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Marcus et Corinne, les séquestrés de Molex

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"Les Molex assignent leur direction au tribunal."

Méprisant ("Il y a un décalage entre le professionnalisme avec lequel est gérée la communication, et le niveau intellectuel de certains salariés"), maître-chanteur (il menace de porter plainte au pénal pour ses 26 h de séquestration), menteur et dissimilateur (les documents tronqués présentés à son CE) : Marcus, un patron sans scrupules, conforme, bon petit soldat d'un système destructeur.
Je réponds ici à Gironflons.
Vous parlez d'"explications" ou de "de donner des intentions à quelqu'un qui n'en a peut-être pas". A mon humble avis, ce n'est pas la bonne manière de lire ces chroniques, qui il est vrai, peuvent dérouter ou peut-être prêter à confusion. AK parle d'"explorer les résonnances", ce qui est plus large que de proposer un simple cadre explicatif.
La peinture d'Hopper n'"explique" pas la photographie du patron séquestré. Le photographe n'a sans doute pas Hopper en tête quand il cadre sa photo, pas plus que le directeur de publication qui la choisit. Quant au public, n'en parlons pas, une grande partie ne connait sans doute pas l'existence de ce peintre. Mais ces similitudes révélées par AK ne doivent rien au hasard: Nous vivons dans la même culture, nous partageons donc une multitude d'habitudes, de codes, d'usages... appelez celà comme vous voudrez.
Et la composition des images n'y échappe pas, au même titre que nos modes vestimentaires, culinaires, de discours etc.
L'idée sous-jacente, que je soupçonne pas mal de lecteurs de mal comprendre, et que les images, derrière leur apparence "objective", ne sont pas des créations ex nihilo, mais des constructions qui renvoient les unes aux autres selon des procédés transmis, bref, par la culture ( d'ou l'idée du continuum ).
C'est ce réseau de filiation que tente AK de remonter, un peu comme un généalogiste. Elles peuvent parfois révéler des stéréotypes ( les affiches de cinéma ), des citations explicites, des influences plus ou moins diffuses, ou des simples similarités. Evidemment, ces dernières sont les plus délicates à traiter et peuvent sembler des rapprochements hasardeux (foireux ?).
Je vous suggère de lire ces chroniques de façon décontractée, comme un pretexte à voyager dans un réseau d'influences plus ou moins obscure, dont le principal objet et de comprendre comment les images sont construites.
Après, à vous de faire de tri. ( AK n'est pas un gourou ).
Et libre à vous de proposer d'autres interpretations dans ce forum si ça vous chante.
(Pour le coup, c'est de faire passer l'ignorance originelle des artistes (des maîtres) pour la norme et non pour l'exception qui me paraîtrait tiré par les cheveux. Bref.)

Lu cet après-midi un texte (qui sera la base d'une dissertation, en cours de Poésies et poétiques contemporaines, ahem) du poète Claude Esteban sur le tableau (déjà présenté par Alain Korkos dans le cadre de l'étude d'une pub gouvernementale) Western Motel de Hopper.

Esteban parle de la précision insupportable de Hopper à l'oeuvre dans ce tableau, de l'accumulation cruelle des détails comme autant de signes dénués de sens, de l'absence de vie, et conclut : "Tout est terrible".

Interrogée, dans le cadre d'une émission de Métropolis, sur les références picturales de son film Home, la réalisatrice franco-suisse Ursula Meier avait parlé de Hopper, et de cette même sensation d'étouffement, d'aliénation latente. D'ailleurs, dans son film, Isabelle Huppert joue précisément une femme qui habite sa folie, retranchée dans une maison menacée de toutes parts par l'irruption des autres, de la vie, dans son immobilité matricielle.

Voilà, quelques réflexions amassées au fil du temps, un tantinet obsédantes, dont le souvenir m'est permis par le travail de butineur d'Alain Korkos : sa lecture picturale et poétique du monde a résonné en moi assez singulièrement pour que je sois maintenant attentive à des échos autres que littéraires ; à l'écoute des images...
Ben non. Ce n'est pas parce qu'il explique ce qu'il veut montrer que ce qu'il montre est clair.
Bon allez, je romps la béatitude ambiante.

Je n'accroche pas aux chroniques d'Alain Korkos. Je ne comprends pas où l'auteur veut en venir, je n'en peux plus des rapprochemens foireux entre une photo d'actu et un tableau de De Vinci ou n'importe quel autre maître. J'ai l'impression d'un plaquage de connaissances sur des tableaux sortis d'on-ne-sait-où et j'ai surtout l'impression de me trouver devant un prof de fac obsédé par les références judéo-chrétiennes.

Pourtant, y'a pas à dire, c'est bien mené, c'est cultivé. Je ne lui en veux pas personnellement et j'ai presque honte de dire tout ça quand je vois tous les hommages qui sont rendus à Alain sur le forum. Peut-être suis-trop limité intellectuellement pour tout comprendre... Mais je n'ai pas le sentiment d'apprendre grand-chose qui pourra me servir.

Trop tiré par les cheveux.

Désolé...
[quote=des rapprochemens foireux entre une photo d'actu et un tableau de De Vinci ou n'importe quel autre maître.]

tiré par les cheveux : c'est un problème que je ressens parfois aussi avec les chroniques (que pour ma part, dans l'ensemble, j'aime bien).

