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liseuses

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Quel plaisir cette palette de liseuses, merci beaucoup M. Korkos. Une petite question, pour quelles raisons on ne peut pas agrandir certaines reproductions, c'est frustrant.
Je me demande si il y a des éditeurs spécialisés dans le numérique? Un jour on cliquera sur la boite à images et on aura une page qui dira: "uniquement en vente version liseuse" (celle de la naf nac fond pearl, conflit d'intérêt à donf). Elle existera en 5 dossiers vendus séparément ou en petits fichiers de poche, une cinquantaine de titres... :-)

Sans rire je me ferais bien "éditeur sur liseuse", mais je n'ai aucun sens des affaires. Autre possibilité, me faire copiste et vendre des livres entièrement écrit à la main, un par un, sur du papier. Car par réaction ça peut être un créneau. Faire des manuscrits, ça c'est dans mes cordes, une fois au boulot le gars à tout faire est venu me porter une enveloppe pour que je l'écrive moi l'adresse dessus, c'est la chef qui l'avait dit.
« Oui bon c'est bien joli tout ça mais c'est quoi la liseuse électronique qu'il faut acheter ? La plus confortable avec le fournisseur qui offre le catalogue le plus épais et combien ça coûte d'abord ? » Ah vous y tenez, à votre liseuse pour Nowël que vous vous ferez piquer dans le bus ou le métro avant le Nouvel An par un ziva qui croyait que c'était une console de jeux. Eh bien allez donc voir par là [lien].


M'sieu Alain, j'ai lu touuuut votre billet pour en arriver à cet ultime paragraphe dans laquelle vous nous dites enfin quelle liseuse demander à Saint Nicolas... et le lien est foireux ?
Mais vous tenez à me faire apoplexier ou quoi ?
"Vous aimez lire, vous êtes branchés sur le ouèbe, vous envisagez donc d'acquérir une liseuse."

n'en achetez pas ! C'est cher, peu pratique, consommateur, inefficace, lent, fragile, en général ne supporte pas les caractères internationaux et surtout ça organise la restriction d'accès à la culture et à la connaissance par l'intermédiaire des Mesures techniques de protection (anticopie etc etc).

Un bouquin, ça coute 1€ au marché du coin.
Une petite merveille d'un bout à l'autre : d'abord l'amusement de voir ces vierges de l'Annonciation avec des livres, ensuite la découverte de la Marie-Madeleine de van der Weyden, après, les commentaires éclairants sur les Vermeer et les Danois. Je pourrais énumérer d'autres choses, c'est vrai qu'on a envie de les voir dans un album sur papier glacé à feuilleter à loisir ... Mille mercis pour toutes ces chroniques, éclairées sans être pédantes, ce qui est un art difficile !
Encore merci et mille voeux pour d'autres découvertes ...
Bernadette Grandcolas, qui se régale depuis des années
Ben dit donc, il aura fallu des siècles pour que les femmes puissent lire sans aprioris de la part de autre, qu'elles puissent voter sans aprioris de la part de autre, et qu'elles puissent travailler avec un salaire! sans aprioris de la part de autre...c'est dingue cette lenteur féminine!

Banzaï.
Un vrai beau défilé, M'sieur Korkos. Encore merci... Pour la dernière avant la route, vous faites bien de préciser l'arnaque: la Laure A. se glisse partout (avec ses adverbes préférés : "absolument", "génialement", "formidablement"... dans signé Furax on avait "indibutablement", au moins c'était marrant). La Laure A., c'est le prototype de la dame-encombre. Quand on l'entend sur France Cul, le mardi matin, on se barre vite fait. Le soir, avant de se coucher, la v'là encore qui jabote plus encore que son "invité" qu'elle traite d'ailleurs vulgairement par son prénom - comme naguère sur Arte, avec en arrière-plan le dégueulis à Burren, et les deux piafs : Ali Baddou et Félix Demorand. Y'en a qu'une qui fût aussi crampon, c'était la Catherine Clément... Enfin, y'en a d'autres, mais ça serait dénigrer.
Dans un musée, peu importe, il y a un petit tableau de quelques dizaines de cm2 représentant un jeune homme écrivant une lettre, d'un peintre commença par M et finissant par su, . À côté c'est écrit qu'il y a la jeune fille qui reçoit la lettre sur un tableau à San Diego. Son pendant.
C'est sympa ces petites énigmes dans les musée, pour éveiller notre intérêt. (j'ai fait pareil, j'ai pas mis le nom du peintre en entier exprès, c'est stimulant, hein?)
Qu'à cela ne tienne, à peine rentrée chez moi, je cherchas je cherchas, partout dans le grand web, c'est bien le diable, et je trouva bien une jeune fille, mais en Irlande, et accrochée avec un autre jeune homme écrivant... traitrise! Changement de pendant?

