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Commentaires

Logorama, ou la publiphobie supportable

Primé aux Oscars, le court-métrage français d'animation Logorama revient en France, auréolé

Derniers commentaires

Non mais nulle part les hauteurs n'on revendiqué un quelconque projet "antipub", c'est un hommage au cinéma d'action, c'est bourré de références, et évidement qu'ils les aiment les logos !
bon je bosse dedans moi aussi, j'en imprime tout les jours, et je fais partie de ces pervers sociaux traitres qui en viennent à trouver ça beau, des zones commerciales avec des enseignes partout . Le fait qu'ils aient pris un risque juridique est en revanche bien réel, mais ce n'est pas leur moteur. On ne peut même pas leur reprocher d'avoir fait le buzz sur cet aspect, j'ai découvert ce court sur des forums graphiques il y a quelques semaines, et cet aspect n'était jamais mis en avant.
Logorama est avant tout un film joueur sur le cinéma hollywoodien.
L'animatic (la première étape d'un film d'animation, dans bien des cas un storyboard filmé) était un montage de plans, puisés dans différents films, dont chaque élément a été remplacé par un logo lors de la fabrication.
Lors d'une projection à la SACD, les auteurs avaient souligné qu'ils n'avaient pas de message "altermondialiste" (dixit) à faire passer.
Je pense qu'il tient plus un jeu formel, très réussi, sur ce cinéma et sur la richesse graphique des logos.
On peut bien sûr critiquer politiquement cette démarche artistique comme les autres.
Mais on peut aussi le regarder comme une appropriation joueuse de tous ces signes.
à 22 Heures sur le lien youtube "Cette vidéo n'est plus disponible suite à une réclamation pour atteinte aux droits d'auteur soumise par Autour de Minuit Productions."
[quote=Daniel Schneidermann]... Surtout, surtout ne pas donner le nom de l'hypermarché (Leclerc) qui pratique la "remballe" des steaks avariés. Surtout ne pas dire que l'habillage "bio" des produits Yves Rocher est un attrape-gogos. Mais critiquer l'emprise des marques sur notre paysage visuel, nous dessiller sur notre intoxication quotidienne, même si cela fait un film efficace, c'est finalement n'en critiquer aucune en particulier. ....

D'accord avec votre dernière phrase. Ceci dit ce film est juste un film. Et même pas un film "d'auteur" contrairement à ce qu'on peut en penser. Trois mille logos pour un seul produit ! Ça doit être ce travail de relations publiques que Hollywood a voulu couronner.

Enfin, ça vous aura permis de faire quelques petites révélations aux ignorants que nous sommes (en gras dans la citation). On pourrait en avoir d'autres ? ;)

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Oui, ce n'est pas une charge très embêtante, et en même temps, quand on voit les images de Logorama, on pense aux banlieues de nos villes, à ces zones marchandes de non-esthétique absolue, ces endroits de mort intérieure, et ça l'image même en couleur le démontre tout à fait.

http://anthropia.blogg.org
Je suis d'accord avec vous Daniel.
Ils sont drôles les réalisateurs avec leur manière de faire croire qu'ils font un sacrilège aux marques.
Ouh, les rebelles !
Je pense que les entreprises sont au contraire ravies de voir leur gentils et séduisants logos
mises en scène. Du bon placement produit.

Même caricaturer un logo reste sympathique.
Et de toute façon, contrairement à ce qu'ils affirment, détourner un logo est un droit.

En revanche soulever le logo pour y dénoncer la réalité interne des entreprises tant commercialement
qu'humainement ou sur le plan éthique, ils s'en abstiennent.
L'incidence sur nos vies de l'immense pouvoir des grandes entreprises n'a pas de logo, elle.
Merci Daniel pour cette chronique ! Je suis complètement d'accord avec vos interrogations et vos doutes sur ce film.
Je travaille moi-même dans le cinéma d'animation et je trouve que c'est assez symptomatique. Fascination et fun, sous couvert de critique vaguement politique. C'est du type : "Je vais critiquer la violence alors je vais mettre plein de violence et des combats à la Naruto, parceque quand même c'est fun à faire !" ... Super. Alors que c'est justement hyper-consensuel. Une légitimité pour pas cher en quelque sorte. Tout cela manque cruellement d'audace.

Marcel > Le but d'arret sur image c'est de parler des médias, vous n'avez pas oublié ?
Facile de parler de Logorama , c'est léger , nettement plus léger que la
barbarie au Nigéria !! 500 femmes et enfants catholiques massacrés à la
machette par des paysans musulmans . J'espère que Gilles va le retenir
pour sa revue internationale de dimanche prochain .
Et pourquoi en critiquer une en particulier, quand le problème de notre société est de les accepter toutes, sous cette forme de pollution visuelle ?
C'est notre ville et ses panneaux JC Decaux qui est dénoncée. Pas les milliers de marques qui y défilent chaque année.
Pas d'accord avec votre conclusion Daniel.

je vois plutôt une démonstration par l'absurde du NO LOGO de Naomi Klein.
Une sorte d'anticipation cauchemardesque

les extrêmes se rejoignent, et la meilleure façon de provoquer un rejet jusqu'à vomir des marques est peut-être d'aller voir ce film.

toutenbateau
copieur DS ... pour la bonne cause. Alors pardonné.


Le site officiel: Logorama...

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