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Lanceurs d'alerte : "Tout le monde a obéi aux ordres. Moi j'ai désobéi"

Les puissants contre la loi, la loi contre les puissants : qu’il s’agisse d’évasion fiscale ou de détournement de fonds publics, les scandales politico-financiers n’ont pas quitté la Une depuis vingt ans. Est-ce à dire que rien n’a changé dans la médiatisation de ces scandales ? Non ! Aux côtés du juge, du puissant et du journaliste est apparu un nouveau personnage : le lanceur d’alerte. Encensé par les médias mais considéré avec méfiance par les politiques, la place de cette nouvelle figure est débattue avec trois invités : Claude-Annick Tissot, celle par qui le scandale des affaires des marchés truqués des lycées d’Ile-de-France a éclaté dans les années 90, Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte de l’affaire UBS, banque mise en examen pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale, ainsi que l’ancien procureur de Nice et de Valenciennes Eric de Montgolfier.

Derniers commentaires

Très bonne émission.

Cela m'a rappeler l'histoire de Serge Humpich.
Pas vraiment un "lanceur d'alerte" plus un "hacker"... qui donnait quand même clairement plus l'impression de vouloir être recruté que de "voler".

Lui aussi a tâter de la galère en France ... obligé de se refaire "aux states" ... pour enfin être recruté en France ...
Pourtant le gars pensait avoir "verrouillé" avec un avocat ...
Certaines mauvaise langues prétendent que sans les média ... ct pas du sursis qu'il aurait pris ...


Un site dont la "forme" va faire hurler certains ... mais recèle des infos assez pointues ... notamment sur les kurdes.
effarant, nous sommes dans une société pourrie, gangrenée, corrompue, mafieuse......
La dame du parti sarkozyste menacé envoyant ses enfants à l’étranger pendant quelques mois et restant militante de se parti me sidère de bêtise !
[quote= Médiapart du 12 août, article de Camille Lavoix]La lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud, ancienne cadre d’UBS, sera en septembre à Buenos Aires pour former les fonctionnaires de l’administration fiscale argentine. Son recrutement et celui d’Hervé Falciani font partie d’un vaste plan de lutte contre l’évasion fiscale mis en place en Argentine.
Sur le sujet des lanceurs d'alerte je suis tombé sur:
http://www.ibtimes.co.uk/spy-agency-whistle-blower-posted-top-secret-report-4chan-users-called-it-fake-gay-1514330

Ou comment un émule d'Assange australien a posté un document secret ... pour le pas être cru, tourné en ridicule, et voir son document éffacé par le nid à trolls qu'est le fameux 4chan...
J'ai trouvé l'émission intéressante, mais quand même avec un sacré trou noir: au bout du compte, vous parlez uniquement des lanceurs d'alerte financiers. D'accord, vos 3 invités étaient dans ce cas, mais tous les autres passent à la trappe, et pourtant, qui sont Manning, Assange et Snowden, que vous citez au début pour les oublier aussi sec? C'en est au point que, à vous entendre, on croirait que les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont des modèles de protection des lanceurs d'alerte, ce qui est quand même un peu fort, vu le sort épouvantable qui leur est réservé aux USA en particulier (je connais moins le cas GB). Manning se prend 35 ans de prison (c'est-à-dire à peu près 3 fois plus qu'aucun soldat violeur/tueur/collectionneur de trophées) pour avoir rendu publics des crimes de guerre, alors qu'aucun de ceux qui les ont commis, ordonnés ou autorisés n'a été inquiété; Assange, qui a obtenu l'asile en Equateur, doit rester terré dans l'ambassade à Londres parce que la GB l'arrêtera s'il en sort, à cause d'une plainte bidon qui n'en est même pas une en Suède, prétexte à une extradition aux USA; et bien sûr beaucoup d'autres cas moins médiatisés. En France, il y a des affaires sanitaires connues (médiator), et bien d'autres.

Le "propre" des affaires non-financières, c'est qu'elles n'apportent pas d'argent à l'Etat, seulement des ennuis et du linge parfois très sale, que (presque) tout le monde voudrait garder caché sous le tapis, si je puis dire! Et je crois que dans des affaires comme celles-là, la protection du lanceur d'alerte est encore moindre, et le risque d'être puni en tant que messager de malheur bien plus grand. Et comme il n'y a pas de rentrées d'argent, il n'y a bien sûr pas non plus de pourcentage des gains reversés, ce qui implique qu'une telle règle favoriserait arbitrairement les seuls lanceurs d'alerte financiers (ou alors, vous pensez qu'une alerte sanitaire vous donnerait droit á quelques années de santé en plus, peut-être?). C'est pour ca que je reste un peu sur ma faim après cette émission.
Aller D.S. , un bon geste ! Embauches la ! !

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Je n'ai pas compris la position exprimée par Montgolfier.

J'imagine que pour survivre comme il y a admirablement réussi pendant des décennies dans ce monde de la justice il faut une aptitude certaine à ne pas se dévoiler, à noyer le poisson, à être prêt en permanence à rebondir d'un argument à l'autre pour "coincer" son interlocuteur ou même "la structure".

