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Commentaires

les fabuleuses aventures des trois (petits) cochons dans l'espace inter-iconique

Derniers commentaires

"qui a beaucoup de succès dans les écoles par exemple."
pas tant que ça :-)
Et je suis d'accord, on peut détourner quand la base (folklore, culture...) est connue quasi par cœur: c'est le début du travail:-)
Cet album pour enfant est vraiment excellent, je suis bien contente qu'Alain Korkos en ait parlé.
Par contre, attention avec ce genre de récits au risque d'adulto-centrisme : pour comprendre l'humour d'un tel récit, il faut d'abord connaître sur le bout des doigts la version "officielle" des 3 Petits Cochons, ce qui est le cas pour nous, adultes, mais pas forcément pour les enfants à qui on lit l'histoire. C'est actuellement la grosse mode de la littérature pour enfants : le détournement de contes traditionnels, qui a beaucoup de succès dans les écoles par exemple. Mais si votre enfant n'est pas un habitué des 3 Petits Cochons, ou des conventions de la BD, d'ailleurs (pour triturer l'espace inter-iconique, il faut déjà le connaître dans son usage "ordinaire"), vous ne ferez rire que vous.
Un album à partir de 4 ans, donc, mais pour public averti...
Wouaaa ! Une très belle chroniqueu !


Merci.
bonne question de D. pourquoi on ne peut plus ?
Cette chronique parlant d'une oeuvre d'art est d'après moi quasiment une oeuvre d'art.
Belle ! Equilibrée ! Très graphique ! Le texte, surtout le dernier paragraphe, est d'une grande poésie.

Plus encore que dans les autres chroniques, on sent votre passion pour l'image.

Cette page rayonne tellement qu'elle a attiré mon fils de 9 ans qui a voulu lire lui aussi alors que jusqu'ici @SI lui était indifférent. Même les Pokemon n'avaient pas attiré son attention, pourtant, comme tous les enfants de sa génération, c'est un fan.

Mais il est vrai qu'il vous connaît car quand il était petit et ne savait pas encore lire, il suivait du doigt, les unes après les autres, toutes les lignes de "La petite Fille qui marchait sur les Lignes" avant de s'endormir. L'ouvrage est maintenant bien écorné au fond de sa bibliothèque. Et c'est par hasard qu'il y a quelques temps, j'ai vu que vous étiez le dessinateur de ce livre. Je ne vous connaissais pas à l'époque, et je n'avais pas jusqu'ici fait le rapprochement.

Vraiment, vous vous surpassez, et en ces temps incertains, et de désertification massive à Paris et à @SI, c'est un grand plaisir de vous lire.

Vraiment, j'adore. Et je pense qu'un nouveau livre va se poser à côté de "La Petite Fille ..............".

C'est de la bonne pub, mais les livres, quand on sait parler de la passion qu'ils vous inspirent et dont on fait la promo, ce n'est pas du consumérisme, c'est un service public.

Après avoir rédigé ce dithyrambe, vous pouvez me soupçonner d'être Fatale Flatteuse, mais ce n'est pas le cas.

MAIS NE PRENEZ PAS LA GROSSE TETE !!!!!.
Très jolie chronique qui sort des "sentiers battus" et sortant des cases. En lisant la chronique, j'ai spontanément pensé à Gotlib, mais je remercie les forumeurs de m'avoir remis en tête Philémon, et surtout les "Génies des Alpages" dans lesquels je replonge très souvent.
Et je n'ai plus 7 ans !
pour les jeux inter-icôniques, je ne suis pas certains qu'on puisse battre Marc-Antoine Mathieu dans Le processus (les 5 tomes des aventures de Julius Corentin Acquefacques sont un habile jeu autour du médium de la bande dessinée, avis aux amateurs)... mais vu que ça fait 20mn que je reformule en vain une phrase qui de narrerait la chose de manière explicite, je vous met une image là.

et au passage, pour faire le pendant de philémon cité plus haut et pour le plaisir de le citer, j'ajoute une page de l'insurpassable génie des alpages qui joue aussi avec les cases.

ok ce n'est pas spécifiquement pour les 3-4 ans, mais par expérience, dès 7 ans, ça fait son petit effet.

et pour les mêmes petits (dès 7 ans) qui s'intéressent à ces suites d'images qui content des histoires, je recommande l'atelier de jojo & yvan, par duhoo, dont voici deux planches piles dans notre sujet (ici et ) - épatant.

bon, je constate que ma science s'étale plus sur la bande dessinée que sur wermeer, donc je vais pleurer de honte, et je reviens.
wouaa ! connaissais pas !
j'vais me l'acheter fissa...
(dites à personne que c'est pour moua)
Quelqu'un sait comment on peut aller dans l'espace entre deux commentaires ?
Il y a aussi une version des trois petits cochons illustrée par Calvo, en 1944 :

La bête est morte ...
L’histoire des trois petits cochons n’avait pas échappé au psychanalyste Bruno Bettelheim dans sa Psychanalyse des contes de fées (une grosse brique qui prend la poussière dans ma bibliothèque).

