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"Macron, ça booste les ventes"

Macron, candidat des médias. Macron, chouchou des médias. L'accusation est quasiment dans la bouche de tous les autres candidats à l'élection présidentielle. Et cette même accusation, ce même soupçon, nous effleurent parfois ici aussi à Arrêt sur images. A constater le nombre de couvertures de magazine, d'éditoriaux favorables qui sont consacrés à la couverture de l'ancien ministre de l'économie, on peut se poser la question : la presse de droite, comme de gauche, et peut-être plus encore la presse "ni de droite ni de gauche", a-t-elle choisi son camp ? Pour répondre : Bruno Jeudy, rédacteur en chef de Paris Match et Mathieu Magnaudeix, journaliste à Mediapart.

Derniers commentaires

Macron fait comme le père Noël; il passe des coups de téléphone avec un message enregistré!
Probable que des gens croient qu'il les a appelé personnellement.
Est-ce légal?
Il est conforme à l'air du temps, ce candidat. On a la nette impression que c'est un fake :-)
Bonjour!

Je vous invite à lire l'excellent article de F.Lordon "Macron, le spasme du système": http://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme .
Brillante déconstruction de la stratégie du candidat et du sens de sa candidature. Oui, Macron est le candidat du vide, parce que son contenu est invendable, immonde, insupportable. Libéralisation du marché du travail, de l'éducation, suppression de la "règle" au profit de "l'accord", et j'en passe. Il n'est que l'agrégation de libéraux qui s'assument mais n'assument pas la droitisation des discours.

Il sera l'instrument de l'amputation (à vif) de l'aile gauche du PS, mourante avec Hamont. L'existence et la candidature de ce personnage permettent une refondation d'un nouveau PS autour de l'idéologie libérale dominante, et libéré de son excroissance humaniste et sociale (si on peut considérer le programme de M.Hamon comme tel, ce qui reste à discuter). Il sera intéressant de suivre les évènements après l'élection, nous verrons ce que deviendra cet agrégat multiforme, pour ne pas dire informe.

Comme j'aime bien parler des choses en connaissance de cause, j'ai subi le visionnage de son meeting d'hier (ce n'est pas mon candidat, cet exercice relève donc plutôt de l'auto-flagéllation...). Pendant plus d'1h15 sur les 2h que durent son meeting, il a déroulé des platitudes visant à créer de l'empathie, susciter de l'émotion. Du pathos, du pathos et toujours du pathos... Des phrases interminables, et souvent d'ailleurs pas terminées, des clichés, des erreurs... et rien! C'est à se demander comment les gens présents dans la salle peuvent tenir 2h à écouter son débit lent et entrecoupé de silences longs et inutiles, et vide. Les premières mesures ont été abordées après plus de 1h15 de meeting, et encore il n'a fait que répéter ce qui avait déjà été dit: moralisation de la vie politique, réduction du nombre d'élus, limitation du nombre de mandats dans le temps, libéralisation du marché du travail, autonomie des universités et gloubiboulga de mots et formules usées et plates pour nous dire que l'école doit être le lieu de transmission du savoir (ben tiens, on s'en serait pas douté!). Bref 2h de blabla pour ne rien dire, vraiment rien. Les quelques idées abordées ne sont pas développées, ni expliquées. On ne sait pas comment il compte faire, par quels moyens et dans quel but... Je ne sais pas comment on peut être convaincu par ...rien... J'ai eu le sentiment en le regardant, de voir un télévangéliste devant ses fidèles, qui leur tire les larmes et les cris en leur parlant d'une mère et de son enfant (c'est ce qu'a fait Macron hier à plusieurs reprises), des difficultés de la vie, des bonheurs, des "projets", des "ambitions"...etc.

Je me méfie toujours des articles, sujets vidéos et autres formes d'expression médiatique, j'ai donc voulu vérifier par moi-même ce que pouvait être le candidat Macron. Il est vide, creux, mauvais orateur, mauvais comédien (surjouer l'émotion entre chaque phrase est inutile et ridicule). Mais il est dangereux. Il est la politique de M.Valls puissance 10, il est la gouvernance par ordonnance et 49-3 parce que sa politique est insoutenable et ne sera pas soutenue, il est l'incarnation d'une politique dépolitisée et idéologisée, d'une politique qui ne convainc pas mais se vend, il est une immense campagne marketing clinquante qui cache le monde peu reluisant qu'il nous prépare. En regardant ses soutiens, ceux qui gravitent autour de lui, on comprend vite ce qu'il reflète, ce qu'il incarne, ce qui nous attend si ce monsieur parvient à se faire élire. Il est dangereux parce que le marketing, le "branding" réussissent à nous vendre ce dont nous ne voulons pas, ou ce à quoi nous n'aspirions pas, par la force des images, par l'exposition du/au "produit" jusqu'à l’écœurement, par l'émotion, le pathos. Ce n'est pas la raison qui est interpelée dans la campagne de M.Macron, c'est l'émotionnel, c'est cela qui est dangereux, car c'est cela qui pourrait le faire réussir, contre toute raison...

J'ose croire que mes concitoyens sont des individus éclairés, qui ne se feront pas berner par cette grossière campagne de pub, qui auront vu la forêt cachée derrière l'arbre. J'ose croire, mais j'ai peur de me tromper....
A voir, reportage intéressant d'Envoyé Spécial sur les sondages : Secrets de sondages.

On y retrouve ce qui a été évoqué ailleurs dans le forum sur les panels rémunérés et les fausses déclarations, l'orientation des réponses par les questions (ils ont testé en faisant leurs propres sondages), les redressements opaques, la publication en chiffres ronds plutôt qu'en écarts avec marge d'erreur, l'influence sur les politiques et leur manière de mener campagne et un rappel de l'affaire des sondages de l'Elysée sous Sarkozy avec ici une petite enquête sur ceux fait par les gouvernements depuis Hollande, notamment Valls semblant bien soucieux de son image.

