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Commentaires

Mister Too Much

Regardez ce Monsieur bien sage, sur le plateau du Grand Journal.

Derniers commentaires

Koons a inventé l'art industriel, l'art fabriqué par des usines et non des ateliers, mais à un seul exemplaire.
C'est pour cela qu'il se présente ainsi. En fait, c'est un ponte du Medef.

Un imposteur, quoi !
Selon une personne qui m'est chère l'art doit s'adresser d'abord à la sensibilité de façon immédiate,"si ça a besoin d'explication c'est comme un pétard mouillé ça part plus" (sic).
Ici une petite citation de Nassreddin Hodja. "que ceux qui comprennent en parlent à ceux qui ne comprennent pas!"
J'ai rempli d'eau ma bouteille de whisky.C'est indiscutablement une OEUVRE D'ART! Je me demande toutefois si elle me fera le même effet qu'une vulgaire bouteille de la boisson alcoolisée.
L'artiste dont je serais le sujet n'est pas né.
Cette sculpture dans un petit siècle dans un coin de musée. Un gardien, guidant un visiteur, aura pointé dessus son phare portatif: "rien n'a bougé depuis, vous avez vu la visite virtuelle?, mais même à l'abri de tout, humidité, lumière, ça vieillit, ils parlent de les mettre sous vide, haha", "pas dans l'espace quand même", ..., "la boule brille encore", ..., "parait-il que c'était une chanteuse, je sais pas, mais il en a fallu des madones, et des globes d'or et tout", "pour arriver à cette concision", "enfin moi j'y connais rien, vous n'en avez pas marre de marcher, on va à l'écran?".


http://font-de-gaume.monuments-nationaux.fr/
Mince je n'avais pas cliqué, à cause du titre, je me suis dit "encore Sarkozy".
Impossible d'être sur la même ligne politique que moi car je ne suis pas sur la même ligne politique que moi-même!Je n'accepterai jamais d'adhérer à un club qui voudrait de moi pour membre.
A propos de Picasso un mien voisin en a un authentique.Mais je ne suis pas sûr qu'il ait été reconnu comme tel.Ce portrait de la grand mère de ce voisin a été fait par l'artiste lors de l'un de ses séjours à Fontainebleau.A l'époque,pensionnaire dans cette maison,il se trouvait réjoui par le piano dont jouait la "jeune fille".
A mon tour de vous poser une question.Pourriez-vous donner une définition de l'art meilleure que celle que j'ai entendu sur France culture un matin:l'art est ce qui se VEND en tant que tel ou ce que des EXPERTS considèrent comme tel?
Sehr geehrter Herr Aloys von Strumfenberg,
Cette forme de pédagogie me laisse pantois!Le marché cesse-t-il par magie d'exercer son contrôle lorsque Jeff K vend ses oeuvres à des prix astronomiques? D'ailleurs les commanditaires et mécènes ne sont-ils pas des personnes fortunées ou dont le rang permet d'user de fonds publics pour offrir au vulgum pecus ébloui la possibilité de contempler de tels chefs d'oeuvre?
Sulfureux car ses provocations démasquent en les exhibant les tentatives obscènes de contrôle de l'art part le marché. Ou sulfureux par sa tentative ( ?) d'imposer un " art négatif" ( au sens de la théologie négative): de même que " la culture est ce qui reste quand on a tout oublié", l'art est ce qui reste quand on a tout perverti. Bien sûr, il ne reste rien, mais c'est de ce rien qu'est fait l'art. (si ça me vaut pas le post du mois, je reprends un whisky.)
Depuis quand Koons fait-il ses chiens en baudruche? Il y a plus de 40 ans je voyais dans les fêtes foraines un ARTISTE qui en réalisait pour les bambins moyennant une piècette. Koons peut-il être attaqué pour contrefaçon? Peut-on lui réclamer des droits d'auteur?
J'avoue honteusement que je m'étais posé la même question pour une oeuvre de Marcel Duchamp que Jacob et Delafon auraient pu revendiquer!
A propos du look (et non du "LHOOQ"...) de Koons me reviennent en mémoire des paroles de chanson de Maurice Chevalier "tondez-le en lion ou bien en mouton ça m'est égal!" mais c'était à propos de la mode des caniches tondus.
Enfin je pose cette question qui m'obsède depuis que sur France culture et ici-même on me fait savoir que Koons est "sulfureux".
EN QUOI KOONS EST-IL SULFUREUX?
duchamps fils de notaire,warhol allait à la messe tous les jours,la cravate de koons,c'est celle de l' ancien trader...
quand j'ai su qu'il vendait ces daubes des millions de dollars , si c'est l'art ,alors c'est du n'importe quoi.
Si nous sommes à la fois son public et son sujet c'est peut être parce qu'il nous prend pour des Koons.
J'espère Camille que tu ne confonds pas la " quasi post-contemporanéité" avec la consensuelle négation des affects dans une dualité intracognitive.

