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Ouest-France cherche une place aux femmes

Pour le grand quotidien de l'ouest, la tâche est vaste : on souhaite à la fois modifier la manière dont on parle des femmes dans les articles (en finir avec les termes comme "drame familial" pour désigner les féminicides, par exemple), faire davantage appel à des femmes en tant qu'expertes interviewées ou autrices de tribunes, et accroître la présence des femmes dans les sphères dirigeantes du journal. Le quotidien régional communique beaucoup sur le sujet, mais la mise en œuvre est laborieuse. Enquête.

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Très intéressant. Sur le sujet du contenu des articles, c'est bien de donner des lignes et des exemples concrets pour améliorer l'écriture.  Car l'écriture est porteuse de valeurs et présupposés, même dans les faits divers.  Il y a le même (...)

En 5 années de lecture, je n'ai vu qu'UN SEUL édito féminin.

Je veux dire un vrai, pas celui du dimanche siroupeusement écrit par la fille du défunt.

Car c'est la seule raison pour laquelle on laisse écrire Jeanne Hutin. La preuve: aucune autre femme n(...)

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Ouest-France n’aurait-il pas été influencé par le tumblr Les mots tuent ?

Car j’imagine que les rédactions sont au courant qu’existe un site qui dénonce le traitement journalistique des violences faites aux femmes.

Merci pour cet article. Je m'interroge cependant sur un point, pourquoi seul Ouest-France est évoqué ici ? 

Cette volonté (au moins affichée) de laisser une place plus importante aux femmes, d'inviter davantage d'expertes, de faire attention aux mots utilisés, avec par exemple celui de féminicide n'est-elle pas valable globalement dans de nombreux médias ? De même j'imagine, le fait que malgré la communication, l'égalité est encore loin d'être une réussite dans ces mêmes médias.

Le lectorat de Ouest-France est très majoritairement âgé de 65 ans et plus. Et le quotidien semble écartelé entre vouloir répondre aux attentes de ce lectorat, un brin conservateur, et tenter de conquérir de nouveaux lecteurs (pour remplacer l'érosion démographique). Mais à le lire, on voit quelle tendance domine. Et en effet, les dirigeants sont le reflet de ce lectorat aujourd'hui majoritaire et  qui, peu à peu s'éteindra. Ou bien, est-ce lectorat, qui est le reflet de ces dirigeants ?

En 5 années de lecture, je n'ai vu qu'UN SEUL édito féminin.

Je veux dire un vrai, pas celui du dimanche siroupeusement écrit par la fille du défunt.

Car c'est la seule raison pour laquelle on laisse écrire Jeanne Hutin. La preuve: aucune autre femme ne met le pied dans ce carré très VIP où les hommes donnent le la. 

Oui oui, on est féministes, mais bon, faut pas déconner non plus, pour l'orientation seuls les hommes dispensent leur avis éclairés sur la direction que doit prendre la société.

Merci pour l'article.

Expliquez-moi si je me trompe (c'est un ordre !) :

Victime présumée, pris au pied de la lettre, ne me semble pas indiquer qu'on suppose que, peut être, la victime n'en est pas une, bien au contraire.

Je l'ai déjà dit une fois en commentaire ici il y a longtemps : je pense que la confusion globale vient du raccourci de "présumé innocent" à "présumé" tout court. Ce qui est un contre-sens.

Pour moi, un bon article de presse devrait donc dire "accusé(e)" ou "<auteur(e) d'infraction> présumé(e) innocent(e)" d'un côté et "plaignant(e)" de l'autre (liste non exhaustive).

Et pour un rappel plus consistant : https://www.maitre-eolas.fr/post/2009/01/21/1290-pour-en-finir-avec-la-presomption-d-innocence

Là attention terrain  glissant. 


Je m'explique : j'ai mis fin à  mon abonnement au journal Le Monde, parce que tous les jours, à longueur de pages, essentiellement dans la version numérique, il n'est question que l'insanité des hommes (les hommes violents, les féminicides - qui n'en sont pas, un féminicide est un meurtre commis face à l'autre car cette autre est  une femme , ne pas confondre avec un meurtre passionnel par exemple) le moindre fait divers y est relaté sans distance, l'homme  ,est malsain, par nature.  


