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"La dictature a mis dans la tête des Chiliens le virus du néolibéralisme"

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Merci pour cette émission qui vient un peu compenser la quasi absence de l'Amérique latine dans nos médias. Ce qui s'est passé là-bas est très significatif, naturellement, de l'énorme pouvoir de ces médias, et pas seulement au Chili. Partout, ils son(...)

Émission intéressante. 

On constate que les idées neoliberales diffusées par les anglo-saxons, sous la baguette de Reagan et Thatcher ont réussi à répandre leur venin dans de nombreux pays. Au Chili, laboratoire des chicago  boys , mais auss(...)

Le premier enseignement à tirer de cet échec est sans doute que nous nous trompons quand nous imaginons qu'il est possible de former (par quelque procédé que ce soit) une assemblée dite constituante qui aura le plus souvent la charge d’entériner un t(...)

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Très intéressant.

Merci d'aborder des sujets internationaux trop peu traités par ailleurs.

Super émission! Merci!! N'hésitez pas à continuer de nous informer sur les médias d'Amérique Latine, c'est passionnant. 

c'est pas inintéressant mais c'est de la redite, l'émission aurait été faite ( il y a 10/15 ans  ) sur un autre pays d’Amérique du Sud il y aurait eu les mèmes  remarques, les mêmes analyses et les mêmes  impasses et autre contradictions notamment lorsque Maurice Medina pointe la contradiction défiance/influence des médias.

 


Très intéressant, notamment au regard de l'absence de couverture dans les médias Français. Je pense toutefois qu'il aurait été pertinent d'avoir l'avis des deux intervenants sur ce qu'il s'est écrit dans les médias anglo-saxons, notamment The Economist et le Financial Times et l'invocation permanente du cercle de la raison. D'autant plus que ces médias sont les porte-voix d'une idéologie dont les chiliens ont fait la triste expérience avant le reste du monde...


The Economist:

https://www.economist.com/the-americas/2022/09/05/common-sense-prevails-as-chileans-reject-a-new-constitution

https://www.economist.com/leaders/2022/07/06/voters-should-reject-chiles-new-draft-constitution

https://www.economist.com/by-invitation/2022/09/02/chiles-draft-constitution-would-stop-the-country-becoming-a-green-powerhouse-says-juan-carlos-jobet


Financial Times

https://www.ft.com/content/393de88b-c9f8-48cc-af33-d9fe86ee40d9

https://www.ft.com/content/ba39cdcc-66d6-4708-a844-93f3ad92679c

La capacité des peuples a voter contre leurs intérêts en préférant encore et toujours la minorité qui les domine a quelque chose d'absolument fascinant. Bêtise, ignorance, paresse intellectuelle, peur de l'inconnu, conformisme ? A chaque fois, je me pose les mêmes questions.

Lors du questionnaire ASI sur le contenu j'ai demandé plus d'international, j'imagine que je n'étais pas le seul pour que cela se traduise autant dans les faits (j'ai l'impression que la part du contenu dédié à d'autres pays a augmenté). Bravo pour le choix et pour la gestion des contenus en espagnol. 

Merci pour cette émission qui vient un peu compenser la quasi absence de l'Amérique latine dans nos médias. Ce qui s'est passé là-bas est très significatif, naturellement, de l'énorme pouvoir de ces médias, et pas seulement au Chili. Partout, ils sont aux mains, soit des grandes puissances financières capitalistes, soit d'états autoritaires. Les deux ne s'excluant pas l'un l'autre. Bien au contraire ! 

A rajouter, peut-être, la psychologie spécifique du peuple chilien. Au-delà de l'influence durable des années de dictature et d'ultra-libéralisme, qui ont profondément marqué la société (Une société en partie "zombie", pour reprendre le qualificatif d'un auteur russe à propos de son propre peuple), il y a également cette certitude bien ancrée d'être le pays le plus développé/avancé de l'Amérique du sud. Les Chiliens en sont persuadés depuis des lustres : ils sont les nord-américains du sud, en quelque sorte. Ce qui est totalement illusoire, naturellement, eut égard au niveau de pauvreté et aux énormes inégalités qui caractérisent ce pays. 

