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Commentaires

Mis à pied, un journaliste médical dénonce le poids de la pub

La chose est entendue entre son employeur et lui : Jean-Bernard Gervais est un emmerdeur. Mais c'est l'un des rares points d'accord entre ce journaliste de Décision santé, membre du bureau national du Syndicat national des journalistes (SNJ), et sa hiérarchie. En conflit ouvert avec ses patrons, Gervais a été mis à pied le 12 octobre. Pour des "problèmes relationnels et hiérarchiques" récurrents et des "menaces" envers d'autres salariés, indique sa direction. Parce qu'il dénonce un magazine ayant capitulé face au pouvoir des annonceurs et qu'il dérange, assure-t-il. Il est soutenu par le SNJ.

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pour ceux qui rament dans l'autre sens voilà un doc fort : http://campus.prescrire.org/Fr/100/320/47254/0/PositionDetails.aspx
J' ai reçu ce mail d'un ami
Info à vérifier, non ?


INFO IMPORTANTE S'AGISSANT DE NOTRE SANTÉ

La dernière de Roselyne... Bachelot..


Il faut que je vous raconte la dernière de Roselyne, et je compte sur vous pour faire passer !
Aujourd'hui, j'avais formation obligatoire sur les prélèvements (sanguins et autres). Le directeur du principal labo avec lequel notre hôpital travaille nous apprend (tenez-vous bien !) que nous, les infirmières, n'avons plus le droit de faire les prises de sang.
D'après la dernière ordonnance de notre chère ministre de la santé (donc, pas de passage devant députés et sénateurs !), les laboratoires, pour subsister, devront passer une certification assez contraignante et compliquée, et pour ce faire, doivent, entre-autres, se porter garants du préleveur (c'est à dire, nous, en l'occurrence !).
Conséquence immédiate : les infirmières ne seront autorisées à prélever que si elles ont été formées et agréées par le labo dans lequel le prélèvement est analysé ! Exit, donc, les infirmières intérimaires ou remplaçantes...

Seconde conséquence, et non des moindres : les prélèvements à domicile seront désormais interdits ! Les patients devront donc se rendre au laboratoire par leurs propres moyens, quel que soit leur état ou bien se faire hospitaliser !
Troisième conséquence : les laboratoires étant tenus de s'équiper de machines hyper-performantes, avec le moins de personnel possible, (ah oui, parce que j'ai oublié de vous préciser que l'État a décidé de diminuer fortement le remboursement des examens sanguins aux laboratoires !) pour pouvoir continuer à fonctionner, ils vont devoir se regrouper (but final avoué : 1 à 2 labos seulement par département !!!).
Bref, les hôpitaux de taille moyenne qui possèdent leur propre labo vont le fermer (c'est déjà fait à Paoli-Calmette, par exemple, Cavaillon et Orange vont suivre) et il faudra donc se déplacer vers un grand plateau technique pour faire les examens qui ne sont pas hyper-courants

Comme ces grands plateaux techniques seront les seuls à accueillir une grande partie des examens à réaliser, nous n'aurons les résultats qu'au bout de plusieurs jours (et mieux vaut ne pas en avoir besoin un vendredi après-midi !)
Enfin, cerise sur le gâteau : en toute discrétion, il a été décidé que désormais le directeur d'un labo n'a plus besoin d'être biologiste !
La Générale de Santé, ainsi que d'autres grands groupes financiers sont donc en train de racheter tous les labos de France et de Navarre et il devient donc impossible à un médecin biologiste de posséder son propre labo...
Voilà, je ne peux vous conseiller qu'une seule chose : surtout, ne tombez pas malade ! Et si toutefois cela vous arrivait malgré tout, déménagez aussitôt vers une grande ville, seul moyen d'ici très peu de temps de pouvoir être soigné dans des conditions acceptables !
P.S. : Je viens d'entendre aux infos que le gouvernement envisage sérieusement de réduire les cotations des examens radiologiques :
ça ne vous rappelle pas quelque chose ???
Bonjour,
Emma a fait suivre l'info à une copine biologiste, voici sa réponse :
Etant biologiste directrice d'un petit labo (3 personnes) de proximité, je confirme cette info. L'ordonnance est passée en janvier 2010 et nous avons jusqu'en 2013 pour nous mettre aux nouvelles normes. Ce qui est totalement impossible pour les petits et moyens labos vu le coût car bien évidemment tout cela n'est pas gratuit.
Donc pour ma part, étant trop petite, je suis condamnée à disparaitre !!!
A 54 ans c'est un peu dur à avaler!!!
Quant aux regroupements de labos c'est un pis aller, pour faire face aux structures financières qui attendent ( comme pour les cliniques) de racheter et rentabiliser au maximum aux dépens de la relation avec les patients. Des labos traitant plus de 1000 dossiers jours ne peuvent être à l'écoute de la personne. Et effectivement à terme il n'y aura plus que 1 ou 2 labos par département y compris pour les labos des petits hôpitaux.

