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"Opération patrimoine" : Bern veut "sauver" la France, mais de quoi ?

Fallait forcément que ça tombe sur nous : la mission, si toutefois on l'acceptait, regarder un programme de Stéphane Bern. Super. Mercredi 14 janvier, France 3 diffusait une émission inédite intitulée "Opération Patrimoine, sauvons nos fêtes traditionnelles". Fini les vieilles pierres et les châteaux en ruine, l'agent Bern veut désormais "sauver" la bourrée, les fanfares, les Bigoudènes, le chant corse, la "fête" du riz, les "bals trads". Mais les "sauver" de quoi au juste, puisque ces fêtes et ces danses folkloriques reviennent à la mode ? On a un peu peur de la réponse…

Commentaires préférés des abonnés

Qui nous sauvera de Bern  ?

A travers cette émission diffusée sur le service public , Bern fait l'éloge d'une France blanche, attachée à ses traditions. 

Insidieusement, il fait sien le discours des réacs qui nous serinent à longueur d'antennes avec leur obsession du grand (...)

Derniers commentaires

Bonsoir : je n'ai pas regardé l'émission de Bern, mais votre article appelle un commentaire concernant la "diversité". Cette France qu'il montre de manière caricaturale, superficielle, elle existe aussi, et mérite mieux que la caricature. Il y a en Bretagne, où j'habite, une vraie dynamique culturelle autour de la musique et des danses bretonnes, avec une vraie créativité variée qui mériterait un peu d'attention des médias "mainstream". Effectivement, cette musique a son public et elle n'est pas en danger, sauf en danger d'indifférence vue de Paris.
Par contre, là où il y a un vrai "combat", c'est dans celui de faire admettre qu'il s'agit d'une vraie culture, et pas uniquement d'un patrimoine qui serait historique ; culture qui évolue, vit des influences variées. Et le combat pour la survie, c'est celui des langues régionales largement combattues par la République française. Nous sommes 100 000  locuteurs de breton actuellement et notre langue, qui est ma langue d'origine, risque de disparaître dans une grande indifférence médiatique et, d'ailleurs, la place qui leur est accordée dans les médias publics, notamment, est une des données du problème. Mais il s'agit là d'une question éminemment politique que n'aborde sans doute pas M. Bern celle, notamment, de la langue unique que la France veut imposer dans un pays historiquement divers du point de vue linguistique. Et cette dimension inclut les langues des DOM TOM, et des immigrations. Langue commune ne signifie pas langue unique, mais c'est ce dernier modèle qui a été imposé. Du coup, le droit à la différence linguistique n'existe pas en dans la République française, que ce soit pour les Bretons ou pour les personnes issues de l'immigration. Pourtant, une langue unique est-elle une garantie de faire nation, ou de faire cohésion ? Pas sûr. La Suisse nous montre que même une langue commune n'est pas indispensable puisqu'il y a dans ce pays quatre langues officielles...
Voila de quoi réfléchir : avec Stéphane Bern ?
Kenavo
Christian Le Meut

Vivement la fête de Ganesh à Paris ainsi que celle du nouvel an chinois...

Ça fait plaisir de voir les médias s’emparer de cette question. On va enfin pouvoir s’attaquer sérieusement à la préservation de quantité de savoirs et de savoir-faire qui tendaient à se perdre, notamment en matière d’artisanat et d‘agriculture, face aux assauts des multinationales qui délocalisent.


Attendez... On me fait signe que non ?

Plus que Mission Impossible, les images font surtout penser à Hot Fuzz :D (superbe comédie british)


Comme d'hab Bern a les yeux tournés vers le passé.  S'il veut vraiment "sauver" de vieilles traditions il peut essayer de remettre au gout du jour les dessins d'animaux sauvages dans des grottes.

A travers cette émission diffusée sur le service public , Bern fait l'éloge d'une France blanche, attachée à ses traditions. 

Insidieusement, il fait sien le discours des réacs qui nous serinent à longueur d'antennes avec leur obsession du grand remplacement. 

Il y avait déjà la publicité clandestine. Il y a maintenant la propagande sournoise. 

Étonnez vous après que le RN prospère. 

Depuis des lustres, les vacances sont émaillées de fest-noz, bals et danses du quatorze juillet

et des défilés de personnes en costumes locaux. Pas de Bern en vue pendant ces années, lui se dorait la pillule dans les manoirs et leurs parcs

Et même chose ailleurs hors frontière, ces danseurs aux chaussures typiques rouges de Wupperthal, Afrique du Sud

Ils perpétuent un style musical qui leur fut imposé de même que la langue Afrikaans dans laquelle ils s'expriment mais ils y ont ajouté naturellement les caractéristiques de leur héritage culturel plus ancien


mais dîtes-moi Stéphane Bern, vous en faites quoi de la défense de la langue Bretonne, et de la langue Alsacienne

ou bien c'est encore "Défense de cracher par terre et de parler Breton"...


et je ne vous parlerais pas de ces mots venus d'ailleurs, de ces langues maternelles jugées impropres

Ca revient depuis les années 70 .. mais  mon père né en 1918  a la campagne  n ' as jamais parlé de fête folkloriques, mais de bals  de village. et des bagarres associées .. a croire que. ces fêtes  se faisait au moyen âge, et ont disparu avant la révolution, pour revenir des fois  sous le second empire,  pour " fêter " le monde rural qui commençait à voter ...

Qui nous sauvera de Bern  ?

Vu le climat géopolitique actuel, pas étonnant que j'aie lu "Berne" dans le titre.

Mandieu mandieu... effectivement ces fêtes pullulent partout en France. 

Dans le grand Ouest où on se trouve on a des fest-noz partout, de la danse folklorique, des chorales, des jeux bretons, du palet en veux-tu en voilà, etc avec plein de participants, et des jeunes ! 

Et c'est tant mieux, mais du coup à part sauver ses rentrées financières, je vois pas trop ce que Berne fait là.

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