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Commentaires

Orban, les passeurs turcs, France 2 et nous

Pour montrer l'image de la Hongrie fermant sa frontière, il ne suffit pas de montrer une frontière fermée, des barbelés.

Derniers commentaires

J’ai vu en direct le reportage de France 2 de Franck Genauzeau et Giona Messina.
Je m’étais même dit dans ma Ford GXL intérieure que ce serait bien que vous en parliez.

Il ne s’agissait pas du reportage complet. Je suis partie en vrille, les larmes ont coulé comme autour de l’esquif de mes ancêtres migrants.

Je ne sais pas grand chose de leurs fuites de leurs pays respectifs (19ème siècle ? y avait-t-il de la houle comme dans le reportage ? des enfants ?).

Mais c’était par bateau, et pas un yacht bolloréen.

Bref, tout ça pour dire que nous sommes beaucoup de Français de souche à avoir de la souche qui change de lieu.
Faudrait voir à ne pas l’oublier.
Les motivations de ceux qui nous informent (journalistes) ou de ceux qui informent les journalistes sont rarement pures (jamais?). Nous ne devrions pourtant pas cracher sur ce qui nous est ainsi dévoilé. Mais nous en saisir au contraire pour lever d'autres voiles. Et dépister les sournois calculateurs qui tentent de les utiliser au profit de leurs manoeuvres guerrières.
Oui, on nous scénarise la souffrance des migrants. Sauf qu'elle existe bien, cette souffrance. Oui, on nous a scénarisé un petit corps sans vie, le visage enfoncé dans un oreiller de sable. Sauf qu'il n'est qu'un parmi de nombreux autres, qui meurent ainsi depuis des années. Le pas de danse de Merkel, un pas en avant, deux en arrière, est probablement lié à de sordides calculs, et scénarisé pour d'autres calculs ou les mêmes. N'empêche que le mouvement spontané de solidarité des braves gens existe bien, existait avant puisque à diverses frontières, des gens pas obligatoirement militants apportaient de la bouffe et autres secours, puisque les centres d'accueils, chichement équipés par nos généreux gouvernants, ne fonctionnent que grâce au bénévolat.
Les extrémistes haineux, scénarisés, eux aussi, existent cependant. Pas seulement en Hongrie (où on trouve aussi des bénévoles solidaires). Pas seulement en Allemagne. Mais chez nous, tout près. N'oublions pas ça non plus.

Est-ce que la solidarité peut l'emporter sur la haine? Vous le saurez en suivant les prochains épisodes.... ou en y participant?
...et chacun des journalistes de rêver dans sa chambrette au petit cadavre d'enfant qu'il découvrira peut-être demain, de préférence ensanglanté, crucifié au grillage, du bien poignant, de l'incontestable, du drame : le scoop de sa vie quoi! enfin, si Dieu veut...Ah le beau rêve!
Sinon, il n’y a plus de traversée à partir des côtes libyennes et autres ?
Je n’arrive toujours pas à comprendre ce renversement d’information. Jusqu’à la photo de l’enfant sur plage, le visage dans l’eau, tous les reportages ou presque montraient des africains traversant jusqu'à Lampedusa et depuis plus rien, plus que des Syriens. Est-ce pour bien faire saisir à l’opinion publique la nécessité d’amplifier les frappes aériennes et le faire directement sur le sol de la Syrie ?
J’aimerai un explication raisonnée de ce basculement, viendra-t-il ?
A moins que ce soit moi, le mal regardant, qu’en fait il a toujours eu les deux couvertures.
En apparte, à propos du dernier § de cette chronique, le lien vers une émission entendue cet été sur La Grande table de France Cul.

Migrants : les réseaux invisibles - 26.05.2015 - 12:55
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-migrants-les-reseaux-invisibles-2015-05-26

Le chapô de l'émission :
"On ne compte plus les migrants qui s’échouent – s’ils les atteignent – sur les côtes de la Méditerranée, victimes des Trafiquants d’hommes. Mais quel est le visage de ces derniers ? Après deux ans d’enquête, deux auteurs italiens tentent de décrire de l’intérieur ce système invisible, sans chef, organisé par des hommes qui passent pour des « bons gars » mais qui savent cacher leurs millions."
Avec Giampaolo Musumeci, reporter, et Andrea Di Nicola, criminologue, signent l’enquête Trafiquants d’Hommes (Liana Levi, avril 2015)
.
Je dois rejoindre d'autre commentateur: ces séries sur l'immigration sont... décevantes. L'analyse reste très superficielle. Dès que ça commence ("reportage quasi signé du gouvernement hongrois") ça s'arrête aussi sec. Rien à manger là dedans, ou si peu...
Pourquoi suis je en profond desaccord?

Deja parcequ'a chaque grand evenement, je ne regarde plus la tv, tellement je suis saturé de commentaires, de commentaires sur le commentaire, et d'une deferlante d'emotion ,pas de la vrai emotion, non, de l'emotivité mievre, un peu comme quand un mauvais film dramatique vous fait pleurer, mais que vous savez tres bien que le realisateur est un salopard qui joue sur les cordes les plus sensibles et facile .

Un peu comme un morceau de mauvaise musique mievre: aucune profondeur, aucune emotion vrai, juste de la mievrerie et chercher les larmes (chose la plus facile a faire )



Une offre saturante , le tout avec une sorte d'enthousiasme perceptible chez les journalistes, une sorte d'excitation malsaine, et de croire qu'il font bien leur metier en plus.


Le tout pourquoi? pour nous apprendre que le drame existe, pour nous apprendre les consequences de la colonisation et des frontieres tracer a la regle, de nous apprendre quoi ? de nous amener a faire quoi ? quelle est le but de tout ca , sinon pour les media de faire du fric, et pour les politiques et differents lobby de faire de la recuperation en permanence.


On parle de refugié, mais en fait non, on parle de nous , de nous et encore de nous . Derriere chaque emotion , il y a nous, et d'autre emotion qui nous ramene a nous: nous parent, nous electeur ; lier a nos vie : Hollande dit ceci, Merkel repond cela, tel media a fait ci , l'autre a fait ca , et comment on peut faire pour etre un mec bien ? ou je doit signer ??


Tout ca est indecent, puerile, un peu debile , ennuyeux, narcissique, futile, sans hauteur, tout petit ,


etre exhaustif , est ... exhaustif
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