C'est justement parce que Daniel Schneidermann exige de son chroniqueur qu'il colle à l'actualité qu'on a parfois ces rapprochements foireux. Je préfèrerais aussi que A.K. soit libre de parler à fonds d'un sujet qui l'intéresse. :-)
Le petit texte de présentation "Chez Alain" indique que son projet et d'"explorer les résonances, dans le fonds imaginaire que partagent beaucoup d'entre nous, des images d'aujourd'hui.". Cela éclaire sa démarche, non ?
GIRONFLONS : Le but de cette chronique, ainsi que le rappelle TCHD, est de montrer qu'une image existe dans un continuum. Qu'une photo d'actu ou une publicité peut s'inspirer d'une peinture classique. Si vous refusez a priori cette idée, si vous n'y voyez que des « rapprochements foireux », qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, hein ?

Quant aux « tableaux sortis d'on-ne-sait-où », je les sors avec mes petits bras musclés de ces grandes bâtisses poussiéreuses qu'on appelle musées. Il y en a sûrement un par chez vous, renseignez-vous.

Je serais « un prof de fac obsédé par les références judéo-chrétiennes », dites-vous. À cela, deux réponses :

1. J'aurais du mal à enseigner en fac avec un BEPC (et maintenant vous pouvez retourner votre argument et dire que je n'ai pas la légitimité institutionnelle pour faire ici ce que j'y fais).

2. Les références judéo-chrétiennes sont permanentes dans notre culture picturale, je n'y peux rien. Si j'en avais l'occasion, je vous tartinerais bien des pages avec la peinture chinoise ou perse, histoire d'oublier un peu Jésus-Marie-Joseph-et-les-p'tits-zanges-aux-fesses-rondes. Sauf que voilà, on croise rarement, dans notre monde occidental, des références à ces civilisations. Cela dit, ayez un tout petit peu de patience car je vais très bientôt parler d'art extrême-oriental, à deux reprises (ça c'est un tizigne rondement amené !).

« Je n'ai pas le sentiment d'apprendre grand-chose qui pourra me servir », concluez-vous. Et là, je vous rejoins entièrement : la peinture (ou n'importe quel autre type d'image) ne sert à rien. De même que la culture et la réflexion ne sont d'aucune utilité. C'est trop nul, en fait. Tiens, je vais regarder mon dévédé des Tortues ninja et le premier qui me rappelle qu'il y a dedans un gros clin d'oeil aux grands peintres de la Renaissance italienne, je lui fous une baffe.
Sur les "rapprochements foireux", je persiste et signe. Pour connaître à la fois les mondes du journalisme et de la publicité (par mon expérience personnelle et mon entourage), je trouve vos liaisons plutôt artificielles.

Faut avoir vu une prise de vue publicitaire pour savoir que les photos sont faites (le plus régulièrement, ce n'est pas une règle d'or) à la chaîne, en deux secondes, choisies tout aussi rapidement par les agences de pub que par les clients, et qu'il m'étonne à chaque fois beaucoup qu'on se dise que telle affiche est intéressante parce qu'elle s'inspire de tel passage de la Bible ou de tel portait de Vermeer (alors que, malheureusement ou pas, une grande partie de la population - dont moi, je m'en flagelle - ne connaît pas ces références).

Faut avoir vu aussi des iconographes dans une rédaction choisir de cadrer telle photo ainsi parce que le personnage sur le bord de l'image, on ne sait pas de qui il s'agit, donc on va avoir du mal à légender la photo, donc on la taille. Et là, ô miracle, ainsi retravaillé, ça donne une scène du Nouveau Testament...

C'est ce qui me fait dire que vous voyez dans les images ce que vous voulez y voir de références historiques (je vous laisse le soin de dévier sur ce sujet à base de continuum, d'inconscient ou de surmoi). Pas sûr que les auteurs y aient pensé eux-mêmes.

Quant à dire que la culture et la réflexion ne servent à rien, non, je n'ai pas ce type de pensée nihiliste. Je suis sûr que vous non plus, d'ailleurs. Parce que moi, ma Tortue Ninja préférée, c'était Donatello, celle qui a un bandeau violet et se bat avec un bâton. Cowabunga.
Il y a bien des choses à vous répondre, concernant la formation, l'inconscient collectif, la mémoire d'une image, l'influence du cadre, le rectangle d'or, le diktat du goût, l'écrasante puissance du passé, etc.
Et qu'il y a une nette différence entre "s'inspirer de" et "faire penser à"...

