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La ténébreuse affaire du lion noir

Un article paru hier vendredi sur le blog de France Inter intitulé

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Belle remise en contexte d'une question qu'on oublie trop souvent de se poser : d'où vient-on ? qui explique tellement de choses d'aujourd'hui. Partir d'un stupide photoshopage (pléonasme ?) et au final, nous remettre devant les yeux le paysage publicitaire du début du siècle... Alain Korkos, à n'en pas douter vous participez d'un complot de racistes anti-blancs. Si ça se trouve vous êtes basané. Si ça se trouve vous avez émis une objection à cette idée de légiférer pour la reconnaissance de l'apport positif de la colonisation.

Attendez que la France se redresse, comme elle a commencé à le faire à Béziers. Vous chroniquerez alors sur l'humanisme d'Elie Denoix de St Marc, ce généreux bienfaiteur. Inscrivez-vous sur le site la-bas.org, il y a un article sur le sujet. Vous verrez que ce grand homme a au moins trente followers à béret fier. Courrez acheter le vôtre, sinon...
Je préfère le Cheval bleu, la Vache jaune, les Biches rouges, le Renard bleu-noir de Franz Marc.
N'ayant pas trouvé de tulipe noire pour vous remercier, vous devrez se contenter d'une rose.
Après une journée pourrie, lire une chronique d'Alain Korkos, puis le forum qui pousse dessous, ça vaut tous les remontants du bar. Et ça rembourse largement l'abonnement.
Au gouverneur Eboué (Hosties noires)

Félix Eboué et le Général De Gaulle
L'Aigle blanc a glapi sur la mer sur les Isles, comme le cri blanc du soleil avant midi.
Le Lion a répondu, le prince de la brousse qui soulève la torpeur lâche de midi.
Ebou-é ! Et tu es la pierre sur quoi se bâtit le temple et l'espoir
Et ton nom signifie « la pierre » et tu n'es plus Félix ; je dis Pierre Eboué.

Les jeunes dieux de proie se sont dressés, ils lancent leurs yeux sillonnés d'éclairs
Ils ont lancé devant eux l'ouragan et les faucons planant sur les hordes de fer
Et toute la terre trembla au loin sous la charge massive de l'orgueil.
Ebou-é ! tu es le Lion au cri bref, le Lion qui est debout et qui dit non !
Le Lion noir aux yeux de voyance, le Lion noir à la crinière d'honneur
Tel un Askia du Songhoï, Gouverneur au panache de sourire.
Tu es la fierté simple de l'Afrique mienne, la fierté d'une terre vidée de ses fils.
Vendus à l'encan moins cher que harengs, et il ne lui reste que son honneur
Et trois siècles de sueur n'ont pu soumettre ton échine.
Ebou-é ! tu es pierre qui amasse mousse, parce que tu es stable et que tu es debout.

Mille peuples et mille langues ont pris langue avec ta foi rouge
Voilà que le feu qui te consume embrase le désert et la brousse
Voilà que l'Afrique se dresse, la Noire et la Brune sa soeur.
L'Afrique s'est faite acier blanc, l'Afrique s'est faite hostie noire
Pour que vive l'espoir de l'homme.

Léopold Sédar Senghor
Tiens, tiens, ce matin, sur jazz93, ça jouait ça : https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=armstrong+je+ne+suis+pas+noir


;-))
Dans L'almanach du pelerin de 1955, une publicité pour Bernadette, " l'illustré catholique qui plaît aux fillettes". Et dans cette publicité entre le bandeau" c'est un journal bien fait" et le bandeau " c'est un bon illustré pour vos fillettes", de gauche à droite: une femme voilée la vierge Marie je suppose ; une fillette avec sur la tête un casque colonial; une Noire; une guenon.

Quelques pages auparavant une BD ; un Noir fait cuire deux Blancs dans une marmite.
Et un lion blanc, ça existe ou pas ? dis, tonton Alain !

Non mais franchement, après tant d'années de colonisation, que les Blancs n'aient pas été foutu d'en dégotter au moins un, c'est nul !

;-)

PS : lire cette chro de M.K le lendemain d'avoir vu "Selma" y a pas à dire... ça fait quelque chose...

http://www.telerama.fr/cinema/films/selma,497325.php
JULEJIM : Le lion blanc existe bel et bien, tout comme le loup du même métal. Celui-ci, posté dans la chronique avant et après un passage au cirage tel un jeune pensionnaire bizuté, en est un véritable.
Ah ouais tiens... pas fait gaffe, pardon.

hum... il paraît plus beige que blanc mais bon... me voilà un peu rassuré sur les apports de la colonisation ! Arf arf arf !
Pourquoi une telle volonté de travestir ces pauvres lions ? Encore un peu et vous les néantiseriez si vous le pouviez. C'est vraiment pas cool.
Je veux pas jouer les complotistes, mais il est très facile de coloriser un lion noir par photoshop, puis de rajouter un bandeau "shutter stock" à demi transparent...
[quote=Korkos]"les lions ne produisent pas naturellement de pigments noirs". C'est pour cela qu'on leur en ajoute avec Photoshop. »

Oui certes....mais un pote à moi disait aussi très récemment qu'on ne produirait pas d'occultisme avec les attaques contre Charlie Hebdo, encore moins sur un commencement de base solide. Et pourtant Greffier Noir l'a fait (un Greffier Noir, mais lequel ? Chat ? Ténébreux officier judiciaire ?). Voilà, je le cite et ça fait un peu d'auto-promo mais auto-promo justifiée vu le sujet de l'article. En plus M.Korkos évoque aujourd'hui "Les Lions Noirs" et justement....miracle du calendrier, Greffier Noir en tient un gros, de Lion, il est ici bien au chaud, mais il est plutot du genre "Lion barbu qui monte à Londres ou à Paris en lisant Momo le chameau va à la Mosquée" (ou du Nothomb ?) que du type Panthera leo.
Un sacré progrès, ce Photoshop !
Avant son invention, pour obtenir un résultat comparable, les photographes animaliers devaient se rendre dans les réserves africaines, munis de pinceaux et de pots de peinture noire pour en barbouiller les lions pendant leur sommeil.
Opération délicate entre toutes qui coûta la vie à nombre d'entre eux.
D'autres, moins téméraires, peignaient les girafes.
Tiens, un autre chat noir mais cette fois-ci amerlocain, a, sous le titre de "The Black Cat " a, je l'espère, plongé dans la terreur les lecteurs d'Edgar Allan Poe comme il l'a fait pour moi.
Merci pour cette belle chronique.
ah ben tiens, la rue Joseph Gillain m'avait échappé dans l'album "le groom vert-de-gris" que j'avais pourtant dévoré d'un bon appettit.
Merci oeil de lynx ;)
Le site du Docteur Karl Shuker reprend l'affiche de la tournée du célèbre cabaret de la fin XIXième fréquenté (entre autres) par un des favoris de poisson (ci-dessus), notre ami Alphonse Allais.
Rien, non rien n'égale le trouble qui vous saisit à la vue d'un lion noir albinos.
J'ai moi-même observé un zèbre entièrement blanc. Dans un pré. Mangeant de l'herbe. J'ai préféré garder ça pour moi de peur de rameuter toute la toile dans ce coin paisible.
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