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Mediapart / Dray : investigation ou acharnement ?

Julien Dray contre Mediapart. La bataille illustre à merveille le différend pouvant opposer une figure publique mise en cause par la Justice, et les journalistes qui en suivent les différentes étapes. En décembre 2008, le parquet de Paris a lancé une enquête préliminaire sur des mouvements de fonds jugés suspects entre Dray et une partie de ses proches.

Derniers commentaires

Mediapart se plante, enfin, peut-être... En tous cas, je trouve qu'un député "de gauche" (laissez moi rire) qui collectionne les montres de luxe, qui en offre une à sa colistière... 7 000 euros, ça fait quelque smic, hein. Cette histoire ne sent pas très bon, et quand ce bon Julien Dray nous raconte que c'est "la gauche" qui lui a attiré des ennuis, et qui a bavé sur son dos... beurk...

En v'là encore un qui ne va pas tarder à retourner sa veste, et comme disait l'autre, encore un "rat" qui va quitter le navire. Pendant ce temps, notre mètre à tous se frotte les mains
Dan Israël met le doigt sur ce qui cloche dans le solide article de Mediapart : le rappel à la loi signifié par courrier à Julien Dray ne concerne, comme celui-ci le dit, qu'une (relative) pécadille, l'achat d'une montre à 7000 euros offerte à sa suppléante.

Si l'enquête en effet , selon le rapport du procureur Marin publié sur Mediapart, a bien établi la réalité de flux de fonds plus que douteux, pour un montant d'environ 80 000 euros (des associations versent des fonds à des proches de J Dray, lesquels versent des fonds à J Dray lui-même) elle n'a pas permis d'établir ni que Julien Dray connaissait l'origine des fonds reçus, ni qu'il soit intervenu dans l'organisation du système. C'est donc faute de preuve que le procureur renonce donc à poursuivre J Dray pour blanchiment ou recel d'abus de confiance.

Julien Dray est donc, même si ce n'est que faute de preuve suffisante pour l'incriminer avec quelque chance de succès devant un tribunal, blanchi et innocent sur ces accusations-là, puisqu'il n'est ni condamné, ni poursuivi, ni l'objet d'un rappel à la loi sur ces faits-là, qui constituaient le plus important des accusations contre lui.

Ceci dit Mediapart a totalement raison sur l'essentiel, lorsqu'ils soulignent " l'ambiguïté profondément corruptrice du droit et des libertés de cette affaire, de la façon dont elle a été gérée, très politiquement, par le procureur de Paris et, hélas, de la manière dont Julien Dray l'a cautionnée, d'abord en acceptant de répondre aux policiers dans le cadre d'une enquête préliminaire destinée à tuer la fonction de juge d'instruction, ensuite en acceptant un "rappel à la loi" qui le place dans une situation intenable, celle de quelqu'un qui n'est ni innocenté ni coupable."
on a juste envie de demander à Dray de se taire,d'arrêter de se répandre sur les plateaux. Tout ça devient indigeste et, faut-il le lui dire;contre productif.
« Le fait est le suivant, et je l’assume : nous n’avons pas réuni le bureau d’une association qui gère ma circonscription et qui est financée par mes dotations budgétaires personnelles pour prendre une décision.
Voilà le rappel à la loi. »


J’ai été, plusieurs fois, trésorier d'associations (et également commissaire aux comptes d'autres associations), et pour ce genre de dépense, il faut regarder les statuts :
- Qui a la signature, à part le trésorier ?
- Faut-il une double signature pour les dépenses dépassant un certain seuil.
- Qui est [était] le commissaire aux comptes de cette association ?
Ça c’est une enquête de journaliste à faire !
J’aimerais lire le PDF de ces statuts, pour me faire ma propre opinion.