Car je ne pourrais être que d'accord avec la dernière phrase de ton commentaire où toutes les oeuvres ne seraient considérées que comme des produits consommables (avec un date limite) hors du champ sémantique d'un "imaginaire collectif".

N'est-il pas plus simple de dire que son caniche de baudruche rose est de la MERDE à ne pas ingérer, ni voir sous peine de dangereux bubons scrofuleux?
Néanmoins Camille n'a pas tord, il est vraiment dommage que des dizaines d'années après Duchamp pour le Ready-made, Lichtenstein pour le pop-art et alors que nous avons des lieux d'expo d'art contemporain à Marseille, à Lyon, à Rodez, à Paris... il est dommage qu'on n'en soit encore en France à limiter l'image du peintre au portraitiste de la place du tertre.
il est dommage qu'on n'en soit encore en France à limiter l'image du peintre au portraitiste de la place du tertre.

Vous plaisantez. Regardez l'enseignement dans les écoles d'art ou en fac en comparaison de celui des écoles américaines ou Anglaises. L'art contemporain est très très bien représenté en France, il est devenu un des piliers de l'enseignement académique artistique.
Aux beaux-arts oui, vous avez tout à fait raison. Mais ça reste des enclaves.

Aux beaux-arts oui, vous avez tout à fait raison. Mais ça reste des enclaves.


Si l'art contemporain entre chez Germaine Michu, il ne sera plus élitaire, donc plus clivant, donc François pineault va s'en désinterresser... vous voulez ruiner Jeff Koons, Damian Hirst & co?

Germaine: "t'assois pas sur la chaise de droite, y a du gras. C'est pour ma rétrospective Joseph Beuys"
Loin de moi la polémique.

Je vis, dans un coin Occitan, entouré de créateurs, peintres, graophistes, sculpteurs, ébénistes, potiers, céramistes, écrivains, poètes...
Dans leurs discussions, leurs recherches, teurs tâtonnements, leurs VIES...ils ont, et moi avec eux, dépassé le portraitiste de la Place du Tertre qui est, ne t'en déplaise, ni sot, ni demeuré, ni "hello, on est en 2014" ni moins artiste que...
Mais une idée commune de leur TRAVAIL, dans leur TRAVAIL: la recherche de la beauté (hors convention, hors consensus). Cette beauté qui te fait frissonner, voire frémir, qui t'interpelle, te questionne, te fait (oui, te fait).

J'ai beau interroger le caniche rose en baudruche qui me fait de l'oeil...Je n'ai qu'une envie pour lui, c'est lui montrer qu'une pointe d'aiguille existe. Exit la laideur.
C'est une ARNAQUE, du FRIC, de l'ESBROUFFE à gogos.

Ou on dit: "la laideur doit envahir le monde pour indiquer qu'il est pourri" et je vais créer de la LAIDEUR...ou on ferme sa gueule et on fait du Fric.

Si tu commandes une commode à un ébéniste-marqueteur, oeuvre s'il en est...tu t'attends à ce qu'elle ne soit pas bancale.
C'est de l'ART ou non?

Sinon, des phrases aussi creuses que celles que j'ai écrites dans le commentaire précédent, nous pouvons en écrire, tous les matins.
L'art est, pour moi, non une affaire de mots mais une affaire d'émotions. Même si l'on peut "conceptualiser" (voir la lettre de Cézanne introduisant l'idée de cubisme reprise par Picasso et Braque).

Sur ce, je me tais. Nous avons assez de CHARLATANS en politique en tout...
magnifique de voir que vous devez pour parler d'art :
opposer les coins reculés, authentique, aux grandes villes j'imagine,
citer des sources qui ont plus de 100 ans etc
c'est pas gagné.

au delà de ça, bien entendu qu'il y a des oeuvres pour "frissonner" et d'autres pour réfléchir,
là n'est pas la question, c'est seulement déplacer le problème par peur de la poser ;

évidement que les implications ne sont pas les même chez Soulage ou Richter que chez Koons ou Kosuth.
Je devais me taire....mais macarel ...le coin reculé (si tu fais de l'étymologie, tu dois savoir. Si tu n'en fais pas, va te renseigner...)

