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Le Monde et le libéralisme, pour le meilleur et pour le pire

Ils sont parfois révélateurs, les mots qui viennent sous la plume d'un journaliste, pressé par le bouclage

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(ce n'est évidemment pas le Monde Diplo, la ligne sociale-démocrate y est bien installée, depuis des lustres, Izratruc n'a pas innové en ce domaine)

Quoi ! On m'aurait menti ? Le moustachu de Médiapart et son porte flingue Laurent Mauduit ne cessent de seriner que lorsqu'ils étaient au Monde ils faisaient barrage de leurs corps face à Minc et Colombani, qui n'étaient pas du tout leurs amis, pour ne pas laisser entrainer le journal sur une pente libérale (même que je me suis toujours demandé qui est-ce qui braquait un flingue sur la nuque de Plenel pour qu'il accompagne Minc et Colombani sur les plateaux de télévision afin de dégommer Péan et Cohen. Et que je me suis toujours demandé qui l'avait contraint à virer Schneidermann du Monde au motif que ce dernier avait suggéré de répondre sur le fond aux questions soulevées par Péan et Cohen plutôt que faire diversion).
Ouais bof. Izramachin ou pas, Le Monde reste un miracle. Le quotidien, ses nouveaux suppléments (notamment le géo-politique du week-end), en font le médium d'information le plus riche, le plus stimulant, le mieux écrit, tous supports confondus. Le réduire à une sorte de sentinelle de l'orthodoxie libérale est abusif, vu la diversité de points de vue qui s'y exprime (ce n'est évidemment pas le Monde Diplo, la ligne sociale-démocrate y est bien installée, depuis des lustres, Izratruc n'a pas innové en ce domaine), vu surtout que dans la quantité d'information qui s'y lit encore, on trouve largement de quoi alimenter les discours les plus critiques sur les tendances de la pensée économique dominante.
Autre pensée dominante qui mérite la critique: celle qui règne, notamment, sur les forums d'asi, de plus en plus basiques dès qu'il s'agit d'économie ou de politique. C'est le cas depuis toujours, mais on atteint ces derniers temps des sommets de ressassement maladif, qui fait ressembler certains habitués à un groupe de vieilles commères dépressives et radotantes.
Sur les dangers d'une critique bécasse du néo-libéralisme, on peut écouter ça.
http://www.ecrans.fr/Erik-Izraelewicz-tout-un-Monde,15613.html

Dans la série "les mort sont tous de braves types", cet article-là est pas mal non plus.
ouï sur france intox
mauvaise nouvelle pour les consommateurs les prix du gaz vont augmenter.

Bonne nouvelle pour les non consommateurs donc.

Les clodos ne connaissent par leur bonheur.
Daniel,
Plus aucune trace de votre chronique de ce matin sur la Home d'@Si.
Vous nous devez des explications sur cette situation exceptionnelle.

N'assumez vous plus cette chronique de la haine ordinaire ?
Tiens un ex du Monde vient de me raconter les "chaleureuses" relations de Mr Izraelewicz avec son collègue de l'époque Mr Schneidermann.

Mr Daniel, Mr le déontologue, avez vous oublié de signaler ce matin à l'assinaute moyen que vous régliez là des comptes personnels qui n'avaient pas grand chose à voir avec de grandes orientations politiques et économiques ?
Les éditocrates contaminés par le néolibéralisme continuent pour autant à chasser en meute.

http://www.marianne.net/La-chasse-au-Montebourg-est-ouverte_a224744.html
Cela me conforte, je suis farouchement contre le mariage, alors leurs bagues aux doigts, ils peuvent se les "carrer" où je pense...
gamma
On l'oublie systématiquement, mais les mots ont toujours plusieurs significations, qui correspondent à autant de différentes désignations.

Ainsi, "libéral" a d'abord signifié: qui donne avec générosité. De ce libéralisme-là il n'est certes plus guère fait mention, et pourtant: que sont les diverses associations ou organisations humanitaires sinon la manifestation que le don, même sans escompter de contrepartie, est le fondement de la relation à autrui?

