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L'Ui, le dénommé

Comment l'appeler ? Depuis cinq ans, la plupart de mes confrères ne se posent pas la question.

Derniers commentaires

Que on l'aime ou pas, il est le président le la république et doit être respecté et appelé ainsi, même en le critiquant durement, J'approuve totalement la position de Jean-Marcel Jeanneney . Ne pas arriver à le nommer par son titre me parait être de l'enfantillage et ne me semble pas digne de vous Daniel
J'ai trouvé "Le président", ça compte pour jeu ?
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1216

A la manière des américains (POTUS), on pourrait l'appeler (PDLRF) ...bof pas terrible non plus.
En fait, il est innommable !

Comme quand il traite un journaliste de couillon après lui avoir dit "qu'est-ce que j'en ai à foutre de ce que vous me dites" !

DEHORS !
Nommer c'est reconnaître et c'est aussi faire connaître. Pour ces deux raisons, j'ai toujours eu un mal fou à nommer l'individu.C'est maintenant, quand les choses promettent de redevenir "nommables" que je commence à lui donner un nom.
Petite remarque au passage :
à lire le début de l'article, j'ai cru qu'on allait enfin voir à nouveau depuis 5 ans son nom, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa.
Et non.

Ca m'a toujours étonné qu'on puisse être président (et même se représenter) sous un nom d'usage.
J'en ai trouvé un : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2488
Et un autre : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2736
Enfin un troisième : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=804, même si j'admets aisément que la formule "président de la République" vise bien ici la fonction et non pas le bonhomme.

En tout cas, bon exercice pour se replonger dans les affaires des 5 dernières années.
C'est d'ailleurs un exercice amusant pour les soirées en famille : essayez de vous rappeler toutes les affaires dont vous vous souvenez avec vos proches (du genre : l'EPAD, la sortie à Disneyland, le off de France 3, la Princesse de Clèves, le périnée, les douches du Grand Palais et les fours à pizza de Air Sarko one...). Cela peut finir de dégouter ceux qui ne le seraient pas encore totalement !
"Et à l'incroyable et subversif pouvoir qui consiste à les dé-nommer, à les autre-nommer, quand ça nous chante,"
pouvoir que nous devrions exercer plus souvent."
Et, le 6 mai, à le re-nommer?
Tiens ! De la pub pour "Libération" !
J'ai trouvé, j'y ai droit ? ;-) là, c'est écrit président de la république !
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=117

C'est signé la rédaction, et la rédaction...N'est pas Daniel Schneidermann ?

Merci à tous ces billets du matin
Magnifique mise en scène à Chaillot.
Et là, je vais courir acheter Libé, j'hésitais, vous m'avez convaincu.

http://anthropia.blogg.org
Oui c'est très juste et bien tout ça, et ça fait respirer l'esprit. Mais n'oublions pas que face à une machine de guerre aussi puissante et rodée que le sarkozisme, ça ne suffit pas : en temps de campagne, il faut aller au charbon, et ne pas se contenter des hauteurs de l'esprit, car les médias sont une caisse de résonance terriblement efficace à l'anti-intellectualisme de la droite en particulier.
Autrement dit, l'initiative de Libé est louable mais elle risque d'être utilisée à nouveau comme les autres, par le clan sarkoziste, comme une illustration de l'existence d'un "Tout sauf Sarkozy", d'un "pillonage" du président-candidat, et donc comme un instrument de sa victimisation, arme de poids dans une élection où le story-telling a tant de part, aux dépens de la raison.

Méfiance donc, vigilance et argumentation rationnelle aux électeurs/trices autour de nous
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/468351-fiscalite-dire-merci-aux-riches-plutot-que-les-taxer-outrageusement.html

A lire si on a le dentier bien accroché.
Et pourtant, l'appeler le "Président de la République", c'est aussi se rappeler qu'à un moment, cet homme a été porté au pouvoir sans ambiguïté par une majorité de français, lors d'une élection où le taux de participation a atteint une hauteur que l'on croyait définitivement inatteignable. L'appeler ainsi, c'est se rappeler l'errance dans laquelle le peuple français s'est retrouvé à une époque, au point qu'il s'est rassemblé derrière l'incarnation de la division. L'appeler ainsi, c'est se rappeler l'échec de la gauche à rassembler (et se rassembler ?) au point qu'après 12 ans de présidence à droite, l'alternance ne soit pas apparue pertinente…

