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Le portail gouvernemental "vitrine" de la France en rade tout l'été

"Le site, qui doit être la vitrine de la France à l'étranger, est indisponible depuis son lancement il y a huit jours. Un audit a été lancé pour déterminer les causes de l'actuelle paralysie" souligne le quotidien Les Echos à propos du site France.fr lancé par le gouvernement le 14 juillet dernier qui ne rouvrira pas avant mi-août, selon le Service d'Information du Gouvernement qui en a la charge.

Derniers commentaires

J'ai écrit [s]hier soir[/s] très tôt ce matin (1h01) un petit texte à propos de l'expérience italienne du site italia.it. Par manque de temps et désir de sommeil, j'avais volontairement limité mes sources pour résumer l'affaire. Daniel Schneidermann m'a contacté par mp pour me demander d'en faire un contenu bleu "dans les forums", mais j'ai demandé de pouvoir réecrire et détailler mieux l'histoire, en variant mes sources. Voici donc une version plus étoffée de l'histoire rocambolesque du site, avec plus de sources et de détails amusants, qui, si elle satisfait le taulier, pourrait se retrouver dans les forums...

La fabuleuse aventure d'italia.it: un modèle à suivre pour france.fr?

L'échec du lancement de ce portail "france.fr" me rappelle la gigantesque catastrophe industrielle que fut le lancement d'un portail aux mêmes finalités dans un pays frontalier: l'Italie. Je parle là du site désastreux italia.it, et vue la proximité des noms de domaine comme des prérequis de chaque projet, la comparaison entre les deux aventures pour le moins hasardeuses me paraît opportune.

Le lancement du projet

L'histoire est longue et commence lors du deuxième gouvernement Berlusconi (2001-2006). Un comité interministériel lance le 16 mars 2004 l'idée d'un portail italia.it qui servirait de vitrine touristique du pays à destination des italiens et du reste du monde. Le projet est coordonnée directement par la présidence du conseil des ministre, et présidé par le ministre pour l'innovation et les technologies, Lucio Stanca (fiche wikipedia [it]). La réalisation est confiée à Sviluppo Italia SpA, agence publique (et à l'époque véritable cauchemar burocratique) dépendant du ministère de l'économie (description sommaire de ce machin ici), et à une de ses filiales, Innovazione italia SpA. L'on accorde pour ce projet la somme de... 45 millions d'euros (!). Un appel d'offres public est lancé e février 2005, gagné par un consortium dirigé par IBM Italia, dont l'un des présidents fut justement Lucio Stanca, avant qu'il n'entrât en politique. Mais bon, le conflit d'intérêt n'est guère un problème dans un gouvernement dirigé par Berlusconi.. Entretemps, on ajoute 9 millions au projet, venant du ministère de l'environnement. Je passe sur les problèmes ultérieurs relevant d'une burocratie kafkaienne, mais disons que jusqu'au 22 février 2007, il n'y a toujours pas de site italia.it, mais plein de comités théodules et de problèmes administratifs. Et un coût final faramineux: 58,1 millions d'euros.[Source principale: ce blog, et surtout ce billet, pour ce paragraphe. Il existe aussi une version anglaise, non consultée]

Le lancement du site: fiasco.

Enfin, on arrive au 22 février 2007, nous sommes alors sous le deuxième gouvernement de Romano Prodi (2006-2008). Le portail italia.it est mis en ligne. Et il est tout de suite la risée du web et des blogs, pour ses bugs, ses erreurs et ses fautes innombrables. Tout d'abord le logo choisi, ressemblant à un gros cornichon, est jugé ni fait ni à faire, ce qui dans le pays du design est un crime monstrueux (exemple de critique ici [it], et quelques parodies). La programmation du site est jugée déjà dépassée (pas de CSS et une organisation déficiente), l'accessibilité est pourrie: en une demi-journée, un blogueur et programmeur réalise une page d'accueil bien plus fonctionnelle (visible ici) pour démontrer qu'avec moins de moyens, mais des simples compétences, on peut faire nettement mieux. Les contenus écrits regorgent de fautes, d'erreurs et d'omissions, les traductions idem (le site se veut multilingue). De plus, le projet initial prévoyait un formulaire de réservations de chambre d'hôtels, qui n'apparaît guère et dont la viabilité semblait dès le début fort douteuse. La protestation s'étend bien sûr, des tour-operators italiens, à quelques présidents de région en passant par les fédérations de consommateurs. Ajoutons à ce tableau désastreux une vidéo désopilante où le vice-président du conseil (également en charge du Tourisme) Francesco Rutelli (fiche wikipedia [fr])parle anglais comme une vache espagnole (visible ici) pour vanter les mérites du site et du pays.

