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l'homme qui tombe

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Fuis l'éden des anges déchus ;
Ami, prends garde aux belles filles ;
Redoute à Paris les fichus,
Redoute à Madrid les mantilles.

Tremble pour tes ailes, oiseau,
Et pour tes fils, marionnette.
Crains un peu l'oeil de Calypso,
Et crains beaucoup l'oeil de Jeannette.

Quand leur tendresse a commencé,
Notre servitude est prochaine.
Veux-tu savoir leur A B C ?
Ami, c'est Amour, Baiser, Chaîne.

Le soleil dore une prison,
Un rosier parfume une geôle,
Et c'est là, vois-tu, la façon
Dont une fille nous enjôle.

Pris, on a sa pensée au vent
Et dans l'âme une sombre lyre,
Et bien souvent on pleure avant
Qu'on ait eu le temps de sourire.

Viens dans les prés, le gai printemps
Fait frissonner les vastes chênes,
L'herbe rit, les bois sont contents,
Chantons ! Oh, les claires fontaines !

Victor Hugo.
Tagadim tsoin tsoin.
Je remarque que le capitalisme permet de construire des bâtiments assez hauts pour se défenestrer avec une assez bonne efficacité.
Le capitalisme est un loup pour le capitalisme.
Bonne réception ...
Bonne année Monsieur KORKOS et merci merci merci merci merci !!
"C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.
Mais l'important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage."
La Haine, de Kassovitz
bonne année à tous, à vous Alain...en passant par Londres chez Harry Holland avec de belles chutes (rien à voir avec le PS)

http://www.albemarlegallery.com/artists/harry-holland/artist-work#4

ainsi soit il http://archive.thearchibaldprize.com.au/finalists/items/43464/

T'chÔ.
Un petite remarque, M'sieur Korkos,
Je pense que le type rouge qui chasse Adam et Eve du Paradis terrestre des Limbourg, n'est pas un diable mais un chérubin ou un séraphin - ces derniers anges connus pour avoir 3 paires d'ailes - le rouge étant là, à mon avis, non pas le symbole du mal mais de la colère de Dieu.
A noter que le serpent est une ravissante nana - jusqu'à la taille.
Méfie-toi des fumelles mon gars ! comme aurait dit Dieu s'il avait été Saintongeais.
Pour une année 2012 pleine de rubriques toujours aussi passionnantes,
Amicalement,

Sophonisbe
Tombez, ô perles dénouées,
Pâles étoiles, dans la mer.
Un brouillard de roses nuées
Émerge de l'horizon clair ;
À l'Orient plein d'étincelles
Le vent joyeux bat de ses ailes
L'onde que brode un vif éclair.
Tombez, ô perles immortelles,
Pâles étoiles, dans la mer.

Plongez sous les écumes fraîches
De l'Océan mystérieux.
La lumière crible de flèches
Le faîte des monts radieux,
Mille et mille cris, par fusées,
Sortent des bois lourds de rosées ;
Une musique vole aux cieux.
Plongez, de larmes arrosées,
Dans l'Océan mystérieux.

Fuyez, astres mélancoliques,
Ô Paradis lointains encor !
L'aurore aux lèvres métalliques
Rit dans le ciel et prend l'essor ;
Elle se vêt de molles flammes,
Et sur l'émeraude des lames
Fait pétiller des gouttes d'or.
Fuyez, mondes où vont les âmes,
Ô Paradis lointains encor !

Allez, étoiles, aux nuits douces,
Aux cieux muets de l'Occident.
Sur les feuillages et les mousses
Le soleil darde un oeil ardent ;
Les cerfs, par bonds, dans les vallées,
Se baignent aux sources troublées,
Le bruit des hommes va grondant.
Allez, ô blanches exilées,
Aux cieux muets de l'Occident.

