pauvres...

sauf qu'au détour d'une nouvelle, on apprend que Orban s'en prend aux sans-abri Hongrois après les migrants, on apprend qu'en Italie un maire est emprisonné sous de fausses accusations d'aide illégale aux migrants

sauf qu'au détour d'une émission, on apprend qu'il y aurait des prénoms qui sont une injure à la France (un rappel : "Après cinq années de national-socialisme, les chefs du régime constatent que les trois-quarts de la population juive du Reich ont choisi de rester. .... La loi du 18 août 1938 impose l’ajout sur les passeports des prénoms Sara et Israël.") Là l'injure était autre mais finalement quelle différence au bout du compte, on se déjoue de la morale à laquelle on se disait attaché par un jeu de passe-passe qui ostracise


l'aveuglement volontaire : l'éthique affichée amenant irrémédiablement à accepter les règles sociales plus humaines et les obligations environnementales, les réfractaires au bout de leurs contradictions inventent successivement pour se défendre la notion de ruissellement économique, la notion de "politiquement correct", celle de fake-news et arrivent maintenant à nier les faits scientifiques comme ceux du réchauffement climatique


l'aveuglement imposé : celui des médias, de l'air du temps, des convictions que les valeurs de base sont partagées, qui empêche d'entendre ce rabat-joie de Joseph

Bonjour et merci de la chronique. A propos de dérèglement climatique et de matinale radio, il faudra peut-être songer un jour à placer France Inter devant ses responsabilités, la matinale en particulier : lucidité et mobilisation grandissantes sur les enjeux climatiques, mais volume soutenu de publicités pour des voitures, y compris des marques de tout-terrain! Il y a même un spot dont la musique est une version ré-instrumentalisée de la Marseillaise (je vous laisse découvrir la marque avec votre moteur de recherche préféré) : bonjour la confusion institutionnelle subliminale chez les esprits mal réveillés, je parle d'expérience. 

Certes, vous me direz, ces publicités ne poseront pas de problème au pôle "adorateurs de la croissance" de cette rédaction (comme le chroniqueur éco, ou les guetteurs de la croissance qui-va-redémarrer-et-redonner-de-l'oxygène-au-gouvernement). Certes, encore, je vois venir l'argument sur l'étanchéité entre la rédaction et la régie pub, qui permet de continuer à traiter les sujets en toute indépendance des annonceurs.  

Mais une fois que tout cela est dit et considérant a quel point c'est dérisoire par rapport aux enjeux,  quelle est la cohérence d'accepter ces incitations délibérées à foncer vers l'abîme sur une antenne qui se fait vertu de la dénoncer ? 

(la question est certainement valable pour d'autres antennes radio mais bon, service public, toussa toussa)


PS concernant un certain livre mentionné dans la chronique : lecture en cours, passionnante. Juste à temps pour vous faire pardonner votre catastrophique chronique de vendredi dernier ;) je sais que ce n'est pas le genre de la maison @si de faire une excessive autopromo, mais je suggèrerais volontiers une émission avec D. Schneidermann en invité, et pourquoi pas aussi Ugo Palheta (La possibilité du Fascisme, La Découverte, récemment reçu sur Hors-Série mais c'est pas grave) : deux ouvrages récents qui parlent à leur manière de la montée des périls, et sur nos yeux qui peinent à se dessiller. Et puis le Matinaute en invité, cela voudrait dire : un/une nouveau/nouvelle animateur/trice (héhéhé)  

Eh bien, qu'Arrêt sur Image continue sur la voie sur laquelle il s'est engagé en faisant découvrir aux abonnés des gens compétents qui détiennent un bout de solution. Je crois bien que Jean-Marc Jancovici n'est jamais venu à ASI, il serait bienvenu. Que Daniel étoffe son équipe avec un journaliste qui connaisse la différence entre un kilowatt et un kilowatt-heure serait également une bonne idée.

Daniel, Konopniki s'est occupé de votre bouquin dans le Marianne de cette semaine....Bonne lecture (?)

Mais ces aveuglement sont ceux des MEdias, les journalistes qui preferent le brun au rouge comme toujours, heureusement que Lula est en prison pour obtenir l'extreme droite.. si le climat est a ce point ,merci aux bobo journalistes qui n'allaient pas insulter Artus pour ces photos d helico, qui nous pollu, mais tellement beau ... voila la verite maintenant comme en 1930, ceux qui polluent , ceux qui informent sont bien trop dans le luxe pour vouloir changer, les plus pauvres eux ne consomment que pour manger, ils ont deja decru.. Alors les riches vous prennez model au lieu d'accuser 'les autres' ou une autre periode de l'histoire, comme si ca vous dedouanait. 

Je crois que je vais devoir prendre des vacances 'ASI. Ma pensée est trop formatée par la lecture quotidienne du Matinaute. 

Ce matin, en écoutant les titres du journal de 7 de FI, j'ai eu exactement les mêmes reflexions:

-Salvini en Italie, quel lien de parenté avec Mussolini?

-Extrême Droite au Brésil. Mais non rien a voir avec la dictature militaire, c'était so 20eme siècle.

-Le rechauffement climatique, voilà LE grand péril devant lequel nous devrions nous dressez et pourtant, ça continue de sonner comme une nouvelle parmis d'autres dans nos journaux quotidiens....

"j'veux dire"

Peut-être qu'en parlant du coût des catastrophes naturelles, on serait mieux entendu. Déjà les surcoûts de l'assurance habitation que nous payons, tout simplement. On apprend par ailleurs, que si les catastrophes  naturelles liées au réchauffement climatique augmentent (tempêtes, inondations, sécheresses), les assureurs ne pourront plus faire face pour indemniser leurs clients à moins d'augmenter fortement les primes d’assurances. Même un cerveau rassis peut comprendre ça. 

Elle est bien cette chronique, mais où peut-on voter pour elle ? 

Pour ceux qui veulent se désespérer encore plus, visionnez une conférence de Jancovici: à moins 5 degrés , il y a la banquise en Suède et en Irlande alors à plus 2 degrés en France on va manger !



" aussi surinformés,  que nos grand parents "

La virgule est en trop;

On écrit "grands-parents"

Vous non plus n'avez pas la possibilité d'éditer ?

La Presse et le cousin Joseph témoin.


Le cousin Joseph avait eu de la chance et il avait pu se tirer de Pologne aux USA début des années 1920.


Avec sa femme.


Fin des années trente, il avait visité la famille, ma famille, dispersée : en Pologne, en Allemagne et en Belgique.


Belgique, terminus pour mes grands parents.


Le cousin Joseph avait organisé une grande réunion de famille à Bruxelles. Présents mon grand père paternel, mon grand père maternel et son frère ainsi que d'autres cousins cousines.


Il leur décrit avec forces de détails ce qu'il avait vu dans l'Allemagne Nazie et les exactions à l'encontre des juifs et des opposants (socialistes, communistes, syndicalistes)


Faut-il préciser que mon grand père paternel, mon grand père maternel et son frère étaient directement concernés par toutes ces "dénominations"


Conclusion du cousin Joseph : "Hitler prépare la guerre. Vendez tout ce que vous pouvez et foutez le camp d'Europe.

Et même si les USA ne veulent pas de vous, trouvez une autre destination !!! Mais foutez le camp !"


Le cousin Joseph repartit aux USA. Les autres furent frappés d'immobilisme létal, hélas. 


Pourtant, un proche, en qui ils avaient confiance, leur avaient décrit point par point l'inexorable processus.


Certains survécurent, ouf je suis bien là pour pondre mon commentaire gonflant, et d'autres ...


C'est con, j'avais une grande famille.




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