Mais je pense que Monsieur K. va faire ça bien mieux que moi :)
GIRONFLONS : Vous supposez là que je n'y connais rien au monde publicitaire et que je n'ai jamais mis les pieds dans une rédaction. Sauf que voilà, j'ai parfois oeuvré dans la pub et je bosse pour des journaux depuis quoi… trente-cinq ans ! Dans ces deux milieux, j'y côtoie et y ai côtoyé des gens tels ceux qui construisirent une campagne de pub pour de la bière à partir des tableaux de Jan Van Eyck et Rogier van der Weyden, par exemple (bière Grimbergen), ou des gens qui savaient construire une Une de magazine en ayant les portraits de Hans Holbein en tête (au Nouvel Obs). Des personnes cultivées, quoi. Et qui savent à quoi peut leur "servir" leur culture.
Mais je vois bien que je n'arriverai pas à vous convaincre. Trop dommage…
Dommage aussi que vous ayez cette forme d'ironie méprisante pour ceux qui ne sont vous comprennent pas et n'ont pas les mêmes références que vous. Ce n'est pas la première fois que je le remarque.
Si toutes les coïncidences sont fortuites, et que toute ressemblance avec des images ayant déjà existées est indépendante de "leur" volonté, Alain Korkos est encore plus fort, quelle imagination, quel poète!
Poisson, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Bien sûr qu'Alain a de bonnes idées, bien sûr qu'il est brillant (ne me remerciez pas Alain, c'est normal). C'est le côté systématique de ses analyses qui m'interpelle. J'ai du mal à croire que les choses s'expliquent de la manière dont il le dit. Mais je connais mes limites intellectuelles. Peut-être que je n'ai tout simplement pas assez de "background" et que mon éducation ne me permet pas de tout comprendre. C'est une possibilité que je n'exclus pas, en tout humilité.

Mais dans l'autre sens, peut-être aussi qu'il s'agit d'un mode de pensée qui s'auto-entretient : il faut trouver quelque chose dans cette photo ? Eh bien nous allons trouver. On peut toujours trouver. Quelqu'un me reconnaîtra-t-il la légitimité de cette question ? Est-elle si absurde ?
Non elle n'est pas absurde, et ça change de "raisonnements foireux".
D'autant que si je ne me trompe pas, encore une fois, le principe est "ressemble à" plutôt que "pompé sur". Même s'il y a aussi des cas où le pompage est avéré.


Pour reprendre votre post et les choix rapides effectués par les photographes, les iconographes et les maquettistes, je pense que vous comprenez de vous même ce qu'implique (dans la majeure partie des cas) cette rapidité.
Pour être précis, j'ai dit "rapprochement foireux" et non pas "raisonnement foireux".
oui, bon d'accord, erreur de ma part, soyons précis, youpi, au revoir, merci...
Super.
pas envie de discuter, le Gironflons...
Je comprends parce que moi, c'était pareil avec les lignes dans les tableaux.. Avec certains tableaux, "mon dieu, mon dieu, oufti, des lignes partout, dans tous les sens, comment je vais faire?" que je me disais. Enfin "comment je vais faire?" façon de parler.
Si j'étais incapable de trouver les lignes toutes seules, je ne pouvais pas croire que ces lignes y étaient pour de vraies. Dans mon for intérieur, c'est comme ça que ça se passait, et je ne me sentais pas apte à ingurgiter toutes ces lignes...
Un jour devant la télé, j'ai dit à un "quelqu'un" : "j'y crois pas à ces lignes, d'abord je ne les vois pas par moi-même si on les rajoute pas en gros traits rouge, et à quoi ça sert franchement".
Le "quelqu'un" a dit : "mais si".
Donc depuis je suis moins radicale, forcément.
Alain Korkos en a mis des lignes, l'autre jour : un triangle. Je me suis dit, d'accord elles tiennent dans un triangle, les têtes, mais si je fais le contour des têtes, ça ne fait pas un triangle... C'est plus fort que moi, il y a un petit village gaulois qui résiste dans le fin-fond du pays de ma pensée. J'admets, mais je n'y trouve aucune satisfaction quand on m'explique les lignes. Donc je comprends le cas gironflons

Là où je ne comprends pas, c'est que dévoiler les images dans les images, c'est encore plus d'images dans les images, et quand on aime les images, on trouve du plaisir à suivre la démarche d'Alain Korkos, ça élargie, ça ouvre des perspectives (et en peinture des perspectives, ça ne se refuse pas..). Vachement plus mieux que les lignes qui grabouillent le tableau...
Poisson, je me sens moins seul, alors merci.

Plus qu'avec les lignes sur un tableau, j'approfondirai mes doutes en citant un exemple qui, j'en suis certain, fera se dresser plusieurs d'entre vous au motif qu'il y a prescription et que l'erreur est humaine (ce que je ne nie pas). Il s'agit bien évidemment de l'affaire Danette. Même si l'histoire date de plusieurs mois, elle est pour moi révélatrice : quand on veut chercher des symboles, on en trouve... même quand il n'existent pas. En l'occurrence un rapprochement entre le parfum de la crème et la couleur de peau du footballeur. Ca, pour le coup, c'était bien foireux. ;)

Tout ça pour dire, encore une fois, qu'on peut doter certaines images de références historiques, politiques, religieuses, etc, alors qu'elles n'en contiennent pas à leur création. Quelqu'un me suit ?
Essayé d'entamer quelque chose, mais il était visiblement plus important de corriger ma méprise...

Concernant ce que je sous-entend sur ce qu'induit la rapidité de choix (et bien d'autres choses), les influences, cette petite vidéo.
J'ai bien vu que tu avais entamé quelque chose, mais à vrai dire, je n'avais pas pas bien compris quoi. Mais je vais regarder la vidéo, peut-être que ça m'aidera...
Tout ça pour dire, encore une fois, qu'on peut doter certaines images de références historiques, politiques, religieuses, etc, alors qu'elles n'en contiennent pas à leur création.
Où est le problème?