Ceci est le système américain, allemand et autres pays européens.
Voilà donc l'avenir de la santé vendue aux grands groupes financiers.
La ministre Mme Bachelot a validé l'ordonnance Ballereau du 15.01.2010.
Les conséquences sont catastrophiques...
Au plus tôt en 2013 et au plus tard en 2016, les laboratoires d'analyses médicales de proximité, VOTRE laboratoire et tous les autres auront probablement DISPARU au profit "d'usines à analyses" (une par département pour les départements qui le "méritent" ; pour les départements les plus ruraux il faudra faire un peu plus de route...).
Pourquoi ? Et bien en vertu d'une ordonnance parue en 2010 (Voir JO du 15.01.2010, page 819) qui livre le "marché" de l'analyse médicale aux FINANCIERS du CAC 40...
Parmi ces groupes financiers qui ont déjà largement entamé les rachats massifs de labo, figurent des assurances de santé privées, peut-être la votre, qui auront ainsi accès à vos données médicales et pourront "personnaliser" vos factures...
Il y a une solution pour s'opposer à ce scandale : FAIRE CIRCULER massivement et SIGNER cette pétition :
http://www.touchepasamonlabo.com/php/index.php
65 000 signatures à ce jour; c'est peu dans l'absolu mais au vu de la discrétion de cette ordonnance, c'est beaucoup !
C'est parce que très peu de gens sont au courant que cette réforme peut passer.
Il faut donc la RÉVÉLER au grand jour : DIFFUSEZ CE MESSAGE, DIFFUSEZ LE LIEN DE LA PÉTITION
Je pense qu'il est important de préciser que Gérard est le frère de Bernard Kouchner. L'un est à l'UMP l'autre on ne sait trop où.
Je crois de moins en moins que l'engagement politique soit une affaire de conviction, de nombreux exemples nous montre malheureusement que c'est un affaire de classe. De gauche ou de droite quand ils sont au pouvoir ils protègent leur classe et puis c'est tout.
Dans les divers portraits dressés, il y a de légers signes de parano chez ce journaliste tout de même.
Mais c'est difficile de juger, et merci pour ce papier qui va nous amener à rester vigilants.
Comme toujours.
Une petite dédicace à Frédéric Lordon et son hypothèse concernant les rapports affectifs au sein de l'entreprise (Dans Capitalisme : Désir et Servitude).
Ou comment un problème de déontologie journalistique est transformé en un problème de relations humaines...

A quoi sert d'être organisé de manière hiérarchique dans une entreprise ?
...
Non, j'veux dire à quoi ça sert vraiment ?
Presse gratuite? bizarre non? rien est gratuit dans cette presse ou a coté d'un article pseudo médical vous avez la pub pour le médicament concerné par l'article...;
Mais ne désespérez pas ,la médecine générale est devenue une spécialité et nos jeunes étudiants démarrent dans la vie active avec de bons outils pour exercer ( et conserver?) un bon œil critique.
L'histoire de ce journaliste et le ton kouchner ne me surprennent absolument pas...

Ce message a été supprimé suite à la suppression du compte de son auteur

Pas tous ! heureusement. Y a tout de même des jeunes médecins qui se "rebellent".

Allez vous promener sur le blog de jaddo
(et en prime c'est bien écrit et plein d'humour)

Sur le sujet lire ses textes :

Formation Mes Couilles (c'est pas moi qui le dis !)
15 août, 2011

et dans ses archives 2008 : Chasteté
22 octobre, 2008

en réponse à Yanne car mal positionné désolée
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que nous sommes soignés par des gens qui acceptent de s'informer à travers des revues avec une telle déontologie.

Brrrrr.
"Nous ne faisons pas dans les chiens écrasés."

Salaud.
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