Pire, dans les pages cultures, je parle toujours du journal Le Monde, on met en relief des artistes femmes, qui exposent ici ou là, et surprise, lorsque l'on cherche l'itinéraire, , elles militent toutes dans des mouvements féministes, jusqu'au  mouvement "osez le féminisme" - qui recommande les réunions "débarrassées" d'hommes, sachant que leur expression, dans leur expressions, ce thème figure, mais l'article critique n'en dit mot. 


Il y a donc mensonge. 


La plaisanterie habituelle patriarcat/matriarcat n'est pas tenable : un pouvoir, quel que soit le pouvoir, aux mains d'une femme ou d'un homme est rigoureusement aussi dangereux. Différence entre une femme commissaire et un homme commissaire? aucune. même danger. . 



Je ne lis pas Ouest France, donc je ne peux juger, je fais confiance à l'auteur de l'article. Mais  le moment d'un mouvement "balance ta tr..." va venir, la ségrégation , au rythme où nous allons, entre femmes et hommes, approche, ceci pour avoir la paix. Cons comme nous sommes, la guerre sera l'issue. La paix est toujours oubliée en premier ressort.


Si un homme est "coincé" malencontreusement par une dénonciation anonyme ou malveillante, par u ne femme, il est planté d'avance, ruiné. (et j'ai connu des exemples de cette nature dans mes relations). Ce qui ne veut pas dire que pour beaucoup de femmes des situations terribles existent.


Que penser de ceci : la moitié, sur 5 ans, la moitié des couples mariés divorce en région parisienne? Le couple, comme notion est ko debout. Y croire est absurde, ou presque.  La fidélité ne peut plus tenir. Il suffit de l'accepter.


 Atteindre  l'égalité la plus totale, dans le rapport homme/femme? Oui et vite. .

 Mais nier les différences - je parle des différences de physique - de sensibilité - qui est en leur faveur d'ailleurs est stupide.


J'aimerais, que les mouvements féministes se préoccupent un  peu plus du statut de la femme musulmane en 

France, ce serait à leur honneur.


Tiens ce n'est pas Ouest France. Hier matinée sur LCI, table ronde, plusieurs invités, dont un médecin généraliste,  une femme journaliste. CVette dame dit: sur les vaccins

, la vaccination en Angleterre, j'ai lu la recommandation suivante: nécéssité de disposer d'une salle de réanimation à proximité, dont je pense que les problèmes avec ce vaccin se posent..C'est exa

Très intéressant. Sur le sujet du contenu des articles, c'est bien de donner des lignes et des exemples concrets pour améliorer l'écriture.  Car l'écriture est porteuse de valeurs et présupposés, même dans les faits divers.  Il y a le même genre de questionnements autour des accidents impliquant des cyclistes où le responsable de l'accident est en général "une voiture" ou "un camion" et non un automobiliste ou un chauffeur de camion et la victime "un cycliste sans casque" pas très attentif et qui a fait une manoeuvre étrange du genre s'engager dans une piste cyclable et que, s'il est cité, l'automobiliste "n'a pas comprise" ou "n'a pas vu le cycliste" car "le cycliste n'était pas visible" ou que "l'automobiliste avait le soleil dans les yeux" ou qu'il "faisait noir" même quand ledit cycliste est habillé comme un sapin de noël.


Par contre, ce passage du guide en questionest un peu étrange : "amour et violence sont incompatibles et ces expressions ne sont plus acceptées par de nombreux lecteurs".  C'est un peu n'importe quoi. Le problème n'est pas que l'amour soit présenté comme cause dans les articles mais qu'il soit présenté comme une excuse ou une circonstance atténuante.

Si évoquer l'amour de soi, le non-amour, l'amour d'un(e) autre pour expliquer (et non excuser) un meurtre devient interdit par un présupposé idéologique (tendance fleur bleue ici), c'est regrettable. Il ne faut jamais renoncer à comprendre la nature humaine et ses actes pour des raisons idéologiques. Le faire, c'est suivre la ligne Valls "Expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser", c'est-à-dire de l'obsurantisme ainsi que le triste aveu que, jamais, on ne pourra améliorer la situation.


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