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Les journalistes et Sarkozy, retour sur lune de miel

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Très instructif retour sur images. Surtout, si comme moi, on est tombé dessus peu après l'entretien de Ds avec Guiral, de Libération.

En écoutant Ridet expliquant d'un air las, tranquille et content de lui, pourquoi il tutoyait M.Sarkozy, en regardant Achilli tirer les oreilles de Judith pour lui faire comprendre ce qu'elle n'avait pas compris, "assise dans son fauteuil" (quand lui est au front?), je me demandais: ont-ils ri lorsque le Président s'est moqué, avec sa morgue ignare, de Joffrin qui lui posait, respectueusement mais précisément, une très bonne question? ont-ils considéré qu'il ne s'agissait que d'une pitrerie et que , le temps de la réflexion venu, ils pourraient dire tout le mal, ensuite, de la prestation présidentielle? J'espère qu'ils n'ont pas ri mais le problème c'est que je n'en suis pas sûre et qu'entre la connivence rigolarde du candidat et la moquerie insultante du Président il n'y a une continuité.

Ridet n'a-t-il pas compris que M.Sarkozy, lui, n'a aucun problème pour le tutoyer quand il veut et le vouvoyer lorsque cela lui convient? Que signifie le tutoiement? une familiarité, une proximité, le caractère privé d'une relation. Pas forcément les trois à la fois mais au moins un des trois. Amitié, camaraderie, connivence politique, intimité, partage d'un lieu commun, quel qu'il soit (un parti, une maison, un lit, une école, une histoire, une conviction, un combat, une famille ...): que partage Monsieur Ridet avec Monsieur Sarkozy? Voilà une question qu'elle est bonne!

Mis à part Daniel, il y avait aussi une curieuse démarcation entre d'une part Ridet et Achilli et d'autre part Judith et la jeune journaliste (dont, elle me pardonnera, j'ai oublié le nom): les hommes exprimaient une sorte de satisfaction et de certitude: "ouais, ouais, il est malin, on le tutoie, on rigole, mais on ne se laisse pas avoir". Les femmes, plus distantes, soit critique (Judith) soit réservée, (la journaliste), restaient sur leur "quant-à-soi". Cela m'a rappelé que la seule question qui a fait "boum" lors de la conférence de presse du Président ("les caisses sont vides") a été posée par unE journaliste. Je n'en tire aucune conclusion générale, sauf peut-être ceci: il y a dans le "sarkozysme" une forme très particulière de machisme vulgaire: on se tutoie, on se tape sur le ventre, on se prend aux épaules entre mecs. On fait la bise aux femmes, ou bien on les flatte: "elle est belle ma femme", "elle est belle ma Rachida", "vous avez vu ma Rama Yade?". Il n'y a pas que cela bien sûr mais il y a aussi cela.
Je me souviens de cette émission... et du léger malaise que j'avais eu à les voir ainsi ergoter pour savoir s'il était sincère ou manipulateur, avec l'un qui pense qu'après tout, peut-être que sarkozy "l'aime bien", l'autre qui parle de "sincérité", c'est "dans sa nature", et, cerise sur le gâteau, la "manipulation" n'est qu'une question "d'appréciation"...
A l'époque, plus qu'aucun sondage, c'est la déférence des journalistes envers ce candidat ( qui était pourtant connu pour ne pas hésiter à appeler directement les journalistes au téléphone, mais c'était sans doute encore une manifestation de sa "sincérité") qui m'avait confirmé dans la certitude qu'il serait élu.
M. Sarkozy a cru que le miroir que lui tendait la presse reflétait une image réelle... ce n'était que le reflet de l'opinion... et il découvre, après la splendeur seigneuriale, que la marionnette des Guignols de l'info a pris possession de lui-même... Comme dit le poète: "ni cet excès d'honneur ni cette indignité"... Mais ce qui importe, n'est-ce pas la nouvelle personnalité que semble vouloir afficher notre président? Le pourra-t-il vraiment et longtemps?
A la rédaction

Dans son émission sur France Info, David Abiker évoquait, ou permettait d'évoquer, le cas de Marion Cotillard de manière assez méprisante. Quelle que soit la vérité sur la question soulevée par l'actrice, il reste que la démarche consistant à ridiculiser les tenants d'une hypothèse non officiellement admise tient de la promotion du délit d'opinion. Je ne pointe pas du doigt M. Abiker en particulier, mais bien l'ensemble des médias français qui ne font pas honneur à leur déontologie en traitant d'une question par le dénigrement systématique. Je n'y vois aucun rapport avec une quelconque démarche journalistique.

Certes, M. Abiker est responsable de ce qu’il dit. Néanmoins, je ne vous cache pas être perplexe à l'idée que votre émission ne se soit pas risquée à traiter de cette « théorie du complot » qui semble correspondre en tout point à vos domaines d'investigation. Je ne vous ferai pas l'affront de croire que vous ne savez rien de la masse de documents qui circule sur ce sujet, ni du nombre croissant de personnalités influentes à travers le monde qui remettent en cause la version officielle du 11 septembre. Si cette « théorie du complot », est le fait d’illuminés paranoïaques, alors ils deviennent légions.

