42
Commentaires

Le "dogme" des 60 ans, une lecture simple

On peut prendre la question par tous les sens, par devant, par derrière, pas dessous, par dessus

Derniers commentaires

Peut on traiter Denis Olivenne d'en...ulé ? (Au sens sartrien bien sur)
Chaque être humain a un parcours particulier, il devrait pouvoir arrêter sa vie professionnelle quand il veut à un taux proportionnel à sa durée de cotisation. Pourquoi toujours vouloir mettre les gens dans des sacs sans tenir compte des individus?
Choisir sa vie. Ne pourrait-on réfléchir sérieusement à une retraite à la carte????????????????????????,
A mon avis, l'espérance de vie va cesser d'augmenter pour une majorité de la population.. entre le stress, la pollution, les suicides au travail, les vagues de chaleur, les vagues de froid, l'agriculture pourrie, les inégalités sociales, tout ça est générateur de mal vivre, donc de maladies mortelles.
Pour l'instant, nos "vieux" ont profité des "trente glorieuses"... Faut voir la suite.
Manquerait plus qu'une bonne guerre et zou, y'aura du travail pour tout le monde ;o(...
En tout cas, les filles, chut, faut pas le dire. Ils sont tous à dire l'espérance de vie augmente, il faut augmenter l'âge de la retraite, si ça c'est pas logique-et-réaliste-et-gentil-au-fond-on-vous-veut-du-bien. Donc chut, les femmes ont leur met huit ans d'avance sur la ligne d'arrivée aux hommes, mais chut, l'espérance de vie & l'âge, c'est indissociable, il faut les faire aller de concert, comme ils font. Sauf pour nous, hi, hi, nananère.
Quoi ils s'en moquent? Les retraite des veuves, c'est déjà minable, tout est bon pour eux à ce niveau, rien à changer... Olala, jamais rien pour se consoler, toujours on se fait avoir.
32 posts (33 maintenant ) sur cette chronique. Il y a du mou! Comme dans les manifs sur le sujet. Est-ce pourquoi on laisse la précédente en tête de gondole. (bien que 52 ne soit pas terrible non plus..)
On nous enfume dès le départ avec l'utilisation abusive et à contre-sens du mot DOGME .Le terme à forte connotation religieuse laisse entendre que les partisans de la retraite à 60 ans sont des traditionnalistes englués dans leur foi et incapables de réfléchir, de raisonner et qui ne savent que réciter un catéchisme - que certains grands prêtres du socalisme tenteraient toutefois de mettre en question.
Car qu' est - ce qu'un dogme ? C' est une vérité d'ordre religieux, qui relève de la foi et que la raison à elle seule est incapable d'expliquer; à plus forte raison, le dogme ne relève pas de l' expérience vécue. Ainsi la religion catholique enseigne-t-elle le dogme de la Sainte Trinité, à savoir d'un seul Dieu en trois personnes. Or cette assertion défie la raison (un n'égale pas trois) et le principe d'identité ; elle va contre l' expérience vécue (on n' a pas rencontré de père qui soit en même temps son fils plus un esprit saint.)
Mais en ce qui concerne la retraite à soixante ans, qui donc l' a érigée en dogme,sinon des journalistes comme Mme Chabot, à la suite de quelques politiques soucieux de faire passer le bon peuple qui va au charbon et ne veut pas y aller après 60 ans, pour rétrograde et borné (il a la "foi du charbonnier"!); ils ont, par un tour de passe-passe malhonnête, car ils savent bien ce qu' est un dogme, ils ont dû l' apprendre au catéchisme, érigé ce FAIT (réel, puisque beaucoup ont pris leur retraite à cet âge) en article de foi (indémontrable). On peut dire que faire débuter la retraite à 60 ans présente des avantages ou des inconvénients, et en discuter; mais on ne saurait, sans mauvaise foi (et sans jeu de mot) dire que c' est un dogme . De même la retraite est un fait d' EXPERIENCE, vécu sur cette terre, et non une expérience mystique dont la plénitude ne nous serait révélée que dans l' au delà paradisiaque !
Donc l' emploi du mot dogme, asséné à tout bout de champ pour discréditer ceux qui refusent de reculer l'âge du départ en retraite,n'est là que pour renvoyer dans l' enfer obscurantiste les contradicteurs, et par là- même proclamer stupide toute discussion qui n' intégrerait pas cette donnée à priori. A ce titre, DSK , au moins pour des raisons sémantiques, pouvait refuser le mot qu'Arlette Chabot voulait lui mettre de force dans la bouche.
Maintenant, nul homme politique ou médiatique ne parle de DOGME quand il s' agit de la Divine Rigueur et de son cortège de Pénitents et Flagellants, ou de la Saine Crise qui brime la volonté dispendieuse des états (on veut même trouver un Saint Office européen qui mettra les budgets hétérodoxes à l'index !); et pourtant Lémarchés sont une entité ( en combien de personnes?) aussi peu perceptible que la Ste Trinité; la volonté, ou le souffle (pneumatique) de Lémarchés, qui fait tanguer les bourses, ne serait-il pas une sorte d'Esprit-Saint (d' ailleurs il semble parler toutes les langues européennes du moins, et souffle où il veut)!
je vais faire mon chieur mais il n'y a toujours pas de légende sous l'image, on sait toujours pas qui en est l'auteur.
Et le fils Bachelot, il va travailler jusqu'à quel âge, dans le ministère de môman ?
Voir [url=http://http://slovar.blogspot.com/2010/05/lascenseur-social-familial-fonctionne.html]