En plus d'être reculé, je suis authentique...Imagine la charge sur les épaules! Ne pas toucher Mètre Etalon de Breteuil!!!

Je cite des sources d'il y a 100 ans. Mais bon: Cézanne, Picasso, Braque...Qui sont-ils ces zozos?

Puisqu'il y a : des oeuvres pour "frissonner" et d'autres pour réfléchir... peux-tu me donner un idée de TES réflexions sur le Caniche Rose en Baudruche...?

J'suis d'un éternel (vu mon âge!) curieux

Bien à toi
Votre avis compte GPMarcel .....merci .
ce que je veux dire est qu'il faut bien-sûr dépasser le stade du jugement de l'oeuvre produite,
il n'y a plus grand intérêt à dire [quote=que son caniche de baudruche rose est de la MERDE]
ni même que c'est beau ou pas beau, bien ou mal réalisé,
on s'est justement tapé 40 ans d'art conceptuel à n'en plus finir pour dépasser ce simple constat subjectif, questionner non plus le travail fini, mais le processus créatif, l'artiste, sa galerie, ses admirateurs, le marché, les collectionneurs, bref tout ce qui rentre en compte dans la création d'une pièce ou d'une installation.

Voir une pièce exposée de Koons, c'est justement voir le prix que ça coûte, le luxe investi, les employés qui y ont travaillé, le décalage entre l'artiste et sa pièce, la question de la reproductibilité, de son rachat, du premier et du deuxième marché dans l'art. (et oui ce sont de vrais sujets, pas que des trucs de riches)

On ne vous demande pas de trouver un ballon de basket "joli"

point Godwin : on a jamais demandé à personne d'aimer le sapin de noël place Vendôme, mais les réactions occasionnées justifiaient sa seule présence et auraient dû obliger McCarty à persister au lieu de se défiler.

koons c'est pareil, les cris d'orfraie à chaque évocation de son nom rendent son travail pertinent. c'est con pour vous mais c'est comme ça, vous avez encore du travail à faire sur votre relation à l'art avant qu'on puisse ranger Koons dans la catégorie "inintéressant".
[quote=Camille]Voir une pièce exposée de Koons, c'est justement voir le prix que ça coûte, le luxe investi, les employés qui y ont travaillé, le décalage entre l'artiste et sa pièce, la question de la reproductibilité, de son rachat, du premier et du deuxième marché dans l'art. (et oui ce sont de vrais sujets, pas que des trucs de riches)

Surenchérir sur l'imposture pour dénoncer l'imposture, devenir soi-même un imposteur et faire un max de fric avec ça... désolée, ce sont bien des trucs de riche, aucun pauvre ne peut s'ébahir de ça, c'est trop indécent et trop blessant pour qui survit de peu. Et oui, ce sont bien de vrais sujets. Mais traités de manière totalement falsifiée. Imposture au xxxème degré.
hallucinant les réactions de ce forum,
faut-il que vous soyez tous écrasés par le manque de reflexion artistique pour enfoncer de telles portes ouvertes sur le statut d'artiste,
car bien sur, l'artiste est un artisan maudit, travaillant la nuit dans son petit atelier de Montmartre, incompris, avec sa "touche" si particulière. (salut Lautrec !)

hello, on est en 2014, dans une période qualifiable de quasi post-contemporanéité, bref, TOUT a été fait.
Ce monsieur questionne justement le statut d'artiste devenu homme d'affaire, poussant la fonction d'atelier à celle d'une manufacture / usine,
bref,
oui il se fait des couilles en or, mais c'est justement parce qu'il a su trouver un nouvel angle d'attaque,
bien-sûr on peut déblatérer pdt des heures du tous pourris tous Pinault tous Arnault,
mais là, le sujet est différent.
Je n'aime pas ce qu'il produit, mais le coup de pied foutu dans l'imaginaire collectif suffit à ce qu'on en parle, et à ce qu'on l'invite.
Ce n'est qu'un artiste officiel, stipendié par la nouvelle noblesse financière. Sa provocation à 2 balles passera pour du génie tant qu'ils pourront spéculer dessus (il faut bien que les riches trouvent des m.....s à acheter pour dépenser l'argent qu'ils nous ont extorqué).
.. Et une pensée pour Tamir Rice, le gamin de douze ans abattu par la police, dont la vidéo montre que les flics ont menti pour se couvrir:
http://www.liberation.fr/monde/2014/11/27/l-enfant-tue-par-la-police-a-cleveland-abattu-des-l-arrivee-des-policiers_1151664
http://www.dailymotion.com/video/x2b6mdf_enfant-tue-a-cleveland-la-police-a-tire-des-son-arrivee_news
J'étais resté sur Koons comme un vague artiste moderne, qui m'intéressait moyen. Il me semblait même que niveau subversion, vu que c'est devenu apparemment la seule échelle valable pour mesurer l'artisterie, c'était pas gagné.