Un cas d'école avec un redressement expliqué par OpinionWay où il y a carrément une inversion de qui est en tête :
- en brut, ils ont Le Pen à 23% et Macron à 25%,
- avec leurs redressements d'après une question sur le vote des sondés en 2012 et leur doigt mouillé, ça devient 26% pour Le Pen et 22% pour Macron

Un truc à creuser : ils disent que les notices techniques remises par les sondeurs à la Commission des Sondages ne sont pas visibles et j'aimerais bien savoir quelle est exactement la différence par rapport à celles sur le site de la Commission. A priori, les experts de la Commission ont les chiffres bruts pour faire les comparaisons.
Bon regardons les analyses de fond du boss de Paris Match au sujet de l'opinion majoritaires des uns et des autres au sortir du dernier débat des 11 candidats !


https://youtu.be/DbClsR-C2OM?t=6h38m17s
Cette émission a attiré sensiblement moins de commentaires que les autres.

On dirait que Macron, ça ne booste pas le forum :-)
Si vous invitez la peste et le choléra pour nous parler de la gangrène, ne vous attendez pas à avoir des réponses aussi plates [et aussi fausses], comme résume parfaitement le titre de cette émission.

(J'ai quand même écouté jusqu'à la fin.)

Paris-Match : «... dans ma deuxième maison BFM... » – :D :D :D
Mediapart : « ...on avait fait le point la veille... [sur les questions à poser] » – Et bien voilà..
La question était une des bonnes.
1/Micron booste-t-il les ventes ?
Si c'est oui, on ne se demande plus pourquoi la presse people ou pas en fait son chouchou, car si un journaliste a des scrupules, il dégagera du monde capitaliste de manière darwinienne.
Il semble que la réponse soit oui. On aurait pu être plus scientifique et demander avec précision combien ? Ça aurait été une donnée sans fourchette d'erreur.
2/Pourquoi ?
Je me permets une réponse.
Il existe un consensus (i. e. une opinion majoritaire chez les gens) qui s'intéresse à une seule chose :
QUI VA GAGNER ?
Et surtout pas que proposent les candidats ? Qu'est-ce qui serait bon pour le grand nombre et pas seulement pour "le petit nombre qui est nourri par le grand nombre" (Voltaire) ?

De ce fait, tout devient un ensemble de matchs sportifs.
Et l'on tombe au niveau des commentaires sportifs, dans lesquels on est "supporter" (partisan) des uns ou des autres sans aucune raison autre que la proximité, le caprice, le "charisme". Il devient saugrenu de se demander POURQUOI on "supporte".
Ça sert à quoi d'expliquer ? Ça sert à quoi d'avoir raison ?
Et du coup, l'oligarchie sait qu'il lui faut la clameur des medias, pour obtenir un maximum de soutien des gens et l'emporter encore plus facilement que pour gagner un match. Comme disait Thiers, la République c'est encore mieux que la Royauté car les gens votent comme on leur dit de voter, ils font ce qu'on leur dit de faire et après les élections on peut se gaver légitimement, sans que l'on ait à y redire.
Il y a bien un peu de mouvement dans la rue, mais ça aussi c'est facile à surmonter, à détourner grâce à le presse et la force régalienne.

Moi je dis que tant que les cerveaux seront remplis, imprégnés, obnubilés, assommés, étourdis, ravagés par le foot, tout continuera.
Je sais que Juvenal racontait "panem et circenses" mais je ne lis pas le latin.
tiens , tiens lors de cette émission j'ai entendu:
"si Macron est président de la République il aura du mal à gouverner";
oui, il risque d'avoir la gauche ET la droite contre lui !
Macron est l'homme des Lagardère et cie qui lui font sont marketing;

pourtant c'est l'homme de l'ultra libéralisme, il ne s'en cache pas; faut croire
que les français(e)s veulent l'ultra libéralisme;

de toute façon quel que soit le résultat de cette élection, le gagnant ou la gagnante
ne sera élue qu'avec une minorité d'électeurs; c'est l'abstention qui fera le + grand
score et c'est la raison pour laquelle cela ne fonctionne pas;
Dans Charlie Hebdo cette semaine, une double page centrale sur le fonctionnement d'un comité En Marche (la journaliste s'est fait passer pour une militante pendant plusieurs mois et a observé de l'intérieur). C'est assez gratiné, et au passage, on apprend que ça grogne pas mal en interne car des comités, initialement gérés par des gens de bonne volonté, sont désormais repris en main pour laisser la place aux apparatchiks choisis en haut lieu pour les législatives.
Je n'ai entendu parler de cette enquête, ni de cette situation, nulle part ailleurs... Dommage!
Le Drian et Douste-Blazy rejoignent Macron.
Besancenot et Gollnisch se tâtent.
Le boostage des ventes est l'argument qui disculpe, mais pas à mes yeux.

Dans le JDD est-ce pour booster les ventes cet article sur le patrimoine de Macron?
1,4 million de "bénéfices industriels et commerciaux". Et il déclare aussi 561.582 euros de "revenus de capitaux mobiliers"., ceci et la faute avouée, car authentiquement trouvée sur un site officiel donc pas moyen de nier. Et ceci sans posséder d'actions. En tout cas elles ne sont pas déclarées, ni possésées, ni vendues.
Et ensuite tout s'explique! Ne vous inquiétez pas voyons. Ce sont les revenu d'une action à 16 €. L'étude de légalibilité montre que c'est parfaitement légal, peut-être, mais l'étude de voyoutabilité montre que c'est parfaitement voyou.

Je veux en acheter une, d'action à 16 €. Qui rapporte dasn les 500 000. C'est possible?

Et des gens vont voter pour ce Macron là?

modif: pas de lien vers l'article du jdd, ça boosterait.
Question : "Est-ce que Machin aurait pu être en couverture de Paris-Match ?"
Réponse1 : "On s'en balek' "
Réponse2 : "Il ne voulait pas montrer son cul ni celui de sa femme, donc non."

Question : "Est-ce que Truc aurait pu être en couverture de Paris-Match ?"
Réponse1 : "On s'en balek' "
Réponse2 : "Il ne voulait pas montrer son cul ni celui de sa femme, donc non."

Question : "Est-ce que Bidule aurait pu être en couverture de Paris-Match ?"
Réponse1 : "On s'en balek' "
Réponse2 : "Il a montré son cul et celui de sa femme, donc oui."
Bruno Jeudy ne bite rien aux statistiques ....... Dialogue complètement surréaliste...!
Sur les sondages, on touche effectivement le fond.
C'est bien pire que ce qu'on pense, et je vais un peu développer car il y a longtemps j'ai obtenu un diplôme dans ce domaine (DUT statistiques en 1972). Même si je serais aujourd'hui bien incapable de me débrouiller avec les hyperespaces vectoriels(*), il me reste quand même le souvenir des principes.