Anecdote perso :
En tant que commissaire aux comptes, j’ai refusé de signer le bilan – de 300 000 F en 1999 – de l’association « Comité de l’École » du Lycée de mon fils…
Ce bilani était sur 1/2 page avec entre autre une ligne pour justifier un voyage (5 jours pour 7 personnes) :
Voyage d’étude en Allemagne : 70 000 F
(Le trésorier ne pouvant exhiber aucune pièces comptables justificatives)

Le Proviseur ayant demandé de voter le « quitus », à mains levées, celui-ci fût accepté, empêchant « de jure » toute action juridique.
Il aurait fallu que je prouve un enrichissement personelle contraire aus statuts de l'association.
Difficile à prouver, car descendre dans des hôtels 4 étoiles, louer des Mercedes [visiter les boutique d'Hambourg ?], et ne pas se aller au MacDo, ne constitue pas un délit.
(J’avais consulté un juriste)



P.S. : Il ne faut pas confondre « commissaire aux comptes » avec « commissaires aux contes ».




Edit :
Ancien Gérant de Société, propose ses services de Conseiller pour "associations loi de 1901".
Spécialiste du détournement légale de buget.
Faire offre par MP sur ce site :)
Franchement, tout ce battage pour 7000 € ...
Je pense que côté financement occulte des hommes politiques, certains doivent vraiment se marrer sur le côté ridicule de la somme.
Même s'il n'y a pas de petit délit, il faudrait déjà voir à s'attaquer à ceux qui en profitent le plus.
On a quand meme appris dans tout ca que le train de vie de ce député socialiste est pris en charge par un miliardaire.

Ce que je trouve scandaleux c'est que la justice n'ait pas trouvé matiere a l'inculper. On met des membres de bureaux d'associations en prison pour bien moins que ca.

Le fait qu'il ai remboursé ses "prets" en 2009 une fois que l'affaire a éclaté ne le blanchit pas a mes yeux.
Merci Dan Israel pour cet article ! Lecteur de Médiapart, je croyais en leur honêteté impeccable... Disons qu'ils sont sûrement plutot honêtes mais pas toujours quand même...
On peut encore ajouter une charge contre Médiapart. Ils étiquettent leurs articles, soit par le mot "parti pris", qui veut dire que l'article est plutôt engagé, soit par le mot "analyse" ou "enquête", qui devrait vouloir dire je crois, que l'article est plutôt dans une démarche de questionnement sans réponse a priori, visant à laisser au lecteur-citoyen, une certaine liberté de se faire son opinion par lui même. Or la plupart de leurs articles dubitatifs quand à l'honêteté de Dray, sont qualifiés par eux d'"analyses". Non seulement ces articles ne sont pas tout à fait dans une démarche de questionnement honête sans réponse a priori, mais en plus, comment peut-on honêtement se prétendre "juge" à la seule recherche de la vérité, alors qu'on est aussi "partie" ?
Je trouve deplorable l attitude de mediapart. Dire que Dray qui a payé une montre avec l argent de son association ,qu il finance ,donc son fric,"n est pas sans reproches et un peu coupable ".C est degueulasse!!J espere qu ils vont cracher au bassinet .
Le site d'info, de son côté, rappelle article après article qu'un rappel à la loi n'implique pas la levée de tous les soupçons.

??? Ah bon ?!?
Mais c'est enorme au niveau de ce que cette phrase implique : L'Etat de droit n'existerait donc plus en France maintenant ou en tout cas, un media puissant comme mediapart ne reconnaitrait donc plus l'Etat de droit.

Interessant.

Qu'ils n'aillent plus intenter de proces apres une declaration pareille !!
1 an d'accusations, d'articles, d'agitation médiatique pour tout ca ? Sachant que c'est le parquet qui a lancé toute la machine, probablement fait fuité aussi, ne peut tout tout simplement et légitiment penser que pour ne pas se couvrir de ridicule il ont péché un grelot a agiter: un petit rappel a la loi ; ca ne mange pas de pain.
Dray a bien le droit d'être mécontent, de le faire savoir, surtout lorsque Mediapart tente - en enrobant l'histoire - de faire croire qu'il avait bien quelque chose a se reprocher. Un article plus honnête au vu des faits aurait été: "Beaucoup de bruit pour pas grand chose".
A rapprocher aussi - toute proportion gardée - de l'affaire de Tarnac ou on broie aussi des individus pour s'apercevoir 1 an plus tard que l'affaire fait pshiit (pour reprendre un mot connu).
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