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"Ne retirez pas tout votre argent pour le mettre sous le matelas !"

La crise financière alimente nos jités, mais elle envahit avant tout les informations télévisées américaines.

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Chine : Mille milliards de dollars en titres américains et le scandale de la dette
2008-09-29 @ 15:48 UTC · Billet d'origine publié par Oiwan Lam
Traduit par Suzanne Lehn·


Selon l'article paru début septembre 2008 dans le New York Times (en anglais), la Banque Centrale de Chine a investi plus de mille milliards de dollars en Bons du Trésor, titres et cautionnements américains. Sur ces mille milliards, 376,3 ont été placés en titres hypothécaires de Fannie Mae et Freddie Mac, ce qui représente 21 % des réserves en devises du gouvernement chinois.(..)

La Chine devient un perdant

Shi Hanbin (???), un expert financier local, a été interviewé le 22 septembre par CCTV au sujet de l'impact en Chine de la crise financière américaine.(...)

" Les trois impacts majeurs sont les suivants :

1.La crise des subprimes aura pour résultat une diminution de la consommation aux USA et en Europe et affectera par conséquent nos exportations. Peu importe qu'il s'agisse de produits à forte valeur ajoutée ou de produits bon marché, l'impact négatif sur nos exportations est inévitable. Il nous faut encourager notre marché intérieur.

2.Alors que le dollar US continue à se déprécier et que nos principales transactions sont en dollars US, ce qui signifie que le prix des produits de base va augmenter. En même temps, anticipant la dévaluation du dollar, les capitaux spéculatifs vont affluer sur les marchés des produits de base, poussant à la hausse les prix des matières premières telles que le pétrole, le fer et les autres produits miniers. Cela finira par affecter le coût de nos importations.

3.Cela affectera également notre marché des capitaux et de la finance. Les pertes de nos institutions financières vont continuer à s'accroître. Les capitaux spéculatifs du marché de l'immobilier vont refluer. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas protéger en ce moment le marché de l'immobilier de peur d'aider les capitaux spéculatifs à quitter le marché avec un taux de profit plus élevé et d'aggraver la destruction de notre économie." (...)


"Détentrice majeure de la dette américaine, la Chine ne peut pas vendre sa part, parce que cela conduirait à un écroulement de sa valeur. D'ailleurs, aucun autre pays ou investisseur ne serait acquéreur. Pareil acte nuit aux deux parties. Les deux pays ont maintenant un intérêt commun dans la crise et il est nécessaire pour le gouvernement chinois de soutenir le gouvernement américain, plus nécessaire que pour le G7." (...)


Et pendant ce temps là les "experts LCI" nous rassurent. (Comme ce dirigeant de chez Rotschild chez J.M. Sylvestre)

Il y a une bonne nouvelle dans cette crise : "La Chine va sauver le marché mondial"
les dirigeants des banques d'affaires qui ont fait plongé l'économie et qui va nous 1000 milliards de dollars ont empoché(reçu, touché,se sont rémunérés) eux de leur côté, 95 milliards de ces mêmes dollars.
Ce casino mondial présenté à longueur de médias comme un feuilleton à rebondissements est le summum de l'indécence dans un monde où la majorité de la population rame pour survivre. Quand on pense au retour de la faim, aux médicaments périmés qu'on envoie en Afrique, à tous ces gens expulsés de leur logement aux Usa, à tous ceux qui fouillent les poubelles des marchés et hypermarchés pour manger 5 fruits et légumes par jour, le coeur se soulève. Ce système apocalyptique doit crever. Mais pour les médias, quelle aubaine : un sensationnalisme assuré. La tronche défaite puis réjouie puis redéfaite des traders de tous poils, des analyses à deux balles toutes plus contradictoires les unes que les autres, après 4 jours d'overdose papale, quel pain béni !
ça me rappelle quand les dirigeants d'Enron recommandaient aux employés de ne surtout pas vendre leurs actions...
PLOUTOS

Décidément l'intuition d'Aristophane ne cesse de se confirmer depuis le XIX° siècle: PLOUTOS a détrôné tous les autres dieux. Aristophane, même quand il semble nous parler de toute autre chose dans ses comédies, nous parle d'utopie. Dans sa pièce du même nom, il s'agissait de corriger la folie quand PLOUTOS, dieu de la richesse est aveugle.
http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100671910


Par ailleurs, voici un aperçu d'une installation vidéo d'Aernout Mik, qui cultive les ambiguïtés des images médiatiques.
http://www.knaw.nl/news/images/mik/mik03.jpg
Moi pour qui les mécanismes économiques ont généralement la limpidité d'un discours de Rocard, j'aurai tout de même capté deux infos rassurantes de la bouche d'un spécialiste, l'envoyé de France Inter à la bourse de Paris :

1 ) Le Caque 40 remonte de manière aussi spectaculaire qu'un Lance Armstong dans un col après une crevaison.
2 ) Les injections de de la banque centrale US aux sociétés de prêts ou d'assurances ne vont pas, comme on aurait pu l'imaginer, pénaliser outre mesure les contribuables étazuniens.
Ces "quasi-nationalisations" vont en effet permettre à l'état américain d'assurer une saine gestion de ces organismes et de les rendre, à plus ou moins long terme, bénificiaires !

Enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre.
thurar , merci pour les éclaircissements et les liens .
En 82 , Darcos inculpé ou soupçonné de fraude au
bac ds son département ...?
les cours de la bourse repartent à la hausse. aujourd'hui on nous dit que tout va bien.
demain on nous dira s'agissait d'une "prise de bénéfice", ou que les cours soient assez bas pour que les vautours se précipitent dessus.
Quelque chose m'échappe au sujet d'AIG. Le présentateur dit que le contribuable devient propriétaire car "son argent a servi à financer le prêt consenti par l'Etat".
Consentir un prêt ne fait pas de l'Etat un actionnaire, mais plutôt un banquier.
Quelqu'un peut m'éclairer ?
Je profite de cet article sur la crise financière pour soumettre aux @sinautes ce doc : http://video.google.com/videoplay?docid=2717439213901961611&hl=fr "Money as a debt".
Si ce qui y est expliqué est juste, c'est plutôt inquiétant. Mais je ne sais pas quel crédit lui accorder alors si vous avez des connaissance en économie, vos éclairages seront les bienvenus !
Cette fois-ci, c'est le fantôme narquois de P.P.D !
Je me demande si un pari humaniste ne consiste pas à se foutre totalement d'une prétendue crise financière. On pourra éventuellement en recauser quand on aura la certitude que l'enjeu est une juste répartition des richesses et des savoirs. D'ici là, embrassons nous, c'est goulu et peu onéreux.
L’économie américaine à vau-l’eau, par Paul Craig Roberts
17 septembre 2008
contreinfo.info


L’ancien Sous Secrétaire au Trésor de Reagan rappelle les fondamentaux de cette crise financière : ce sont les vertigineux déficits jumeaux du budget et de la balance US(...) qui sont à l’origine d’une économie de la dette. C’est sur ce recours perpétuel au crédit et au recyclage des capitaux étrangers qu’a prospéré un secteur financier hypertrophié, autorisé à tous les excès par la grâce de la dérégulation. C’est ce mécanisme qui maintient à flot les USA et leur permet de se lancer dans de ruineuses aventures militaires. En mettant à mal la confiance accordée à la signature de la maison USA, la crise actuelle pourrait mettre fin à cette illusion de richesse, intenable à long terme.


(...)Au 21ème siècle, l’économie américaine a été soutenue par l’expansion de la dette, et non par la croissance du revenu réel. Les économistes ont mis en avant les gains de productivité des États-Unis, mais il n’y a pas de d’indication que l’augmentation de la productivité ait augmenté les revenus des ménages, ce qui signale qu’il y a un problème avec les statistiques sur la productivité. Avec des ménages surendettés, pour lesquels la valeur de leur patrimoine le plus important - le logement - est en baisse, le consommateur américain ne sera pas à l’origine d’une reprise économique.

Un pays pourvu de dirigeants avisés reconnaîtrait sa situation difficile, mettrait un terme à ses guerres inutiles, et réduirait son énorme budget militaire, qui dépasse celui du reste du monde. Mais un pays dont l’objectif en politique étrangère est l’hégémonie mondiale continuera sur la voie de la destruction jusqu’à ce que le reste du monde cesse de financer son existence.

La plupart des Américains, y compris les candidats à l’élection présidentielle et les médias, ne savent pas qu’aujourd’hui le gouvernement des États-Unis, à cette minute même, n’est pas en mesure de financer cette journée de fonctionnement et doit compter pour ce faire sur les étrangers qui achètent ses bons du Trésor. Le gouvernement leur paie les intérêts grâce à la vente de nouveaux bons, et lorsque ceux-ci arrivent à échéance, le gouvernement les rembourse en vendant à nouveau des bons. Le jour où les étrangers cesseront d’acheter les bons du Trésor sera le jour où le peuple américain et son gouvernement seront ramenés à la réalité.

Une telle situation financière n’est pas celle d’une superpuissance.

Le sort que connaît aujourd’hui Lehman Brothers préfigure-t-il le destin de l’Amérique de demain ?



« When the shit hits the fan...
Une page se tourne

Par Aureliano Buendia le jeudi 18 septembre 2008, 02:09


(...)Questions simples, presque naïves, mais ô combien légitimes et finalement pertinentes :
- "Mais d'où sortent donc ces milliards que les "pouvoirs publics" sont en train de distribuer en urgence ?"(...)

Un seul organisme, directement concerné, regarde un peu ce qui se passe : le département du Trésor US lui-même.
Et ça donne ça, les "TIC data".
Ce sont les thunes qui entrent aux US, sous une forme ou une autre et qui sont donc censées compenser les "pertes" (en très gros, le déficit commercial, soit environ 60 Mds de dollar par mois).
Ces données ont été publiées hier et concernent le mois de juillet. Le verdict est sans appel : -8.2 Mds (ligne 21)
Là où 60 Mds auraient du rentrer, juste pour pouvoir continuer la fuite en avant, non seulement rien n'est entré mais 8 Mds sont même sortis.

(...) Une (...) chose est sure : il y a un bug, un immense bug sur le financement de l'ensemble de la dette de l'économie américaine.

Et c'est à mon avis clairement là que ça se passe. Les faillites en tout genre, à côté, c'est quasiment de la rigolade.

Vu le délai de publication de ces données (un mois et demi), les chiffres du mois de septembre ne seront disponibles qu'à la mi novembre. Ils pourraient être encore à peu près potables dans la mesure où les financiers US semblent en train de rapatrier des fonds du monde entier. Mais derrière, c'est le gouffre et l'explosion du truc au grand jour : la faillite de toute l'économie américaine.(...)
Petite faute d'orthographe. C'est Fannie Mae et non pas Fanny Mae.
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