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La semaine où la liberté de la presse a vacillé en Grèce

Un voilier agentin saisi par un fonds d'investissement, le marathon de New York annulé, le bras d'honneur de l'ancien ministre UMP Longuet à l'Algérie, et la liberté de la presse qui semble vaciller en Grèce: un journaliste est poursuivi (puis acquitté) pour avoir publié une liste d'exilés fiscaux potentiels; deux présentateurs TV sont suspendus pour avoir mis en cause le ministre de l'Intérieur.

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Des nouvelles d'Athènes : une grAnde manifestation dans quelques minutes démarre à Syntagma.
Sur place : l'espoir se mélange au désespoir.
Surtout : des regards désabusés.
Et, généralement, un grand ras-le-bol de l'Europe. Ce n'était pas le cas encore il y a quelques mois. Mais aujourd'hui : la drachme ? l'euro ? dans l'Europe ? hors de l'Europe ? Est-ce que ça peut franchement être pire ?
Trois jours de grève pour aboutir à cette manifestation où les gens, les jeunes pas mal, se rendent allègrement. Mais en pensant quoi ? Des années de grèves, de manifestations .... pour quoi faire ?
D'ailleurs, j'ai une grande question de Française qui vit avec le service minimum depuis des années : ils font comment ici pour réussir à faire perdurer trois journées entières sans aucun métro, aucun bus, aucun taxi ? pour que toutes les écoles soient fermées ? ça n'existe plus en France ça. Je ne l'ai jamais vu de mes yeux en tout cas.

A la Une aujourd'hui ici : 1) Obama (comme partout j'imagine) - 2) la grève générale - 3) Olympiakos a battu Montpellier 3-1
Un bon résumé de ce qu'est la Grèce aujourd'hui.

Et beaucoup d'inquiétudes. Ne peuvent plus résister aux patrons, grands ou petits, parce qu'ils n'ont plus le choix, il faut juste qu'ils travaillent, et qu'ils ne perdent pas leur travail, quels que soient les sacrifices (pécuniers et moraux). Et de multiplier les activités, le jour, la nuit, quitte à détruire toute vie personnelle.
Morosité.
Mais tout de même le sourire. Ce fameux sourire grec. Nous avons le soleil. Et nous avons survécu à tout. Le peuple grec ne peut pas mourir.

Et puis ce sera la guerre en Syrie dans pas longtemps (en les écoutant, j'ai réalisé qu'ils étaient effectivement beaucoup plus près géographiquement de cette poudrière méditerranéenne que nous). Peut-être pas si Obama est réélu.

Nous ne savons pas où va le monde. Mais eux croient savoir que ce qu'ils vivent ne cesse de s'étendre.
Je n'entends pas ni ne vois de solution. J'écoute. J'essaie de croire au soulèvement d'un peuple. Mais certains historiens, beaucoup d'entre eux, disent très bien que les révolutions ne naissent pas grâce à ceux qui n'ont plus rien. On manque peut-être de quelques bourgeois très énervés ici. Partout.

Ah ! le parti Syriza réuni à Omonoia pour se rendre à Syntagma. C'est assez calme pour le moment... Un petit parti qui monte. Je n'ai pas eu trop d'avis sur le sujet encore ici.
Muselage de la presse, tortures (comme au sommet de gênes de triste mémoire), ça nous rappelles les belles heures du fascisme grec et chilien ces affaires Et après ça, on en trouvera encore qui viendront nous expiiquer la main sur le coeur que la démocratie et le capitalisme marchent toujours la main dans la main ...

Demain en France ?
Peut-être ... Sauf que pour cela, il faudrait une vraie presse: à quand Pujadas convoqué pour avoir murmuré sur les ondes ce qui se clâme au diner du siècle entre politiques, éditorialistes et investisseurs ?
L' important n'est pas de solutionner les problèmes mais de faire taire ceux qui les soulèvent par tous les moyens . La Grece se prétend , comme bien d'autres une démocratie ?
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