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Commentaires

Merci L'Equipe !

Immense hilarité, vaguement indignée, sur les réseaux sociaux, en découvrant les deux Unes de

Derniers commentaires

titre ambigu du Neuf-Quinze : je me suis précipitée à le lire pensant que vous remerciiez votre équipe de chroniqueurs !...
.... j'en profite pour le faire !.....
Tsssss ... M. Schneidermann, vous ne devriez pas vous mettre aux sondages ;)

La presse est effectivement un service vendu donc la tentation de "fidéliser" la clientèle existe.

Par contre, vous savez pertinemment que votre lectorat particulier ne s'abonnerait plus s'il se rendait compte que vous pratiquiez la chose d'une manière qui dépasse une certaine limite (variable selon les lecteurs j'imagine).

De plus, rien ne vous dit que le fait de caresser le lecteur dans le sens du poil vous attire plus de ventes que d'exercer honnêtement votre cœur de métier.

Moi, je serais vous, je serais juste sincère avec moi-même : je ferais mon boulot !
Pourquoi le club 'qataro-parisien' ? Quel intérêt de répéter cette formule ? PSG c'est un club parisien.
[quote=Daniel Schneidermann, 2013]Cette double manchette trahit la nature profonde de ce qu'est un journal, ou la presse en général: une entité qui s'efforce de tenir exactement le discours qu'attend son lectorat, ou qui n'en tient aucun quand elle ne connaît pas assez son lectorat.

[quote=Balzac, 1843]Tout journal est une boutique où l’on vend au public des paroles de la couleur dont il les veut. S’il existait un journal des bossus, il prouverait soir et matin la beauté, la bonté, la nécessité des bossus
http://vieuxrouge26.blogspot.fr/2013/02/spanghero-qui-quoi.html

Hop, un petit troll.

(Non, il ne s’agit pas de notre minerai de cheval à nous, oublié dans un frigo fermé à clé !)
Que L'Equipe fasse ça, ça ne me choque pas, car le contenu de l'information est le même d'une part (les résultats d'un match), et que d'autre part, on peut légitimement penser que le public qui va acheter l'un des deux journaux est quasi-uniforme par son attachement à un club.
Il n'est donc pas génant pour ses journalistes d'avouer des unes ciblées à vocation racoleuse.
J'entends cela de la façon que ce n'est pas comme si justement les populations étaient divisées en la matière et nécessitaient une information neutralisée. L'information est neutre (le résultat), mais imprégnée d'une interprétation localisée.

En revanche, cela devient plus que perturbant lorsque les autres journaux en viennent à faire ceci. Lorsque l'interprétation en question en vient à perturber les données de l'information, les journaux sortent totalement de leur rôle. Lorsque le Figaro transmet une information sous l'angle très appréciatif d'une certaine droite, lorsque Libération transmet une information sous l'angle très appréciatif d'une certaine gauche, etc..., et que l'information en question est manipulée part des omissions, des suggestions, des approximations liées à l'attente supposée du lectorat, ce n'est plus de l'information, mais de la désinformation ou de la propagande.

Est-ce que lesdits journaux sont obligés de maintenir une telle ligne éditoriale afin de conserver leur lectorat? Je ne crois pas. Je pense qu'il leur est tout à fait possible de livrer une information factuelle, neutre et fouillée, puis d'y accoler si besoin les analyses séparées de leur mercenaires. Les gens savent déjà en quoi et en qui ils croient. On ne forcera jamais quelqu'un de droite à devenir de gauche et vice-versa. Et les gens savent également penser par eux-mêmes. Même de façon limitée. Ce n'est pas parce que quelqu'un est de gauche, par exemple et pour caricaturer, qu'il sera d'accord avec tout ce qu'écrivent M. DUMORAND ou M. JOFFRIN.
Il n'est donc pas indispensable de biaiser toute l'information qui est transmise.
Mais comme pour L'Equipe, on peut s'apercevoir que la simple copie d'une dépêche AFP est aussi mince qu'un simple score. L'Equipe embellit et meuble le vide avec sa Une. Les autres journaux font semblant de développer avec des opinions hâtées. Si les journalistes avaient les moyens de faire correctement leur travail, il y a fort à parier que ces journaux se vendraient mieux car ils s'adresseraient à davantage de gens qu'uniquement ceux actuellement qui n'y cherchent que le simple besoin d'être confortés dans des caricatures d'une effroyable simplicité extrémiste et divisive.

