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L'info locale en ligne se cherche encore

Sur internet, il est plus facile de savoir ce qui se passe à l'autre bout de monde qu'en bas de chez soi. Alors, tandis que Rue89, Médiapart ou @si explorent les opportunités qu'offre internet aux médias généralistes, d'autres tentent des choses à l'échelle locale. La naissance du Spiil, Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne, a mis en lumière la diversité des situations et l'économie incertaine de de ces sites encore méconnus. Certains aimeraient y voir un nouvel eldorado pour les journalistes, d'autres mettent en avant les difficultés du marché publicitaire. Et dans les faits ? @si s'est penché sur quelques expériences menées à Paris, Rennes ou Dijon.

Derniers commentaires

Bonjour,
C'est grâce à un journal local exclusivement diffusé sur Internet, à savoir Angersjournal.fr, que j'ai fait mes premières armes dans le journalisme. Financé par un magnat local, il servait à donner des petits coups de pied aux puissants, ce que n'osait faire la presse quotidienne régionale. Un "Canard enchaîné" à la sauce angevine, voilà ce que nous voulions être. Certes, à deux ou trois reprises, le propriétaire s'en est servi pour balancer sur les copains de la CCI ou faire un peu de pub à son entourage. Heureusement, dans l'ensemble, nous étions libres de nos sujets. Mais pas libres d'écrire n'importe quoi. Placés sous la direction d'un rédac chef de métier, nous autres, débutants payés à la pige ou, dans mon cas, salariés, avons appris à relancer, insister, vérifier, recouper. Et nous avons sorti quelques fameux scoops (locaux).
Tout s'est écroulé avec le 11-Septembre, puis le passage à l'euro. Le rapport ? Les commerçants annonceurs, par peur des lendemains incertains, n'ont plus mis un rond dans l'affaire, quand bien même le site tournait correctement (pus de 10 000 pages lues chaque jour). Le big boss y a laissé sa chemise. Et chacun est parti de son côté.
Le gros souci des annonceurs est : aura-t-on un retour sur investissement ? Si on met de la pub, combien ça va nous rapporter ?
Travaillant dans la presse magazine papier, je sais, puisque j'en parle avec les commerciaux, que c'est la première interrogation, légitime bien sûr, de leurs clients (des commerçants locaux) qui gardent - je vais me faire des ennemis - un esprit conservateur. Je m'explique : plus un annonceur est petit, moins il ose, plus il lui faut du concret, du palpable. Du papier.
C'est - encore - ce qui fonctionne le mieux dans ce domaine.
Donc, un journal local sur le web, très bien, mais financé par la pub, je ne vois pas comment.
Et qui parle indépendance, parle d'Agoravox. Là aussi, les moyens manquent semble t il. Reçu avant hier:






"
Bonjour,

Comme vous le savez la presse est en pleine crise. Le constat n’est pas nouveau, mais la situation s’aggrave et touche désormais Internet. Le marché de la publicité s’effondre. Où en est le média AgoraVox ? Pourquoi avons-nous besoin de votre aide ?

AgoraVox est le seul média d’information généraliste sur Internet qui soit 100 % participatif, 100 % citoyen.

AgoraVox est devenu, au fil du temps, le lieu de rendez-vous de tous les citoyens avides de débats, d’échanges et de polémiques, passionnés d’information et souvent insatisfaits de ce qu’en ont fait les médias traditionnels. AgoraVox permet de vous informer autrement. AgoraVox permet de vous exprimer et de vous faire écouter. Votre parole peut avoir un impact car AgoraVox est souvent lu par des hommes politiques, des journalistes, des professionnels ou autres décideurs qui parfois font même partie de nos rédacteurs ou commentateurs.

AgoraVox est aujourd’hui en danger. Le modèle publicitaire ne permet plus d’assurer la survie du média, bien que l’audience du site soit toujours au rendez-vous avec plus d’un million de visiteurs par mois. Nous pensons que l’information ne doit pas dépendre de sociétés d’investissement ou d’industries, qu’elle ne doit pas dépendre non plus de l’Etat.