Je ne sais pas si la gauche en a vraiment tiré les leçons. Je ne sais pas si sa stratégie est actuellement efficace. L'avenir nous le dira. Ce qui me semble clair, c'est que Nicolas Sarkozy a été choisi à son détriment par le peuple et qu'il ne faudra jamais l'oublier… Et que ce n'est pas en se voilant la face, en évitant de reconnaître qu'il a été ce Président de la République plébiscité et même en état de grâce pendant quelques mois, qu'on pourra se remettre en question.
L' Arturo Ui de Brecht est une référence d'autant mieux choisie que nous sommes en mesure de retirer à qui l'exerce aujourd'hui la présidentielle fonction qu'on n'aurait jamais dû lui confier. "Résistible", en effet, à l'instar de celle d'Arturo Ui, était son "ascension", comme l'est aujourd'hui son maintien au sommet de l'État. En France tout particulièrement. Car le U précisément d'Arturo Ui, évoque irrésistiblement, s'il n'y renvoie expressément, l' Ubu roi de Jarry, soit l'une des deux oeuvres majeures pour la compréhension politique de notre temps, l'autre étant le 1984 d'Orwell. L' hénaurmité des publiques privautés que s'est permises notre actuel président confirme en effet ce que Jarry nous avait révélé: du pouvoir dans son illégitimité la fascinante obscénité. Mais qui a fait UBUi ?
Je ne sais pas comment il faut faire pour ne pas s'agacer d'entendre prononcer son nom, dès qu'on se met à l'écoute de n'importe quel bulletin d'information.Encore et encore et encore,des dizaines de fois chaque jour depuis 5 ans et même plus.Il a envahi les écrans et les antennes,les journaux aussi.Je me suis toujours étonnée qu'on ait si complaisamment relayé cette sorte de stratégie.Certes,elle énerve ses opposants,ravit ses fans,c'est normal. Mais elle peut aussi déclencher une sorte de réflexe chez les hésitants,ceux dont il a besoin pour continuer .
D'accord avec vous Daniel,il a été si peu président dans ce que cette fonction exige de justice et de dignité que l'entendre appeler "le président de la république "sonne faux.Mon rêve est qu'on n'ait plus à l'appeler sauf dans les ouvrages qui sortiront pour dénoncer ses méfaits. Il y en aura,c'est sûr.
Ouais ! Belle démonstration de culture et de sens du combat politique.
Mais surtout sodomie de diptères.

Ce genre de choses aurait marqué il y a six mois. Ne pas le nommer pour ne pas faire sa pub, soit. C'est une idée du candidat Hollande, très bien, ça a marché.

Seulement, nous sommes maintenant dans une phase très critique du combat, et il ne faut pas se rater.

Combien de gens sont en mesure de comprendre de quoi il s'agit ? Déjà ? Autant je révère la Résisitible ascension d'Arturo Ui, autant, si mon lycée ne m'avait amenée voir la pièce, je ne pense pas que j'y aurais assisté de moi-même.

Et même si tout le monde connaissait cette oeuvre ? Pourquoi Ui ?
Brecht est certes un grand auteur de théâtre, mais il y décrit l'ascension de Hitler en le ridiculisant en 1941, au moment le plus dur et le plus victorieux pour le Fuhrer. Justement, Brecht n'empêche rien, sa parole, si elle résonne après que d'autres aient combattu les armes à la main dans la catatrophe et la douleur.
En plus, on ne peut pas comparer Sarko à Hitler. C'est absurde. Ne serait-ce que parce que Hitler n'utilisait que la force brute, et que Sarko est beaucoup plus malin que ça.
En plus, si les capitalistes ont aidé l'ascension de Hitler sans se rendre compte du problème qu'il allait leur poser, Sarko, lui, est bien le héraut de cette classe, elle le finance, il est issu de ses rangs, Tous ses rouages sont à son service. Surtout maintenant que Hollande a parlé des 75%, il a montré ainsi qu'il n'était pas Strauss-Kahn, qui était prêt à tout pour eux.

Il y a d'un côté la puissance médiatique de droite, Le Fig, TF1, les chaînes d'information continue, l'argent de l'UMP pour qui les sources de financement, on le voit à travers les scandales divers et variés, sont pléthoriques et puissants.
Et de l'autre, des petits bras socialistes, incapables de se déterminer entre le centre et la gauche, qui se font déborder de partout, et qui sont soutenus par des journaux dits de gauche qui sont des espèces de bobos bien installés à Paris, et qui, depuis 2007, n'ont rien appris à crier d'autre que "fasciste". Mais qu'est ce que c'est que ces clowns ? Tout est déjà gagné d'après eux ! Libé a déjà fait un spécial qui considère que Sarko s'en va.

Il n'y avait aucune raison rationnelle que Sarko gagne en 2007, il n'y en pas pas plus aujourd'hui. Mais il a gagné en 2007, déjà en occupant le terrain médiatique. En criant qu'on le détestait dans la gauche bien-pensante. Et on repart dans les conneries de 2007.