Et pour revenir sur votre dernière phrase, je ne m'offusquerais pas personnellement que vous souligniez le bon travail de M.Pernault ou Mme Clark. On est d'accord qu'en disant cela, vous suggérez que ce serait tellement exceptionnel que cela mériterait d'être mentionné sur un site qui fait la critique des média. Ce qui en dit très long sur les média en question.
D'ailleurs, je ne trouverais pas si mal que vous fassiez parfois les critiques positives de certaines émissions ou présentateurs ou journalistes, si tant est que cela ne ressemble pas à s'y méprendre à de la publicité. Après tout, tant qu'à dénoncer des travers, autant souligner ce sur quoi les autres pourraient prendre exemple.
pourquoi tapez vous toujours sur le journal de tf1, Daniel, vous pensez que celui de france 2 est plus honnête?
"saluer l'honnêteté d'un journal de TF1, ou l'impartialité intrépide d'une interview de Pascale Clark", eh bien pourquoi pas, si d'aventure ça leur arrive ? Nous n'avons pas toujours besoin d'être caressé dans le sens du poil !
"Parisianitude ?" : je trouve qu'Arrêt sur images est assez souvent victime de ce syndrôme, c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité.
Quant aux deux "unes" de l'Equipe, c'est de l'opportunisme commercial qui se mêle de traitement de l'information, donc oui, je trouve ça choquant.Un mélange des genres inquiétant.
Je ne suis absolument pas scandalisée. Tout simplement parce que je ne vois pas ce qui mérite d'être pris au sérieux dans cette histoire. Je serai toujours stupéfaite que les résultats sportifs soient traités comme une information d'intérêt général. Que les passionnés aient leurs journaux, leurs moyens d'information à eux, je ne vois pas en quoi cela concerne plus le reste de la société que le loto, le bridge ou n'importe quoi. S'ils n'ont pas envie d'avoir les règles de déontologie que les autres journalistes sont supposés avoir, cela les regarde.
Du coup je ne trouve pas qu'il soit intéressant de se pencher sur les unes de l'Equipe, au même titre qu'un journal d'informations générales.
La stampa è mobile
Qual piuma al vento,
Muta d'accento - e di pensiero.
[quote=Daniel Schneidermann]Il faut remercier L'Equipe de cet aveu. Cette double manchette trahit la nature profonde de ce qu'est un journal, ou la presse en général: une entité qui s'efforce de tenir exactement le discours qu'attend son lectorat, ou qui n'en tient aucun quand elle ne connait pas assez son lectorat (...) Et nous ? Y échappons-nous ?

Voilà un "diagnostic" qui évoque fâcheusement la morale désabusée de la fable de La Fontaine Les animaux malades de la peste. À la différence du poète des Fleurs du mal reconnaissant dans le lecteur "mon semblable, mon frère", voici le journaliste-décrypteur faisant du lectorat "Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout le mal". Car c'est bien, sans doute sans le penser vraiment, ce que nous dit Daniel Schneidermann: la peste du service de presse ne s'expliquerait pas sans le pervers lectorat qui en est la condition de possibilité.

Que lui répliquer ? - Évidemment pas qu'il s'agit d'un de ces "jugements de cour" qui rendent "blancs" les (plus ou moins) "puissants" et "noirs" "les misérables". Car nous sommes ici, plutôt, dans l'indécis, sinon dans le gris: les journalistes ne sont (pour la plupart) pas les puissants, ni condamnés nécessairement à être leurs servants. La condition de leur liberté est à leur portée, difficile il est vrai: ne pas sacrifier à la pression de l'actualité, avant le temps de l'information, prendre celui de la réflexion.