Comme nous sommes convaincus qu’AgoraVox doit poursuivre son aventure et même se développer, nous devons imaginer des solutions de solidarité et de coopération pour en préserver l’indépendance.

AgoraVox est devenu une Fondation en 2008 dans ce but. Le Ministre de la Justice belge a récemment signé l’arrêté qui reconnaît le caractère d’utilité publique de la Fondation AgoraVox.

Dans ce souci d’indépendance, AgoraVox initie un réseau de solidarité basé sur le don.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. Les dons servent à améliorer la qualité du site, à financer les serveurs, les ressources humaines, techniques et juridiques, ainsi qu’à financer des enquêtes participatives pour que le site se renforce et se développe.

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Pour en savoir plus sur ce système de dons

Merci d’avance.

A bientôt

Carlo Revelli
Fondation AgoraVox
Bonjour,

peu habitué à intervenir sur le forum (et peu chanceux de recevoir des réponses détaillées à mes questions abordées ...), j ai pour amour nostalgique le site de la TéléLibre fondé par JPL.

Leur demande d adhésion est elle recevable compte tenu des conditions de cette adhésion ?

Pourquoi cet éditeur de contenu n est pas nommé dans vos différents articles ?

En vous remerciant par avance,

Lurinas
Bonjour,

Je ne connais pas la situation exacte de la Tele libre, je ne sais donc pas s'ils répondent à aux critères établis par le Spiil, que je vous invite à lire ici.

Selon mes informations, le site la télé libre n'a pas fait de demande officielle pour adhérer au Spiil (mais je peux avoir raté quelques chose).

Enfin, cet article s'intéresse aux sites d'information locale, autour d'une ville ou d'un quartier, ce qui excluait la télé libre.

Bien à vous,

Sophie-@si
Est-ce-que les sites associatifs comme http://www.acrimed.org/ sont concernés (je n'ai pas vu, ou compris, sur votre lien, si mention en était faite directement ou indirectement) ?
En remarquant qu'@si est l'un des membres fondateurs du Spiil
(il n'y a vraiment rien à faire pour le logo ?)
Merci pour votre travail de recherche dans votre article, sinon, encore une fois.
Dans l'attente de votre réponse.

(il n'y a vraiment rien à faire pour le logo ?)

Ça m'étonnerait qu'il soit revu. Lors de la réunion du SPIIL, le 24 octobre dernier, DS, qui s'est pointé avec une heure de retard, a lancé fièrement, sous les applaudissements, que c'est ASI qui avait fourni le logo.
J'ai essayé d'obtenir une réponse ici et deux fois en MP avec Sophie. Concernant l'aide en ligne et les sites associatifs comme ACRIMED.
En vain.
Pour le suivi, il aurait peut-être été judicieux de faire une chronique style "chez nous", par exemple intitulée "Pourquoi nous avons décidé d'accepter l'aide en ligne". En réponse à celle qui demandait leur avis aux @sinautes.
Sophie, si vous me lisez (j'ai vu que vous aviez lu mes deux MP), qu'en pensez-vous ?
Bonjour Fan de Canard,

La première condition inscrite sur le site du Spiil pour en devenir membre est la suivante : "Editer un service de presse en ligne à titre professionnel, à savoir employer de manière permanente au moins un journaliste professionnel". Le statut d'association ne me semble donc pas y correspondre.

Pour la chronique, je crois que c'est en projet.

Sophie-@si
Itou.
Merci !

ps : ayant habité le neuvième j'ai dans le passé consulté le site daylineuvième. Je me suis toujours demandée si l'intégralité des contenus de relevait pas du commercial, tant le ton est éloigné du rédactionnel. Du coup, j'ai arrêté...
De même, tellement complet,
aucun commentaire à ajouter.
Bravo
gamma
Article très instructif, mais qui n'attend pas de commentaire.
Intéressant à savoir, et bien tourné.

Merci Sophie
S'ils "ont dix pigistes", ils emploient des journalistes professionnels :
(Code du travail, Article L7112-1)
"Toute convention par laquelle une entreprise de presse s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un journaliste professionnel est présumée être un contrat de travail. Cette présomption subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération ainsi que la qualification donnée à la convention par les parties."
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