Mais cette façon de mettre sur le même plan l'essentiel et l'accessoire, le contingent, le juridique, le psychologique me dépasse un peu. Qu'est-ce qui l'empêche, lui qui dit rêver de civisme, de proclamer haut et fort l'utilité et le mérite intrinsèque de ceux qui dénoncent des infractions systématiques qui, bien souvent, participent de la corruption du "système" (fraude fiscale, marchés truqués, espionnage généralisé, etc.)? Cela lui serait d'autant plus facile, sur le principe, que la loi prévoit justement l'obligation de dénoncer à la justice les crimes ou délits dont chacun aurait connaissance...

Que dans un deuxième temps, il juge sans faiblesse et sans naïveté de la véracité et de la pertinence des éléments qui lui sont apportés, cela me semble la moindre des choses. Qu'il juge ensuite de la pureté des intentions de ses informateurs me semble justifié si c'est un moyen de renforcer son jugement propre concernant les informations en question, pourquoi pas; mais déterminer le degré de pureté de ces intentions (sachant que des intentions pures ça n'existe pas...) pour déterminer si oui ou non il doit donner suite, j'avoue que ça m'échappe. Prendre en compte les motivations des auteurs de délits est nécessaire à une justice humaine, individualisée, dans le cadre de la loi. Mais les motivations des "informateurs"? A quel titre?
Mais j'imagine que je ne comprends rien à la justice...
J'ai tenu 20 minutes.

La forme conditionne le fond et je dois avouer que M.Schneidermann ent tant qu'intervieweur m'exaspère (heureusement qu'il a ses chroniques).

On sent qu'à un moment il a une idée en tête et, au lieu de poser la question directement de manière cordiale, coupera et tittillera de manière de plus en plus agressive son interlocuteur.

Le pire c'est qu'il ne pose pas directement la question, il tourne autour du sujet et il faut attendre quelque fois trois mini questions avant de savoir ou il veut en venir.

C'est d'autant plus horripilant que si la question sur le fond n'est pas ininteressante elle n'est pas lié à la discussion du moment.

On a donc un invité qui commence à traiter un sujet qui vous passionne et là PAF M.Schneidermann le coupe, lui pose une question à côté, l'intervenant répond, Schneidermann n'est pas satisfait (forécement seul lui sait ou il veut en venir) , insiste, pose une autre question et l'intervenant au bout d'une minute comprend enfin ou l'intervieweur veut en venir et répond souvent agacé.

Résultat la dynamique est coupé et on a une réponse à une question qui sur le coup n'intéresse que M.Schneidermann.

Une fois ca va , au bout de trois on coupe...Dommage.
Bonjour
Eric de Montgolfier décevant. Certes il a sans doute beaucoup vu d'escrocs dans sa carrière, mais sa méfiance envers les 2 autres interlocutrices me paraît malsaine.
Une émission très intéressante . Il faut du courage pour s'opposer à son groupe ou à son administration ,pour savoir dire "non" ou "pas en mon nom"
Grâce à la main invisible, les escrocs ne peuvent faire de vieux os dans le privé, alors qu'ils peuvent construire de brillantes carrières dans le public. Chirac et Sarkozy en sont deux éloquents exemples. Ce qui m'étonne, c'est que nos deux larrons aient toujours reçu l'appui massif du privé, medef ou cgpme ou ordre des médecins, des avocats, des notaires, bref de tout ce qui constitue le cœur productif du pays. Mystères de la psychologie politique.
Attendre des politiciens, puis des législateurs des Lois donnant une quelconque chance de survie au citoyen révulsé par le pillage généralisé c’est espérer que la dinde votera pour Noël !

Montgolfier l’a très bien dit d’ailleurs… Les deux autres ont surtout parlé des inconvénients qu’elles subissent du fait de leur « courage », mais il faut bien avouer qu’elles se sont très peu expliquées sur leurs motivations, beaucoup moins citoyennes qu’il n’y paraît : Tissot craignait les foudres de la justice pour elle même, et Gibaud n’avait pas envie de détruire son propre travail, par ailleurs elle prétend qu’elle ignorait dans quel but elle organisait ces « événements » ce qui est évidemment tout à fait impossible : elle est sotte, mais quand même pas à ce point !

Enfin, pour changer un peu on s’occupe de fraude fiscale et de ce que cela coûterait, soi-disant, à la France. En réalité personne n’en sait strictement rien, pour une excellente raison : il s’agit d’un raisonnement appuyé sur un “Si”...

Si les gros contribuables n’embarquaient pas leur argent à l’abri du fisc, on les ferait payer… Colossale erreur : ils paieraient encore moins, car il finiraient (la plupart sont déjà loin) de se barrer tous, et définitivement. Ce qu’ils paient encore (CSG, IR, ISF, impôts fonciers, plus-values et même TVA)… Fini ! Cherche Médor !

Nul n’ignore que les raisonnement en “Si” permettent d’imaginer tous les délires, y compris l’embouteillage de Paris “Si” cette ville avait la bonne idée d’être de plus modeste taille !