Pour toute œuvre d'art, celui qui s'y frotte s'affranchit totalement de l'intention, affichée ou réelle, de l'auteur dans un certain sens.

Tel christ (un à saint-sulpice par exemple, mais il y en assurément un tas) a été sculpté avec une pure intention religieuse : il est sur la croix! Il a été commandé par l'église! Ça n'interdit pas de constater qu'il a l'air plus debout que suspendu par les bras, que son déhanché est comme une danse. L'auteur a du être submergé par l'intention de bien rendre la sensualité de son modèle.. Vous semblez regretter qu'on n'y voit pas le christ mort sur la croix, un point c'est tout. Mais ça ne se commande pas! Et il y a souvent de bonne raison d'y voir autres choses.

Degas a habillé sa danseuse, coulée dans le bronze (comme les canons), d'un bout de tissu. Possible qu'il n'ait pas formulé d'intention, mais l'éternel et l'éphémère se touche, parce qu'il l'a voulu sans doute, ou pas, dans la création, il se passe des choses surnaturelles...

Repartir dans l'histoire des danettes : ça va pas être possible. Faites remonter les forums sur le sujet si le cœur vous en dit, mais on a bien raclé le fond, lécher le couvercle, y' plus rien à en tirer.
Ce qui me turlupine n'est pas de voir ou pas quelque chose dans une image, mais de donner des intentions à quelqu'un qui n'en a peut-être pas.

Je me demande, par exemple, si un publicitaire pense vraiment à Dieu et à ses représentations à travers les âges pour vendre un produit. Là, j'ai un gros gros doute.
Je me demande, par exemple, si un publicitaire pense vraiment à Dieu et à ses représentations à travers les âges pour vendre un produit. Là, j'ai un gros gros doute.

Oubliez vos doutes !
Le café San Marco pour Dieu (pompage du plafond de la Sixtine), le fromage Caprice des dieux pour les cupidons, etc.
Pendant un temps, une marque de yaourts avait utilisé la Naissance de Vénus de Botticelli.
L'huile Carapelli a détourné pour son étiquette un tableau de Murillo, Santa Justa et Santa Rufina.
Et la liste est loin d'être exhaustive. On voit par là que des fois, les publicitaires pensent au sacré pour nous fourguer leur camelote…
Quand ils détournent des zeuvres d'art (la Laitière de Vermeer, par exemple), ils appellent ça du "pillage positif". Jolie expression.
Bonsoir Monsieur K.

Vous connaissez la petite vidéo que j'ai mise en lien deux-trois posts au-dessus ?
SLEEPLESS : Salut M'sieur. Je ne connaissais pas cette vidéo, non. Je la trouve totalement sidérante, et j'aimerais bien en savoir plus sur ses conditions de réalisation.
Bonjour Monsieur K.

Je ne sais pas grand chose des conditions de la vidéo. Tout ce que je sais c'est que Derren Brown fait des shows sur Channel 4, et est un spécialiste de la manipulation mentale et de programmation neuro-linguistique (voir ICI.
Il peut être intéressant de le contacter et d'en savoir plus, un sujet d'émission ?

Ce que je voulais dire à Gironflons, c'est qu'un choix en urgence, qu'il prenait comme appui pour dire que le principe d'association avec des références était peu probable, me semble au contraire aller dans le sens opposé.
En effet, on peut supposer que les personnes travaillant dans le graphisme ont une formation, qu'elle résulte d'un parcours auto-didacte ou d'un cursus universitaire ou en écoles privées. Donc doivent avoir amassé un certain nombre de références, la plupart étant euro-centrées, occidentalo-centrées. Avec ce que ça implique en termes d'inspiration religieuse et de respect des conditions de construction d'une image.

Il n'est pas interdit de penser que le choix rapide d'une image se fera par rapport à ses qualités propres mais aussi en faisant de manière plus inconsciente appel à la mémoire, et à cette formation, notamment sur la composition, la mise en page, les codes couleurs, etc.
Avec de fortes probabilités de retrouver de façon inconsciente une image existante.
Pensons aussi au test de Rorschach

La culture de Monsieur K. lui permet de retrouver ces images, en illustrant à sa manière le principe de Lavoisier, lui même repris d'un philosophe grec, Anaxagore de Clazomènes.

Et c'est mettre de côté le détournement volontaire, qui est une autre histoire.
désolé pour la construction des phrases parfois alambiquée, mais je suis dans des textes en langue étrangère en ce moment, et le passage de l'une à l'autre produit parfois des tournures étranges...
Derren Brown est assez impressionant
voici son site officiel : <><><><>< ici ><><><><><>

Il est interessant de savoir qu'il est avant tout un artiste peintre, mais qu'il s'est tres tot interesser aux techniques de manipulations et surtout de "cold reading" ( lecture froide ? ) permettant d'analyser le language du corps tetc., techniques qui sont utilisees constament par divers groupes religieux ou "voyants" de tous poils.

A voir aussi une longue interview avec Richard Dawkins et intitulee "les ennemis de la raison"

<><><>< youtube ( en anglais ) ><><><>
Hé, M. L-P R est de retour !

Ouellekomme baque.