Hier soir, il y avait un grand meeting de Hollande, la couverture aurait pu être la moitié au moins de celle de Villepinte. Que nenni, le socialo redevient invisible.... Et Libé fait des trucs de bobos.... Regardez-nous, on n'est pas comme l'ui, on a de la culture, des sommités artistiques, que nous sommes beaux en ce miroir.

La vérité, c'est que Sarko fait vendre, et il sait admirablement se servir de ça.

En plus, les socialos ne sont pas à la hauteur non plus dans le combat médiatique : ils appliquent benoîtement les recettes Obama qui sont adaptèes aux USA, et font ici vraiment petit bras, vu que ça ne correspond pas aux traditions politiques françaises.
Et les UMP sont affutés, prêts aux mensonges les plus éhontés, ils noient les intervieweurs sous des données qui font des feux d'artifice : peu importe qu'il n'y ait plus que de la cendre au bout du compte, le tout est que ça ait brillé et émerveillé le chaland.

Je suis sûre que les socialos ne se débrieffent même pas après une interview, pour voir ce qui a cloché. Et ça cloche...
Le secret, c'est que si on dit les choses les plus abberrantes en ayant l'air d'en être sûr, ça passe comme une lettre à la poste. On peut toujours, après, être contredit dans une case, quelque part dans Le Nouvel Obs, qu'est-ce que ça change ?
En attendant, ça a passé, ça a fait compétent et au courant.
Ce que je préfère, chez les UMP, c'est quand ils interviennent lorsque l'autre parle, en permanence, puis ils se taisent juste trois minutes.
Et quand le contradicteur veut faire pareil, ils lui disent : je vous ai écoutés, moi. Alors que ça a duré 3 minutes sur 30.
Comme ils ont débordé tout le monde avec cette simple tactique, tous les autres sont noyés, enkystés.

Les socialos n'arrivent pas à débriefer ça, ils ont toujours un coup de retard.
Il faut peut-être s'y mettre, non ?

Le combat n'est pas gagné ! Il faut y aller !
Et comment nommera-t-on Mélenchon ?
j'aime pas les français...
je voterai sarko paske il m'a aidé dans une affaire à l'étranger où j'allais perdre de l'argent....

vas-y dipardiou, sers-toi encore un gros kil de rouquin et soutiens nabot 1º, encore et encore !!!
sers toi du dernier neurone que tu n'as pas encore cramé...( quoique.. doit être mal en point )
Pour moi, c'était "sa majesté des mouches". Mais Arturo Ui, ou même l'Ui, c'est magnifique. Je crois que je vais l'adopter.
Puisqu'il a arrêté le temps on peut aussi lui chanter : "O taon, suspend ton vol!", bien que ce soit seulement un chikungunya de l'histoire... Bravo DS, perso, je me suis toujours servi de ce qui lui va le mieux, à l'écrit et à l'oral : "le nain jaune", "le nain de jardin", "le nain de jardin de l'Elysée-Beauharnais", "naboléon 3" ou "le petit". On peut aussi dire "l'Innommable", "Sa Suffisance"... etc. Le concours est tout vert.
ça rappelle un échange Mitterrand / Chirac lors d'un débat avant les présidentielles, 88 sûrement, à peu près:
Chirac: Vous n'êtes pas ici président, ni moi premier ministre, nous sommes deux candidats, à égalité.
Mitterrand: Tout à fait, monsieur le premier ministre.
« Et à l'incroyable et subversif pouvoir qui consiste à les dé-nommer, à les autre-nommer »

J’ignore si c’est un pouvoir (je veux dire : un jeu qui aurait le pouvoir de ratatiner ce qui n’est déjà pas bien grand) mais pour ma part, de Super Sarko à Cynique le Petit en passant par Nicolas le Bayonné, je me suis bien amusé à l'autre-nommer.

PS Pas mal, le coup du carillon décarillonné de trois minutes. Le diable de la servilité se cache dans les détails.
Pour moi, c'est le Trépidant de la Ripoublique...
Je ne sais pas comment ils font pour l'appeler "Monsieur le président". Personnellement, je n'aurais jamais pu
Merci à vous , Daniel Schneidermann !
Elle écrit bien Hélène Cixous, mais son "carcheur", son "Toutenun"...
Alain K. pourrait lui réclamer des droits d'auteur.
Pour une fois, je sens que je vais aller acheter Libé...
Vous m'en avez donné l'envie, M'sieur Schneidermann ;o))...
Elkabbach faisant retarder de 3' le carillon d'Europe 1 pour son maître, ça c'est une grande première...
Sarko, celui qui retarde le temps ... ça lui va bien ;o)
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