Autre extrait : [quote=" ... / ... En juin 2007, Xavier Darcos, le ministre de l’Education, avait nommé sa jeune épouse Laure directrice adjointe de son cabinet. Comme le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult, qui a embauché sa femme ... /... la fille de Gérard Longuet, engagée par le secrétaire d’Etat Hervé Novelli ... / ... Ludivine Olive, employée par sa tante, Michèle Alliot-Marie, et Olivier Marleix, fils du secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales Alain Marleix, qui émarge au pôle social de l’Elysée ... / ... François Guéant, rejeton du secrétaire général de l’Elysée, a intégré le cabinet de Rachida Dati avant de rejoindre celui d’Alain Marleix ... / ... La demi-sœur de Carla Bruni-Sarkozy, la jeune Consuelo Remmert a été recrutée en juin 2008 à la cellule diplomatique de l’Elysée ... / ..."]
Petite méthode de gestion de la stabilisation économique extrait de "Plume de Presse" :

"Ils expliquent même la technique à utiliser dans un document officiel : le cahier N° 13 de politique économique du Centre de recherches de l’OCDE. Son titre ? La faisabilité politique de l’ajustement.D’un cynisme écoeurant.
Extrait : "Les politiques de stabilisation économique et d’ajustement peuvent provoquer des troubles sociaux, voire mettre en péril la stabilité des pays. Dans ce Cahier de politique écononomique sont analysées les conséquences politiques de tels programmes. Il ressort de cinq
études de cas approfondies et de deux échantillons importants de pays, en Amérique latine et en Afrique, que les coûts politiques en termes de grèves, de manifestations ou d’émeutes sont très différents d’une mesure de stabilisation à l’autre.