Et merci pour les liens et précisions.
hehe merci sleepless.
de retour juste un peu aujourd'hui, mais ne peux rien garantir pour les prochains jours ;-)
C'est pas pour frimer, mais je connaissais cette vidéo.
Les deux publicitaires ont mémorisé, intégré les éléments les plus marquants du parcours que le responsable du test leur a imposé.
Ce qui me paraissait très étonnant à l'origine, ne l'est finalement pas tant que ça.
L'art d'Extrême-Orient !
C'est pour samedi ?
on a donc 4 jours pour trouver sur quoi vous allez vous appuyer pour nous parler des bouddhas ?
de la porcelaine ?
les bronzes chinois qui mélangent tout plein de figures géométriques, et même que ça fait des têtes d'animaux ?
eh ! ça peut être bien ça ? c'est ça ?
ou non, je sais, les peintures du mont fuji yama, ou les peintures des intellos chinois, qui montent dans la montagne avec leurs petites jambes, sur des petits ponts au-dessus de petits rivières ?

Mmmmmm....
le jeu est lancé...
pour l'instant, j'ai pas trop d'idée.
Mais ça ne saurait tarder !
Cherchons, cherchons, on a le droit de chercher, hein, m'sieur korkos ?
DELPHES : Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas ;-) Non que je mette en doute vos capacités déductives, mais là, c'est carrément impossible.
C'est LA question qui revient 10 fois sur 12 quand on fait l'analyse d'une image, d'un texte.
Toujours cette question : "Mmmmmh, il a pas pu penser à tout ça l'artiste/le poète...."
et ma réponse est toujours la même : "et alors ?"
Plusieurs intérêts à cela tout de même : chercher, traduire, interpréter, décortiquer, c'est notre travail de lecteur-spectateur. Le travail de création se prolonge dans l'oeil de celui qui lit/regarde l'oeuvre. Et ouaih ! c'est pour moi la seule définition valable de l'art. Sans nous, l'art n'est pas.
Autre chose : que ce soit conscient ou inconscient, les créateurs d'images ou de textes ont toujours en eux un fond culturel, un fond d'images qui les constitue en tant qu'être.
Je parle d'écriture, parce que c'est peut-être plus flagrant encore : pour prendre mon exemple personnel, j'ai parcouru dans ma vie énormément d'oeuvres latines et grecques ; et je sens bien que, quand j'écris (je ne vous parle pas des commentaires sur les forum, on n'écrit pas ici, on cause ;-), mes textes ressemblent plus à du cicéron qu'à du aragon. Je ne le fais pas exprès, mais c'est vrai ; et si un jour quelqu'un veut s'amuser à décortiquer mes textes, et bah il pourra faire tout plein de références à la stylistique grecque et latine, alors que ça ne m'aura pas du tout traversé l'esprit. Et alors il pourra se lancer dans certaines associations d'idées saugrenues, parce que si celui qui écrit réutilise des tics de langage latins, il se peut qu'il soit imprégné de toute cette culture classique. Et l'auteur qui écrira de façon plus "contemporaine", on pourra tout de suite aller chercher dans un autre type de culture, etc.
Je ne sais pas si je suis très claire ; ce que je veux dire, c'est que ce que l'on voit dans une image ou dans un texte y est (puisqu'on le voit ; cogito ergo sum). Et si l'auteur a oublié d'y penser, c'est pô grave ; c'est là quand même ; et tout le passé judéo-chrétien est là aussi. C'est comme ça, ça existe, c'est là. Y a pas à chercher plus loin.
Enfin, quand même... Monsieur Korkos, vous exagérez !
Vous faites abstraction du premier mai, vous vous moquez du week-end-bien-mérité par-la-France-qui-se-lève-tôt-(pour-rien-vu-qu'-y-a-plus-que-la-crise)-sans-rolex pour quoi ? Pour nous parler de boulot, via l'art !
Ce dimanche-soir, cela me flanque le caf'art !
Odeur de toner, de papier machine, de café en gobelet, de singe que l'on mettrait bien en boîte...

Faites-nous voyager M'sieur !
Si on est viré de Molex à 50 ans on a raté sa vie aussi ?

Il me semble que c'est bien pire que de ne pas avoir de Rolex,

De toute façon des Rolex on n'en veut surtout pas,

C'est d'une vulgarité incroyable...

***
Je me demande ce qu'Hopper aurait pensé de cela
POISSON : Élue gagnante du concours incessant de jeu de mot pourri !

Ah ! Mais ! Allô les studios !

ULYSSE : Coiffe Poisson sur le poteau et lui arrache la victoire avec les dents !