Heureux qui vous suit, clartés mornes,
Ô lampes qui versez l'oubli !
Comme vous, dans l'ombre sans bornes,
Heureux qui roule enseveli !
Celui-là vers la paix s'élance :
Haine, amour, larmes, violence,
Ce qui fut l'homme est aboli.
Donnez-nous l'éternel silence,
Ô lampes qui versez l'oubli !

Leconte de lisle
Il faudrait pourtant réhabiliter la chute . Mais la chute symbolique .c'est à dire la désillusion.
la chute dans le réel vient faire effraction et raconte l'impossibilité de faire cette traversée symbolique vers un autre lieu .
Ce vide est bien l'illustration d'une incapacité à penser les passerelles les marches d'escaliers qui nous permettent de descendre en douceur .

le film la haine illustre aussi la chute annoncée!!

Nous sommes le siècle d'une chute annoncée comme le soufflet de la ménagère .

A croire qu'atteindre un sommet tout aussi vertigineux qu'il soit demeure un délire orchestrée par les médias qui attendent son revers la chute!

Newton n'est pas loin!!!
Je suggère ce groupe dont le leader est un fan d'Albert Camus, mais également d'amphétamines au point qu'il consacrait plusieurs chansons à sa drogue favorite ou son pharmacien préféré ;-)
mais également celui-ci, au nom et à la musique étrange, mais essentiellement pour cette pochette et son histoire.
humpff dans tous ces bonzhommes qui chutent zavez tout simplement oublié L'Homme qui tombe à pic pfff

bon en cette période de vœux je tiens à partager avec mes aminches @sinautes la Chute de Sarkozy..
et tant pis pour les ronchons qui pensent que le site n'est qu'un repaire de gauchistes fanatiques, je n'ai plus qu'un mot d'ordre pour 2012 : sus au despote et à ses potes !!

bonne année à tous et merci m'sieur Korkos pour vos chroniques toujours pleines de peinturlures.....et pour me faire pardonner mes liens [s]foireux[/s] brillantissimes, petit cadeau pour votre Noyel, passé et à venir : La chute des 3 grâces passque les italiens c'est bien.... :)

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Bin puisqu'on évoque les séries télévisées, au milieu de cette vertigineuse chute à travers les siècles, on pourrait aussi conclure avec la chanson originale de "The Fall Man" (jeu de mot sur une expression équivalente à "bouc émissaire"), série dont le nom avait été assez astucieusement traduit par "L'homme qui tombe à pique", mais dont la chanson-titre a vu son côté humoristique et plaintif complètement effacé au profit d'un premier degré héroïque lourdingue et d'un flic-isme hors propos ("dans ma peau de flic je n'ai jamais peur de rien", oookay).

Traduite en 30 secondes, l'originale faisait plutôt :

"Bon, je suis pas du genre à embrasser et raconter
Mais j'ai été avec Farrah
On me voit jamais avec du en-dessous-de-9, trop bien

J'ai fait des étincelles avec Sally Field
J'ai foncé avec une fille nommée Bo
Mais, pour une raison ou une autre, elles finissent jamais par être à moi

Je mène une vie qui défie la mort
Je prends les risques
Je meurs pour vivre, dans les films et à la tv
Mais le plus dur dans tout ce que je fais
C'est de regarder mes jeunes premières
Embrasser un autre type pendant que je bande mon genou

Je peux tomber d'un grand immeuble
Je peux rouler dans une voiture neuve
Parce que suis le cascadeur inconnu qui a fait de Redford une telle star

Je n'ai jamais passé trop de temps à l'école
Mais j'ai beaucoup appris aux dames
C'est vrai je loue mon corps pour de l'argent

Je me suis fait brûler pour Cheryl Tiegs
Je me suis fait exploser pour Raquel Welch
Mais quand je finis par rouler dans le foin, c'est juste du foin

Je peux sauter d'un pont à bascule ouvert
Ou faire le tarzan depuis une liane
Parce que je suis le cascadeur inconnu qui donne à Eastwood si bonne allure"


Ce qui n'est pas tout pareil. Et qui est d'ailleurs curieux parce que souvent, surtout dans les dessins animés, il me semble que c'est le générique français qui est plus modeste et humain que les versions américaines.

