39
Commentaires

Murdoch va-t-il sonner la fin de l'information gratuite sur Internet ?

La presse sur internet va-t-elle devenir payante ? Depuis quelques mois, la tendance à la gratuité connaît un frein. Les sites web commencent à envisager de faire payer leur contenu, au moins en partie. La semaine dernière, c'est Rupert Murdoch, le patron de presse australien, qui a annoncé le passage des sites de son groupe au payant l'été prochain. Il possède notamment trois quotidiens en Grande-Bretagne. Une décision qui soulève des questions quant à l'avenir de la presse en ligne.

Derniers commentaires

ASI est donc totalement précurseur dans ce domaine ! Super ! DS doit frétiller de plaisir dans ses tongs, il a été visionnaire sur ce coup là !
Cependant, quand on voit ce qui va devenir payant, ça ne donne pas envie d'y aller ! Déjà que même gratuit, je n'y vais que lorsque des asinautes mettent des liens dans leurs commentaires.
Les sites d'information en ligne qui pensaient se rémunérer avec la pub sont en train de déchanter, car les budgets pubs sur le net ont été en progression folle pendant 4/5 ans, mais c'est en train de mollir sérieusement. Trop de pub, pas assez de "remontées" en terme de résultats, c'est un média qui est en perte de vitesse, les annonceurs s'épuisent....
Donc, ne pas avoir de pub, c'est encore la meilleure solution. Et puis cela évite pour l'abonné une pollution envahissante et stérile.
Rien n'est gratuit, dites-vous ; c'est vrai. Même la nature ne l'est plus.
"La nature a commis un délit impardonnable, celui de doter les plantes de la faculté de se reproduire gratuitement" - J.P. Berlan
Faut en causer à Monsanto.... Tout se paie !
La chose qui m'a attiré dans cet article (très intéressant), c'est le e-book financé par l'abonnement à un journal... Je ne sais pas si ça attire les autres, mais je sais que je me jetterais sur une telle offre. La meilleure réactivité à l'info, le support pratique, le stockage numérique peu encombrant des anciens numéros, la navigation rapide d'un coté... Et de l'autre, le confort de lecture... Miam !

Sinon, je pense qu'arrêtsurimages.net n'est pas vraiment comparable avec des grands sites d'information généralistes. Il me semble qu'une chose contribue beaucoup à son succès relatif : il fédère une communauté. Il y a les making-of, les journalistes qui répondent aux questions, les commentaires et e-mails de spectateurs mis en avant, les réponses aux critiques, la prise en compte des suggestions, les forums dynamiques, et parfois plus intéressants encore que les articles...

Si la démarche doit parfois être intéressée (et même hypocrite), je trouve que le concept est innovant et franchement agréable. On suit le développement d'@SI comme on suit un feuilleton, c'est une histoire qui captive. On se sent proche des chroniqueurs, on les complimente, on les sermonne, on tente de blaguer avec eux... Il n'y a pas la distance qu'instaure la télé. J'imagine que cette stratégie va être imitée par quelques sites dans les prochaines années...

Mais en même temps je ne sais pas si on peut appliquer ça à des journaux comme Le Monde ou L'express... Ça ne me semble possible que sur un site de taille modeste.
Depuis ce matin que j'ai lu cet article (merci Sophie :-)) ) je m'interroge sur ma pratique de quête d'info.
Parce que oui, l'information, ça se quête, à moins de se laisser abreuver par la manne télévisuelle.
Si je m'abonne papier c'est un canard par an, 2 au plus fort des possibilités, et pas à la presse info.(au fil des ans: j des psys, sciences et qqchose, courrier international, canard enchainé, telerama éventuellement)
Donc l'info quotidienne, ou de fond, je la quête sur le net avec toujours cette possibilité de ne pas suffisamment élargir ma recherche et évidemment aucune intention de m'abonner à quoi que ce soit (@si c'est un cas à part).

Mais je souscris à l'idée que tout travail mérite salaire.
Je souscris aussi à l'idée qu'en fait rien n'est gratuit sur le net (la métaphore du parking est intéressante, merci Lou) sauf que l'argent ne va peut-être pas où il devrait aller.

Donc.. je reste avec mon interrogation, tiens.. tout en étant persuadée que quel que soit le modèle qui se mettra en place, il risque fort de rendre l'accès à l'info, autre que chien écrasés, pipolisme et sensationnalisme, toujours plus élitiste (savoir la chercher, savoir la lire, payer pour ... )
Personnellement, j'en ai un peu marre d'entendre que tout est gratuit sur Internet. Rien n'est gratuit sur Internet. C'est un peu l'idée d'une plage gratuite avec parking obligatoire à 5 euros de l'heure.... En effet, je paie un abonnement mensuel tout à fait hors de prix. Pourquoi ne demande-t-on pas aux FAI de reverser une part de ce qu'on leur donne ? comme des droits d'auteur par exemple ? C'est Orange, Free ou autres qui s'engraissent.
Ce que j'ai fait pour @si était dans un but bien déterminé, mais je ne pourrais en aucun cas le faire avec tous les sites. Je n'en aurais d'ailleurs pas les moyens. De plus, je n'avais pas l'impression que Daniel voulait "se faire de l'argent", ce qui n'est pas le cas des autres.
Justement je voulais voter pour cet excellent papier, et oups, vous l'avez mis en lecture pour tous.

Super.

http://anthropia.blogg.org
Pour élargir un peu le débat, partons des usages...