1. Le résultat d'un sondage correctement réalisé devrait s'exprimer en toute rigueur sous la forme « x % à ± y % avec une probabilité de z % »
Exemple : « Vote Macron : 16 % à ± 3 % avec une probabilité de 90 % ». Ca veut bien sûr dire que le résultat pour Macron peut être compris 13 et 19 %, mais ... dans 90 % de l'espace des possibles. Dit autrement : il y a 10 % de chances que le résultat réel n'ait rien à voir avec 13 à 19. La statistique ne prétend pas faire de prédiction.
Déjà Jeudy n'a apparemment pas compris ce principe ... ou fait semblant de ne pas l'avoir compris pour vendre son papelard.

2. On ne sait calculer mathématiquement une marge d'erreur que si les individus sont tirés au sort aléatoirement dans la population concernée
L'image triviale est celle de l'urne remplie de boules, qu'on prélève "à l'aveugle".
Pour un sondage sur des personnes, l'équivalent de l'urne serait un fichier de tous les individus susceptibles d'être concernés par l'étude. Dans le cas Macron/élections, ce serait un fichier de toutes les listes électorales.
Un tirage aléatoire est, paradoxalement, une opération qui n'est pas simple, car il s'agit d'éviter toute influence, y compris celle des sondeurs (qui "prélèvent les boules dans l'urne").
À l'époque où j'ai fait mes études, on avait un bouquin "Table de nombres aléatoires" (on n'avait même pas de calculette à l'époque !).
Aujourd'hui, on a des séries de nombres aléatoires engendrés par des algorithmes informatique ; c'est le système le plus économique (on doit avoir ça dans Excel et LibreOffice, me semble-t-il) ; ça pourrait sûrement suffire pour des amusements comme les sondages politiques. Pour des études plus sophistiquées, on a des dispositifs électroniques assez chers, capables d'engendrer des nombres aléatoires presque parfaits sous forme de tension ou de courant électrique.

Sauf que la plupart (la totalité ?) des sondages politiques sont réalisés en utilisant la "méthode des quotas". En gros : j'interroge des gens et ensuite je pondère leur réponse en fonction de leur "poids" dans la vie réelle. Exemple : j'ai eu 300 réponses de femmes sur mon échantillon de 1.000 personnes. Comme je considère que le sexe est un critère pertinent, je pondère la réponse "moyenne" de ces 300 femmes comme la moitié de l'échantillon (je multiplie par 500/300, alors que pour le résultat moyen des hommes je multiplie par 500/700).
Problème : mathématiquement, avec la méthode des quotas on ne sait pas calculer la marge d'erreur (ce sont les mathématiciens qui le disent).
Pour les entreprises de sondage, c'est facile : on considère que c'est équivalent à un tirage aléatoire. Il y a quelque temps c'était formulé en ces termes sur le site de l'Ipsos.
Schématiquement : « On travaille comme des saguoins, mais on considère que le résultat vaut celui d'un travail sérieux »

3. Un sondage d'opinion est bien plus délicat qu'un comptage
Ce que j'ai raconté précédemment peut s'appliquer à des choses inertes. L'essentiel de l'utilisation de la statistique s'applique aujourd'hui à des choses inertes.
Par exemple, on prélève 1.000 pièces dans une fabrication de 100.000 pièces. On mesure ces 1.000 pièces sous toutes les coutures : il est fort probable que s'il y a un problème commun à l'ensemble des 100.000 pièces, on le détectera. Les mesures ne sont pas exemptes de biais (**), mais on peut assez facilement avoir un résultat fiable.
Concernant l'opinion d'une personne, c'est bien plus difficile à "mesurer" : la formulation de la question peut influencer la réponse, l'enchaînement des questions aussi.
À l'époque lointaine où je faisais mes études, il était inenvisageable que les statisticiens soient aussi des psychologues. La bonne méthode pour une étude d'opinion s'effectuaient en 2 temps :
3.1 Un face à face avec quelque centaines de personnes pour pouvoir élaborer un questionnaire pertinent
3.2 Le vrai sondage avec ce questionnaire, en face à face aussi (il faut des sondeurs pro, capables de ne pas montrer leur avi)
Vous imaginez bien que ça coûte assez cher et qu'on ne va pas en faire 3 par semaine... sauf à ne pas chercher à faire un travail sérieux.

La statistique est, à mon avis, un bel exemple de manipulation.
Au départ, elle était uniquement littéraire (***). On y a introduit un raisonnement scientifique ... et puis on s'est mis à utiliser cette caution scientifique pour faire n'importe quoi mais justifier la démarche au nom de la Science.

____________________________
(*) Ça fait un peu Star Trek. C'est juste un ensemble où on définit chaque élément par plusieurs caractéristiques. Par exemple un ensemble d'humains définis par leur poids, taille, âge, sexe; chaque caractéristique étant définie par une dimension d'un ensemble. Dans la vraie vie on connaît bien 3 dimensions (longueur, largeur, hauteur), voire 4 (temps en plus) ; au-delà ça dépasse notre capacité de visualisation. Dans le domaine artistique, il y a même des ensembles avec des dimensions non entières : les fractales (par exemple http://sylvie.gallet.free.fr/)
(**) Anecdote classique dans la formation des statisticiens de mon époque
Dans cette usine, on voulait mesurer les caractéristiques des pièces. Les ouvriers devaient mesurer 1 pièce sur 1000 et noter le résultat sur une feuille de papier.
L'ennui, c'est qu'un ouvrier d'usine a généralement les mains sales. Du coup, ils remplissaient les feuilles à la fin ... en mettant n'importe quoi. Une "feuille" cartonnée a nettement amélioré la fiabilité de la collecte.
(***) Sujet possible, à mon avis, pour notre historienne favorite.
À ma connaissance la statistique a longtemps relevé de la monographie : les curés expliquaient au roi comment les gens vivaient. C'était textuel.
Les calculs seraient apparus lors de la 1ère guerre mondiale, après les théories probabilistes, pour optimiser les bombardements (tuer un max de gens avec un minimum de bombes)
Je reste perplexe.
Pour Jeudy, une baisse de 1% dans les sondages, c'est un plongeon ? En vrai ?
Et Magnaudeix, paniqué par le FN au 1er tour ? Abusé par les sondages ?
Qu'est-ce qu'ils ont dans le cerveau ces journalistes ??
Amusant détail cette nuit sur ONPC , le porte-parole de Mc Ron (ancien soc démissionnaire) :

" - J'ai travaillé dans ma vie , j'étais employé par la banque BNP Paribas ..."