A part ça, les jeunes filles de Hopper ne le sont pas vraiment puisqu'en réalité, c'est son épouse Josephine (alias Jo) qui a posé pour représenter toutes les femmes qui apparaissent dans ses peinturlures, qu'elles soient belles ou moches.
COMPUNET : « on vient également de me proposer Room in New York en privé... »
Et moi je vous propose de relire ma chronique. J'y parle de plusieurs tableaux, dont celui-ci :-)

SLEEPLESS : C'est vrai que les personnages de Hopper paraissent faits de pâte à modeler. C'est vrai aussi qu'on n'est pas dans l'hyperréalisme, qui de toute façon fut inventé dans les années 70 (Hopper est mort en 67). Il n'y a qu'à observer la très fine couche de peinture, qui souvent laisse apparaître le grain de la toile (quand ils utilisent de la barbouille, les hyper, eux, recouvrent de manière épaisse et lisse) ; il n'y a qu'à observer, également, les verticales de Hopper qui souvent penchent du côté où elles vont tomber. L'obsession d'un rendu photographique n'existe pas chez lui. Même s'il a été fortement influencé par le cinéma. Hopper n'est pas hyper (ah ah ah).
Cela dit, l'un des plus grand peintres hyper, Richard Estes, le cite comme influence déterminante.
Si à l'époque il n'y avait pas de métro aérien à Delft, il y a maintenant le train qui traverse la ville et de façon relativement aérienne quand on arrive de La Haye.
Et quand on voit l'architecture ici, l'Amérique n'est pas loin...

SI jamais vous passez dans le coin pour voir le Rijkmuseum à Amsterdam ou la Mauritshuis à La Haye, faites moi signe.

Vriendelijken groeten
A. KORKOS : "« les mises en scène ne seraient en fait qu'une tentative désespérée d'entrer en contact avec l'autre, les autres ??? » C'est une chose à peu près avérée dans une grande partie de la barbouille néerlandaise qui parle souvent de drague (c'était l'un des sujets picturaux favoris des bourgeois), et on pourrait sûrement passer pas mal de peinturlures du XXème siècle à la moulinette de ce concept. C'est une ide à creuser."

la "peinturlure" du XXème siècle à la moulinette de ce concept ?? alors là je vous mets au défi !! zêtes fort en peinturlure mais tout'd'même pfff

pour le XXème siècle faudrait, avant tout, pouvoir distinguer les personnes de leurs accessoires non mais !!

et j'en veux pour preuve celle-ci au titre pourtant parfaitement explicite :
Idylle atomique et uranique mélancolique

plus dur encore.......

pour d'autres, je vous l'accorde en y mettant un peu du sien on peut y reconnaître les prémices d'un nouvel amour... quoique....reste que ce déjeuner là est magnifique...

-:)
RÉPONSES EN VRAC DU SAMEDI SOIR


DELPHES : Le Retour de Marcus Sextus, de Guérin, j'adore (j'aime bien les toiles de Guérin en général, l'art un peu pompier a ses charmes).
« nous avons le droit à notre hollandais favori dans toutes les chroniques. » Je dois avouer que mes peintres européens préférés sont pour une bonne part néerlandais, flamands ou allemands : Vermeer, Rembrandt, Van Eyck, Memling, Van der Weyden, Dürer, Holbein, etc.

PAMÉLA : « Pour Vermeer, le titre est incomplet, il s’agit de "La leçon de musique interrompue". » Mouais, sauf que les toiles de Vermeer n'ont pas de titre. Et donc, les historiens leur en ont donné au petit bonheur la chance. Cette peinturlure, on aurait pu aussi bien l'intituler Regarde chérie, ya une faute de frappe dans la partition, au prix que je l'ai payée ils exagèrent.
A part ça, ma faute de frappe à moi-personnellement-je a été corrigée.

OBLIVION : Les ouvrages en cheveux, franchement c'est pas mon truc, ça me fait un peut penser à l'expo Our Body : « Ramenez un souvenir de l'expo, un vrai bracelet en vrais cheveux du Chinois sans peau qui fait du vélo. » Mais le gars qui en parle évoque aussi les tresses africaines, sujet qui m'intéresse grandement. D'ailleurs, si quelqu'un a des infos de première main sur le sujet, je suis preneur (ainsi qu'au sujet des foulards de tête en Afrique francophone).

POISSON : « Quel silence dans la peinture de Vermeer! Dans celle de Hopper aussi (…) Ça échappe aux peintres ou pas? »
Pour ma part, j'ai toujours pensé que les meilleurs illustrateurs du silence étaient Vermeer, Hopper, Magritte et Morandi.
Mais il y en a d'autres, comme il y en a qui illustrent le bruit et la fureur ou les saveurs et la sensation tactile (Chardin). M'est avis que la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher et le goût participent à notre perception de la peinture. Et le peintre y est pour quelque chose, ça fait bien partie de ses intentions. Certains préfèrent privilégier un sens ou deux parmi les cinq, c'est une affaire de sensibilité, mais je tiens pour acquis que souvent, une peinturlure n'est pas seulement une chose à voir.

COMPUNET : « les mises en scène ne seraient en fait qu'une tentative désespérée d'entrer en contact avec l'autre, les autres ??? » C'est une chose à peu près avérée dans une grande partie de la barbouille néerlandaise qui parle souvent de drague (c'était l'un des sujets picturaux favoris des bourgeois), et on pourrait sûrement passer pas mal de peinturlures du XXème siècle à la moulinette de ce concept. C'est une ide à creuser.

WATSON
: « Je crois me souvenir que Baudelaire parlait "d’extraire l’éternel du transitoire" ». Ah ! j'ai lu cette phrase aujourd'hui même à propos de Toulouse-Lautrec ou d'Henri Rivière, je ne sais plus. Il faudra que je recherche…
« Je propose de finir sur un autre noir, auquel a peut-être participé une maison peinte par Hopper – ou qui du moins n’est pas sans l’évoquer - dans un certain film d’Hitchcock… » Inutile de parler au conditionnel, Hitchcock a clairement dit qu'il s'était inspiré de cette maison au bord de la voie ferrée.