Si cette « théorie du complot » est fantaisiste, ce que j'espère, vous êtes en mesure, et peut-être en devoir, de décrypter les documents qui étayent cette thèse, en laissant au vestiaire, au moins pour un temps, toutes les diffamations généralement portées à l’encontre de ceux qui prennent le risque de la soutenir.
Je conseille à mes confrères asinautes la lecture de l'ouvrage de Christian Salmon sur le storytelling qui comprend notamment une analyse de la com de Sarkozy.
Journalistes fascinés, quasi amicaux ou du moins amusés : ne deviennent-ils pas complices de la manipulation? Et que deviennent l'objectivité du journaliste et son devoir de rendre compte auprès des auditeurs/lecteurs lambdas auxquels le dessous des cartes échappe totalement ? .
Merci pour ce retour sur cette émission d'ASI qui est vraiment passionante. Juste une chose : je suggère aux @sinautes de regarder les vidéos D'ABORD, et de lire vos commentaires ENSUITE , pour se faire une opinion personnelle , et pourquoi pas... décrypter une page de la Rédaction d'@si ( quelles sont les phrases que vous avez retenues pour commenter les vidéos, les mots que vous avez mis en gras pour qu'on les voient bien etc...) http://www.arretsurimages.net/forum/read.php?3,12538,12859#msg-12859

Amicalement.
Et si @si arretait de nous parler des problemes de la noblesse et de ses courtisans pour revenir un peu sur ceux du tiers état?
On sent bien que Daniel jubile lors de cette séquence, tu as du adorer diriger ces débats :)
Je pense que le problème Sarkozy est en passe d'être dépassé. Vous allez voir qu'il intégre dans son plan de com, comme on le voit depuis dix jours, toutes les leçons qui lui coûtent des points dans les sondages.

Bientôt, on en viendra au vrai souci, la politique de ce gouvernement de droite, de Fillon et consorts, qui eux se sont cachés derrière l'arbre Sarkozy, pour poursuivre en douce les décisiosn désastreuses pour le peuple français.

Et pendant ce temps, au lieu de goser sur Sarkozy, on ferait mieux de voir arriver la vague noire, celle qui va bientôt dévaster notre pouvoir d'achat, la TVA sociale, les franchises de plus en plus élevées, etc. Cqr les décisions délitant le service public sont prises, la vie devient de plus en plus cher.

Tiens, regardons la question du logement : étant donné l'augmentation du pouvoir d'achat, le nouveau taux adopté pour le logement va être une véritable catastrophe pour les locataires en mai prochain.

On va ramer, on va bientôt voir de plus belle l'envolée des hauts revenus et se tasser davantage la situation des gens modestes. Savez-vous que le niveau des rémunérations annuelles n'augmente pas depuis des années sous l'impact des politiques de temps partiel, de CDD. Ce n'est pas seulement l'ascenseur social qui est en panne, c'est la rémunération générale.

Je vois en ce moment des jeunes autour de moi, dont la rémunération ne permet pas de se louer un appartement, de s'acheter un meuble, de se nourrir décemment. Et pourtant ils ont fait de brillantes études, ils ont trouvé du travail, mais sans perspective.

http://anthropia.blogg.org
on les sent plutôt "aimants" alors, comme fascinés, mais avec l'air de pas y toucher... qu'ils ne disent pas que cela n'a pas influencé leur vision du "personnage"... c'est d'ailleurs déjà s'être fait avoir, entrer dans la narration, le fantasme et n'être plus dans le réel ... leur regard, leur travail ne pouvait plus alors être le même, car moins de distance voir, ils sont comme concernés, courtisans (?)... merci les jounaleux... à votre décharge, vous faîtes un travail difficile, quand vous oubliez que c'est un métier... il serait assez intéressant derevoir le même plateau, s'ils sont capables de revenir sur leurs dires, leurs intonations, leurs lexiques, qui en dit tant et plus encore... on ne tutoye pas un politique dont on est censé rendre une certaine image, le langage utilisé avec lui -qui tutoie t'on finalement- finit par parler à notre insu, quand on parle de celui que l'on tutoie...
@Mona
La "barre", pour moi qui suis tout sauf "geek" c'est juste pour une mise en forme du texte, comme sous Word. Illustration en couleurs par béji d'ailleurs.
Enfin [large]si ça marche[/large] !
YES !!!
Ben, on peut faire un copier/coller du précédent sujet, ça nous fera gagner du temps.
[large]En couleurs[/large]
Voilà un "retour au passé" très intèressant .
Je remarque que dans les extraits , sarko parait plus à l'aise qu'à présent .
Les journalistes ont vraiment accepté des familiarités qu'ils savaient : a) hypocrites , b) à l'encontre de la déontologie .
Ils semblent même les avoir recherchées .

Une remarque : Daniel Schneidermann utilise le mot "meute" pour désigner la foule de journalistes suivant le candidat .
L'équipe d'ASI était dubitative quant à l'attitude de l'ensemble de la profession , et je me souviens en avoir été rassurée :
le p'tit qui fait peur n'allait pas passer facilement ...

Une autre remarque : vais-je devoir apprendre à me servir des symboles de la barre ci-dessus ?!!!!!!!!
J'attends l'avis des forts en technique .
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