Face au tollé et au scandale, après une communication désastreuse, une commission d'enquête et enfin un constat lucide d'échec, le site est enfin clos 18 janvier 2008, soit moins d'un an après son lancement.

La résurrection: magic italy.

Mais c'était sans compter sur la ténacité berlusconienne. Revenu au pouvoir après les élections anticipées de 2008, il ne tarde pas à relancer le projet: le ministre de l'administration publique et de l'innovation Renato Brunetta (fiche wikipedia [it]) et la ministre du Tourisme Michela Brambilla (fiche wikipedia [fr] de son parcours original) remettent 10 millions d'euros pour relancer le machin... Certes c'est moins cher, mais bon, c'est pas donné non plus. Le 16 juillet 2009, le site renaît de ses cendres. Dans le même temps, la communication sur le tourisme lance le logo et le slogan "magic italy", tout autant critiqué: le nom est déjà pris (), le logo est passe partout et vieillot [exemple]. Berlusconi déclare d'ailleurs dans une émission télé qu'il est à l'origine du slogan et qu'il a contribué au logo (et du coup on comprend mieux pourquoi c'est si nul). Dernièrement, ce slogan est réapparu lors d'une campagne de pub télévisuelle lancée ce mois-ci par le ministère du Tourisme et destinée à inciter les italiens à visiter leur pays. La voix off n'est autre que celle de... Berlusconi (on peut voir la pub ici). "Se rendre disponible pour promouvoir son pays est un acte de grand amour. Tout le monde devrait agir ainsi" a d'ailleurs expliqué la ministre du tourisme dans une conférence de presse pour justifier le choix saugrenu d'une telle voix off. Et, évidemment, pour répondre à pareil chef-d'oeuvre de propagande institutionnelle, les parodies n'ont pas tardé à fleurir (une petite sélection sur cette page du Fatto Quotidiano). Théoriquement, cette campagne télévisuelle devrait être aussi diffusée sur les écrans étrangers (dont ceux français), mais on ne sait pas encore si la voix off sera tenue là aussi par Berlusconi

Et le site italia.it, alors? Encore aujourd'hui, il est régulièrement critiqué par les blogs pour ses dysfonctionnements (un blog entier y est consacré [it]) . Et de fait on peut dire que les bugs ne manquent pas. Pour prendre un exemple qui pourrait intéresser les francophones, la version française de ce site qui se veut multilingue serait pleine de bourdes (d'après un récent billet de blog, écrit en italien). Et sans entrer dans les détails, je remarque rien qu'en jetant un coup d'oeil rapide sur la première page du site en français deux grosses fautes qui devraient être absentes d'un site qui se voudrait professionnel: 1 "communautè", erreur d'accent (et sans doute mauvais choix du mot) 2. "découvre l'italie": l'usage de la deuxième personne du singulier est la règle de base dans la publicité en Italie. En France, néanmoins, le tutoiement n'est pas de mise en la matière, on lui préfère le vouvoiement (ex: "nous vous devons plus que la lumière" "à nous de vous faire préférer le train", etc.). Bref, on a là une traduction peu fine. Et encore, je ne suis pas entré dans les détails...


Et je ne parle même pas des fautes stratégiques dans l'organisation du site... Disons que la plus grossière est qu'il fait doublon avec le site de l'agence nationale italienne pour le tourisme, bien plus fonctionnel pour ce qui est de fournir des informations pratiques, et où la présence d'un autre logo "italia" semble nuire à la lisibilité du message...

Bref, l'aventure d'italia.it se poursuit... Toutefois, à ma connaissance (mais peut-être n'ai-je pas cherché assez), on ne connaît ni l'affluence du site, ni son impact sur l'information des touristes et sur le marché du tourisme en ligne. Vu ce que j'ai lu, je doute fort de son efficacité, mais je ne demande qu'à être démenti.