BALTHAZ
: En cliquant sur le lien vers l'Obs signalé en début de chronique, ont avait aussi droit à l'intervioue de ce sémillant Marcus, qui l'avait en fait accordée au Parisien. (A quoi ça sert que j'fasse des liens si presque personne il clique dessus, hein ? D'ailleurs on a les noms de ceux qui cliquent pas.)

CYRIL F. : Non non, je ne me suis pas trompé, les deux tableaux ont des murs plus ou moins jaunes (plutôt ocres chez Vermeer). Ce qui les oppose est ailleurs, dans l'attitude des personnages. Mais il est vrai que le vert est aussi une dominante de Office at Night.
Pour visiter les canaux de Delft, la vedette Canal Hopper ;-)
M. K, n'y a-t-il pas une erreur de frappe lorsque vous comparez le toile de Vermeer Gentilhomme et dame buvant du vin et celle de Hopper Office at Night: Vous dites à propos de celle de Vermeer: ...un pièce à dominante jaune... et à propos de celle de Hopper: ... Hopper traite de le sujet de manière inverse: un pièce à dominante jaune... Ne serait-ce pas plutôt vert ?
A lire l'article du Canard à propos de l'interviouve du patron de molex qui parle du niveau intellectuel des ouvriers forcément manipulés de l'extérieur : voilà un patron qui sait reconnaitre un bon nèg' d'un mauvais : à sa façon de parler.
Excellente chronique, comme toujours.
La dernière photo de Marcus et Corinne est à rapprocher d'une séquence du film "Pas de printemps pour Marnie " d'Alfred Hitchcock
L'homme est debout et la secrétaire est assise.
Ah M.Korkos… Seul un personnage comme vous, baignant constamment dans les images, investi de culture visuelle, était capable de nous faire surgir d’un bureau de la société Molex Automotive, une peinture d’Edward Hopper. Ce rapprochement aurait fait bondir au plafond plus d’un historien d’art, mais l’historien d’art est parfois aveugle au fait plastique. La modernité poétique permet de s’affranchir, dans une certaine mesure, de la chronologie et du poids insurmontable de l’histoire pour la réalisation d’une chronique. Je crois me souvenir que Baudelaire parlait « d’extraire l’éternel du transitoire ».

Entre la chronique de la semaine dernière et celle d’aujourd’hui, nous sommes passés, d’une certaine manière, du noir de La leçon d’anatomie du docteur Tulp par Rembrandt à celui de « La leçon du grand capitalisme du XIX° siècle », avec Le comptoir des cotons à la Nouvelle-Orléans par Degas. Le capitalisme protestant a imposé des morales sociales de la couleur qui se font l’écho des valeurs de la Réforme apparue au XVI° siècle. Dans le vêtement notamment, le noir restait encore ce qu’il y avait de plus sobre et digne pour ces gens d’affaire. Et ce n’est pas par hasard non plus si la Ford T n’était que noire à ses débuts…

Je propose de finir sur un autre noir, auquel a peut-être participé une maison peinte par Hopper – ou qui du moins n’est pas sans l’évoquer - dans un certain film d’Hitchcock…
http://www.easyart.fr/posters/Edward-Hopper/Maison-au-bord-de-la-voie-ferr%E9e-166131.html
"et on n'insistera pas trop sur les différences que peuvent présenter ces deux images car à vrai dire, celle de Marcus et Corinne séquestrés de Molex n'est qu'un prétexte, l'occasion de causer de deux peintures de bureaux d'Edward Hopper. "

c'est exactement ça qui me plait chez vous... les prétextes....
quand je pense qu'au début je vous titillais sur le "fond" et aujourd'hui je suis devenue fan absolue de vos chroniques juste pour le plaisir de "causer de peinturlures" ...miam miam (en référence à votre bonus mais attention à vous : mam' bachelot est rentrée en guerre contre les porcs du monde entier alors montrer de la cochonaille en ce moment vous prenez des risques m'sieur korkos ) !!
-:)

sur les liens avec nos patrons séquestrés, je m'interrogeais déjà sur les Unes de nos journaux quand Pinault s'était fait séquestrer une heure dans un taxi (euhhh une heure dans un taxi, à ce rythme c'est pas l'seul à paris à s'faire séquestrer !!-:)) et que nos journaux n'ont montré comme seule photo de sa séquestration lui et sa bimbo.... ;
ou alors la rencontre au sommet à madrid dont nos journaux ont brillamment relayé les discussions : http://people.plurielles.fr/diaporamas/carla-bruni-vs-letizia-d-espagne-le-choc-du-glamour-4399972-402-RElBX05VTUVSTyAy.html (à noter que la courbe des postérieurs était déjà la même du temps de Hopper "Office at night" ; Hopper - lémédias : même combat !! -:))

bon, rien à voir (pure association d'idées influen[s]za[/s]cée tout de même par le Vermeer "La leçon de musique") mais je mets un lien vers un Renoir parce que j'ai envie de "séquestrations" où toutes les catégories socio-professionnelles se retrouveraient autour d'un bon repas (cochonaille pas encore grippée !!) pour négocier : "Le déjeuner des canotiers" !!