Mais comment ne pas pardonner son fâcheux effet de précipitation à un chroniqueur qui s'est astreint à un billet quasi quotidien: en plus de ses autres professionnelles obligations ?
Hop hop hop pour une fois je suis pas tout à fait d'accord. Pour avoir entendu les commentaires sur ce match, les deux titres sont tous les deux vrais et n'empêchent pas une analyse fidèle dans l'article (en commun): en effet, "Paris met l'OM à genoux" en gagnant le match et en distançant l'OM en championnat , d'ailleurs le sous-titre est "avec deux buts chanceux...". Mais c'est aussi vrai que "L'OM méritait mieux".
C'est pour ça que dans deux titres concernant 2 villes, on peut voir un aspect positif dans les deux cas.
Imaginons maintenant que la gagnant ait largement dominé la rencontre, je ne suis pas sûr que l'Equipe se serait permis de dire "l'OM méritait mieux" juste par consolation. Il y aurait eu un titre sur l'OM mais surement différent ("L'OM se fait distancer" ?).
Bref, en disant que les deux titres servent juste à la consolation, on insinue qu'il y a une part de mensonge dans un des cas; ben finalement, les deux titres sont assez vrais [après tout dépend comme on interprète le "mettre à genoux" aussi, c'est pour ça que ce titre me parait moins fidèle].
Bonjour
Donc rien ce matin sur le dénouement de la star académy italienne.
En tout cas je rigole bien de voir que les grands éditocrates lobbyistes de Bruxelles se prennent une bonne claque dans la g…
Kaput l'Europe !!!
[quote=Mais comme réagiraient nos chers abonnés, si (pur cas d'école) il nous arrivait de saluer l'honnêteté d'un journal de TF1, ou l'impartialité intrépide d'une interview de Pascale Clark ?]

Faut vous coller des post-its sur l'écran avec écrit dessus "déjà fait" puisque vous avez déjà salué dans un 9.15 dédié à un hamster le travail très professionnel de Pascale Clark, et réactions il y a eu dans le forum...
Donc un coup elle serait pro, un coup elle ne le serait plus (9.15 de ce matin)... Je m'y perds, je vais aussi m'acheter des post-its.
Ou par exemple, lorsque vous saluez la diffusion sur canal + des vidéos mettant en cause Dassault. Asi, c'est quand même la distribution des bons et des mauvais points des médias. Tout ceci est jeu dans lequel vous avez trouvez votre place, plus confortable pour vous et pour les lecteurs sans nul doute. De lecteurs devenus subversifs car il regarde sur "internet".

Car s'il y a une condamnation sur Asi c'est celle bien répété de la "tradition". Mais qu'est ce que la tradition, pour vous? Qu'est ce qu'un média traditionnel? Un support? Une façon d'écrire? Une éthique? Une méthode d'enquête? Une façon de considéré le lecteur/spectateur?
Vous primez Mediapart, qui somme toutes n'est que le déplacement de l'enquête journaliste traditionnelle sur internet.

Bien à vous, une fidèle lectrice.
La question que je me pose à la vue de ces Unes est la suivante : le contenu de l'article est-il le même selon les versions ? Je suppose que oui, ce qui laisse à penser que le papier sur le match doit être dénué de vision, d'angle, dans le but se satisfaire les deux lectorats marseillais et parisien. Je trouve que ça en dit long sur la qualité de certains journaux.
Cher DS, en suggérant que Pascale Clark est partiale, quelle différence voyez vous avec le fait de suggérer qu’Éric Mettout est servile vis à vis de Christophe Barbier?
Vos propos ne sont pas moins critiques que ceux de certains @sinautes depuis longtemps au placard. Vous relevez que l'équipe cherche à cajoler son public. N'est ce pas ce que vous attendez de vos forums, qu'ils vous cajolent? Ou à défaut, qu'ils ne vous bousculent pas trop?
Désolé pour certains (Ulysse surtout) si je donne l'impression de tourner en boucle, mais en même temps, après le pape, le foot... Bof...
Merci mille fois de mettre Pascale Clark dans le même sac que le 20h de TF1. Petite vengeance gratuite et futile envers la consternation et l'agacement régulier qu'elle me provoque au réveil en seulement 5 minutes.
« Mais comme réagiraient nos chers abonnés, si (pur cas d'école) il nous arrivait de saluer l'honnêteté d'un journal de TF1, ou l'impartialité intrépide d'une interview de Pascale Clark ? »

En sous-entendant, par cette phrase, que le journal de TF1 est malhonnête ou que Pascale Clarck est servile, est-ce que vous n'offrez pas à votre « lecteur exactement la caresse qu'il attend »
Votre dernière phrase en devient redondante.
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