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Commentaires

Libé, et l'Etat zombie

Pan sur le bec du matinaute. Je persiflais ici-même hier matin que pour être informé sur Libé

Derniers commentaires

@DS
Waouh!!
Lire sur @si, comme abonné, un très bon billet de Schneidermann, patron du site, y causant "à la machette" de Libé où il est chroniqueur...c'est un vrai plaisir de fin gourmet! Merci Daniel!
En cours de journée j'apprends par une dépêche qu'Hollande refuse que l'animal soit considéré autrement que comme un bien meuble et j'ai envie de cogner comme une sourde !!! et dire que j'ai voté. Je profite du forum et de cette belle chronique qui incite à la résistance, c'est ainsi que je l'ai lue, pour souligner un problème qui n'intéresse pas grand monde.
[quote=Daniel Schneidermann]Soyez excessifs, soyez injustes, soyez partiaux, cognez comme des sourds, du moment que vous écrivez, et que vous faites pulser le journal.

Croyant ainsi donner à "Libé"un conseil révolutionnaire, vous témoignez au contraire simplement ignorer la loi qui régit l' ensemble des productions médiatiques que vous prétendez décrypter. Loi de l'outrance dans sa double polarité opportuniste. Quand la révolte semble gronder, exagérer dans le sens prêté à celle-ci: ce que fit "Libé" de 1974 à 1981, de manière strictement spéculative: comparer à cet égard le "maoïsme" bien pensant, et plus tard bien rapportant, des 5ème, 6ème, voire 16ème arrondissements avec l'ouvriérisme - authentique jusqu'à l'aphasie - de Robert Linhart: seul véritable héros - et pour cette raison totalement oublié - de ces années de fausse "contestation".

D'où quand la normalisation paraît l'emporter, la soumission d'abord larvée, puis de plus en plus assumée aux nouveaux maîtres de l'actualité: ce qui commença à "Libé" avec la mise en sourdine de la référence marxiste, l'affectation d'une distance critique à son égard préludant au progressif alignement sur les positions les plus grossièrement favorables au néo-libéralisme.

Retournement structurel de l'outrance dont le double sens peut être indéfiniment renversé. Ce à quoi vous proposez à "Libé" de se confier sous forme de retour actualisé à ses "sartriennes" années. Perseverare diabolicum...
[large]On se prend à rêver...[/large]
Vibrant... Que d'émotions...

Heureusement qu'ASI n'est pas un média chien de garde... C'est vrai, c'est plutôt rare un chien de garde bénévole...
Voilà une combativité que l'on aime !
Daniel Schneidermann bientôt partisan de la Révolution Citoyenne ?
Prochaine étape appeler Libé à être dans la rue le 12 avril pour dire que décidément avec le libéralisme, même "social" : Trop c'est trop !
Dernière nouvelle: Bernard Tapie propose de racheter Libé. Il met à la disposition de la rédaction son hôtel particulier rue des Saint-Pères. Des discussions sont en cours avec l'architecte des monuments historiques pour y tailler un hublot, le même que celui de leur ancien siège de la République, afin que les rédacteurs se sentent à l'aise dans leur nouvelle "maison". "Ils sont habitués à voir la France de loin et de haut, (comme du hublot d'un avion qui irait se cracher sur les Tours Jumelles, ajoute finement Puerre Marcelle). Il ne faut surtout pas qu'ils perdent ce point de vue, qui fait la force de la marque "Libé", confie l'attachée de presse de Nanard. Un journaliste reste dubitatif "à la République, on se sentait encore de gauche, parce qu'on entendait parfois les slogans des manifs". On envisage de confier à David Lynch un environnement de design sonore qui serait à la fois apaisant, hypnotique, tout en évoquant la Révolution, afin de créer un environnement de travail optimal. Dans un couloir, une stagiaire désoeuvrée fait tourner un guéridon et réussit à évoquer l'esprit de Miterrand. La voix de Tonton s'élève, tous l'écoutent, saisis et respectueux: "J'avais toujours su que ça finirait comme ça". dit-il. "Miterrand, qui c'est?" demande la stagiaire.

