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Mort des fillettes roms : France 2 et Le Monde s'indignent

"La photo qui fait honte à l'Italie" (LeMonde.fr), le "malaise" suscité par une "incroyable indifférence" (France 2) : les médias français multiplient les sujets sur les images des fillettes roms mortes noyées à Naples. Souvent, sans beaucoup de distance critique.

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Entre TF1, qui découvre enfin la vérité sur le jugement de Tapie mais persiste à montrer des images trompeuses
et FRANCE 2 qui diffusent des images qui contredisent le discours que le présentateur est justement en train de prononcer....

on fait quoi ? on écoute ou on regarde ?


(oui, je sais ce que vous allez me répondre : ni l'un ni l'autre, on lit @si et pi c'est tout !)
Qu'est-il advenu de votre article sur ce même sujet daté d'hier ou d'avant-hier?
Car si je ne m'abuse, votre discours était un peu construit sur la même base : des vacanciers indifférents, puis le problème plus général des Roms en Italie...
Même si le dossier était, comme il se doit, plutôt une analyse d'image, il me semble que ce qu'il en ressortait ressemblait beaucoup à ce que j'ai vu au 20h.

Votre article et le reportage du 20h m'avait d'ailleurs inspiré la même remarque : est-ce réellement de l'indifférence? Que pouvaient faire les vacanciers à ce moment?
Quel comportement aurait pu à vos yeux ressembler à de la compassion, de la tristesse? Personne ne peut réellement prédire sa propre réaction dans des circonstances aussi
dramatiques. Je n'approuve pas le comportement des spectateurs sur la plage, mais je ne trouve pas que ces images soient représentatives de la haine
que peuvent ressentir certains italiens vis à vis des Roms. On pourrait mettre en parallèle beaucoup de reportages sur la SNSM en France, montrant des sauveteurs en train de réanimer un noyé, avec autour quelques spectateurs, et en arrière plan bon nombre de vacanciers qui comme les Italiens, n'ont pas bougé de leur serviette.

C'est votre interprétation de ces images qui leur donnent -efficacement- un caractère odieux, je ne pense pas que les images à elles seules soient odieuses,
et encore moins qu'elles puissent servir à expliquer à quel point les Italiens détestent les Roms.
L'amalgame des images de la plage et de celle du "fichage" inquiétant que mènent les autorités Italiennes ne me semblent absolument pas justifié, et ressemble plutôt à un effet de style...

Mais passé ces réflexions je suis surtout extrêmement étonnée de lire votre article d'aujourd'hui, qui met en valeur un certain manque de sens critique de la part de France 2,
alors qu'il me semble bien avoir lu hier dans vos colonnes une interprétation des images très semblable à celle que vous critiquez aujourd'hui??
Et sauf erreur de ma part, l'article publié hier est introuvable sur votre site, c'est donc une forme de "annule et remplace"?

Quoiqu'il en soit je suis une fidèle et heureuse lectrice d'@si, (qui utilise l'abonnement de son compagnon, j'avoue, on en a pris un pour deux... nous sommes démasqués)
mais là, j'aimerais comprendre votre réel point de vue...

M.
En effet il est toujours plus facile de pointer du doigts ses voisins que de montrer l'exemple soi même. Hélas j'ai bien peur que tout cela ne soit inhérent à la nature humaine. On veut bien envoyer de l'argent pour les victimes d'ouragans mais on refuse d'offrir des papiers à nos immigrants afin qu'ils puissent mener une vie normale. Visiblement l'émotion humaine est très capricieuse et souvent peu cohérente non?
Dans une courte interview publiée par Les Inrockuptibles récemment, Florence Aubenas faisait état du peu de considération que les journalistes français avaient à l'étranger ; ils étaient considérés par beaucoup comme les plus pleutres du continent.

C'est sans doute un phénomène psychique identifié : quand on renonce à critiquer chez soi, on le fait d'autant plus chez les autres. On compense. On s'achète une bonne conduite sur le dos des voisins - quitte à être totalement injuste et malhonnête, comme ici. On n'a pas à craindre les représailles et on espère passer pour ce qu'on n'est pas : en l'occurrence, un journaliste libre.
ça me fait toujours rire de voir comment on s'indigne plus facilement de cela quand ça se passe chez nos voisins, alors que des Roms vivant dans des décharges/bidonvilles dans des conditions sanitaires digne du moyen âge sont aussi bel et bien présent dans nos villes. Faudra t il qu'on y découvre des morts pour aussi s'indigner de ce qui se passe chez nous?

Cette indifférence que toute la presse décrient n'est certainement pas exclusivement "italienne". Il serait facile pour les italiens de s'indigner devant autant d'hypocrisie!
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