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Le fin mot de l'affaire des lunettes du musée de San Francisco

On en parle dans les très britanniques Daily Mail, Independent, Guardian et Telegraph, entre autres ; dans les italiens Il Tempo, La Repubblica, et sur l'antenne de la RAI ; chez Francetv Info, RTL et Europe1 ; dans le norvégion Nordlys, le mexicain Excélsior, et dans bien d'autres supports de presse encore de par le monde : un adolescent a déposé une paire de lunettes sur le sol de l'une des salles du Museum of Modern Art de San Francisco. Les visiteurs se sont arrêtés, se sont interrogés, certains ont photographié l'objet soudainement promu au rang d'oeuvre d'art.

Derniers commentaires

"Je n'y vois point, rendez-moi mes lunettes ! " dit l'aveugle au sourd.
Un grand artiste totalement méconnu car nous ne savons pas voir ses installations, performances et happening: LE CHAT!

http://histoires-de-chats.blogspot.fr/2006/05/le-mystre-des-chats-peintres.html
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fphotos1.blogger.com%2Fblogger%2F6654%2F3040%2F1600%2Fmyster_peintre4_5.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fhistoires-de-chats.blogspot.com%2F2006%2F05%2Fle-mystre-des-chats-peintres.html&h=652&w=429&tbnid=YREJukHUMX8ZAM%3A&docid=FLn51qqLcaY3QM&ei=T2FJV_u8H4aUaIuartAG&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=2564&page=1&start=0&ndsp=18&ved=0ahUKEwi7oN6It_zMAhUGChoKHQuNC2oQMwgiKAEwAQ&bih=522&biw=1131

Douze peintres majeurs sont évoqués dans ce livre.

Prenons l'un d'eux: Ginger, néo-synthétique:" Ses griffures sur les papiers peints avaient toujours manifesté une grande délicatesse et témoignaient d'une parfaite appréciation des textures, pourtant, dans ses premières années Ginger n'éprouva aucune curiosité pour les outils du peintre. Il fallut que Colin McCahon lui montre plusieurs fois comment faire des marques sur le mur avec le sable humide de la litière( lui prouvant ainsi que la peinture n'était qu'une extension naturelle de l'activité de marquage de son plateau) pour que Ginger expérimente les diverses pâtes acryliques parfumées que les McCahon laissaient à sa disposition.(...) son art progresse par évolutions successives, prenant pour support les surfaces les plus variées- fenêtres, rideaux, tables, chaises, voire un bac à fleurs. En fait, il faut voir ces oeuvres à la suite les unes des autres, comme on feuillette une bande dessinée, et non d'un seul point de vue, selon un unique angle fixe. Chaque peinture est un moment mémorable dans une continuité qui, progressivement, fait émerger l'identité du félin."

J'ai personnellement vécu un happening ayant pour auteur un chat: dépôt d'une souris vivante sur le lit à 3h un matin.
Cette expérience inoubliable permet de faire la différence entre performance et happening. Ou alors je n'ai rien compris.
Jonathan Jones a écrit dans The Guardian: "Nguyen shared his own human weakness with us in this audacious performance. He needed those glasses to see. In an act of artistic self-sacrifice comparable to Van Gogh cutting off his own ear, he gave his vision to us. Now he can’t even read this. I can barely read it myself through the tears when I think of the enormity of this artistic masterpiece."

Il a tout à fait raison de considérer la chose comme un geste d'artiste: imaginez qu'au lieu de faire face au spectateurs comme celles d'un artiste les lunettes aient été tournées vers le mur comme celles des spectateurs et vous comprendrez d'où vient la surprenante efficacité dialectique qui nous est donnée à voir.

http://www.theguardian.com/commentisfree/2016/may/27/glasses-gallery-art-nguyen-khayatan
De taille réduite ou de taille gigantesque les lunettes sont mal aimées

Il en va de même des lunettes de WC qui même avec Duchamp ne sont pas rentrées au musée. Il est vrai qu'il s'agissait d'un urinoir faisant office de fontaine, double raison de ne pas avoir de lunette, ou bien est-ce que la majorité des visiteurs de musée n'aiment pas les lunettes de WC vu qu'ils craignent qu'elles soient pour presbytes
...un visiteur aurait pu largement améliorer le "concept" en piétinant rageusement l' "objet" ! L'auteur en aurait été bien marri et il s'en serait peut être suivi d'un beau "happening" à coups de poings !
ça aurait pu être drole mais là le geste se résume à "mon fils de cinq ans fait mieux", bref une critique simpliste et eculée sur la valeur de l'art, alors qu'il y aurait des choses à dire.
(généralement dans les grands raouts type biennale de ces dernières années ya quelques trucs très très bons, et beaucoup d'oeuvres soit ultra-sèches, mono-idéique (et finalement assez simplistes), qui manquent beaucoup de sensibilité, soit creuses et esthétisantes. sans parler de l'aspect gros business, qui privilégie souvent les œuvres plastiques et creuses (à la Jeff Koons). Sinon le "found objet" même pas transformé et posé là, même si on voit des trucs proches aujourd'hui plus personne oserait faire ça, et pour cause.
Le fait que la casquette échoue alors que les lunettes réussissent prouvent peut-être que l'importance du placement des cartons a son intérêt...
Les touristes photographieurs étaient-ils capables de comprendre ce qu'il y avait écrit ?

Mais cela interroge de manière concrète le quotidien des critiques d'art contemporain ^^'
Les lentilles me faisant flatuler j'ai opté pour des lunettes.
Est-ce quelqu'un les aurait vues?
"Geniaaaaaal, cette lettre symbolique !"

https://www.youtube.com/watch?v=37scmucB2MA
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