...tout est dit , non ?
c'est bien une baisse avec une marge d'erreur de 2% ...et donc pas vraiment grand chose d'autre à en dire.... le vocabulaire employé est absurde (chute/tobogan) .
cela dit je me demande sincèrement si une minorité de forumeurs ici sont contre les sondages en générale ou contre les sondages qui ne mettent pas en tête / ne favorisent pas leur candidat.

Quand a certaines reactions ici elles sont incroyables .... Mediapart considéré comme un journal pro macron non pas parce qu'il parle de Macron en bien mais juste parce qu'il parle de Macron.

J'ai trouvé l'émission assez peu intéressante parce que sans grande surprise... au final, pourquoi les médias parlent de Macron :

- c'est un ovni, à la fois issu du système (ENA) mais ayant un parcours atypique sans expérience politique durable, jamais élu, sans parti. Il est relativement inconnu alors que tous les autres candidats sont des carriéristes de la politique avec 20 ans de présence au moins.
- il a une dynamique favorable rythmée par les événements : création de son mouvement, démission du gouvernement, meetings géants improbables, annonce de sa candidature,une femme plus âgée que lui (et oui ca intrigue et intéresse une partie des français), le rapprochement avec bayrou mais aussi le ralliement régulier de personnalités politiques de tous bords.
- son élection pourrait remettre complètement en cause le système politique francais (super sexy pour les médias)
- Il est séduisant , s'exprime plutôt bien, à un discours optimiste plutôt qu agressif

Bref il fait vendre. De la même manière que les français sont sensibles à ce profil atypique je pense que certains journalistes finissent par être séduits par le personnage. Prendre parti dans une élection comme le font les journaux anglo saxon ne me pose pas de probleme...... à condition que le travail d'enquête reste assidu. J'espère qu'il sera interrogé sur son patrimoine lors des débats ... il faudrait également que la loi change et oblige tout donateur a reveler son identité.
Bon sang que c'était mauvais, pour la deuxième semaine d'affilée.
Ca va être de plus en plus fade chez @si jusqu'à l'élection ?

Bravo au jeune journaliste plein "d'envie", il a bien effrité la crédibilité de MediaPart.
Aucun des deux n'avait envie de répondre, même si on leur pose dix fois la même question sur les sondages.
Quel temps perdu.
La troisième voie elle est associée à une révolution.
En fait la révolution associée à la troisième voie c'est la révolution prolétarienne et la troisième voie elle doit mener à un monde sans classe.

Ca signifie que ce candidat fait campagne avec notre révolution pour le compte des grands patrons. Et personne ne dit rien parce qu'on a tous oublié ce que c'était que cette troisième voie. Parce qu'on l'associe à Macron, Clinton, Blair qui l'ont reprises à leur compte.

La troisième voie elle est de droite et de gauche. Pas ni de droite ni de gauche. La troisième voie elle est censée nous réunir autour d'un état qui nous appartient et qui défend nos intérêts. Pas à nous déposséder de notre liberté.

Parce que là un chômeur il peut refuser deux offres d'emplois pas trois. Mais si demain Macron est élu le chômeur pourra refuser un emploi pas deux.
Après demain ce sera quoi alors? Le chomeur pourra refuser zero offre d'emploi pas une?

Techniquement à ce moment là on est redevenu esclaves, et pourtant dans l'esprit de Macron le marché de l'emploi est enfin libéralisé quand j'ai plus le choix. Quand je suis totalement aliéné à sa folie libérale.

Ca signifie que quand Macron dit "libéraliser" il faut entendre "aliéner". Et la gauche antilibérale, qui lutte contre notre aliénation, elle lutte pas vraiment contre la liberté (anti liberal/contre la liberté), elle lute contre le mouvement d'aliénation des pseudos libéraux. Ca signifie que du point de vue des travailleurs, cette gauche antilibérale elle est théoriquement libérale. Elle peut sembler antilibérale du point de vue de Macron mais du point de vue d'un travailleur c'est libéral.

Si la gauche antilibéral acceptait de défendre la liberté des travailleurs au lieu de lutter contre la toute puissance des patrons, alors la prochaine manif contre la loi travail, on la ferait en exigeant une libéralisation réelle du marché du travail, en dénonçant l'antilibéralisme de Macron.

La troisième voie c'est ça.


Derrière Macron y'a un think thank, l'institut montaigne. Et l'institut montaigne à priori il a un objectif très précis

[quote=L’institut Montaigne, un think tank, c’est-à-dire un lobby

Rappelons d’abord que l’institut Montaigne fut créé par Claude Bébéar, entrepreneur de talent, visionnaire à de nombreux égards, et qui avait compris l’obsolescence des mouvements patronaux. Convaincu que la domination politico-sociale, comme l’avait très bien dit Gramsci, supposait une victoire de et dans la superstructure, il avait eu l’idée de financer un « think tank » pour porter la voix des grandes entreprises et le fer contre la pensée post-marxiste très présente dans le débat public.

L’institut Montaigne, un visage du gouvernement profond?

Cette fonction d’influence détenue par l’institut Montaigne est apparue encore plus clairement avec les révélations de Mediapart sur l’hébergement du tout nouveau mouvement politique d’Emmanuel Macron au domicile personnel du directeur de l’institut. Ce n’est évidemment pas un hasard complet si le ministre des Finances choisit de s’appuyer sur l’équipe dirigeante de l’institut (sur laquelle nous reviendrons) pour mener campagne.]

Le grand patronnant qui utilise la révolution prolétarienne pour tenter d'éliminer la pensée post marxiste. Y'a aucun dépassement de clivage du côté de Macron. Il le dénie juste purement et simplement.

Y'a quelque chose de puant dans cette présidentielle. Et de mon point de vue le "météore" il tente un véritable hold up démocratique.
Parce que je crois pas que le Macron s'amuse à promouvoir de la chair fraiche à l'assemblée pour renouveller la démocratie, je crois que le type à surtout l'intention de profiter des apparences pour glisser les idées des think thank néolibéraux qui le soutiennent. Un peu comme ses "ateliers de travail" qui ne font rien remonter qui ne soit pas inscrit dans sa grille de lecture idéologique du monde.

