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Les dividendes ont-ils volé aux salaires 10 % du PIB ?

Feuilleton des dividendes, suite.

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si je comprends bien, un patron peut decider d'augmenter les hauts salaires (le sien, ses proches, ses collabos, toute la classe manageriale... tous les "improductif", je dirais) de 40%, et demontrer ainsi que les salaires de son entreprise ont augmente de 20% en moyenne. et c'est valable pour les patrons, les deputes, les ministres, les financiers... pas pour les vrais "salaries". c'est comme ca que la nomenclatura des pays de l'est s'est constituee, c'est comme ca qu'elle demontrait avec sa langue de bois que tout allait bien et que les gens qui s'indignent le font vite et mal, c'est comme ca qu'elle a dilapide les ressources de ces pays, ... jusqu'a la chute finale. ou malheureusement elle n'a pas disparu, mais continue a se pavaner sans aucun complexe et sans aucun remords. par contre, selon elle, jes gens qui s'indignent devraient, eux, culpabiliser ! alors, continuons a nous indigner, ET VITE !!!
Pas beaucoup de réactions sous cet article. Dommage.

Mais pas forcément surprenant car sujet compliqué, technique, etc.

Pour conclure ce commentaire hautement inutile, merci, Sophie, pour ce "suivi".
Une petite précision encore, l'idée selon laquelle la part des salaires dans le PIB a chuté de 9.3% émane au départ de François Ruffin via un article de monde diplomatique daté de janvier 2008 (ici), qui sera ensuite invité dans l'émission Là-bas si j'y suis sur France inter (). On remarquera à cette occasion qu'il a tout de même fallu une bonne grosse année pour que Mr. Hamon reprenne la statistique à son compte et s'intéresse un peu à la question de la répartition des richesses.

Le fait que la source ne soit pas révélée par le PS n'est pas tout à fait anodin puisque François Ruffin égratigne depuis quelques temps déjà certains dignitaires de ce parti (comme ce fut le cas dans cet article sur Vincent Peillon : lien. Le fait que la contradiction soit portée dans un article de libération n'est dès lors pas anodin non plus, et cette contradiction s'adresse à mon avis plus aux "alter-mondialistes" (où la question du partage des richesses est au cœur du débat) qu'au PS qui se montre généralement très timide sur ces sujets-là. Le fait que l'ultime mise au point émane de Frédéric Lordon et non d'un dignitaire du PS me conforte dans l'idée que B. Hamon s'est contenté de reprendre la statistique à son compte pour son côté spéctaculaire, sans jamais interroger les milieux dont elle émanait.
alerte générale !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Libé critique le P.S. alerteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee tous aux abrits. les femmes et les enfant d'abord !!

excellent article Sophie
Merci de cet article Sophie.

Daniel avait parlé dans un fil de (peut-être) confier une chronique à Lordon. Cela reste-t-il un projet ? Les choses ont-elles avancé ?
Votre analyse de ce très bon article de F. Lordon (habitué du monde diplomatique pour préciser l'allusion que vous faites à ses tendances gauchistes) est très réductrice mais je vous suis néanmoins reconnaissant d'y faire référence. En effet je pense que c'est le passage traitant de l'essorage du "petit capital" parallèlement à l'essorage des salaires qui constitue le cœur de la théorie et qui rend le mieux compte du peu d'évolution (et de pertinence) de la statistique salaire/capital. Enfin quoi qu'il en soit je ne peux que vous encourager à intégrer ce type de littératures à vos prochaines publications.
Bref ce sont tous des menteurs.
Nous le savions déjà, mais là vous expliquez en détail pourquoi du comment. Et de nous rendre compte qu'ils sont brillants nos candidats aux élections pour monter des arguments tellement tordu qu'il faut une grosse compétence (la votre), du temps (le votre), et de la méthode pour mettre à jour les preuves et rouages de leur malhonnèteté. Bref nous le savions, et nous en avons une des preuves, (pleine de) grâce à vous.

Le souci c'est que votre preuve est un poil compliquée et que je vais avoir du mal à la ressortir lors de mon prochain dîner mondain. Je saurais juste dire "aller sur le site @si, vous lirez les preuves".

Du coup je vous soupçonne d'avoir fait exprès: Vous produisez des preuves brillantes pour attirer les lecteurs. C'est méchant, ça, sophie. C'est presque du capitalisme.
Méchant.
amha ce qu'il faut surtout dire, c'est que 'le rapport salaire/revenu du capital dans le pib' est une mesure trop grossière pour servir a autre chose que de la propagande... D'abord, comme le dit cet article, si une stagnation est due uniquement a une envolée des plus haut salaire, on a bien une baisse pour une majorité de salarié.

Ensuite Lordon dans son papier fait une autre remarque intéressante: cette (semi?-)stagnation serait aussi due a un déséquilibre dans les relations entre grosse boite et sous-traitants, ces derniers étant pressuré par le premier, de manière à ce que tout les bénéfices (due a l'amélioration de la productivité par exemple) 'remonte' en haut de la chaîne alimentaire vers les grosses boite cotées. Pour la majorité des boites, la croissance aurait alors été +- invisible...
"traiter isolément du débat sur la part de valeur ajoutée à rendre aux salariés est une entreprise à la limite du non-sens" (Lordon). Lordon ne renvoie pas dos à dos Besancenot/Hamon et Bizeau ("de Libération, depuis les cris de joie de « Vive la crise » jusqu’aux fulminations du TCE, il y a beau temps qu’on n’attend plus rien et qu’on n’est plus surpris de rien").
En fait, il prend certainement prétexte du "débat" médiatisé pour faire entendre son analyse, qui est remarquablement articulée.
Sa note, bien que "longue", mérite d'être lue : on sort des controverses du type "mon plan de relance est meilleur que le tien". Et on comprend que la "sortie de crise" demandera plus que quelques centaines de milliards...
Bravo pour une analyse fine, détaillée et réfléchie ! Cela fait plaisir, quand de vrais journalistes présentent la vérité dans sa précision et sa (relative) complexité. "Esprit de finesse plutôt qu'esprit de système".

Une remarque à propos de, je cite : "l'économiste Denis Clerc (fondateur de la revue Alternatives économiques, résolument à gauche)". Avec la virgule, résolument à gauche s'applique à Denis Clerc. C'est sans-doute vrai, encore faudrait-il définir la gauche (par rapport à Jean-Marc Sylvestre, certes, mais ce n'est pas difficile !). Si l'on oublie la virgule, résolument à gauche s'applique à Alternatives économiques, et là je suis moins d'accord. A. E. est en effet toujours à la tête du combat pour une vérité économique hors de la pensée unique néo-libérale, mais avec un bon temps de retard sur les analyses que tout un chacun, informé et curieux, peut faire ... Hélas, en effet, Alternatives économiques est sans doute le seul journal économique que je connaisse non entièrement endoctriné par le dogme du capitalisme libéral et de sa devise TINA (There is no alternative). Existe-t-il d'autres journaux économiques indépendants du système ?
Excellent papier à poursuivre.
Moi ce qui m'intrigue, c'est les références prises, le Pib, la valeur ajoutée.
On aimerait un travail sur la répartition des marges entre salaires et dividendes, sur la part des bonus dans la masse salariale, c'est-à-dire avant bénéfices, etc.


http://anthropia.blogg.org
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