Quant à france.fr, j'espérons que ça coûtera moins.
Pitié, un peu d'optimisme !
Les français ont déjà le moral dans les chaussettes, donnez-nous des informations sur les services gouvernementaux qui marchent, ou au moins qui ne dysfonctionnent pas trop.
C'est cela le vrai journalisme d'investigation : trouver la perle rare.
Voila du très classique dans la mise en place d'un système informatique, avec ou sans internet, dans la plupart des entreprises (publiques ou privées, françaises ou non), depuis 40 ans (au moins).
La part des tests, comme celle de la documentation, reste toujours négligée.
Et les raisons sont très peu techniques, mais plutôt psychologiques et de recherche du "bénéfice" (pas nécessairement financier) à très court terme.
L'attitude que j'ai pu voir est à peu près toujours la même ; en schématisant :
- Pour les informaticiens (essentiellement les développeurs)
"Moi je fais des logiciels qui fonctionnent, donc pas besoin de faire beaucoup de tests"
- Pour les financiers
"Vous n'allez quand même pas me faire dépenser de l'argent juste pour vérifier que votre truc fonctionne"
- Pour le donneur d'ordres
"On ne va pas retarder le démarrage pour que quelques informaticiens se fassent plaisir"
Quiconque défend une position inverse se sent souvent bien seul ...

En 1972, le Département d'Etat américain (équivalent de notre Ministère des Affaires étrangères) sortait un rapport disant notamment que :
- Aucun logiciel, même parfaitement testé, n'est exempt de "bug"
- Un "bug" découvert après la 1ère mise en exploitation coûte en moyenne 10 fois plus cher à corriger que si cela avait été fait avant la mise en exploitation
C'est toujours valable, quelles que soient les technologies utilisées. Cette moyenne recouvre des variations importantes : pour les "bugs" les plus graves, le rapport est très largement supérieur à 10.

De ma propre expérience, les tests représentent normalement à peu près la moitié (en coût et en charge de travail) du total du développement, quelles que soient les technologies utilisées.
Cette proportion va plutôt en augmentant, car les logiciels servant au développement, comme tous les logiciels, sont de moins en moins performants ; voir la loi de Wirth (avec "i" et non "oe" !), empirique mais qui se vérifie.

Dans le cas de France.fr :
- Sur le budget prévu, on ne peut rien dire, car tout dépend de ce que ce site est censé faire
Un "site" peut coûter de quelques centaines d'euros (genre présentation d'une PME) à plusieurs (voire dizaines) de millions d'euros (genre Priceminister).
Par contre, en tant que contribuable, on peut se demander si cette somme n'aurait pas pu être utilisée plus utilement ...
- Manifestement, les tests de charge n'ont pas été faits, ou bien trop sommairement
Ce ne sont généralement pas des tests simples à mettre en oeuvre si on veut qu'ils simulent bien la réalité future.
Mais il est tout à fait possible que le SIG ait simplement dit "Ne vous préoccupez pas de celà ; si c'est un peu lent à certains moments, ce n'est pas gênant".
- "65.000 connexions en quelques heures" n'apporte pas d'information utile ; ce qui importe est le nombre de connexions simultanées et les opérations effectuées lors de ces connexions (par exemple, une recherche par mot-clé nécessite plus de ressources qu'un clic sur un lien vers une page web). En tous cas "65.000 connexions en quelques heures" n'est pas beaucoup pour un site "grand public";
- Si c'est bien la structure de la base de données qui est la cause majeure du dysfonctionnement (ce qui est plausible), ça ne se règlera pas d'ici fin août. Quels que soient les moyens mis en oeuvre, il y a des délais incompressibles : comme on dit souvent "Avec 9 femmes, on ne fera pas un bébé en 1 mois". Rajouter des intervenants dans un contexte de précipitation a plutôt tendance à ralentir les choses.
- Si c'est bien la structure de la base de données qui est la cause majeure du dysfonctionnement, on ne voit pas pourquoi il faudrait changer d'hébergeur. C'est à peu près comme si suite à un accident d'autocar car le conducteur était bourré on décidait de changer de modèle d'autocar !
- Si le SIG change de fournisseur (développeur du site et/ou hébergeur), on n'est pas près d'avoir un site opérationnel, car ce genre de migration ne se fait pas en un claquement de doigts. Ca se compte plutôt en mois qu'en semaines de délai.