Mais quand je vois les réactions convenus sur ce forum des tenants du vrai art que c'est Dali et Courbet, et qu'en plus il fait trop d'argent tout ça, un doute m'étreint. La réaction de DS 'oh mon dieu, il s'habille comme un banquier' est tout aussi éloquente.

De loin, ça pourrait laisser croire que le type bouscule certaines conventions des milieux artistiques actuels. Ou alors c'est les gens du forum qui sont les gardiens du bon goût artistique.
Laissons les morts [s]enterrer[/s] encenser leurs morts.
Ces gens-là sont des morts-vivants. Morts, mais ils ne le savent pas, ils continuent de hanter nos vies, de les siphonner et de les détruire.
Jean Ferrat chantait à propos des poètes (ce qui vaut pour tous les artistes) :


L'homme chante où son fer le ronge
et sa plaie engendre un soleil
plus beau que les anciens mensonges


je me demande bien quel fer pourrait bien ronger ce monsieur Koons qui ressemble plus à un industriel - les "oeuvres" qui lui sont créditées ne sont même pas de sa main mais d'un atelier de fabrication new-yorkais, maîtrisant parfaitement le Artketing qu'un quelconque artiste.

A moins que ce ne soit précisément la nouvelle définition d'un artiste dans ce monde néo-capitaliste.

Dans un cas comme dans l'autre, il y a lieu de s'inquiéter.
Rien d’étonnant à cela, ce monsieur n’est ni un artiste ni un déjanté. C'est un homme d’affaires qui a eu une idée nouvelle pour se faire du pognon, et a été aidé dans cette tâche par des « collègues » de même niveau, qui lui ont acheté (?) des pièces afin de faire monter la cote. Et nous, pauvres crétins, n’osons pas dire que le roi est nu, même lorsque l’on trouve les mêmes formes sur les marchés, dans les échopes de jouets où il a dû puiser son idée de manip (à ce niveau, on ne parle pas d'inspiration).
Amis du Forum, cher Matinaute, pour vous:

"Artistes: Tous farceurs [...] S'étonner de ce qu'ils sont habillés comme tout le monde. Gagnent des sommes folles, mais les jettent par les fenêtres. Sont souvent invités à diner en ville [...]"

Flaubert - Le Dictionnaire des idées reçues ou Catalogue des opinions chics - vers 1850
Le jour où les œuvres d'art seront incorporées au calcul de l'ISF, je pense que 99% des "œuvres" subiront une décote de 100000000000%.
Un espoir quand même: la fiscalité sur les plus-values à la revente ne cesse de s'alourdir.
"Mais quel est le vrai sujet ? Le costume-cravate de Jeff Koons, ou notre stupéfaction devant ce costume-cravate ? "

En ce qui me concerne, c'est ma stupéfaction devant la stupéfaction de Daniel Schneidermann.
Avec tout mon respect, j'ai rarement lu une chronique aussi naïve. Images d'Epinal ...
berk !!! à l'image de notre société. rien à rajouter.
La Légion d'honneur ? Bof. Les deux Balkany l'ont aussi...A moins que ce ne soit d'horreur. Ils partagent allègrement le pompon avec bien d'autres ostrogoths de la même espèce ou des nullards patentés.
On n'est qu'une seule fois Marcel Duchamp.
C'est art là, chez moi, n'a pas cours.
Je ne me pâme pas devant les baudruches gonflées...
Je préfère me promener et découvrir au "salon des refusés" ce qui reste de beau, de poétique de vrai, d'émotionnel.

Je préfère le soleil ou la clarté du jour à une Rolex au poignet...RATE contre TARE: l'anagramme est perfide.
Van Gogh qui n'a fait fortune qu'après sa mort, quand même, quel nul.

j'ai compris, l'artiste a été pris en otage par le businessman !

Rarement vu un otage ausi riche et ausi souriant. Hervé Gourdel sourirait bien, lui ausi, mais comme Van Gogh, il est mort.
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