Le plan de campagne de Macron c'est de surveiller le bruit médiatique pour dire aux français ce qu'ils veulent entendre. Y'a aucune sincérité dans sa démarche et parfois je me dis que dans un second tour FN/Macron, je choisirais le FN. Parce qu'objectivement ils défendent mes intérêts de "prolos", ils ont au moins le mérite de comprendre qu'on lutte pas contre le chômage en luttant contre les chômeurs.

Y'a aucun débat de fond dans cette présidentielle. Et y'a quelque chose qui pue dans cette campagne. C'est inquiétant.
Franchement faire toute une émission sur Macron et les médias sans évoquer le soutien affiché de Bergé et de Bolloré à Macron comme l'a pourtant fait Daniel dans son billet du 31 janvier et le site le vent se lève c'est un peu dommage de la part de ASI

Vivement que Aude Lancelin intervienne par ce que la c'est vraiment une émission qui tape à coté de sa cible , je plusssoie avec les asinautes qui demandent une émission critique sur la prophétie auto réalisatrice induite par les les sondages : inviter Alain Garrigou serait une excellente idée.
Bonjour tout le monde,

Ce cadre là de débat me passsionne : des journalistes venant raconter comment se monte un reportage, se fabrique une photo, comment on décide de se focaliser sur un sujet, moi ça me passionne vraiment totalement.

Quel le support soit un journal comme le monde diplo ou que ce soit paris-match ou même l'équipe qui viendrait raconter comment s'élabore, je trouve ça totalement instructif.

On a JAMAIS, JAMAIS, l'occasion de connaitre comment se fonctionne tout ce petit monde. Surtout que ce sont des canards qui se retrouvent sur toutes les tables des salles d'attente quand même !!!
Alors, évidemment, il dit pas tout, Bruno Jeudy police son propros, c'est sur. Mais juste le fait de savoir que la Une à la con de brigitte et Manu sur le tapis rouge tient au simple fait que la journaliste a papoté avec brigitte de leurs 1ers maris rencontrés au même institut catho, ça me fait kiffer grave tellement c'est surréaliste !!!

Si on compare au gloubi boulga déversé par la Rama Yade et le Bueno de la semaine dernière qui étaient complètement insipides, y'a pas photo (oui bon.. jeu de mot pourri avec le poids des photos blabla).

Si des producteurs et des membre des équipes d'émission de télé réalité venaient parler tambouille interne de leur élaboration d'émission, je serai le 1er à regarder.

Je suis archi-convaincu qu'on aurait les moyens (ce ne serait qu'un début) de contrer ce genre de bouillasse médiatique si on avait connaissance du fonctionnement réèllement interne de ce genre d'usinage.

Je regarde ça comme si on me faisait visiter les cuisines et les chiottes des restaurants,

Bonne journée à vous,

Cyril.
Quelle relation entre cette émission et la vocation proclamée d'@si à la déconstruction? Non que la question ne se pose qu'à la présente occasion: c'est bien plutôt à chaque consultation du site qu'elle devrait s'imposer à la réflexion. Mais pour ma part toutefois je n'ai découvert qu'aujourd'hui comment envisager d'y répondre. Grâce à Orwell; mais aussi grâce à Claude Lefort lecteur de Soljénitsyne dans Un homme en trop. Lefort est en effet l'un des très rares auteurs (je n'en connais guère d'autre que Péguy) à avoir fait remarquer que démocratie est un terme inadéquat pour la réalité qu'il est censé désigner. Car, à l'instar du Big Brother de la révélatrice "dystopie" du 1984 d'Orwell, il n'est aucunement question de "pouvoir du peuple" dans la mal nommée "démo"cratie mais de la prétention d'un chacun à la domination. Nul ne pouvant l'exercer en réalité, il en projette le fantasme en la figure de ce Big Brother à devoir aimer sous peine à défaut d'en souffrir les méfaits sans pouvoir par soi-même s'en affranchir jamais (car même l'accès la mort dépend du vouloir de Big Brother). Or cette figure de Big Brother fut l'élaboration artistique de celle que révéla Staline, lequel ne fut qu'un avatar de cette figure de l'Égocrate, comme la nomma Soljénitsyne ainsi que le fait ressortir Lefort dans Un homme en trop. Ce qui signifie qu'il n'en existe pas seulement la version "hard": "totalitaire", mais que la version "soft": "démocratique" pour être incomparablement moins difficile à supporter n'est pas moins nocive à la liberté.

Ce dont témoigne l'émission de cette semaine. Nul n'est plus sympathique que le rédacteur en chef de Paris Match, et plus aimablement accessible à l'autocritique, nul n'est plus conscient aussi de son devoir politique et des limites de ses interventions que le journaliste de Mediapart; et, face à eux, nul n'exerce plus gentiment son office de contrôleur d'information que leur hôte (je n'ajoute rien touchant Robin Andraca parce qu'il fut l'ouvrier en l'émission). Et pourtant tous trois furent au service médiatiquement liturgique de l'Égo régnant dans les régimes dits abusivement "démocratiques". Cela apparaît dès le premier terme: Macron, dans le titre de l'émission. L'individu-candidat n'y a qu'une part, la dernière, de responsabilité: celle de prête-image et nom de la célébration. Il pourra être à terme remplacé comme il fut auparavant précédé lors des scrutins antérieurs. Il ne fait que plus particulièrement actualiser que ses rivaux (les 10 autres candidats) les traits de l'Égo appelé à se succéder à lui-même.

Que faudrait-il opposer à l'Égolâtrie soutenant ainsi l'Égocratie nommée Démocratie? Je ne me déroberai pas à la question mais me bornerai ici à inviter chacun à se demander si le terme de démo-génie ne permettrait pas d'en signifier la pensée.
Il y a des gens qui achètent certains journaux, et, si j'en crois le titre, si ces journaux parlent de Macron, ça se vend mieux.