Ces recherches ont ainsi permis de définir et de préciser les caractéristiques d’un programme de stabilisation politiquement optimal qui, pour un même résultat économique, minimise les coûts politiques. (...) le programme de stabilisation a un caractère d’urgence et comporte nécessairement beaucoup de mesures impopulaires puisque l’on réduit brutalement les revenus et les consommations des ménages
en diminuant les salaires des fonctionnaires, les subventions ou l’emploi dans le bâtiment.
En revanche, les mesures d’ajustement structurel peuvent être étalées sur de nombreuses années et chaque mesure fait en même temps des gagnants et des perdants, de telle sorte que le gouvernement peut s’appuyer facilement sur une coalition des bénéficiaires pour défendre sa politique." Ecoeurant, on vous dit. C’est comme ça sur 42 pages. Lisez : l’intégralité du document est consultable ici ":document OCDE proposé par "plume de presse"

Voilà comment les réformes "marchent" : en jetant les uns contre les autres . Simple...
Je propose qu'en ce qui concerne les journalistes qui prétendent faire leur travail et ne le font tout simplement pas (en nous expliquant par exemple à quel point le choix qui nous est proposé est dépendant d'une idéologie ) , les trimestres soient soustraits à un pro rata d'articles produits sans aucun effort critique et de chroniques envoyées à la và-vite sur leurs sites-super-indépendants. disons un trimestre en moins pour cinq torchons, ça me paraît suffisamment arbitraire.

Grrrrrr

Parfois je préfèrerai ne rien lire
bravo
car personne n'en parle bien entendu il s'agit de relever l'âge auquel la décote ne s'appliquera plus effectivement 67 68 ans.....!!!!!!
c'est pourquoi tout le monde parle de johnny (comme si cela constitutait notre ....) alors que ce qui s'elabore est de la pure et pire idéologie, à quand les modifications des retraites des senateurs des députés des ministres, et à la baisse de leur salaire!!!!!:

j'accuse libé le monde et tous les autres de nous amuser pour eviter de dire les choses qui fachent

On peut prendre la question par tous les sens, par devant, par derrière, pas dessous, par dessus, la réforme des retraites est à la fois horriblement complexe, et épouvantablement simple. Sur un point, par exemple : faut-il augmenter le nombre d'annuités requises, ou relever l'âge légal de départ en retraite ? Relever l'âge légal défavorise ceux qui ont commencé à travailler tôt, donc n'ont pas étudié longtemps, c'est à dire plutôt les ouvriers, dont nombre se trouveront avoir cotisé trop longtemps, avant d'avoir le droit de liquider leur retraite. Augmenter encore le nombre d'annuités, à l'inverse, défavoriserait plutôt les cadres, qui ont eu des vies professionnelles plus courtes. C'est un choix simple. Un choix de classe.



je trouve que relever l'age légal de départ défavorise les 2 catégories ceux qui ont mené des études longues que ceux qui ont mené des études courtes.
pourquoi ça défavorise ceux qui ont mené de longues études?
parce que de toutes façons, déjà dans le système actuel il est impossible d'avoir une carrière complète en partant à 60 ans., impossible aussi en partant à 65 ans. autrement dit ça ne change pas grand chose sauf que actuellement on peut décider de partir quand même à 60 ans en sacrifiant sa pension. Mais avec 65 ans, on ne peut plus partir à 60 , on perd donc le choix.

C'est pourquoi il me parait plus juste de dire:
Relever l'âge légal défavorise tout le monde. Augmenter encore le nombre d'annuités ne défavorise que ceux qui ont fait de longues études.

et il ne faut pas oublier la façon de calculer la retraite d'une carrière incomplète, en effet la décote n'est pas proportionnelle au nombre de trimestres manquants,ça aussi ça défavorise surtout ceux qui ont fait de longues études.

