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Commentaires

Lauzier, génie réac

Comme tous les morts, comme l'abbé Pierre

Derniers commentaires

Je ne sais pas si Lauzier était réac...

Il caricaturait les baba-cool, les bobos, les chefs d'entreprise, les cadres, les frustrations et les débordements. Il caricaturait avec acuité, lucidité et sans pitié,
Je me souviens d'avoir repris une de ses histoires des "tranches de vie" dans une rédaction à l'école (je n'avais pas plus de 14 ans) : Le papa bourgeois venait rendre visite à son fils, qui vivait avec sa mère baba-cool dans une communauté. Après leur promenade, il filait des billets à son fils pour qu'il les donne à sa mère. Mais le fils qui n'entendait que des critiques à propos de ce sale argent cause de tous les maux, jetait en cachette les liasses de billets dans un puit, comme à chaque fois.
La morale de cette histoire est-elle de gauche ou de droite ?

Ma prof de français avait été soufflée... Elle m'a demandé si c'était moi qui avait inventé ça (et j'ai répondu "oui madame" puisque la vérité sort de la bouche des enfants).

Ne pas tomber dans l'angélisme ambiant, mais s'en moquer avec talent, est-ce être réac ?
Sacré bonhomme ce Lauzier en tout cas.
Je n'ai pas relu Lauzier depuis la belle époque de Pilote, la mauvaise qualité des films qu'il a tiré de ses BD y est pour beaucoup.
J'ai quand même le souvenir que tout le monde en prenait pour son grade, du gauchiste de salon, façon frustré de Bretécher (depuis, on appelle çà les bobos) aux fachos bornés et anti-intellectuels. Et souvent, si le vieux riche et cynique tirait son épingle du jeux, c'était surtout pour se retrouver tout seul à la fin. C'était génial mais surtout très noir, beaucoup plus noir que ses chroniques de l'Ile Grande...
Hors sujet, parce qu'il n'y a pas de rubrique : abonnés-@si.
Voilà, j'ai renouvelé mon abonnement, c'est dire la satisfaction éprouvée tout au long de cette année à vous lire , exemple: le dossier sur les Ultras-gauchistes, bien vu @si.
Passez toutes et tous de bonnes fêtes
Léo
Vu qu'il n'est pas possible de créer un sujet et que je n'ai pas trouvé ou poster, je squatte.

[quote=Daniel Schneidermann]Un an déjà!

Eh oui, le 7 janvier, votre site soufflera sa première bougie.

Oui ! Le temps passe vite ; dans 30 jours mon abonnement se termine.

[quote=Daniel Schneidermann]Tout ceci, nous le devons à votre mobilisation, et votre fidélité. Et voici l'heure, pour tous ceux d'entre vous qui nous accompagnent depuis le début, et se sont abonnés dès le premier jour ...
C'est tout naturel !

[quote=Daniel Schneidermann]...de renouveler leur abonnement.
Je le fait tout de suite sinon je risque d'oublier...


[quote=ASI]Activation de mon abonnement
votre abonnement à bien été renouvelé, il est à présent actif jusqu'au 09/12/2009
Ben tiens ! Je viens de perdre un mois d'abonnement.
Vraiment rien à voir, mais alors rien du tout (et je m'en excuse) mais je viens d'écouter Daniel Schneidermann dans l'émission "là bas si j'y suis" (sur le procès kouchner, émission facilement téléchargeable sur le net), franchement bravo Daniel, je ne vous connaissais pas ce talent pour l'humour, très bon, continuez!
Ce que je trouvais fort chez Lauzier c'était sa capcité de se moquer des "gauchos" plus que de la gauche c'est pour cela qu'un type de gauche comme moi pouvait apprécier ses BD. Mais le véritable interêt de ses planches, à mon sens, résidait moins dans capacité à critiquer les "gauchos" que dans la très juste chronique des années 80 que constitue une grande partie de ses albums, que ce soit en se moquant des parisiens BCBG/bains douche/Maxim's, de la vie en entreprises (c'était radicalement novateur de s'attaquer à un tel sujet à l'époque) ou de la sexualité, voire des trois à la fois: que se passe-t-il lorsqu'un cadre espérant une promotion tombe sur son patron au cours d'une partouze ?
Ça pique les yeux cette couleur !!
Lauzier réac, je savais.
Génie, çà m'avait échappé.
Merci de ce petit rappel de lecture adolescente...
"Ah, non, hein, tu ne veux pas encore acheter ce truc, là, Pilote, c'est ça ?"
eh, eh...

Pas relu Lauzier depuis, mais voilà une occasion.
J'ai découvert cette BD, "Souvenirs d'un jeune homme", il y a quelques années, sur recommandation d'un... Québécois. Je ne l'ai lue que quelquefois : c'est bien un rapport d'amour-haine qui m'y lie indéfectiblement. Je ne supporte pas le cynisme, et pourtant cette BD l'est. Mais voilà, c'est un cynisme subtil, sans pose, dérangeant plus qu'arrogant.

Je ne connaissais pas du tout le personnage de l'auteur, en revanche, et j'ai écarquillé les yeux quand j'ai appris qu'il était le réalisateur de films consensuels. J'en suis presque heureuse, c'est peut-être le signe d'une évolution autre que le fatal aigrissement dû à l'âge.

En ce qui concerne l'interprétation de la planche fournie par Daniel Schneirdermann, j'ai du mal à en envisager une autre que celle qu'il a proposée. Il faudrait lire toute la BD pour comprendre à quel point cette lecture est juste (ce qui ne nie rien de la subtilité de l'oeuvre, bien au contraire !).
Tiens, c'est ce que j'ai dû manqué... Ayant, depuis 1956, un très sérieux contentieux à régler avec la droite réac' pour cause de guerre (pardon "d'événements") d'Algérie à laquelle notre belle jeunesse était contrainte de participer, j'étais plutôt "Pif le chien" que "Pilote"... Ah! l'admirable silence des bien-pensants de ce temps-là (quand ils n'étaient pas "Algiri françése"). Lauzier, je ne l'ai connu que gnangnan, abominablement gnangnan. Mais paix à son âme... bcbg. Quand on compare avec Tintin, c'est nul (lui nous a fait rêver, bien au-delà de nos "70 ans"). Et je ne parle pas des dessinateurs de ma jeunesse : Tim, le Siné de "Siné massacre"... ceux de Libération (le premier, celui de d'Astier) qui finirent au Canard enchaîné. Plantu et Pétillon sont dans la tradition... Je m'égare. Pour la BD... restons Bilal (je sais, il faudrait que je lise un "BD pour les Nuls"...
Je ne comprends pas. Je ne connaissais pas Lauzier. Daniel Schneidermann, vous nous dites que c'était un dessinateur de droite décomplexé, je lis la planche pour voir à quoi ça ressemble, et j'en ressors avec le sentiment inverse : le personnage ridicule et provocateur ici, c'est le vieux. Il compare sa discipline à celle de Staline, répond à son fils agressivement, s'emporte, et finit par caquer. Son fils, au contraire, reste calme, posé, répond aux provocations par un discours certes engagé, mais proféré semble-t-il avec un calme olympien, et tire finalement sans élever la voix les conséquences de la situation. Nous sommes loin de l'ado excité qui n'a rien compris.
Mais alors ? Qui est ce Lauzier ? Un dessinateur réac ? Un fin spécialiste de l'ironie la plus subtile et le plus froide ? Un "anarchiste de droite" façon "Voyage au bout de la nuit", personne ne trouvant grâce à ses yeux ?
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