Moi, c'est tout le contraire.
J'achète pas de l'information déjà produite au numéro. Je paie des abonnements : je trouve que mon argent doit servir à permettre la production de l'information, que parfois je fais le choix de ne pas " consommer".
Par exemple, quand une émission d'@si parle de Macron avec ce plateau-là, je ne regarde pas.
Juste un petit détail, qu’on relèverait peut-être comme signifiant s’il se produisait ailleurs :
Dans l’introduction, l’expression « gonflé à l’hélium .... » est entendue deux fois en très peu de temps, et donne la sensation que c’est l’équipière (porte-parole ?) de Mélenchon qui copie F. Philippot.
Or, à regarder de plus près (dates des interviews), c’’est l’inverse, le montage ne tient pas compte de la chronologie réelle.
(Comme ça, en passant, pour pinailler ^^ )
Je suis allé jusqu'au bout cette vois ci avec amusement, notant à chaque fois la " vaseline " pour Melenchon.....
Comme le dit Arrêt sur image à chaque fois " Melenchon, la gauche de non gouvernement ". Il vrai qu'avec 8% de voix il serai difficile d’accéder au pouvoir. Mais le but n'est pas là pour la bande d'insoumis mais de détruire la gauche, le PS ....Vous avez parlé d'une maison de campagne pour Melenchon vous pouvez développer svp.....
Macron vous énerve, l’émission était à charge.....trop de caricature tue la caricature......!!!!
Bonjour
je ne comprends pas, pour une fois Daniel Schneidermann,
En quoi est-il gênant que pour ecseptionnellement on pose une question de politique et non de poeple à Macron.
Au contraire je tire mon chapeau au journaliste de parler de politique plutôt que de sa vie privée.
De toute façon on se doute bien qu'un banquier de chez Rotchild est ce qu'il est.
Caroline
Non non les médias n'ont pas leurs chouchou ! , bande de conspirationnistes ...

il suffit de comparer :

C à vous parle de macron (regardez la têtes des journaleux)
https://www.youtube.com/watch?v=Ig0ylCFRUx0

Là ils parlent de François Asselineau (regardez aussi leurs têtes)
https://www.facebook.com/choixlocal/videos/381687468882318/

(au passage ils n'ont visiblement pas trouvé de skinhead ou de dingos parmi les adhérents sinon on peut penser qu'ils ne s'en seraient pas privé ! Et oui spéciale dédicace à tous ceux qui ici et ailleurs répètent comme des perroquets que l'UPR serait un parti d'extrême droite)
Sinon faire parler Paris-Match pour penser Macron est adéquat. Je suggère Picsou Magasine pour approfondir les concepts essentiels de sa politique.
Discussion un tantinet stérile : Bien sûr que le Blanc-Bec est le candidat des Médias puisqu'il est le candidat du système oligarchique (http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/DENORD/57249), et les journalistes courent évidemment comme des poules devant les phares la nuit! Ce n'est aucunement une question, c'est.
Après vous deviez simplement décrire comment on gonfle la baudruche, ce que vous faites un peu.
Quand on étudie un peu la théorie des jeux et qu'on lit "Prediction" de Bruce Bueno De Mesquita ou "Thinking Strategically" de Avinash K. Dixit. On comprend mieux comment cela se passe et pourquoi la façon d'élire les candidats est importante. On comprend aussi mieux la polarisation des pensées. Sans parler des votes stratégiques ou des votes utiles.
Certaines chaines sur youtube en parlent de manière claire, comme ScienceEtonnante ou Science4All

Sinon en ce qui concerne les médias. Il est clair qu'ils soutiennent certaines idéologies et qu'ils en dénigrent d'autres. Il n'y a qu'à voir les interviews de Mélenchon ou de Poutou, pour s'en rendre compte. Dans les émissions sur le FN, la stigmatisation est tellement flagrante qu'elle en devient, à mon sens, contreproductive. Il y a aussi ceux qui sont carrément invisibles à l'écran comme Asselineau. Les médias sont juste de bons gros toutous attachés à la main qui les nourri. Rien de nouveau en somme.
Arrrghhh, nooonn, pas Jeudy pour mon samedi !!!
Je mets cette émission dans la marge d'erreur.
Jeudy en mode Cdansl'air
Ce n'est pas une surprise, Macron est le candidat de ceux qui gèrent, à l'aise à leur place et qui ne veulent surtout pas que ça change.
Le patron de Paris Match a du mal au début de l'émission à parler de son regard à lui sur Macron et d'admettre que ce candidat lui plaît bien.

Puis en fin d'émission, DS lui demande pourquoi il n'y a plus d'enquêtes d'investigation dans son journal. Il répond, embarrassé, que c'est difficile, qu'il a fallu faire des choix (ne pas remplacer des journalistes qui partent) et, pour finir, il lâche "et puis il y a le droit du travail..."

Où l'on comprend son intérêt pour Macron.
Je dois dire, non sans dépit, qu'à partir de la 29ème minute, l'émission sombre dans la nullité, du fait de la platitude des questions égrenées notamment. Et pourquoi pas J-L Mélenchon ? ça ne vous suffit pas de le voir vociférer dans l'poste et en hologramme ? Et pourquoi pas eul'gros G. Larcher ? Facile : Lié aux contraintes de maquette, mon cher Daniel!
A quel moment de l'émission intervient le pauvre bougre de Médiapart du coup ? C'est quand le bonheur ?
Va bene, une autre fois, je préfère cesser là le visionnage. Bon courage aux autres @sinautes.
Macron, c'est le Marché, le parachuté direct de la Finance pour niquer "la politique"!
L'infiltré, élu par personne, mais toujours là.
Le mauvais ange derrière l'épaule de Hollande !
En finir avec cette vieille histoire du "politique", du "bien commun", du "peuple"!
Mettre l'Economie à la place!
A fond avec le TAFTA, CETA et autre saloperie au-dessus des Lois.
Les Medias le veulent!
Nous non!
ça va saigner.
Le passage sur Mélenchon (pas) à Paris Match évoqué par cette émission me fait penser à son passage à TPAMP (dont @si avait parlé à propos de l'intermittente qui était intervenue pour parler de ses conditions de travail). Mélenchon justifiait son passage en expliquant qu'il n'y avait pas à mépriser les émissions populaires, qu'il souhaitait parler à tout le monde et pas forcément de politique... Alors pourquoi pas Paris-Match ? Il doit bien y avoir une différence (à part les nouilles)...
Donc, en gros, quoi qu'en dise Jeudy, Paris Match fait du people, veut des histoires personnelles, de couple, Corbière et Garrido ça leur va, le politique ne vaut que si ils peuvent placer du sentiment.
Quant à Mediapart, ils ont plus ou moins consciemment intégré assez tôt qu'ils avaient en Macron un présidentiable, quelqu'un qu'il fallait traiter comme cela, il représente pour eux un personnage qu'ils n'auront pas envie de casser parce que ça leur permet de traiter les sujets politiques de fond qui les intéresse. Ce serait tout de même dommage de perdre un ex-ministre des finances comme interlocuteur, ça leur permet de mettre en valeur leur propre pertinence, entre gens sérieux, un jeu de rôle qui leur convient.
" notre émission sur Macron commence (enfin) à rassembler à quelque chose !
Ça n'a pas duré !
Je suis écoeuré ! Je ne paie pas un abonnement à @SI pour ce genre d'émissions. Pour la première fois, j'ai failli arrêter avant la fin.
C'est comme si C dans l'air avait fait une émission sur C dans l'air.