Tiens, un arrêt (korkosique?) sur le contenu comparé des chansons de génériques des années 80. Je suis sûr que ça intéresserait vachement plein de monde. En tout cas plus que pif, j'espère. En vaiiinnn.
[quote=Bien si y va l'faire. Y'a pas de chute à cette chronique.]

C'est qu'après la chute, y a la rédemption. Et ça, il en veut pas Alain Korkos.
Surtout si ça passe par .
:-))
Tiré d'un livre :

"L'Enfer, vision d'effroi née du Grand Catéchisme en Images de nos aïeux feuilleté à cinq ans, c'était une gigantesque caverne alimentée par des gouffres obscurs où des grappes entortillées de corps grimaçants tombaient dans des flammes qu'activaient un essaim de diables dirigé par Satan trônant ricanant sous une horloge de cauchemar au balancier qui marquait Toujours, Jamais, Toujours, Jamais. Je revois mieux maintenant cette gravure : l'instant d'avant, les groupes humains marchent insouciants, et tout soudain le sol se dérobe. Quel puissant symbole de la peur fondamentale qui devrait nous obséder si nous voulions éviter le châtiment éternel."

Alain Korkos, il y a beaucoup de chutes dans la série "Alix" de Jacques Martin.
Ah oui, mais là non, M'sieur K., tu as oublié celui-là...
Hum pour la chute :p....j'aurais rapeller l'importante parole de La Haine :

"L'important c'est pas la Chute,c'est l'atterrissage......"
D'acc. avec Florence... où est la chute dans les révolutions arabes ?
Sinon, M'sieur Korkos... je me suis échinée à trouver Icare dans le Bruegel... mais où est donc orn'Icare bon sang de bonsoir ? Si tout le monde vaque à ses occupations, c'est peut-être qu'il n'est pas tombé, et qu'il est toujours là-haut à nous voir dégringoler en rigolant nan ?

Sinon, c'est passionnant de voir un photographe prendre des instantanés pendant que des "chorégraphes" essaient de s'élever... tout ça pour représenter une chute.

Parce qu'on dégringole, ça c'est sûr...
Ce matin, en observant les oiseaux, je me suis vraiment dit : "quel dommage de ne pas être née oiseau"... (je déteste les chutes : à chaque coup, je me fait une ou deux entorses à la cheville)... pis ça fait mal ;o((.
Irremplaçable "kro" !!! Et merci pour la réjouissance hebdromadaire
Je me demande à quoi sert le parachute... sinon à porter un béret rouge et des croquenots pas très élégants pour défiler "en rev'nant d'la r'vue". Bon, l'Icare de Cornelis en a perdu ses roubignoles, ça ne m'étonne pas. Pour le reste, ça fait parfois vachement "fosse commune "en plein remplissage après un tsunami ou une épidémie de peste brune ou noire.
Bonne année cher Alain Korkos... à vous, à @SI et à tous les zamis.
C'est drôle que le Monde présente les révolutions arabes comme des chutes, ce serait plutôt des levées...
Bravo pour cette superbe chute de fin d'année.
Juste en passant, Alain, et Klein, vous en pensez quoi ?

En attendant, très bonne année à vous.
Anthropia
... ou qui chavire :

http://fondane.files.wordpress.com/2011/03/giacometti_alberto_homme_qui_chavire_1950.jpg?w=480

(Tiens, pour rester dans la suissitude, Laurent Jenny était un de mes profs de littérature à Genève, petit vacillement pour moi aussi, parce que plein de souvenirs, alors que l'année s'achève).

Mais je vous souhaite de démarrer l'année de bon pied, Alain !
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