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La ratonnade, nouvelle mythologie grecque

Tremblez braves gens: Alexis Tsipras

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Il y aurait, selon vous, un problème d'immigration se posant en Grèce de manière bien plus aiguë que dans d'autres pays européens, alimentant (en toute logique) une xénophobie qui s'est exprimée à travers le vote fasciste.
C'est donc bien d'une réalité sociétale dont il est question, dans laquelle les "fantasmes" que vous dénoncez tiennent une place tout à fait marginale.
A l'autre bout de l'échiquier politique, Syriza cristallise les espoirs d'un peuple floué, pressuré, rejetant un gouvernement soumis aux diktats des banques et des organismes financiers. Expliquer son succès par un effet de "mode" me parait particulièrement incongru.
Mais vous n'êtes pas à une contradiction près, avec vos propres stigmatisations de postures et de discours prétendument xénophobes, mais qui s'appuient, s'agissant de la Grèce, sur des constats assez peu différents des vôtres.
Je me demande bien à qui Caroline Fourest... oui, Caroline Fourest, souvenez vous, on a vaguement débattu à son sujet ici-même... à qui Caroline Fourest fait référence lorsqu'elle écrit dans un article publié récemment sur le Monde.fr :
La démocratie a besoin de temps long, la crise jouit du temps court. Elle ne peut que gagner et faire le jeu des démagogues. Pour l'instant, ils ne sont que 6,9 % à avoir voté pour le parti néonazi d'Aube dorée. Même s'il devait en rester là, ce chiffre sonne comme une alerte. N'en déplaise à ceux qui, sur Internet, n'y voient qu'une figure journalistique pour éviter de parler des "vrais problèmes" ou du score effectivement plus important de Siriza, la multiplication des ratonnades contre les immigrés dans les rues d'Athènes ne relève pas de la "mythologie grecque", mais d'une triste réalité.
La mythologie évoque pour moi des récits des origines. Là, on dirait qu'on tente de nous faire du "story-telling" de fin, plutôt.

Ceci dit, j'avais vu (sur okeanews) une photo de policier avec un symbole SS dessiné sur son casque.
Il en fallait bien un que ça ne fasse même pas sourire. Je vous souhaite de rencontrer sur ce forum beaucoup de monde qui partage votre grande finesse d'esprit. Puis-je vous suggérer d'entrer en commerce avec Dédé ?
(vous n'étiez pas obligé de réagir au mauvais mot apprécié par le gros lourdaud, amateur d'approximations, que je suis)

téléportage à Hénin-Beaumont, décidément, le matinaute ne recule devant rien !...


DS pourra vérifier qu' "À Wingles sans terrils on voit Hénin-Liétard".
Explication : c'était le titre d'un article d'un collègue de "La Voix du Nord" le jour où l'on a rasé les terrils de Wingles, ce qui offrait une vue dégagée sur la commune voisine d'Hénin-Liétard (aujourd'hui rebaptisée Hénin-Beaumont).
Tsipras fait peur à Paris-Match et à la gent journalistique. Paris-Match et l'engeance des gratte-papier devraient effrayer tous ceux pour qui le mot démocratie a encore un sens.
Bon, enfin un vrai sujet, avec de vraies questions de fond, OUF!
"Toutes suggestions de rencontres bienvenues, dans le forum ou par message privé. "
Avec un peu de chances, elles seront mieux accueillies que celles qui atterrissent dans la boite au lettres fictive "proposer un sujet d'enquête à la rédaction".
Ah dommage, j'en reviens.
Rien d'étonnant à ce matraquage, les médias reportent les attaques sur Tsipras et ce dès le début, en effet les premiers titres étaient évocateurs : Tsipras, le Mélenchon Grec.

Alors que, même s'il est d'un front de gauche grec, la situation politique n'est absolument pas la même, il est donc rapide de le catégoriser comme cela.

Ainsi c'est simple on fait d'une pierre deux coups, on tape Tsipras, l'homme qui fait peur, et on tape sur le front de gauche, Mélenchon, bref le système de la poupée vaudoue, on plante une aiguille dedans et on atteint l'autre.
Pas surprenant de la part de Match ,un amalgame stupide mais bien venu : Stipras ( Melenchon) les extremes identiques à Aube dorée cqfd
La majorité des médias réserve à Tsipras le même traitement qu'à Méluche, rien d'étonnant.
Ce qui est plus remarquable par contre c'est le fossé qui se creuse entre les projets et visions politiques des deux gauches, au point que même Libé et l'Obs' commencent à parler eux-même, non plus de socialisme en Europe, mais de sociale-démocratie.
téléportage à Hénin-Beaumont, décidément, le matinaute ne recule devant rien !...
chapeau bas...
(compte-rendu plutôt TF1 ou Courrier International ??)
pour cette plongée dans les entrailles de la Bête Immonde, n'oubliez pas vos pastilles de Colonel Fabien et autre Jean Moulin...
ensuite vous serez suffisamment aguerri pour une plongée dans les entrailles de la nouvelle UMP, celle qui copule sans tabou avec la marine nationale !...
Rien ne l'indique/tout le suggère:

Il faudrait en effet avoir tout le texte (ou faire confiance à DS) pour nous confirmer que le journaliste ne dit pas avoir vu lui-même la scène, et qu'il ne dit pas non plus ne pas l'avoir vue. Il est cependant évident que le récit au présent, très "visuel", très dramatisé, évoque (cherche à évoquer) un témoin oculaire. Sauf que certains détails montrent que le narrateur en sait un peu plus qu'un simple témoin. Il évoque, il décrit avec précision, des passants, des témoins indifférents (dont lui-même? ou pas?). Il nomme l'agresseur d'emblée, d'où le connaît-il, quand le reconnaît-il? Il enchaîne sur le caractère banal de la scène (d'où le sait-il?), à partir de l'indifférence (constatée? imaginée?) d'un vieillard.

À moins d'être critique littéraire, on ne se pose pas ces questions dans un roman, et d'ailleurs ça ne poserait pas de problème déontologique. Sommes-nous dans un roman?
Il est bien ce matinnage.

Il montre bien comme les media sont moutonnier : hop p'tit parti néo nazi aux législatives et hop, la ratonnade qui n'existait pas dans les media (ce qui ne veux pas dire qu'elle n'existait pas dans la rue, j'en sais rien) devient un truc "typique" de la grece actuelle (ce qui ne prouve pas que c'est réellement un phénomène d'ampleur en Grèce, j'en sais rien non plus).
Conclusion, avec les media actuels, on a aucune idée de ce qui se passe vraiment.
"Effrayant, oui, sauf qu'à lire l'article de plus près, il est très peu vraisemblable que Montesquiou ait assisté lui-même à la scène qu'il décrit. Rien ne l'indique en effet, même si tout le suggère. Et il est même vraisemblable qu'il raconte une scène que l'on lui a racontée."

Lisez vous les chroniques de Gilles?
De telles scènes sont courantes apparemment.
Merci* Sarko, merci* Merkel et tous les autres d'avoir fait émerger, tous ces partis néo-nazis et autres extrèmistes ..............Bel héritage

* Bien sûr, c'est au second degré que je remercie ; je voulais juste souligner que l'émergence de ces courants facho sont la conséquence de tout le discours politico-économique en vogue.
[quote=DS]Toutes suggestions de rencontres bienvenues, dans le forum ou par message privé.

Ma suggestion serait d’aller en reportage à Athènes plutôt qu'à Hénin-Beaumont, mais bon... ;-) (Le nombre d'abonnés n'est peut-être pas encore suffisant ?)
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