maintenant il est vrai aussi que ceux qui n'ont pas étudié, commencent leur carrière de plus en plus tard à cause du chomage.
autrement dit ceux qui n'ont pas étudiés devraient se battre pour l'emploi des jeunes (le départ des vieux plus tôt est une des solutions possibles) Et ceux qui ont étudié doivent plutôt se battre contre la réforme des retraites par exemple en favorisant les recettes, en luttant pur l'emploi ! Moralité, plutôt que se dresser les uns contre les autres comme si il y avait la classe de ceux qui ont étudié longtemps et la classe de ceux qui n'ont pas étudié longtemps. Il y a plutôt les classes dominées ( les salariés bas et moyens salaires, diplomés et non diplomés) qui doivent s'unir contre l'ennemi commun: les classes dominantes. Ceux qui ontétudié longtemps ne sont pas forcément dans les classes dominantes, et ça marche aussi dans l'autre sens.
Sur un point, par exemple : faut-il augmenter le nombre d'annuités requises, ou relever l'âge légal de départ en retraite ? Relever l'âge légal défavorise ceux qui ont commencé à travailler tôt, donc n'ont pas étudié longtemps, c'est à dire plutôt les ouvriers, dont nombre se trouveront avoir cotisé trop longtemps, avant d'avoir le droit de liquider leur retraite. Augmenter encore le nombre d'annuités, à l'inverse, défavoriserait plutôt les cadres, qui ont eu des vies professionnelles plus courtes. C'est un choix simple. Un choix de classe.

Simple ? Ben non, tout ne résume pas à cette dualité de situation. Les gens qui ont eu de longues périodes de chômages et de temps partiel, les prisonniers, les malades ont aussi des vies professionnelles plus courtes.
Parmi les choix simples, vous oubliez celui d'une augmentation des cotisations qui règlerait une bonne partie du problème.
"Par exemple le type qui conçoit un nouvel Airbus, ou celui qui l'assemble sont des gens qui travaillent. Incontestablement. Et le résultat de leur activité représente quelque chose de profitable. Non seulement pour eux mais pour la collectivité, par le jeu des impôts et taxes en particulier.

Par contre exemple le type qui distribue des PV de stationnement toute la journée, ou celui qui “s'occupait” à faire rentrer la taxe sur l'audiovisuel et qui, maintenant qu'elle est intégrée dans la déclaration d'impôts sur le revenu, traîne son ennui à Bercy en ne sachant pas trop à quoi occuper ses journées… Peut- on réellement (et sans rire) prétendre que ceux-là travaillent ?

Ils le prétendent, eux, bien entendu : chacun est soucieux de faire croire qu'il mérite son salaire. Mais où est la réalité de ce prétendu travail, où est son intérêt et pour qui ?

Allons plus loin : qu'apportent ces prétendus travaux à la collectivité ?"

Il y a des fois où il vaudrait mieux être aveugle plutôt que d'avoir à lire de pareilles sottises et autant de contre-sens dans un même paragraphe...
Il faudrait un jour comprendre que si nous vivons en société alors l'impôt est nécessaire pour financer nos services (crèches, écoles, routes, police,...). Et que pour réaliser les dits services il faut bien des gens (qu'on appelle fonctionnaires) qui réalisent donc un travail parfaitement utile et tout aussi indispensable que les autres. Qu'il s'agisse de collecter l'impôt, de coller des amendes ou encore d'éduquer les gamins, toutes ces occupations nous permettent de continuer à vivre TOUS ensemble. C'est bon, l'intérêt pour la collectivité est saisi????
Ce que les occidentaux en général et plus spécialement les Français semblent avoir totalement oublié c'est la nécessité de travailler.

De mémoire, lorsqu'Adam et Eve eurent fauté (certaines mauvaises langues prétendent qu'ils se seraient laissés aller à des gestes obscènes, voire pire encore !) Dieu qui avait maté et qui faisait semblant d'être courroucé les vira du Jardin d'Eden manu militari et leur enjoignit d'aller au taf, derechef.

Le travail est donc une punition, (Judith prétend même que son étymologie renvoie à un supplice spécialement cruel…) et n'est pas facultatif !

Seulement les humains ont deux caractéristiques fatales : ils sont fainéants et malins. Résultats tous les moyens sont bons pour échapper à la punition, y compris l'usage d'esclaves, technique dont l'élégance n'échappe à personne.

Technique surtout dont chacun fait semblant de croire qu'elle appartient au passé pour ne pas dire au folklore, entre Moïse et la déportation vers les champs de coton américains.