Le journaliste de Mediapart est un débutant complet, il n'explique jamais rien. "J'avais envie", "ce sont mes peurs à moi". Aucune analyse. Et, non, Mediapart n'est pas plus complaisant à l'égard de Macron que de Fillon, bien sûr oui. Quant aux unes de Match, ce serait soit une question de photos soit parce que les candidats refusent ? Mais nous prendrait-on pour des jambons ?
Jeudy, on sait déjà tout de lui puisqu'il est partout, tout le temps. Infoutu de comprendre qu'une variation dans une marge d'erreur n'indique RIEN ! Donc, rien à conclure, donc pas de tweet, donc pas de toboggan, donc pas descente aux enfers, donc pas d'apocalypse avec du +- 0,5 point.

Et puis zut, pourquoi encore une émission sur Macron ? @SI est victime de ce "phénomène" qui n'existe pas en dehors des medias de masse et des sondages bidons. On parle une fois de plus (et de quelle façon : le pourquoi du comment des unes de Paris Match...) de Macron sans aller dans le fond des choses.
Une preuve pour les rares dubitatifs : "La question que tout le monde se pose, Macron est-il un candidat du système". Ah... On ne fréquente le même tout le monde alors. Autour de moi, personne n'a songé un instant à douter. Et vous ?

@SI ne pourrait-il pas demander aux @SInautes des suggestions d'émissions, voire des suggestions d'invités ? Alain l'a bien fait pour ses chroniques. En ces temps de "démocratie directe", ce serait une belle initiative.
Que découvre-t-on dans cette émission ?

Que Paris Match a peur des représailles des Fillonistes. Que Paris Match n'est pas intéressé par Hamon ou Mélenchon. Que ce mec-là de Paris Match ment sur ses TW pour avoir le maximum de clics possibles.
Je ne vais pas regarder ce que pense le Décodex de Paris Match, mais ça doit voler dans le même étage. Puis que le journaliste de Mediapart parle de l'union nationale que Macron occuperait comme place, place créée par les grands dirigeants de ce groupe. Que Macron serait au centre. Qu'Hollande n'était pas content de la Une de Paris Match. Que Macron a été pris en photo à côté d'un mec à poil qui est venu parler à Madame Macron. Et que Macron a déshabillé l'argumentaire du journaliste de Médiapart. Que les sondages, c'est pourri et quand on une valeur mesurée fluctue dans son intervalle de mesure, et bah elle fluctue. Sans parler de DS condescendant à la fin de l'émission : "la morale provisoire [..] c'est que la télé, c'est un métier"

Finalement pour avoir à la fin la question que tout le monde se pose :

" EST CE QUE MACRON EST LE CANDIDAT DU SYSTEME ET DE L'OLIGARCHIE FINANCIERE? " Oo Oo Oo

A vrai dire, de cette émission "Macron, ça booste les ventes", je ne comprends pas l'angle d'attaque. Et rien n'a été plus prouvé que ce qui existait déjà...

Par contre, le zoom à la Tarantino sur DS à la 1h01min40s, mortel !!
rama yade, un mec de paris match, une chronique video de gosses qui "décryptent" ...
http://www.arretsurimages.net/emissions/2017-03-12/Poutou-ridiculise-chez-Ruquier-Les-eleves-decryptent-id9647


j'ai mal à mon abonnement.
Moment assez embarrassant lorsque Bruno Jeudy, qui présente lui-même l'analyse de sondages comme une part importante de son job (option en soi discutable), montre qu'il n'a absolument pas compris ce qu'était une marge d'erreur. Bel aveu d'incompétence voire de bêtise, ou preuve que sa fonction réelle n'est pas d'informer rigoureusement mais de produire du bruit, des histoires, du spectacle...
Les sondages sont à Jeudy ce que la chemise ouverte et la mèche sont à BHL : des accessoires qui leur permettent d'incarner des archétypes, celui de l'analyste politique prenant le pouls quotidien de l'opinion dans un cas, du philosophe brillant un peu volage dans l'autre. Le problème, c'est que les personnages trop archétypaux des mauvais récits ne sont en fait rien d'autre que des guignols.
Du coup, on obtient un plateau hétérogène : Magnaudeix et Jeudy, soit un journaliste et un guignol.

J'aurais bien aimé que Daniel insiste et mette Jeudy face à sa nullité en lui expliquant qu'un Fillon à 18,5% avec 2% de marge d'erreur signifie qu'il se situerait en théorie quelque part entre 16,5 et 20,5% si le nombre de sondés approchait la population totale. Raison pour laquelle conclure d'un sondage ultérieur affichant 18% que Fillon a baissé de 0,5 pts est absurde.
Mais Daniel a insisté pourtant.

Franchement, confier des publications de sondages à des gens qui n'y comprennent rien à la marge d'erreur, c'est grave. Mais je pense qu'il s'agit plutôt de mauvaise foi que d'incompétence. Le but étant de feuilleton et le sensationnalisme. Venant d'un magazine pour lequel les photos sont aussi importantes que les mots, rien d'étonnant...

Qui fait la lettre au CSA ?
Pourquoi Daniel ne dit-il pas simplement :
Si on commente une évolution de 0.5% avec 2% de marge d'erreur ça veut dire :
- qu'on a rien compris à ce qu'est une marge d'erreur
- ou bien qu'on en ignore la signification pour continuer d'alimenter le flux continu de commentaires.