À ce sens primitif de "libéral" a succédé sa signification politique tout aussi peu économiste. Un "libéral" était ainsi en France du temps de Balzac qui était partisan des libertés en général.

Ce n'est que dans un troisième temps que les termes de "libéral" et libéralisme" ont été, par un curieux euphémisme, "économistement" réduits à signifier le capitalisme. Mais qu'il reste un soupçon d'une autre, meilleure, signification, voilà ce dont témoignent les expressions d'ultra ou de néolibéralisme. Pour les distinguer la langue italienne a utilisé les termes de liberismo (libéralisme économique) et de liberalismo . Ce dont le trait d'union-distinction dans l'expression "libéral-libertaire" n'est pas sans témoigner de l'évolution de la question.

En résumé libéral et libéralisme peuvent signifier-désigner: générosité et généreux, liberté et libertaire, capitalisme et capitaliste. Bien articuler cette triple dénomination devrait constituer une, sinon la tâche politique de la pensée.
Ainsi, "libéral" a d'abord signifié: qui donne avec générosité.

Et maintenant : qui prend avec générosité !
Avec la question centrale : La liberté implique t-elle obligatoirement le capitalisme?
Aux E.U., un " libéral " désigne un progressiste, voire un socialiste (qui là-bas est assimilé à un communiste !
Il faut quand même préciser que lorsqu'on parle de libéralisme en France, ou de néo-libéralisme, on sait très bien que ça n'a rien à voir avec la conception du libéralisme à l'américaine.
à la base le libéralisme économique, avant d'être assimilé par quelques uns au capitalisme dans son ensemble, représente une notion plus fine que cela : l'allègement ou la suppression des réglementations contraignantes touchant les activités économiques, la diminution de la pression fiscale sur ces mêmes acteurs, etc
Ça fait quand même pas une énorme nuance ça...
Le libéralisme économique est une doctrine, le capitalisme un mode de production. Les marxistes, qui quelque part ont moins besoin que d'autres d'un reserrage de boulons conceptuels, opposent " superstructure" ( idéologie) à " infrastructure" ( rapports de production"
(Ouf)
Donc la nuance, est de dire que l'un des termes relève de l'idéologie de ce que doivent être les rapports humains, quand l'autre terme représente le cadre des échanges économiques... Ce qui est marrant c'est quand même que tous les tenants du libéralisme, surtout les amerlocains, se croient ardents défenseurs des libertés, quand le système économique qui découle de leur doctrine ne provoque qu'oppression et déterminisme... La question c'est quelle liberté derrière le libéralisme?

PS : tenez, je suis tombé sur ça récemment
Merci, Gondalah de m'avoir rappelé cette rareté que tous les bataillolâtres dont je suis connaissent par coeur. Cette manière de dire les pires horreurs sur un ton calme et doucereux n'appartient qu'à lui. Quant au rapport de la liberté au libéralisme, j'attends toujours que messieurs les libéraux aient le culot de répondre à Lacordaire: "Entre le riche et le pauvre, c'est la liberté qui opprime et la Loi qui libère" Mais l'escroquerie libérale va, quelque part, encore plus loin. C'est non seulement la liberté mais aussi l'égalité ( qu'ils essaient d'appeler " équité") qu'ils galvaudent: La loi " le Chapelier" de 1791 prétend traiter d'égal à égal l'employé et l'employeur: Le crève-la-faim et son exploiteur. Vivement la catastrophe, qu'on en finisse avec l'horreur libérale.
Bonjour
Bonne remarque.
Je dirais même plus, ça fait quand même pas une énorme nuance ça…
Enchanté Dupont, moi c'est Dupond
Pas une larme pour un patron de presse qui n'en versait pas beaucoup sur le sort des millions de victimes de ce libéralisme qui était si cher à son coeur, lequel a fini par lâcher !
"Izra" l'appelait avec tendresse et confraternité Lolo...
DSK et son entourage de voyous de chez EURO RSCG, le medefien Kessler, les clones plus ou moins frais façon Joffrin, July, Julliard, Plenel, Olivennes, Demorand et compagnie; il faudra se souvenir de ces noms là, qui n'ont pas hésité à tremper leurs plumes dans le déshonneur pour aider à mettre au pas la majorité qui trime pour leurs amis/employeurs marchands de canon ou de sanibroyeur...
Sociaux-traîtres oui, archi-traîtres et multirécidivistes.
Faisons leur un procès en contrefaçon de socialisme avec des heures de travaux d'intérêt général à la clé, ça les changera de leurs bureaux cossus et de leurs déjeuners germanopratins....
Oui Daniel 'lls sont parfois révélateurs, les mots qui viennent sous la plume d'un journaliste, pressé par le bouclage, et peut-être par l'émotion"