Sauf qu'en réalité le monde occidental vit essentiellement sur l'esclavage qui se garde de dire son nom : l'exploitation du tiers et du quart monde.

Et, à domicile sur l'exploitation des rares punis qui travaillent encore, de moins en moins nombreux. Entre l'enfance, le chômage, les congés maladie, les RTT, les vacances et la retraite les créneaux de travail se réduisent à presque rien… Seulement tout le monde vit sur ce rien (en n'hésitant pas à compléter par un recours massif à l'emprunt – ce qui est à l'origine de la dette grand-guignolesque que nous avons accumulée, cela ne vous aura pas échappé, sagaces comme vous êtes !)

Et encore faudrait-il se mettre d'accord sur le sens du mot travail, fourre tout et n'importe quoi bien trop commode pour être tout à fait honnête.

Par exemple le type qui conçoit un nouvel Airbus, ou celui qui l'assemble sont des gens qui travaillent. Incontestablement. Et le résultat de leur activité représente quelque chose de profitable. Non seulement pour eux mais pour la collectivité, par le jeu des impôts et taxes en particulier.

Par contre exemple le type qui distribue des PV de stationnement toute la journée, ou celui qui “s'occupait” à faire rentrer la taxe sur l'audiovisuel et qui, maintenant qu'elle est intégrée dans la déclaration d'impôts sur le revenu, traîne son ennui à Bercy en ne sachant pas trop à quoi occuper ses journées… Peut- on réellement (et sans rire) prétendre que ceux-là travaillent ?

Ils le prétendent, eux, bien entendu : chacun est soucieux de faire croire qu'il mérite son salaire. Mais où est la réalité de ce prétendu travail, où est son intérêt et pour qui ?

Allons plus loin : qu'apportent ces prétendus travaux à la collectivité ?

Seulement la dureté des temps qui s'annoncent va imposer des remises en cause sans complaisance. Et pour suivre cet exemple éclairant il va falloir songer à cesser de faire fabriquer nos – très laides – baskets par les petits enfants Sri Lankais (PIB 27 milliards de $ pour 20 millions d'habitants – notre seule dette – 1600 milliards d'€ ou 2000 milliards de $ représente donc 74 années du PIB de cette riante contrée et illustre par la même occasion l'équilibre nord-sud dans le [s]partage[/s] pillage des richesses)… Et à coller derrière la machine à faire les grolles des gaillards qui se contentent actuellement – comme nous l'avons vu plus haut – de faire semblant de travailler sans faire semblant de palper un salaire !

En somme revenir à des concepts simples : travail = salaire, pas travail = des clous. Entendons-nous : je ne suis pas assez naïf pour ignorer que les bénéficiaires de la formule actuelle (salaire et pas travail) vont pousser des hurlements féroces à côté desquels les cris des cochons qu'on égorge passeraient pour de doux murmures de brise printanière dans les feuillages. On les comprend d'ailleurs : personne n'a jamais vu les rats quitter une meule de Gruyère si on n'y glisse pas un tisonnier chauffé au rouge. Les mots aimables, les raisonnements et les explications font l'effet d'un cautère sur une jambe de bois quand ils sont adressés à ces gourmands animaux.

En conclusion s'il n'est pas tellement étonnant que l'homme se laisse aller au confort jusqu'au déraisonnable il est tout de même surprenant qu'il ait tant de mal à comprendre que ce genre de plaisanterie n'a aucune chance de durer autant... que les contributions !

***
Le soucis c'est qu'au final ce que tu fais c'est désigner des boucs émissaires : les feignasses, les flics, les fonctionnaires. Cela ne fait rien avancer et tu tombes pile poil dans le panneau.

