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L'étrange maître "Gigolus", et les lapsus de Ségolène

Derniers commentaires

Moi qui croyais avoir vu dans les 2 derniers lundis, une régularité de la chronique de Sébastien Bohler (une chronique quoi), j'ai été en peu déçu en découvrant mon @si quotidien.
étonnant !
merci sébastien, vraiment contente de votre retour, c'est fou ce que vous nous faites remarquer comme détails intéressants....

et Gigolus, pour quelqu'un qui porte un nom de clown, c'était à prévoir...
Je l'avais entendu en direct, ce Gigolus, et j'en ris encore.
Ce nom mérite une carrière, ce serait dommage de ne pas en faire profiter une plus large audience.
A part ça, vous pensiez à "gigolo". Moi je pensais à "gigot". Mais pas à Luce, que je n'ai pas vue depuis si longtemps…
Je n'arrive pas à trouver l'entretien dans la longueur, mais je me risque à contre-dire Bohler: et si le "lapsus" n'était pas celui qu'on croit ?

Bohler comprend: "si c'est moi qui n'arrive pas devant, je vais aider celle qui n'arrive pas devant" comme "si c'est moi qui n'arrive pas devant, je vais me ranger derrière celle qui arrive devant, c'est à dire Aubry, parce-que la discipline du parti socialiste l'exige".

Moi, je comprends : "si c'est moi qui n'arrive pas devant, je vais aider celle qui n'arrive pas devant" comme "je vais me battre contre ma défaite en demandant un nouveau vote et en invocant la commission de recolement"

Bref, dans ce cas, la fin de la chronique serait à revoir, puisque dans ce cas, le "lapsus supposé" n'est pas engendré par la confusion de personne "celle qui n'arrive pas devant" est soit Ségolène, soit Martine, mais entre le discours consensuel interne du parti (je soutiens la gagnante des éléctions), et la posture opiniâtre de ne pas démordre de défendre son beefsteack.

Enfin, on peut tout aussi comprendre que ce qu'elle dit, est tout à fait ce qu'elle pense, et que finalement, il n'y ait aucun lapsus dans ces propos !!

Je finirais en disant que ça me semble un peu bizarre de dire que quand on commence par "c'est moi" on pense à la postion, et quand on dit "je perds", on pense à sa personne. Intuitivement, j'aurais dit exactement l'inverse !!
C'est moi qui perd: on pense à sa propre personne
Je perds: on pense à la seconde place du podium.

'fin bon, je dis ça...
Il dit Gigues Aullus(te), sauf qu'il s'arrête avant de finir parce qu'il s'en est rendu compte.
Il intervertit le "L" de Gilles et le "G" de Auguste. C'est tout. Non ?
Merci pour cette jolie chronique - parfois notre cerveau peut nous jouer des tours...
Dites , Mister Psycho-Cerveau , certes le lapsus de Delahousse est amusant , et celui de S.Royal alambiqué, mais que voulez vous dire dans votre article ?
Car on peut s'amuser à faire de l'interprétation sauvage , et dans ce cas là , on y met forcément de son inconscient personnel , ou alors on se lance dans de la vulgarisation , et là , c'est dangereusement glissant, comme le prouve votre énoncé dans lequel Variation a bien noté qu'il y avait un hic : Selon Freud et Jung, l’inconscient ne structure par les désirs selon une échelle temporelle. Ce n’est pas de son ressort de dire : « ceci arrivera » ou ceci « n’arrivera pas ». Il dit ce qui arrive, encore et toujours, ou ce qui n’arrive pas, ni maintenant ni jamais. Ce qui aurait dû être une conjugaison au futur se transforme en une répétition d’un présent obsédant.

Une fois le ratage corrigé , il faudra quand même m'expliquer, parcequ' à part avoir l'impression de se gargariser de grand concepts, et donc qu'on va devenir tous très intelligents , je ne comprends pas tout très bien.

