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Les états généraux de la presse, toujours opaques

Pas de société de journalistes, et surtout pas de caméras : les états généraux de la presse se tiennent dans une certaine opacité. Le site Mediapart a décidé de faire un coup d'éclat.

Derniers commentaires

Je sais que je vais me trouver hors sujet mais je ne sais pas où écrire mon écoeurement.
Dans quelle rubrique d'@si on va pour signaler un "non traitement" d'actualités?

Je suis enseignante à Roubaix dans ce que l'on appelle un RASED (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) et dans ma ville ce n'est pas le travail qui manque, au contraire, on n'est pas assez nombreux.
Hors, le ministre de l'éducation nationale vient de nous informer (début octobre, et sans concertation aucune avec les syndicats) de la fermeture pure et simple de ce dispositif sur trois ans (3000 postes supprimés à la rentrée de 2009, idem en 2010 et 2011).

Un article dans Télérama en parle cette semaine (n°3068), article de Michel ABESCAT, "Une éducation à refaire".
Je sais bien qu'il y a Carla et alii, la crise financière, Obama... Mais supprimer 9000 postes occupés par des enseignants spécialement formés à la lutte contre les difficultés scolaires c'est intéressant aussi, non?
Denis Robert envoie chier Clearstream.
Il explique pourquoi avec cet article.
Article dans lequel il règle également ses comptes avec Le Monde, quotidien de grande probité.
un post intéressant:
http://sarkofrance.blogspot.com/2008/10/le-gouvernement-cherche-surveiller-les.html
"Le pouvoir s'arroge la maîtrise du contre-pouvoir". C'est la marque des dictatures. Et ce n'est pas un euphémisme.
Le plus étonnant, c'est qu'il s'est trouvé des journalistes pour prêter la main à cette mascarade.

"La responsabilité des journalistes vis à vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics" (Déclaration de 1971)
Certains se sont délibérément placés en dehors du champ défini. Restent-ils journalistes ? On demandera sans doute aux intéressés, selon la même logique, d'en débattre. On connaît la réponse.
Comment faire pour que l'Etat subventionne la presse PQN/PQR sans paraître trop visiblement vouloir influencer les lignes éditoriales ?

Réponse : même méthode que pour J Lang & la Constitution, il faut avoir la caution de L Joffrin. Quelques arrangements sur l'actionnariat principal du journal afin de régler les très certains déboires de comptes annuels auront certainement été conclus. J'attendrais.

En tout cas, depuis la campagne 2007, le Canard enchaîné pète la forme : toujours format papier, pas de pub, pas d'internet (enfin strict minimum), ...
Bref, la crise a bon dos.
Assurément ASI ne fait pas partie de la presse traditionnelle (quelle soit papier, web-site d'un journal papier ou "pure player"), son but n'étant pas de nous fournir de l'information brute.
Celà ne le dispensera pas, j'espère, au terme de sa première année de fonctionnement, d'en publier
un bilan détaillé.
Bakchich, qui a enquêté sur les journalistes WEB reste très léger sur la façon dont lui même traite ses rédacteurs.

voir ici

On attend mieux d'ASI
Merci d'attirer notre attention sur cette action de Médiapart. C'est très fair-play, quand on connait le différend qui a opposé Daniel Schneidermann à Edwy Plenel. La video réalisée par Médiapart est très claire. A voir absolument.
On peut y entendre une explication limpide de François Bonnet et l'intervention de not' président, toujours aussi content de lui et toujours ravi de nous faire l'honneur de sa présence rayonnante. Ce type est décidément stupéfiant. Lorsqu'on l'écoute, on a toujours du mal à discener chez lui la part de naïveté et la part de rouerie. Il faut voir avec quelle tranquilité souriante il nous explique que la presse doit se mettre à son service et l'aider à réussir son "gand bond en avant". Ce n'est pas exactement les termes qu'il emploie, mais, dans l'esprit, c'est ça. Vraiment stupéfiant.
À ces États généraux des patrons de presse réunis pour se partager le gâteau, les observateurs des médias et les journalistes auraient pu opposer ces autres États généraux : les États généraux pour le pluralisme.
Il suffit de lire leur appel et de voir la diversité des signatures pour se rendre compte qu'ils sont infiniment plus représentatifs et démocratiques que le conclave réuni sous l'égide du nano président.
Dommage de constater que la plupart de ceux qui se plaignent aujourd'hui d'une situation verrouillée par Sarkozy et les patrons de presse n'ont pas levé le petit doigt hier au moment de l'appel à des États généraux pour le pluralisme. Les organisateurs vont même jusqu'à évoquer une forme de boycott de la part des médias. Why ?
Comment faire ? Envoyer David Pujadas comme "infiltré" peut-être ?
AlterEgo
Grenelle de l'Environnement, commissions Copé, Attali, Balladur1, Balladur2 (le retour), Etats Généraux de la Presse, ... N'importe quel enfant de 7 ans moyennement attentif a compris depuis longtemps que tout cela n'était que poudre aux yeux servant uniquement à valider les choix de Nicolas Létacémoi. Que des politiques dits d'opposition et des journalistes apparemment honnêtes s'y laissent encore prendre me sidère.
.
Ce qui se passe en ce moment devrait alerter de nombreux citoyens soucieux de vivre dans un pays démocratique où la presse est libre. Les abonnés d'à@si au premier rang non ?
Vous sous-entendez que Sarkozy organise des débats fantômes pour faire croire à une réflexion démocratique sur des sujets dont il a choisis par avance le traitement final?
Et qu'en plus tout cela serait directement orchestré par la mise à disposition aux médias d'images du jour bien cadrées?
Question centrale: il y en a encore pour s'étonner de découvrir cette façon de procéder?
And what about @si? N'avez-vous pas été invités à participer comme Médiapart (surtout que z'avez bien plus d'abonnés que le ite d'Edwy Plenel)? Ou Schneidermann est-il tellement classé comme "procureur démédias" parmi vos confrères, avec plein de connotations péjoratives associées à la locution, que de facto @si est exclu?
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