C'est ce qui a permis l'élection, par deux fois, d'un entrepreneur ultra libéral comme Piñera, en dépit de sa politique favorable aux couches les plus aisées.  On a pu entendre, de la part de gens plus que modestes économiquement, des inepties du genre "Piñera a réussi dans ses affaires, il sera donc parfait pour gérer le pays".  

Pourtant comme le rappelle Victor de La Fuente, c'est un pays presque entièrement privatisé, si on peut dire. Les services publics y sont réduits au strict minimum, et même en dessous du minimum. Les principales ressources sont accaparées par des multinationales, qui peuvent spolier en toute tranquillité les régions et les habitants, avec la bénédiction d'un état totalement désengagé et irresponsable. Voir l'accaparement de l'eau dans la région des Andes du nord, où vivent les indiens Aymaras.

Les indiens, justement. Bien plus nombreux qu'en Argentine, où ils ont été quasiment exterminés, ils font néanmoins l'objet de discrimination et de racisme. D'autant plus ces derniers temps, où une nouvelle génération, de Mapuches mais pas seulement,  commence à revendiquer des droits légitimes, notamment territoriaux. Grand fantasme des "blancs européens" du Chili : se voir expulser par ces "cabecitas negras", comme on dit en Argentine. Une sorte de grand remplacement à la chilienne, agité sans vergogne par une extrême-droite toujours très présente. 

Méfions-nous. Comme le souligne un commentaire ci-dessous, les idées de droite, extrêmes ou moins extrêmes, sont en train de remporter la mise, grâce à leur écrasant pouvoir de manipulation des opinions. Le Chili n'est ici qu'un symptôme parmi d'autres. Il n'y a qu'à regarder nos propres écrans.

Le premier enseignement à tirer de cet échec est sans doute que nous nous trompons quand nous imaginons qu'il est possible de former (par quelque procédé que ce soit) une assemblée dite constituante qui aura le plus souvent la charge d’entériner un texte presque déjà écrit ou de se plier à un cahier des charges et a un calendrier imposés par une bureaucratie; qui travaillerait en mode tunnel avant de se retourner vers le plus grand nombre pour expliquer et faire approuver ses lois par référendum.


C'est plutôt en amont que les choses doivent se passer. Autrefois (en 1789 notamment) l’on s’attachât d’abord à élaborer des cahiers de doléances et à identifier des représentants pour porter le message. Quand ces représentants se sont mués en assemblée constituante, personne ne demandât à cette dernière de faire approuver ses décisions par référendum, ce qui ne dispensa pas les sans culotes de la nécessite de tenir la dragée haute aux dominants, dans la rue.


Par ailleurs et au regard de l’important nombre d’articles proposés, l’on ne peut s’empêcher de penser que le projet de constitution rejeté pouvait ressembler à un empilement d’ordonnances destinées à soigner les nombreux symptômes identifiés sans que l’on ne soit véritablement parvenu à élaborer un diagnostic c’est-à-dire à identifier le dérèglement ultime (la pathologie) d’où peuvent découler la plupart de ces symptômes.


Sous prétexte de pragmatisme, nous nous attachons souvent à énumérer par le menu détail les droits que nous entendons attribuer à chacun là où il faudrait s’appliquer à identifier les principes premiers qui permettraient de fonder une autre façon de ‘vivre ensemble’.  Peut-être devrions-nous penser à lever les pieds sur l’énumération des bénéfices que nous attendons de la loi pour privilégier l’identification des maux que nous espérons combattre. Si les lois réputées divines reçues par Moïse disent « tu ne feras point ceci ou cela », c’est très certainement parce que la formulation par la négative est la plus à même de respecter les impératifs de concision et de facilité de compréhension.


Ce sera instructif de voir comment les chiliens se sortirons de ce mauvais pas.

Émission intéressante. 

On constate que les idées neoliberales diffusées par les anglo-saxons, sous la baguette de Reagan et Thatcher ont réussi à répandre leur venin dans de nombreux pays. Au Chili, laboratoire des chicago  boys , mais aussi en Europe où les les droites sont omniprésentes dans les gouvernements.

Dans quel état sortirons nous de 10 ans de Macron. 

Remettre les valeurs collectives au premier plan est une tâche immense. Et de la pluralité dans les médias, une nécessité. 

merci @croquemots

388 articles à lire  quand tu connais  pas le  droit chilien...

bonjour, le lien met erreur 404 :-(

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