Par ailleurs tout ceci pose le problème de la délation (Montgolfier – impeccable - ne s’est pas gêné pour dire que, même pour rendre service à l’État, il n’avait jamais souhaiter coopérer à de basses vengeances !)

De plus il me semble qu’il y a une énorme différence entre dénoncer, par exemple, la maltraitance d’un enfant - si on en est le témoin - ce qui me semble être un devoir d’humanité auquel personne n’a le droit de se soustraire pour venir en aide à la petite victime… Et dénoncer une prétendue fraude fiscale, ce qui revient à coopérer avec un état vampire pour l’aider à plumer des pigeons qui ne sont voyageurs que pour échapper à un niveau d’imposition inconnu dans la quasi totalité des autres pays de la planète. Et s’il vous plaît laissons le Danemark à part, là-bas on peut consulter les dépenses de tous les politiciens, contrôlées au centime près et on continue à exterminer les globicéphales dans les îles Féroé en ce moment même. De plus c’est une monarchie constitutionnelle de 5.600.000 habitants. Comparons ce qui est comparable !

PG
Emission passionnante. Je rejoins l'avis de Dilettante sur la suspicion très prononcée - c'est le moins que l'on puisse dire- d'Eric de Montgolfier. Même si cette suspicion pourrait être mise sur le compte d'un quasi instinct de méfiance automatique à force de voir défiler des lanceurs d'alertes aux motivations plus ou moins lucratives, le Procureur m'est apparu particulièrement cassant vis à vis de Stéphanie Gibaut alors même que rien ne laisse soupçonner une volonté de tirer profit de la situation dénoncée.

Peut être aurait il fallu aussi plus développer des aspects tenant à la collusion entre les métiers de la banque et les fonctionnaires du fisc soucieux de couler de beaux jours dans les institutions privées, le personnel politique dont les enfants ou les fréquentations avec le milieu des affaires le conduit à freiner des quatre fers les tentatives de l'ordre judiciaire de résoudre ces affaires.
Bonne émission mais j'ai trouvé Eric De Montgolfier quelque peu suspicieux pour ne pas dire condescendant à l'égard de Stéphanie Gibaut quant aux conséquences de son geste citoyen, voire même de son cheminement pour y parvenir. Ça m'a vraiment choqué puisqu'il a même tenté d'établir un parallèle entre sa position à un instant T de l'enquête sur HSBC et l'actuelle situation de cette dame...

Autre trou d'air dans l'émission : pas un mot sur la loi portant sur le droit des affaires qui permettra aux entreprises ainsi pointées du doigt d'attaquer en justice les lanceurs d'alertes et les faire condamner, comme c'est déjà la cas au Luxembourg (voir post plus haut).
Ils étaient tous les 3 passionnants.
Il remettent à sa place la notion de bien commun qui me semble être le fondement de toute communauté et qui doit en théorie être effectivement défendue, protégée et incarnée par l'état.
Difficile de trouver une seule bonne raison de ne pas les indemniser relativement à ce qu'ils perdent lorsque la justice estime que la communauté bénéficie de leurs révélations.
Dans la vidéo introductive l'action d'Antoine Deltour, le lanceur d'alerte LuxLeaks est rapidement présentée ; en cours d'émission Stéphanie Gibaud exprime le besoin de protection dont il aurait besoin.
Antoine Deltour, jeune auditeur français travaillant au Luxembourg dans un cabinet comptable international, a dévoilé les arrangements fiscaux qu'il avait découvert entre le Gouvernement du Grand Duché et des multinationales permettant à ces dernières de limiter les impôts payés dans différents pays de l'Union européenne. C'est le début de l'affaire LuxLeaks. Son action courageuse a été totalement désintéressée (ce serait bien que M. de Montgolfier connaisse son cas et relativise sa prévention sur les lanceurs d'alerte) et il est inculpé par la justice luxembourgeoise. Il risque de payer cher son acte citoyen.

Antoine Deltour est actuellement le lanceur d'alerte français emblématique du délit de "violation du secret des affaires".
Des informations complémentaires, une pétition et d’autres formes de soutien sont accessibles sur le site : https://support-antoine.org/
En l'attente de dispositions de protection des lanceurs d'alerte, il ne faut pas le laisser seul face aux menaces qui pèsent sur lui !
J
Au secours, encore combien d'émissions d'asi sur les plus grands scandales financiers impliquant l' Etat et sa faillite plus qu'abyssale à tout point de vue. La simplification administrative (dans le programme d'Hollande) n'en finit pas de produire des rapports administratifs qui n'aboutissent jamais. La France n'avance pas, elle n'avancera jamais tant que nous aurons des institutions aussi poussiéreuses et archaïques, accumulant, les mesurettes, des, lois ineptes, des décrets et arrêtés, des jurisprudences à n'en plus finir. Statuer, légiférer, mais agissez le vite possible sur le statut des "lanceurs d'alertes" et autres "viseurs" ? c'est plus qu'urgent !
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