Je trouvas quand même finalement, http://www.timkenmuseum.org/collection/dutch-flemish/girl-receiving-letter

Tiens elle a un livre et une lettre.
Je ne sais pas pourquoi.
Un livre ou une lettre c'est différent, comme liseuse.
Un livre c'est la mémoire, le passé.
Une lettre c'est l'amour, le lien.

Quant aux romans qui dévergondent les femmes... Encore un truc pour nous rabaisser, quand on lit le Goncourt, on voit le truc gros comme une maison. Au début de la chronique c'était plus chouette: les hommes qui font des livres pour nous les femmes qui les lisons à la maison, une sorte d'exploitation de l'homme par la femme?

Sinon vous connaissez ce site http://embedit.in/gmJGvaOUp7 On voit toute la différence, entre lire une chronique d'Alain Korkos et un diaporama.

Sinon number two, qui a vu la rubrique de Hector Olbak, dans l'émission "avant-première"? Un peu étrange cette approche: Cézanne est un peintre difficile d'accès. Que d'esbroufe, de l'art de rendre inaccessible les tableaux rien qu'en le disant. Sachant que ces tableaux sont visibles dans le cadre d'expositions où le public est serré comme des sardines, c'est curieux. Cette manière de traiter les gens de moutons. en plus il veut les tondre ou je compends mal?

Sinon number 3, Je regarde des livres dans la bibliothèque de chez moi parfois. Et que je feuillète un livre sur les vanités. Et je vois un Henri de Toulouse Lautrec, un taureau, un toreo, euh enfin c'est-à-dire leur crânes, du rouge du caramel, une épée, un chapeau noir. vous voyez lequel? Eh bien il a été vendu de la collection YSL, à Callimanopoulos. Il est américain ou grec, je me demande. Si ça se trouve il est français? Pourvu qu'il soit pas allemand, Callimanopoulos. Enfin on s'en fout. Un bisou à Henri de TL, sur son crâne..
Une liseuse dans mon salon, je ne dis pas non.
Magnifique billet. Nous faire croire que tu pars sur des liseuses électro-virtuo-frigides -qui éprouverait encore un soupçon de sensualité en lisant ces machines?- pour nous offrir un panorama de liseuses en chair et en vibrations. Merci!!!
il ne reste plus qu'à poursuivre avec l'homme et la lecture maintenant!
A moins que la lecture ne soit qu'une activité féminine et l'écriture celle des hommes.

féminité intériorité lecture .je crains que cet objet froid ne soit pas le bon objet transitionnel . le cerveau va faire obstacle au touché froid et distancié qui risque d'entraver le contact presque physique avec' écriture.
le papier à 2000 ans d'histoire entre l'homme et le récit !!
Dans un autre style, ces liseuses (et lecteurs) jeunes ou vieilles, quelle tranquillité...
http://homepage.mac.com/curatorial1/Kertesz%20web%20gallery/large-22.html
Peut-être ai-je déjà posé la question, peut-être même ai-je eu la réponse, mais je ne m'en souviens plus : est-ce que l'hypothèse a déjà été émise que derrière La Pompadour, il y aurait eu, avant, également un exemplaire des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos ?