Les mots d'aujourd'hui ne me révèlent rien de bien faltteur sur vous.
Donnez moi le nom de quelques amis d'enfance et je trouverai là probablement de quoi confirmer mon opinion.
Que je partage.
"Les amis d'Érik Izraelewicz, Denis Kessler, autre Alsacien monté à Paris, et leur aîné Dominique Strauss-Kahn - qui fut le professeur d'Érik à HEC -, étaient de cette génération socialiste gourmande de réformes qui allaient façonner le monde tel qu'il est aujourd'hui pour le meilleur et pour le pire."

Je ne dois pas être le seul à avoir fait des bonds de quatre mètres en lisant ça. Car ces gens-là façonnent le monde pour le meilleur… pour eux et leurs pareils, et le pire… pour nous.

Car tous ces VIP, s’ils n’ont à la bouche que les mots « sacrifice, réalisme, compression de ceci cela », n’en font jamais rien pour leur propre compte. Et je m’étonne qu’aucun journaliste ne les titille là-dessus, qu’aucun Cohen ne demande à Seux de combien Monsieur le donneur de leçons est prêt à baisser ses émoluments.

Ah Kessler, ex-mao je crois (mais il y a une logique dans son parcours), dont l’obsession est de détruire l’oeuvre progressiste du CNR. Kessler dont la laideur* physique est à l’aune de sa laideur morale. A se demander si sa méchanceté n’est pas née en s’observant dans son miroir…

* Pas de délit de sale gueule. Albert Jaccard aussi est laid, mais sa bonté et son intelligence font qu’on ne saurait s’arrêter sur son physique.
Tant que "le meilleur" est pour "eux" et "le pire" pour "les autres", tout va pour ces gentils personnages qui croquent dans tout avec gourmandise !
On commence d'ailleurs à préparer le retour en fanfare du croqueur gourmand de subrettes. Et on dit quoi ? Merci !
La règle de la nécro - surtout quand la mort est brutale - est de faire dans l'éloge du disparu. Nécrologie rime avec hagiographie. Il est temps après de faire, si nécessaire, l'inventaire.
Eh bien non ! Figurez-vous que l'affreux disparu était un ancien élève de DSK et ami de Denis Kessler qui, faut-il le souligner?,cumule les tares, puisqu'ancien de la CFDT il est Vice-Président du MEDEF.
Ce qui fait du mort un adepte forcené du libéralisme ! CQFD
Cet article me fait penser à la fin de ce dernier :

"UMP Tea Party, PS Bartleby"
Par Christian Salmon in LE MONDE | 24.11.2012 à 19h08
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/11/24/ump-tea-party-ps-bartleby_1795512_3232.html
J'avais effectivement remarqué la mention de DSK et d'un autre larron parmi ses amis proches, merci de me renseigner sur l'autre. Passer de la CFDT au Medef, belle performance ma foi, mais, comme tout record, fait pour être dépassé, avec ou sans dopage (fric, honneurs et puissance valent toutes les amphétamines).

J'avais remarqué aussi ce "pour le meilleur et pour le pire", destiné ma foi à satisfaire tout le monde: certains verraient surtout l'affirmation du "meilleur", d'autres se satisferaient, modestement de la reconnaissance qu'il peut, qui sait, y avoir du "pire". Intéressant recyclage de la vieille formule éculée et désormais inutilisable de bilan "globalement positif".
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