Le conte pose le problème suivant : faut-il suivre dans la vie le principe de plaisir ou le principe de réalité ?
un extrait ici

Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu'exige notre passage de l'immaturité à la maturité : les contes de fées ne sont pas innocents !
"Signalons enfin un détail qui peut avoir son importance (et peut-être n'est-ce point là un simple détail, mais l'un des noeuds du livre) : quand vous lirez cet album à votre enfant, vous décrirez, commenterez avec lui les images."
Ce n'est vraiment pas un détail..
Pour faire court:
Je bosse avec des enfants jeunes, et pour ceux dont les familles ont du mal à s'approprier l'objet-livre avant même son contenu et le texte écrit, le détournement des histoires, passant par des codes iconographiques différent (pour eux) est un support de travail très intéressant mais qui suppose de casser des catégorisations initales (en général ces familles connaissent les version disney des contes pour enfant et that's all folks).
Notez pour d'autres familles aussi c'est un sacré boulot: décaler l'histoire que les parents connaissent en la pervertissant (au sens plein du mot), c'est pas toujours bien accueilli, croyez m'en.L'instit est censé-e donner la doxa....et non pas se jouer des codes.. pompompom...
Faire ensuite comprendre que l'histoire n'est pas une vérité mais bien une création qui peut se distordre cad qu'on peut agir dessus, c'est encore un autre boulot.
Bref, ces braves gens qui revisitent les histoires pour enfants, ça me sert bien :-)
Dommage que les crédits alloués aux écoles soient trop restreints pour pouvoir faire des achats plus nombreux (les albums et livres enfants, c'est vraiment cher, voyez... et vu la durée de vie d'un bouquin quand il est dans les pattes de monstrosaures de 3 à 6 ans...)

Bref.. merci pour la kro :-))
(pas nenbourg, hein kronik bien sûr)
Serait-ce devenu un peu un procédé? Dans plusieurs albums de Ponti, des personnages de livres quittent leur livre pour venir rencontrer les personnages du livre qu'on a entre les mains. Par ex dans "Parci parlà", les héros rencontrent un petit chaperon rouge qui erre, perdu et rendu aveugle parceque personne n'a lu son histoire depuis 1000 ans. Assez effrayant pour les petits à 1°vue, mais facile de les rassurer en suggérant que tant qu'on les lit, les livres et leurs habitants restent vivants!
Le court-métrage de 1933 à d'ailleurs reçu plusieurs récompenses.

Jolie chronique Alain !
Question piège !

L’espace entre les cases est le plus souvent de forme quadrilatères, définis par des droites, et non de forme courbe définis, par des coniques…
Alors pourquoi parler d’espace « inter-iconique » plutôt que d’espace « inter-idroitique » ?

M’sieu Korkos, pouvez-vous me les pliquer, J’ai pas compris les plications.
????????

Stan 0,0001g
"quand vous lirez cet album à votre enfant, vous décrirez, commenterez avec lui les images. Les mots que vous choisirez, les parties d'illustrations sur lesquelles vous vous appesantirez seront autant de révélateurs de votre manière de considérer le monde, ce fabuleux espace blanc coincé entre deux cases".

Et c'est ainsi que nos petits deviennent des fous de livres...
Parmi les versions alternatives il existe : Les trois petites cochonnes qui, contrairement à ce que le titre pourrait laisser imaginer aux esprits mal tournés, est bel et bien destinée aux tout jeunes enfants.
Quant aux contes de Nursery Rhymes, ils ont inspiré Genesis en 71 pour leur album Nursery Crymes composé d’histoires qui elles ne sont forcément pas à mettre « entre toutes les oreilles ».

Et puis je me permets un hors-sujet pour un petit hommage.
Bel analyse, mais des dessins dans l’espace inter-iconique, c’est du déjà vu.
Certain dessinateurs ont même transcendé cet espace ; faisant correspondre les images ; faisant passer un personnage d’une case à l’autre en traversant l’espace inter-iconique.

Par contre, dessiner sans filet le personnage lorsqu’il est dans l’espace inter-iconique, je ne l’avais jamais remarqué.

Mais ne dit on pas : le cinéma est le 7ème art, et la bédé est le 9ème art !

Stan 1000g
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