C'est ce genre de phrase que j'attendais de la part de Daniel.
Ce à quoi il aurait répondu:
"Oui, d'accord, mais 0.5%, sur un rolling, mine de rien, c'est beaucoup."
Ou bien : "Boarf... il ne voulait pas faire de photos..."
Euh ..... je suis pas fan des sondages à outrance mais vous vous trompez là : même avec une marge d'erreur de 2 % une baisse de 0,5 %, statistiquement c'est quand même un tout petit peu significatif.
Je ne suis pas forcément d'accord avec "c'est quand même [..] significatif".

Je vais procéder par analogie. Prenons l'exemple avec l'aspirine - pour le mal de tête éventuel. Imaginons qu'un laboratoire indique 500mg d'aspirine sur un sachet et qu'on veut contrôler cette valeur par deux groupes de contrôle. Faisons l'hypothèse que l'incertitude relative soit de 2% pour les deux mesures.

Le premier groupe mesure 495mg +/- 10mg. On a donc l'intervalle [485 ; 505]mg. Donc le premier groupe peut valider l'information 500mg.
Le deuxième mesure 493mg +/- 10mg => [483;503]mg. Donc le deuxième groupe peut valider aussi l'information 500mg.

Alors que la deuxième mesure possède ~0.5% de différence avec la première, comme la masse n'évolue PAS dans le temps, les deux mesures peuvent mesurer toutes les deux la même valeur REELLE.

Les sondages, c'est différent sur pleins de choses. D'abord, c'est sonder un petit échantillon pour estimer la valeur RÉELLE par projection sur l'ensemble de la population. Mais ici, l'analogie fonctionne et pour moi, deux points sont essentiels ici :

1) On ne connait le nombre de vote (la VALEUR REELLE) pour un candidat que le jour de l'élection à une date fixe - avec comme condition de ne pas avoir de tricherie ;)
2) les intentions de vote pour un candidat, donc la valeur réelle mesurée par les sondages à une date donnée, EVOLUENT dans le temps.

Je pense que c'est à cause du deuxième point que le journaliste fait son erreur (consciente ?). Il pense que comme le 2ème sondage a évolué de 0,5% par rapport au première sondage dans le temps, alors la valeur dite REELLE a, elle aussi, dû évolué de 0,5% dans le TEMPS.

Comme les intervalles se croisent largement, mais pas totalement, en fait, on n'en sait rien. Peut-être que oui la valeur a diminué, peut-être que non, la valeur a pu même augmenté de 0,5%. Alors de là à dire significatif, pour les sondages, non.

Toujours est-il qu'il utilise ce manque de clarté pour augmenter le nombre de clics vers son site.

PS : une erreur quelque part ?
Vu que la marge d'erreur change peu, il est intéressant de comparer l'évolution des sondages du même institut, réalisés dans les mêmes conditions. C'est du b à ba. Et les sondages deviennent d plus en plus précis au fur et à mesure que la date du vote approche, mais toujours avec une arme d'erreur. LA remontée de Fillon était évidente dans les sondages d'avant -les primaires de la droite, ainsi que celle de Trump dans les jours qui ont précédé le vote.
Ceci dit, ce débat sur les sondages est exactement le même, dans les mêmes termes, à chaque élection depuis 40 ans. Heureusement que les états-majors politiques savent, eux , les interpréter.
La marge d'erreur est calculable en fonction de la taille de l'échantillon et du niveau de confiance qu'on veut. Elle n'a rien à voir avec les condition du sondage. Pour ce sondage quotidien de 500 personnes, avec un niveau de confiance de 95%, la marge d'erreur est de 3.5% pour un pourcentage se situant au alentour de 20%. Donc, trouver Fillon à 18.5%, ça veut dire qu'il est entre 15% et 22% (avec une certitude de 95%).

Après, faire l'impasse sur cette marge d'erreur (s'en battre les ..) pour ne garder que le pourcentage de 18.5% et faire des comparaison entre des différences dans la marge d'erreur, c'est de l'incompétence ou de la mauvaise foi (à choix).
avec une arme d'erreur.

Il y a des lapsus qui ne trompent pas.
De pire en pire !
Dénoncer la mise en scène de "l'aventure", la construction d'un mythe, au service d'une entreprise personnelle et des intérêts particuliers des puissances d'argent et de leurs plats serviteurs ne serait pas à priori un objectif illégitime... et peut être que la (grand mère) lectrice de Paris Match comprendrait qu'on lui raconte des niaiseries.
Mais là, on reste au niveau d'une logique commerciale du type "ça fait vendre du papier" ! Et donc tout est pour le mieux ! ?
En réalité, ces vendeurs de papier, les propriétaires de ce type de presse, et leurs complices des "instituts" de sondage, participent à la fabrication de l'opinion et la manipulent.
l'émission me semble ,dès le départ, pipée avec un invité de paris-Match et oui , ça se confirme, le journaliste ment: il obéit, oui mais à qui??
C'est cette question là qui aurait pu être posée , mais avec d'autres angles et surtout d'autres invités.
Dommage!!!
Bof, plutot fade comme emission...

Mais je retiens, 1h30 a parler de Macron. C'est 1h30 de trop ou de plus. A chacun de voir !
Je ne vois pas où est l'intérêt de cette émission. En principe les abonnés de "Arrêt sur image" ne doivent plus guère se faire d'illusions sur Paris-Match et Médiapart.... Et puis, personnellement Macron, Fillon et Le Pen j'en ai marre !
A quand une émission qui étudierait le temps de parole donné à chaque candidat ainsi que l'accueil des journalistes pour chacun d'eux ?
La préparation et le choix du plateau est plus que discutable, pour avoir une véritable émission critique sur Macron et sa médiatisation on repassera.
Le directeur de Paris Match ? Seriously ? Son couloir de 20 minutes en commentant ses unes ridicules sont d'un ennui et d'un vide sidéral. On reste vraiment sur l'écume et l'insignifiant.
Vous auriez pu inviter n'importe qui d'acrimed, Samuel Gontier ou Thomas Guénolé, ca aurait eu un peu plus de gueule.
qui finance et/ou dirige paris match ? j'aime bien l fausse innocence de Mr Jeudy !
Droite et gauche sont des notions dépassées?
Bien d'accord!
Dépassées surtout par le 1% de milliardaires qui détient 90% des richesses mondiales...
Et comme par hasard, ce Mr Macron pense que "les jeunes gens ne rêvent que de devenir milliardaires"...

Tout ça est "raccord", la mise en place est parfaite...
on n'a plus qu'à gober...(Heu..."Voter", pardon)
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