Il est temps de désigner les vrais responsables. Ce ne sont non pas seulement ceux qui accaparent toutes les richesses du monde (les financiers), ceux-là au fond ne font que faire ce qu'ils ont droit de faire, Lordon avait fait cette métaphore du match de foot dans un @si : tu ne peux pas reprocher à un joueur de foot de courir après un ballon pour taper dedans, ce sont les règles de son sport, il ne fait que s'adapter à ses règles. C'est la même chose pour la finance, les responsables de la situation d'aujourd'hui sont ceux qui ont élaboré les règles actuelles du marché de la finance, et ce sont les Etats et les instances internationales FMI, etc. Il est assez symptomatique que TOUS ceux qui ont élaboré les règles qui aujourd'hui nous plongent dans l'abîme et ont réussi à faire atteindre un ratio haut revenus/bas revenus tout simplement astronomique dans le monde sont encore tranquillement à leur place. C'est la classe politique, et là ça dépasse complètement les clivages gauche/droite, le PS est sur ce point à la même enseigne que l'UMP.
Autres responsables : le monde médiatique et sa galaxie d'éditocrates qui ont construit depuis des décennies là aussi une idéologie, qui est dans l'ensemble tout à fait homogène. Ce sont eux qui auraient du depuis tout ce temps montrer la réalité de la situation du monde au peuple, et ils continuent aujourd'hui à nous intoxiquer.
Et il est vrai que le fait qu'il existe des relations privilégiées entre le milieu de la haute bourgeoisie (dont les dirigeants de banques, etc.), le milieu politique et le milieu médiatique fait foutrement penser à un compromis de classe contre le reste du monde : les peuples.
Je pense personnellement que ce compromis de classe se fait autant intérieurement sans forcément en avoir confiance, que dans les faits, Lordon le dit aussi.

Alors voilà. Que nous reste-t-il ? Il faut informer, informer. Parler toujours plus autour de nous de ce qui nous préoccupe. Il faut que l'envie de changer le monde renaisse dans les consciences. Parce que je crains qu'avec les responsables de la situation dans laquelle nous sommes, soit ils continuent dans cette voie et l'écroulement sera inévitable, soit ils réalisent qu'ils doivent changer quelque chose, mais ils s'arrangeront toujours pour conserver leur hégémonie.
Nos pays ont une histoire révolutionnaire. Le notre tout particulièrement. Toute cette culture révolutionnaire ne fait que sommeiller en nous, elle ne demande qu'à se réveiller. Les vrais sujets doivent être remis au centre.

PS : quand je dis réveiller la culture révolutionnaire, c'est de l'envie de changer le monde, de le rendre meilleur pour tous dont je parle.
Juste, j'ai fait une faute de frappe quand j'écris "ce compromis de classe se fait autant intérieurement sans forcément avoir confiance", je voulais bien sûr dire "sans en avoir conscience".
Sir Stephen ? Je vous ai connu plus drôle, du côté de Roissy en France...

***
Une seule question, comment allez vous faire pour diferencier travail=salaire pour ceux qu' au bout de 10 ans de travail sont dèjà crevés,(ouvriers du BTP par exemple) c'est pour qie ils coutent beaucoup moins a la Securité Sociale et eponger son deficit et que celle-ci profite aux cadres pour avoir plus de chance de devenir centenaires
Entre les ouvriers et les cadres sup il y a aussi toutes les classes intermédiaires qui font des études souvent aussi longues que les cadres sup (qui sont pour l'immense majorité à bac +5, ou qui du moins commencent à cotiser à bac+5), mais qui ont des carrières beaucoup plus instables (pour un cadre, la sécurité de l'emploi est quasiment assurée dès la sortie de la (grande) école).