et si l'on suit votre chronique , au moins depuis Vermeer -:) et ce malgré les mêmes courbes dessinées traversant les époques, les mises en scène ne seraient en fait qu'une tentative déséspérée d'entrer en contact avec l'autre, les autres ???
pffff alors peut-être conseiller à Corinne et Shirley de rajouter un verre de vin à côté des dossiers en souffrance......

brrr tout ça pour dire que j'adore ces [s]prétextes[/s] chroniques.....
Le bonus est très drôle.
Le reste... passionnant.
Merci !
Un argument à ajouter, dans le dessin préparatoire de Hopper, il a dessiné un tableau et un homme qui se tourne vers la femme, dans le tableau, il a retiré le tableau, mais a mis l'homme dans la même posture que sur le tableau de Degas, l'intention est donc bien de montrer l'indifférence envers Shirley, moins évidente dans le dessin.

Superbe analyse, Alain, vraiment très forte; Et la relier comme ça à l'actualité, c'est imparable.


http://anthropia.blogg.org
Message 1/5max du 02/04/09.

Petite question, me tenant loin du métro et de la presse cochonne, euh affichant des cochonneries, euh de la cochonnaille, et de la capitale, je découvre cette campagne. Vous dites saucisson subliminal, en fait, il est davantage subliminal dans la campagne pour la presse puisque carrément absent. Dans le métro, on voit très bien qu'elle se tape la rondelle.
Quoi, j'ai dis quelque chose qu'il ne fallait pas ?

Ah oui, vous vouliez dire que la rondelle évoque le bâton de berger effectivement absent de l'image...

En fait, la question que je me pose, c'est pourquoi ils, les annonceurs, n'ont pas osé la même chose auprès de la presse...
Est-ce cette dernière qui a censuré l'image cochonne, préférant la main avec le pouce bien refermé sur le majeur et l'index sur la lèvre...

Ce qui est le plus amusant, c'est que dans un cas, comme dans l'autre, cela ne change rien à ma lecture cochonne.
Comment, c'est moi qui suit alors en cause ?
Ok, j'assume.

:P yG
[quote=La Leçon de musique de Vermeer par Johannes Vermeer, vers 1660]

Euh ..ce n'est pas Vermeer qui donne la leçon, je crois ? ;-)
[quote=On voit par là que la RATP préfère le saucisson subliminal aux pipes illégales.]

Ça, c'est pas une phrase sortie du cerveau d'un "ectoplasme dépourvu de toute libido".

En même temps, l'amour au bureau n'est pas dépourvu de certains risques http://pagesperso-orange.fr/lemomo2/boss.jpg
et certains bureaux ne prêtent pas non plus à l'intimité http://www.planetefacility.com/fileadmin/NL60/playtime.jpg.
Ben oui quoi, depuis la chronique "ceci n'est pas une ...", j'me suis refait toute la filmo du père Tatischeff.
Pour Vermeer, le titre est incomplet, il s’agit de "La leçon de musique interrompue".
J’ai lu quelque part que les notes de musiques de la partition avaient été déchiffrées et qu’il s'agit d'une ronde d'amour.

Plutôt qu’une de leçon de musique, c’est une histoire d’amour entre le professeur et l’élève. Et ils sont interrompus par quelqu’un qui entre dans la pièce.
D’autres indices : le tableau du fonds représente Cupidon (comme dans la toile de la femme debout au virginal ) , et puis la cage à oiseau....

On est loin des peintures froides de Hopper.
D’ailleurs je trouve les comparaisons entre Hopper et Vermeer un peu tirées par les cheveux …;-)
Toujours étonné par l'œil de monsieur K.
Et puis Hopper, ah, Hopper...

Merci monsieur K.
Sublime... et si.... évocateur...;-)
Merci Alain.
Et la mise en page est de plus en plus réussie dans vos chroniques, c'est un vrai régal (et je ne pense pas au saucisson...).
Vous nous mettez les éléments de comparaison avant et après les images, afin que nous les ayons toujours en vue, merci beaucoup !
Et j'adore cette phrase sur le métro aérien de Delft.
Pffff..... J'en veux encore ! Du Korkos tous les jours, pour illuminer nos journées. Et il est 8h du matin, et j'ai déjà eu mon illumination de la journée ;-)

Et je me permettrai de faire un lien hasardeux, et pour ma part, il est vraiment hasardeux, ce qui n'est jamais le cas avec vous.
J'ai lu "Marcus et Corinne, les séquestrés de Molex", et j'ai pensé à un superbe tableau, que j'adore (du coup toute petite déception en remarquant mon erreur, mais la chronique a largement compensé cet état fugace) :
http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=rs_display_res&langue=fr&critere=marcus+sextus&operator=AND&nbToDisplay=5
Le Retour de Marcus Sextus, de Guérin. Bon, forcément, ça nous incitait à être en empathie envers ces patrons séquestrés, exilés, loin des leurs, alors c'est complètemenet stupide.
Mais, bon, on fait les rapprochements qu'on peut ;-)
N'empêche que le patron, il a un nom de Romain ; c'est assez drôle, quand on pense que les Romains sont connus, notamment à l'époque de Guérin, pour leur droiture morale.... !
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