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Le Parisien refuse la réécriture d'une interview de ministre

Dans une interview parue le 18 juillet dans Le Parisien, la ministre déléguée à l'Égalité entre les hommes et les femmes Élisabeth Moreno prononçait quelques phrases assez cash sur ses collègues Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti. Cette interview, donnée à relire à Matignon avant publication, aurait été très largement amendée, révèle le Canard enchaîné. Tellement que Le Parisien a fait le choix de publier la version non corrigée.

Commentaires préférés des abonnés

sous titre de l'article : Les courageux journalistes prennent des risques ou les journalistes dans la résistance.


Publier les propos complet d'une ministre quand la relecture a édulcoré le texte, ça n'est pas l'idée qu'on se fait du courage. C'est bie(...)

vendredi 14 juillet
_ "Merde, on dirait que deux de nos nouveaux ministres font grincer des dents. Comment on va faire?
_ On peut pas déjà les virer si?
_ Non moriarty est indispensable pour vous savez quoi... Et Darmamain-au-cul pareil pour ce que vous(...)

Comme si l'interview d'un.e ministre avait de l'intérêt ...


Comme si un.e ministre avait de l'importance ....

Derniers commentaires

Pourquoi refuser les relectures ? Ça doit être plutôt intéressant de savoir ce qui fâche les hautes sphères.
C'est le fait de publier la version "corrigée" qui est gênant.

Que d'ironie (en bonne partie méritée) dans les commentaires ! Les journalistes vont finir par disputer aux profs le titre de profession la plus détestée. 

Au-delà des griefs qu'on peut légitimement leur faire, je salue tout de même la Voix du Nord, qui a réservé le même traitement à Macron, pas seulement à une ministre. Il faut être juste, lorsqu'on dénonce ce qui ne va pas dans la presse (et dieu sait qu'il y a à dire), il faut également le dire lorsque les choses vont dans le bon sens, même si ça parait évident. En fait il ne fait pas perdre de vue que si c'était évident, tout le monde le ferait, donc il me paraît normal de dire souligner que certains le font. Comme dans la bien des domaines, l'ordinaire est devenu extraordinaire car c'est la norme qui pose probème.

Il serait effectivement fort intéressant de récupérer la version "réécrite". 

Comme si l'interview d'un.e ministre avait de l'intérêt ...


Comme si un.e ministre avait de l'importance ....

Passer de 170 feminicides à 10 ?  Pourquoi 10.?

 

Pour ne prendre que cette phrase , il y en a tant qu'il faut bien en extraire une ,pour exemple ,


quelle bêtise : des mots , des chiffres , du discours aussi creux qu'éphemère...rien de nouveau !


Je n'arrive pas à trouver la partie où la ministre parle cash ? si quelqu'un peut m'éclairer ?

Parce que si c'est cette histoire de "caillou dans ta chaussure" tout cela ressemble vraiment à une fausse fuite ... bref à un jolie coup de comm.

vendredi 14 juillet
_ "Merde, on dirait que deux de nos nouveaux ministres font grincer des dents. Comment on va faire?
_ On peut pas déjà les virer si?
_ Non moriarty est indispensable pour vous savez quoi... Et Darmamain-au-cul pareil pour ce que vous savez.
_ Une canicule? Personne ne meurt de chaud en ce moment?
_ Nan! Même la deuxième vague tarde à venir...
_ Je sais! On peut faire passer le ministre de la poterie pour quelqu'un qui a du pouvoir! Ça calmera tout le monde.
_ On l'a déjà fait avec Hulot, c'est pas un peu tôt pour recommencer?
_ Tu rigoles? Il s'est passé tellement de trucs depuis Hulot qu'on pourrait refaire une réforme du code du travail que personne ne le verrai!
_ On l'a déjà fait, ça.
_ Ah oui, mauvais exemple. Mais en tout cas on peut y aller franco. Tiens, l'interview de Moreno pour le journal de Bernard...
_ Lequel?
_ Le Parisien. On n'a qu'a y foutre des trucs cash genre "Ca va chier des bulles, jvais casser les couilles d'Eric et Gerald, et tout et tout", puis on demande une réécriture complètement démente qui sera refusée. On fait fuiter dans le canard, et paf!
_ Putain, y en a là d'dans!
_ Ne dis pas "putain", Moreno va te péter les couilles à toi aussi
_ Ahahahah (ensemble dans un choeur joyeux, gras et plein de testostérone)

(mais je vois le mal partout)

sous titre de l'article : Les courageux journalistes prennent des risques ou les journalistes dans la résistance.


Publier les propos complet d'une ministre quand la relecture a édulcoré le texte, ça n'est pas l'idée qu'on se fait du courage. C'est bien, mais c'est juste le travail normal d'un journaliste.


De toutes façons, demain sera un autre jour, ça n'a aucune importance, en même temps on peut dire une chose, son contraire, ça n'a aucune conséquence majeure pour eux.

2018 : E. DUPOND-MORETTI : ministre de la justice, moi, quelle idée imbécile

2020 : E. DUPOND-MORETTI est nommé garde des sceaux, quand un courageux journaliste lui pose la question, il répond qu'en 10 ou 15ans il a évolué. Personne ne lui rappelle que 2018, ça ne fait que 2 ans.


Pour la ministre qui dit : "Ce que je veux c'est que les féminicides passent de 170 actuellement identifiés à 10 par an. Alors, je pourrai mourir tranquille"

On en reparlera dans 2 ans, et il n'est pas certain qu'elle meure tranquille, sans vouloir lui manquer de respect. Le courage consiste parfois, pour un journaliste, à faire comprendre à un ministre qu'il devrait arrêter de se moquer de ses concitoyens.


Je ne voudrais pas défendre B. HAMON (ce n'est pas le genre de la maison) mais :"je me sens comme un poisson dans l'eau dans ce gouvernement", et "parfaitement à l'aise" ne semble pas une demande délirante et ne suit pas au sens général du propos. Tony Poulain, le journaliste qui a refusé la modification semble très fier de ne pas avoir cédé à la demande de HAMON. T'as raison mon Tony, quelle intransigeance journalistique, quel courage, j'en suis soufflée.


"Moreno dit aussi dans l'interview du Parisien avoir "prévenu le président et le Premier ministre" qu'elle ne rentrerait au gouvernement que si on lui donnait les moyens d'atteindre ses objectifs. Problème : d'après le Canard, la nouvelle ministre déléguée n'a eu aucun contact avec Emmanuel Macron avant d'entrer au gouvernement."


Je ne vois pas où se trouve le problème. Si elle a prévenu le premier ministre qu'elle ne rentrerait au gouvernement que si on lui donnait les moyens d'atteindre ses objectifs et que le premier ministre lui a répondu qu'il a vu ça avec le président et que c'est validé, où est le mensonge ? Elle n'a pas dit qu'elle a prévenu le président en personne.

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