Mais tout ceci est quasiment un "cas d'école" : on en entend parler car ça concerne un site grand public, mais ça se produit fréquemment dans bien des grosses structures (genre entreprise transnationale) : il faut "sortir le produit" très vite (et pas cher) pour que le donneur d'ordres puisse marquer son passage.

De même qu'Ivan Illich a montré que la voiture nous faisait avancer à 6 km/h en moyenne, on peut se demander si l'informatique (telle qu'elle est utilisée) ne nous fait pas perdre plus de temps qu'elle ne nous en fait gagner.
Anecdotes comparatives :
- A la fin des années 50, j'étais gamin dans une ferme qui se trouvait dans un "trou du cul du monde".
Si le tracteur ou la moissonneuse tombait en panne, on allait au village situé à 2km pour téléphoner (le téléphone était rare) : on avait les pièces de rechange le lendemain matin au car de 7h.
- Le mois dernier, un producteur sur le marché (le vrai, pas celui des économistes) de ma ville a eu son camion-étal en panne ; il a commandé les pièces via internet ... elle lui a été livrée 3 semaines plus tard.
Progrès technique n'implique pas progrès tout court ...
Nous avons invité l'@sinaute Hurluberlu à publier son commentaire dans nos contenus.
Il a souhaité l'améliorer, vous trouverez donc son commentaire modifié un peu plus bas dans cette page, ainsi que dans nos contenus.

L'équipe d'@si
Ils ont déjà réparé, avec notre pognon, semble-t-il.

C'est magique notre oseille : on peut tout faire avec ça !

Et même nous montrer dans quel luxe vit cette bande d'inutiles...

C'est cool, non ? Il paraît que les havanes à volonté sont délicieux !

Ne ratez pas le jardin, plus grand que celui de l'Elysée : c'est le plus grand jardin privé de Paris, Fillon voulait y faire faire une piste pour casser quelques-unes de ses Ferrari mais on lui a conseillé d'y renoncer en raison du bruit (de moteur et de choc)

Quelqu'un a déja vu le plan du 10 Downing Street ou l'appartement de Madame Merkel ?

Non ? Dommage, c'est très instructif pour comprendre pourquoi nous sommes largement plus imposés que nos voisins !

Allez vous promener dans les visites virtuelles, c'est très sympa, et on comprend mieux pourquoi ils ont du mal à imaginer ce qui se passe dans les banlieues défavorisées... Ne ratez pas ça !

P.S. : Le vrai portail est effectivement planté, ils sont grotesques ces mecs !

***
Allez un peu plus d'infos sur cette honte nationale qu'est France.fr.

Notre ami Google et son système de cache nous permet de retrouver l'agence qui à conçu ce site si exceptionnel:

http://webcache.googleusercontent.com/search?hl=en&ie=UTF-8&oe=UTF-8&q=cache:http%3A%2F%2Fwww.france.fr%2Fpage%2Fmentions-legales

Il s'agit de l'agence Modedemploi qui n'as surement pas lu le mode d'emploi de déploiement d'un site en architecture distribuée.

Les excuses fournies par Bruno Denoyelle (et non Desnoyelle) sont tout simplement irrecevables. Les tests de montée en charge ce n'est pas fait pour les cochons et j'ai du mal à croire qu'il ne s'attendaient pas à recevoir plusieurs dizaine de milliers de visiteurs en simultané tout du moins lors du lancement du site.

Le fait qu'ils aient foiré l'architecture de la BDD est encore pire car il existe des gens dont le métier est de concevoir des architectures de BDD qui tiennent la route et qu'un budget de 1,6 millions d'euros permet d'employer. De plus, feindre de découvrir le problème une fois le site en production et bien lamentable.

Bref, un bon ratage à la Française qui met la honte à tous les gens qui bossent dans l'IT en France alors que des centaines de site Web beaucoup plus complexes et fréquentés fonctionnent eux sans problème et avec un budget bien inférieur.
Le vitrine de La France, qui dit qu'elle est meilleure que les autres et imbattable, qu'elle retrouve son rang dans le concert des nations....??? Ca doit pas plaire à tout le monde, car si on avance devant les autres, ça veut dire que les autres reculent .La deuxième version ne plaira pas plus que la première...
Hem, Monsieur Klein... "Mis août" ça veut dire quoi ? Vers le 15 août ? Vers la moitié du mois d'août... Vers la mi août en quelque sorte...
Ca craint quand même des fautes pareilles non ?
Encore un travail bâclé, tout comme va l'être la réforme des retraites, l'enquête Woerth, pour ne pas dire avortée. La France est la risée du monde entier depuis que talonnettes est aux commandes.