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vivifiant !
Peut-on interpréter cette chronique comme une offre de service pour un nouveau Libé?
esclave mais en vie, ou libre et mort.
Dans l'état actuel des choses, et si j'ai bien suivi le feuilleton sur différents supports, il me semble que le souci principal, c'est pas la confiance que Libé peut avoir (ou pas) dans l'État, mais (comme ils l'ont fort bien compris) "en quelles mains sommes-nous tombés?"

Du coup, refuser une prise en charge par l'État, ce serait au profit de quelle solution? Rester vraiment libre, n'être la propriété que de ses lecteurs, ça supposerait que Libé ait effectivement des lecteurs, de vrais lecteurs, fidèles et prêts à s'engager. Or, nous avons vu ici même que les anciens lecteurs, passablement dégoûtés, vont jusqu'à dire "qu'ils crèvent et bon débarras". Et, comme le pointe le Nouvelobs (je crois) qui sait de quoi il parle puisqu'il a le même lectorat, les lecteurs actuels ne sont pas prêts, indépendamment du futur contenu, à accepter une telle orientation dans le mode de gestion du journal. En caricaturant un peu, des lecteurs actuels prêts à se barrer, et d'anciens lecteurs pas vraiment disposés à revenir.

Donc: ni pub, ni actionnaires, ni État, ni lecteurs... une SCOP? Mais les salariés en ont-ils les moyens?
Sinon, ya l'option SCIC.
Ou bien la solution Acrimed.
Ces deux dernières solutions impliquent la présence del'État, sous une forme ou sous une autre.
Quelle verve Daniel ! je ne sais pas pour les journalistes du quotidien, mais pour vous, la crise Libération vous redonne du poil de la bête. Continuez !
et pendant ce temps-là, Lyon est allé faire match nul à Odessa, en Ukraine.
On a joué au foot hier soir en Ukraine.
Et là je me sens rassuré : quand le foot va, tout va.
Libé est à l'agonie mais c'est s'illusionner d'imaginer qu'il pourrait revivre en prenant pour modèle le Libé des origines. Aujourd'hui, un quotidien de gauche, critique, combatif, anticonformiste, révolutionnaire... n'aurait plus la capacité de séduire et de fidéliser un lectorat.
Mais reste-t-il des journalistes avec quelque chose dans le ventre, à Libé ? Y a-t-il autre chose que des carpettes auto-censurantes ? C'est une question, hein, pas un effet sarcastique. Dans ce cas, où ont-ils passé toutes ces années ?
Vla-t-y pas que le lider maximo vire au Dany le rouge...
Mais quelle époque !

Ceci dit et comme le chantait le grand filozofe Enrico Macias, les conseilleurs ne sont pas toujours les payeurs.
Excellente chronique, merci.
"Vous"
"Vous"
"Vous"
"Fuyez"
"Soyez"

Daniel, vous êtes DANS Libé ! Vous y écrivez et votre chronique hebdomadaire compte ! Pourquoi cette position constante, ici, à vous "extérioriser" de Libé? pourquoi pas "nous" "nous", "nous" "fuyons", "soyons". Ce serait tout aussi vrai, et encore plus fort !

Quel est votre rapport intime à ce journal ? Vous qui y avez revendiqué le droit à écrire à la première personne, vous ne pouvez pas faire l'impasse sur cette question si vous décidez de traiter régulièrement de Libé ici. (Et pitié, si vous répondez, n'en restez pas à constater que vous n'êtes qu'un chroniqueur "extérieur" : pour moi, lecteur lambda, vous êtes une partie de Libé)

Bien cordialement
Thomas
Jolie chronique. Il est toujours bon d'enfoncer le clou lorsqu'on assiste, médusé, au spectacle de journalistes se plaignant d'une situation économique dont ils sont les uniques responsables.
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