Mon cas perso (un peu égoïste, certes, mais c'est plus simple de partir d'un exemple) : je lis la presse quotidienne depuis pas mal d'années, depuis mes études en fait. Jamais abonné, car j'aime bien choisir, alterner entre quelques quotidiens nationaux. Depuis 5-10 ans, je consulte aussi beaucoup la presse en ligne, surtout les web des généralistes nationaux (Libé/Le Monde/Le Figaro), et de plus en plus Rue89 (et @si, of course).

Malgré internet, je continue à acheter 2 à 3 quotidiens par semaine (jamais d'hebdo, je les trouve TOUS complètement nuls). Pourquoi ? Parce qu'en achetant un quotidien, j'accède à une information plus large, à des sujets et des domaines qui ne sont pas forcément ceux vers lesquels je vais naturellement (les pages Culture, par exemple, ou les pages "entreprises"), etc. Car quand j'achète un quotidien, en général je le lis quasiment en entier, sur 2-3 jours. J'aime bien découvrir des trucs, être surpris, mais celà nécessite un peu d'orientation, d'accompagnement.

A L'INVERSE (et j'en viens à mon sujet...) : la presse en ligne et les possibilités de recherche/de classement offertes par le Web poussent plutôt à la sélection. On va sur GoogleNews, et on va lire tel ou tel article, naturellement on va plutôt vers un sujet qu'on connait bien, auquel on porte plus d'intérêt. Cet usage présente l'intérêt, bien évidemment, de multiplier les sources. Mais je crois qu'il y a un risque aussi, celui de restreindre son attention à quelques sujets (sachant qu'on trouvera des centaines d'articles pour un même événement par exemple), et finalement de perdre en ouverture d'esprit. Il y a un risque, je crois, dans les nouveaux usages (de l'info en ligne), s'ils en viennent à se généraliser et se substituer aux anciens : celui d'une spécialisation accrue, d'une forme de fermeture d'esprit, d'une culture générale au rabais (putain, on dirait du Finkielkraut, merde tant pis).

Il me semble que le modèle de site payant permet de rétablir un peu l'équilibre. Grâce à @si, par exemple, j'ai découvert des auteurs (merci Judith), des tableaux (merci Alain), etc.
Bravo ASI vous avez une longueur d'avance sur la question. Préservez là !!!
Pourquoi à chaque fois qu'ASI aborde le sujet, vous oubliez le modèle de Courrier International ? Le site est payant, seuls quelques articles sont ouverts au public. On peut s'abonner au site (5 euros par mois, je crois - à vérifier) et qu'on on est abonné au journal, on a accès au site, où il y a plus d'articles. Je n'ai aucune idée de la rentabilité de ce site.
Simple dumping les sites gratuits !

Les marchands de couche culottes ont commencé comme ça (Pamper's et Cie)

Vente à perte, très bon marché puis on monte les prix, step by step...

C'est soit interdit soit très mal vu,

Et c'est bien normal !

***
Je suis pas certain que les gens soient prêts à payer pour de l'info mainstream.

Personnellement, si je suis abonné à ASI et à Mediapart, il est absolument hors de question que je paye pour du libé ou de l'aujourd'hui en France. Le problème du financement se posant surtout sur ces rédactions mainstream, je pense qu'elles sont vouées à disparaitre, où à modifier leur ligne éditoriale si elles veulent passer payante et que les gens s'abonnent.

Pour ce qui est de l'info spécialisé, ce sont de petites rédactions qui peuvent, soit devenir payant (si elles ne le sont pas déjà), soient continuer à marcher sur le modèle du financement publicitaire.
C'était couru d'avance. Il y a un fric fou à se faire avec l'info sur Internet. Il y aura ceux qui pourront s'informer et les autres, comme au XIXème siècle où les journaux étaient vendus sur abonnement uniquement, donc inaccessibles aux "pauvres". C'est peut-être de ça qu'il faudrait s'inquiéter, plus que de l'avenir de la presse informatisée.
Comme si les employés bossaient gratuitement dans leur entreprise...

Tout travail a un prix. Refuser de le voir est naïf. Restera "gratuite" une information style 20 minutes, du pur lavage de cerveau, du recopiage de dépêches de presse, financé par les amis du pouvoir en place... sans plus.

Tout le reste, le vrai travail journalistique, ne peut être gratuit. Soit il est acheté par la pub, soit il est payé par les lecteurs. Et là je préfère de loin la 2ème solution.

Tous ceux qui achètent le canard du coin, savent quel prix ils paient pour ce ramassis de nullités, ils paient pour leur cigarettes, mais refuseraient de payer pour un véritable travail d'information.

Quel leurre, quelle naïveté. Il n'y a RIEN de gratuit... sauf l'amour, le vrai, et la nature...
y a-t-il une chose que murdoch - celui qui a failli assassiner le tournoi des V Nations- songe ne pas rendre payante ?
Remarquable article avec beaucoup d'éléments et de vraies informations et analyses, pour illustrer le basculement de l'information payante sur le net..

Sophie éclate et s'éclate en l'absence du chef.

Bravo.
Oh, il devrait toujours rester des sites gratuits, peut-être vivront-ils un peu mieux de la pub si certains "poids lourds" deviennent totalement ou en partie payant. C'est le même problème que pour la musique, mais l'info a l'immense avantage de bouger tout le temps, ce qui rend le piratage dérisoire.
Citation :
« sonner la fin de l’information gratuite sur Internet ».

Est-ce du résonnement ou du raisonnement ?

Stan 1000g
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.