Je me demande si ce n'est pas une bonne chose au final que tout plante ; un bug géant, et tout ce beau monde au chomdu sans indemnités. Le seul GROS bémol, c'est que l'argent perdu est perdu.
[s]Le portail gouvernemental "vitrine" de l[/s]La France en rade tout l'été
Il s'agit d'une vaste manifestation estivale, pluridisciplinaire, de l'incompétence de nos gens : la France part en goulash. J'vous l'dis !
on avait bien rigolé avec le prix du site de Ségolène...
l'ensemble des paramètres d'un site complet et complexe, 3.000 pages, 12.000 liens, 1 million de documents indexés, 5 langues, (...)
Gros foutage de gueule.

Un système de gestion de contenu comme Drupal est justement conçu pour éviter que la quantité de données d'un site soit un problème : modules pour gérer les différentes langues, indexation automatique, gestion des types de pages...

C'est comme pour @si : le fait de rajouter 200 chroniques de Daniel ne change absolument rien à la complexité du site.
« La maîtrise de l’information fait partie de l’exercice du pouvoir » http://www.thierry-saussez.com/2010/07/19/la-maitrise-de-linformation-fait-partie-de-lexercice-du-pouvoir-liberation/
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Joint par nouvelobs.com, le député apparenté PS René Dosière, spécialiste des questions budgétaires, juge que la Cour des comptes critique surtout, dans son rapport, l'aspect "sans contrôle" de ces dépenses décidées seulement par la cellule communication de l'Elysée.

Source
: « La Cour des comptes épingle surtout "les coûts de communication de l'Elysée" », par Anne Collin, Nouvelobs.com, 15 juillet 2010 http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20100715.OBS7185/interview-la-cour-des-comptes-epingle-surtout-les-couts-de-communication-de-l-elysee.html

Extrait : (...) la Cour avait demandé l'année dernière que le budget soit complété par le retour des dépenses toujours inscrites dans le budget d'autres ministères, particulièrement dans le budget du ministère de la Culture, ce qui n'a pas été fait. Cependant, la Cour ne revient pas sur ce sujet là dans son dernier rapport. Ainsi, environ cinq millions de dépenses d'entretiens pour le palais de l'Elysée apparaissent toujours dans le budget de la Culture. Il serait bien que le budget de l'Elysée soit connu dans sa totalité. (...)
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Ce à quoi il faut croire, plus qu’un journal, un publicitaire ou quiconque, c’est à notre capacité à être libre, à rechercher toutes les informations, à accepter la contradiction, à nous enrichir de nos différences, à respecter les autres et spécialement les adversaires.

Cela pourrait se définir comme une approche démocratique sur laquelle certains habitués des commentaires sur le Net ont encore quelques progrès à faire.


Source
: « Mieux vaut-il croire un journal ou un publicitaire ? », Thierry Sausez, 22 juillet 2010 http://www.thierry-saussez.com/2010/07/21/mieux-vaut-il-croire-un-journal-ou-un-publicitaire/
Pour résumer ils ont eu un budget astronomique : 1.6 millions d'euros, alors que le prix moyen pour la conception d'un site web est de 5000€ (ça n'inclut pas l'infrastructure serveur et france.fr est sûrement un peu plus gros que la moyenne mais tout de même l'écart est énorme), n'ont pas été capables de faire leur boulot correctement (l'excuse du "on ne s'attendait pas à ce qu'il y ait autant de monde" est assez pitoyable, et n'explique pas pourquoi le site a besoin d'être désactivé pendant au moins 1 mois) et maintenant ça pédale dans la semoule pour trouver d'où vient le problème donc on fait appel à une autre boite pour mettre un peu d'ordre là dedans (c'est ça qu'on appelle un audit si on veut rester dans le politiquement correct...).
Super pour l'image de la France tout ça, la filière IT n'avait pas besoin de ça.

Et petite blague au passage, l'état va subventionner la création d'un concurrent français à google news qui doit sortir avant la fin de l'année. Déjà je ne vois pas pourquoi nos impôts devraient servir à soutenir un projet comme celui-là, et vu la complexité bien plus grande de ce nouveau projet, ça risque encore d'atteindre des sommets..
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