merci pour la chronique apaisante et sublime ;-)
Une liseuse est aussi (était, pardon) une ouvrière en soie pratiquant le lisage (= opération qui a pour but de distinguer, sur les fils de la chaîne, les points qui doivent être apparents et ceux qui doivent passer à l'envers du tissu, dixit Littré).
Sur l'image que je mets en lien, on peut admirer un ouvrier callipyge et moustachu qui pompe à gauche, tandis qu'un autre à droite fait son liseur ...
LA chronique ... celle que j'attendais, sur le thème que j'attendais !
Merci !
Une chronique toute en apaisement et silence, merci.
J'adore ce mot-clé : chez la femme du peuple qui sait tout juste lire la lecture produit le même ravissement que chez l%u2019enfant :-))
[quote=Pierre Desproges] Ainsi bâillais-je effrontément devant les quinze mètres carrés de « la Ronde de nuit », en ce sombre matin d'Amsterdam et d'avril, dans la grande salle du Rijksmuseum où j'avais fui la pluie, quand j'eus soudain la sensation aiguë d'une présence derrière moi. C'était toi, dans ta veste à rubans bleue. En réalité, je t'avais pro­bablement entrevue l'instant d'avant, mais ce n'est qu'après coup que je ressentais l'onde de choc de ta beauté cachée dans ce petit rectangle entoilé où tu n'en finis pas de relire la lettre de cet imbécile qui t'a mise enceinte avant d'aller faire la guerre en Artois.


C'est une matinée fraîche. Le lait chaud fume dans le bol de faïence que ta fille aînée tient à deux mains, à l'autre bout de la table. Elle t'écoute. Elle est bien. Derrière elle, un soleil atténué filtre au carreau pour lui chauffer la nuque. Il souligne à peine la douceur irréelle de ton front d'Adjani. Voyeur confus de ton intimité, je ressens comme une douleur le calme indescriptible et surhumain qui irradie de toi .

Mme Van Guldener, qui fait autorité dans les palettes, dit, parlant de toi, que « le nœud qui dissimule en partie la joue du modèle est une diagonale mouvante qui conduit l'œil jus­qu'au profil sensible tout en faisant disparaître une surface assez pauvre ». Il me semble que Mme Van Guldener manque de simplicité. Elle n'est pas de ton milieu. Mais peu t'im­porte. Tu ne vis que pour cette lettre.

« Chère Helena,

J'espère que tu vas bien et que les enfants vont bien. Je vais bien. Mon cheval va bien. La guerre va bien. As-tu pensé à changer le velours des chaises bleues du séjour ?.. »

Sont-ils cons, ces militaires...


La flemme de recopier fait que je l'ai piqué , je n'ai jamais pu voir ce tableau sans penser à ce texte...
Je pense à une liseuse de Magritte (j'ai oublié le titre) inspirée je crois d'une photo de Man Ray où on a l'impression que c'est le livre qui dévore la lectrice.
Avant de lire le texte sur la liseuse de Fragonard, je m'étais dit "tiens elle lit une partition", vous dites Maître qu'elle lit un roman. Me suis-je mélanger [s]les crayons[/s], les pinceaux ?
Bonjour, Maître Korkos.

Toujours admiratrice de vos chroniques, je ne trouve que cet endroit pour apporter une référence supplémentaire concernant les photos de fleurs opposées aux forces de "l'ordre" (voir un "vite-dit" de cette semaine).

Il s'agit d'une des manifestations à Athènes en juin 2011 : un étudiant tend une fleur aux MAT (policiers "anti- émeutes). J'ignore hélas l'auteur de la photo. Je l'ai seulement mise sur mon blog en traduisant un texte, à l'époque.
C'est ici : http://oulipia.free.fr/index.php/post/2011/06/27/Lettre-ouverte-aux-policiers-grecs

Admirativement vôtre, encore une fois ;-)
A ma belle lectrice

Oh ! Votre voix sonnait brève, lente ou pressée,
Suivant les passions et les rhythmes divers,
Puis, s'échappant soudain légère et cadencée,
Sautait, comme un oiseau, sur les branches du vers !

Moi - j'écoutais - perdu dans de lointains concerts,
Ma pauvre poésie à vos lèvres bercée :
Heureux de voir glisser mon âme et ma pensée
Dans votre souffle ardent qui remuait les airs !

Et j'oubliai bientôt - pardonnez mon délire -
Paulus et Mélaenis, Commodus et l'empire,
Pour regarder les plis de votre vêtement,

Votre front doux et fier, votre prunelle noire,
Songeant que j'étais fou de réveiller l'histoire,
Quand j'avais sous les yeux un poëme charmant !

Février 1852. Louis BOUILHE
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