PS :Variation penche pour la coquille, on peut faire des lapsus écrits aussi .
Merci encore pour cette chronique, trop bien !
Petite question : Y a-t-il un lien entre lapsus et dyslexie ? Parce que pour L. Delahousse, il suffit d'inverser le "l" et le "g" : gilles-auguste = giLoGust => giGoLust' (je me trompe peut-être mais j'entend un peu le "t" à la fin quand il fait son lapsus, mais c'est noyé dans une légère inspiration soudaine, du genre "aïe ! j'ai gaffé !" ).
Contente que vous soyez de retour, Sébastien.
Hier soir, dans Le Grand Journal, Ségolène Royal a fait un beau lapsus :
"Il y a une espérance, il faut se tourner vers le passé."
Lapsus lourdement relevé par les animateurs de l'émission.
Nous pensons hâtivement qu'un lapsus est "révélateur" au premier degré,
qu'il dénonce littéralement LA pensée cachée.
"Il faut se tourner vers le passé" peut signifier des tonnes de choses.

Et puis, ils sont peut-être parfois un peu fatigués, tout simplement.
('tain ! J'ai du mal à écrire [s]"lapssus"[/s] euh… "lapsus" !)
Merci pour cette chronique...

Hypothèse pour le lapsus linguae de Delahousse: le conflit au Parti Socialiste le faisait penser au conflit entre les Rigolus et les Tristus, qui fit les belles heures de Pif Gadget —journal d'un parti proche du PS, d'où le lien inconscient fait entre élections au PS et les Rigolus, l'UMP étant sans doute inconsciemment associée aux Tristus. Comme vous le dites: "Aussitôt, on se sent emmené dans [...] un univers de bande dessinée inventif et déjanté."
Laurent Delahousse aurait-il dans son dictionnaire interne plus facilement accès au mot "gigolo" qu'à "gilles auguste" ?
"(...)l’inconscient ne structure par les désirs selon une échelle temporelle" ??? A la place d'une vulgaire coquille, vous auriez pu, tout de même, nous honorer d'un lapsus !

Bel article. Merci.

La remarque "c’est qu’on ne l’avait pas aidée", peut-être un peu partiale.
Just Gigolus,

Just De Laïus,

« Il a le pot pour frire » (JT)...
Après Rimbus et Dedalus... pourquoi pas Gigolus ? Il mérite peut être une notoriété comparable à la notre.... mwarf
Une question de non spécialiste, qui se veut juste une boutade. Je connaissais le restriction du temps dans l'inconscient, qui lui interdit notamment les récits prospectifs ou rétrospectifs, mais il me semblait que l'inconscient ignorait aussi la négation, qu'il ne disait que ce qui est ? Ai-je tort ?
D'autre part, sur un plan linguistique, le fait de dire "c'est moi qui arrive devant" constitue un tour emphatique avec détachement par le présentatif. C'est une technique syntaxique qui permet de détacher un élément de la phrase pour le thématiser. Thématiser veut dire : signaler que je parle de ça. Il me semblait donc que ce choix de détacher le sujet (elle-même) pour en faire l'emphase racontait que cette dame (Ségolène Royal) parlait essentiellement d'elle, à l'exclusion de tout autre. Ce qui n'est pas toujours idiot en campagne électorale.
Or a priori, la phrase "si ce n'est pas moi qui arrive devant", formule négative et récit prospectif, n'existe pas pour l'inconscient. Ce qui existerait pour l'inconscient, après avoir enlevé ce qui lui est interdit, ce serait quelque chose de l'ordre de "c'est moi".
Est-ce révélateur d'une certaine hypertrophie du moi Mme Royal (quel nom d'ailleurs !) ? Ah, je vous le demande.
Très intéressant. J'avais entendu le lapsus de Ségolène Royal (il m'a vrillé les tympans) et je m'étonnais qu'il n'ait pas plus "buzzé".

Peut-on jouer au jeu du Gigolus, à savoir: mais quelle association étrange a pu se faire dans les méandres du cerveau de Delahousse ?

La piste scabreuse est très tentante, mais en vous lisant, j'ai tout de suite pensé à autre chose. L'avocat s'appelle Auguste, nom de clown s'il en est. Gigolus c'est le petit clown rigolo qui se balade dans la tête de Delahousse, "mutin", comme vous dites...
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