Dans tous les cas, si la réforme suit les projets du gouvernement, ces classes intermédiaires (moyennes) vont en pâtir.
Quelle grosse blague. Toute sa vie on a un salaire ridicule, le SMIC ou un peu plus. Ensuite on doit faire avec une retraite dérisoire. Ne parlons même plus du SMIC, complémentaire comprise. Qui remet cela en cause ? Qu'est-ce qui justifie de traiter des humains comme des bêtes ? Votre confort, c'est tout ? Vous ne vous taperez pas le sale boulot. Ceux qui le font à votre place se voient voler leur travail. Parce qu'il le mérite ? Ils n'avaient qu'à travailler à l'école, qu'à travailler tout court ces fainéants ! Si nous ne servons à rien, supprimez-nous !
La retraite est sans doute une création de la culture ouvrière. Du temps où la petite bourgeoisie, rebaptisée classe moyenne, croyait en un avenir meilleur et mettait la main à la pâte. Si elle a été récupérée (la retraite, mais aussi la petite bourgeoisie qui ne s'investit plus que quand elle a peur pour son confort) par les acteurs de la culture dominante, ce n'est sans doute pas pour aider des gens qui font le boulot désagréable, et que l'on préfère rabaisser pour ne pas les voir, comme on disait les nègres pas humains, des bêtes Monsieur. Cherchez à qui profite le crime!
La réforme des retraites ! Laissez-moi rire. Les dernières modifications ont déjà diminué la retraite des minables comme moi. Soi dit en passant je ne suis pas minable, pas plus qu'aucun des humains qui vivent sur cette planète, mais nous sommes traités comme tel. Ça arrange. Oubliez-nous, ça nous fera des vacances. Profitez bien de vos charentaises.
DS deviendrait-il gauchiste? Plusieurs papiers qui ne sont pas très politiquement corrects.
Si "gauchiste" ne vous plaît pas, peut-on dire "traitre à sa caste"???
La "vérité" ne serait-elle pas, tout simplement, que nous n'aurons pas de retraites?
Quand je vois le nombre de français, aux retraites minables qui commencent à s'installer en Cote d'Ivoire, au Bénin, au Togo etc. pour pouvoir continuer à vivre et non plus survivre, je me demande comment les politiciens arrivent encore à se regarder dans la glace.
Sans tomber dans la version complotiste, il faut rappeler que la presse appartient à une douzaine de grands groupes Intimement liés (liens personnels, financiers, idéologiques) à la grande bourgeoisie (et pas seulement celle des cadres).
Les petites mains (les journalistes), en dépit de leur propre sensibilité, sont pris, depuis quelques années, dans une machine infernale dont l'objectif est de formater les cerveaux et de désénerver le corps social.
Toute organisation recrute ses membres en fonction de leurs aptitudes à atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés. Sa structure et ses modes de régulation interne (sanctions, récompenses - financières, symboliques, psychologiques...) sont pensés pour faire en sorte que des personnes dont l'idéologie ou les intérêts sont différents, abdiquent ces derniers en faveur de ceux de la coalition dominante. Les plus récalcitrants, les plus autonomes, les inadaptables étant éliminés...

Vous-mêmes, Daniel, illustrez parfaitement cela. Ce qui nous vaut ce site "d'intérêt public" !

Plus généralement, pour comprendre le "débat" actuel, cet excellent article de F. Lordon :

La dette publique ou la reconquista...
A réécouter, l'interview de Luc Chattel sur France Info, hier soir (http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-de-18h15-2010-05-27-luc-chatel-une-journee-de-mobilisation-faiblement-suivie-447291-81-192.html).

A la question "vous ne pensez pas que reculer la limite des 60 ans est une réforme de cadres supérieurs, qui fera porter le poids de la réforme par les classes sociales les plus défavorisées?", il répond quelque chose comme "non, si on augmentait la durée de cotisations, alors on pénaliserait ceux qui ont commencé à travailler plus tard". Personnellement je ne vois pas en quoi cela contredit la question.

Plus globalement, je ne comprends pas pourquoi on ne parle pas plus dans ce débat de l'évolution de la répartition des gains de productivité ces dernières années. Enfin si, je comprends bien que le but est de nier l'existence d'une lutte entre capital et travail...
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.