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Le mystère des bonbonnes de gaz qui peuvent "faire sauter l'usine"

Ces images ont fait l'ouverture des JT de TF1 et France 2 dimanche soir : des machines outils brûlées, des bonbonnes de gaz sur le toit de l'usine, prêtes à faire tout exploser... C'est ce que les téléspectateurs auront retenu du conflit social à l'usine du sous-traitant automobile New Fabris de Châtellerault (Vienne). Pourtant, les autorités locales ne s'affolent pas. Et pour cause...

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Je me sens toujours irrité par les propos qui disent " on ne peut pas cautionner " lorsqu'il s'agit d'évènements liés à des colères légitimes, des souffrances subies par des salariés. Certes, a priori, on ne peut pas cautionner. Mais en fonction de quoi ? Des lois de notre pays je pense. Et notre pays jusqu'à plus ample informé est une république ( à tendance dictatoriale mais encore un peu une république ). Et qu'est-ce qui fonde historiquement la République Française avant 1792/93 ? Ben... la prise de la Bastille non ? Et cette prise de la Bastille, en théorie " terroriste" ( ... ) n'était-elle pas une nécessité absolue, incontournable, pour se libérer du joug d'un régime parvenu au dernier degré de l'insupportable ???
Finalement, ces " on ne peut pas cautionner " à répétition ne sont-ils pas autant de négations de cette histoire de France révolutionnaire sur laquelle ont fini par se fonder... nos lois ? !!!
Moi je cautionne ! Parvenu à un certain point de souffrance " passé les bornes y'a plus d'limites" et réciproquement. C'est l'Etat Français et ceux qu'il sert dans le domaine de la finance qui dépassent les premiers les bornes au delà desquelles il n'y a plus de limites et qui font exploser les cadres convenus. Dans quel but ? On ne peut s'empêcher de penser qu'il s'agit de mener les gens à bout pour enclencher des mesures coercitives destinées à parachever un système libéral d'enfermement des citoyens ( ces mots accolés, quand on y songe !... ) dans une Europe qui continue à évoluer sans nous et sans notre consentement premier !
30 000 euros, tout juste de quoi se payer une voiture convenable !!!
ça ne fait que commencer, vu l'obstination des états dans la même politique depuis 30 ans. La crise n'ai pas infléchi d'un iota la classe dominante dans la privatisation et monétisation de toute activité humaine . Quand les conflits sociaux deviendront trop importants, on va sûrement chercher à les transformer en ... guerres, contre je ne sais encore qui.
On est aussi curieux de savoir la lutte des journalistes de base contre leur patron. Il n'y a pas que les ouvriers que les journalistes regardent de loin. Il faudrait qu'ils se mettent en scène. Soyez acteurs.
Les mouvements sociaux ont besoin d'être médiatisés pour se sentir écoutés, et on a l'impression que maintenant c'est l'escalade pour faire venir les journalistes.
Se mettre en grève ne suffit plus, alors si saccager un bureau préfectoral permet d'avoir une tribune de 5 minutes au JT, ben on saccage un bureau préfectoral parce que la fin justifie les moyens....
Pendant le mouvement étudiant anti-CPE, le fait de bloquer une fac était un acte fort, qui sucitait l'agitation médiatique, 3 ans plus tard, autant de facs bloquées contre la LRU, dans l'indifférence générale, mais quand des étudiants radicaux prennent un président d'université en otage, les caméras viennent filmer la scène...
Et en rentrant dans la danse, on se condamne à ne plus être entendu par la suite faute de bonbonne, faute de prise d'otage...
Ce sont ceux-là qui viennent d'obtenir gain de cause? Et d'ailleurs, quelle est la cause exactement, le montant des primes de licenciement?
(Sorry, pas eu le temps de suivre vraiment.)
En fait, les employés de Châtellerault manifestaient déjà de plusieurs manières depuis la semaine dernière. Ils réclamaient déjà la même chose qu'hier.
Cependant, personne ne les a écouté et rien n'a été fait pour régler le problème.
Puis, ils ont regardé ceux de Nortel qui avaient obtenu des résultats de cette manière et se sont logiquement dit : il faut monter d'un degré.

Il faut passer à la menace, il faut taper là où ça fait mal, au portefeuille. Voilà où nous en sommes maintenant. A force de rejeter le dialogue entre patrons et salariés, à l'image de ce que fait le pouvoir avec le peuple, c'est la solution radicale qui devient la norme.

Les bouteilles étaient cette fois vide, ou à moitié pleines et sans détonateur ... jusqu'au jour où les patrons ne prendront plus cette menace au sérieux et où le degré encore une fois augmentera.

Les patrons sont à l'image de notre gouvernement, intraitables tant qu'on ne tape pas très fort et en faisant très mal. C'est avec ce type de raisonnement à la con qu'on se prend une révolution.
Ces bonbonnes sont un degré de plus dans l'escalade, attention à l'explosion.
Sans forcément cautionner ce genre de méthodes, on peut aisément les comprendre.
L'air du temps est si mauvais que cela n'est presque plus choquant d'en arriver là.
Une société récolte ce qu'elle sème,
C'est difficile d'avoir un avis sur ce genre d'affaire.

D'un côté, il y a des méthodes qui constituent des formes de chantage qu'on ne peut pas cautionner. De l'autre, il y a le désarroi des salariés et le fait que ce soit leur dernier chance d'obtenir des dédommagements acceptables.

En fait, le vrai problème c'est surtout la dépolitisation de notre société qui fait qu'on en aboutit à de telles situations. Ca devrait être au politique de gérer ce genre d'affaire, de décider si des entreprises qui font des bénéfices peuvent licencier ou de combien doit être au minimum les indemnités de licenciement.

Le néolibéralisme a réduit le politique à néant: c'est pour ça qu'on se retrouve face à de telles extrêmes. La crise de ce modèle économique ne fait qu'en révéler les maux.

ps: Là c'est bien sûr complètement acceptable en admettant que ce soit factice. C'est même une très bonne idée.

@Ellis:
Dire que cette actualité avait fait l'objet d'un reportage de la TSR, pour son JT... Dans le genre : "regardez, on n'est pas encore si mal lotis en Suisse, en France tout va péter..." Je ne suis pas sûre qu'on ait droit à des précisions ultérieures !
Je l'avais vu aussi ça dans The economist. C'était: "regarder ces français comme ils s'en sortent mieux que tout le monde, et pourtant, ils sont injustes car ce sont les plus extrémistes".

Bah non, c'est justement parce qu'on est un peu plus tenace qu'on s'en sort mieux. On en viendrait presque à croire qu'être "bien loti" c'est se laisser faire. Et, plus tu te laisses faire, et mieux t'es loti. C'est le règne du n'importe quoi.
Dire que cette actualité avait fait l'objet d'un reportage de la TSR, pour son JT... Dans le genre : "regardez, on n'est pas encore si mal lotis en Suisse, en France tout va péter..." Je ne suis pas sûre qu'on ait droit à des précisions ultérieures !
Voilà tout un paysage, les bonbonnes de gaz, qui n'ont de bon que l'obligation d'asseoir les patrons à la table des négociations, face aux malmauvaises de gazs qui explosent à Total Moselle, et qui sont la preuve que les consignes de sécurité chez Total sont toujours aussi méconnues.


http://anthropia.blogg.org
Tu bluffes Martoni !
Du salaire de la peur ...à celui des journalistes...
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