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La crise dans le rétroviseur (II)

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« Les médias et la crise », par Frédéric Lordon (« Jeudi d’Acrimed », vidéo)
Publié le 16 février 2009
acrimed.org


Le Jeudi 5 février 2009, invité dans le cadre des « Jeudis d’Acrimed », Frédéric Lordon , économiste, auteur de Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières (Raisons d’agir, 2008), intervenait à la Bourse du travail de Paris [1].
quelle a été l analyse de asi a cette époque ?
merci
Merci Krokooil pour vos lumières.

Il est vrai qu'à 40 dol le baril, ce genre de gisement n'est plus rentable. D'ailleurs, ce que le JT ne dit pas en qualifiant l'Alberta d'Eldorado, c'est que ce gisement est déjà à peine rentable dans le meilleur des cas : il faut presque 1 baril d'équivalent pétrole (souvent du gaz, mais pourquoi pas du nucléaire) pour en tirer 1 baril. Et tendantiellement, il faudra de plus en plus d'énergie pour l'exploiter, jusqu'à ce que le bénéfice énergétique de l'opération soit totalement nul. C'est pourquoi ça ne rime à rien de dire qu'il y a 50 ans de réserve en Alberta... Dans le meilleur des cas, on pourra l'exploiter une vingtaine d'années, au prix d'une pollution délirante et de la destruction du second "poumon" de la planète après l'Amazonie, pour seulement quelques gigawatts d'énergie "nette". Après, il y aura toujours "50 ans de réserve", mais on ne pourra simplement plus aller les chercher !

Je suis d'accord avec l'explication de Judith, sauf quand elle dit que c'est la "naturalisation d'un phénomène économique". Je pense au contraire que c'est l'économicisation d'un phénomène naturel : la présence de pétrole à cet endroit. L'allégorie des machines à sous est donc pertinente.

Sur la question de l'amont du sujet : pourquoi les prix montent et pourquoi les pétroliers se sont-ils lancés dans l'exploitation d'Alberta avant 2005 ?
C'est très simple : cela fait 40 ans qu'on sait que le pic pétrolier sera pour les années 2000 (Depuis Marion King Hubbert), à quelques années près. Donc en ouvrant le chantier en 2003, les compagnies faisaient un investissement rentable à moyen terme.

Pour une vision générale de la problématique du pétrole, je vous recommande ce film :
A Crude Awakening

sur Dailymotion : http://www.dailymotion.com/relevance/search/cruel%2Br%25C3%25A9veil/video/x6s3co_petrole-cruel-sera-le-reveil-15_news
en 5 parties à pister avec comme mots-clés "cruel réveil"
Tout d'un coup, il me vient une question, un peu hors sujet, mais s'il y avait quelqu'un pour éclairer ma lanterne, ça serait bien...
Cette désertique province d'Alberta est justement désertique à cause du climat peu favorable.
Pourrait-on m'expliquer comment on fait pour travailler dans une carrière à ciel ouvert quand il y a plus d'un mètre de neige et que les températures avoisinent les -20°C quand il fait beau en hiver ?
Cela signifie-t-il que ces gisements ne sont exploitables qu'en période de redoux ?
Comment se comporte le mélange sable-pétrole par grand froid ?
Chère Judith, c'est toujours avec un plaisir sans mesure que je vous lis, mais je ne puis m'en empêcher d'être, et c'est ainsi que vous nous voulez, pointilleux. Vous dites dans la fin de la chronique
les ressources de la province s'élèvent à "1600 milliards de barils, soit cinquante ans de la consommation mondiale actuellement" ? Je me souviens, pour avoir assisté à de houleux débats sur des plateaux télé (à des heures plus tardives), que l'estimation des réserves pétrolière fait l'objet de polémiques vigoureuses dans la communauté scientifique. Mais là, non, pas de polémique, pas de doute, pas même de formule hypothétique"J'entends dans le reportage : "c'est de l'ordre de 1600 milliards de barils qui seraient dans les ... canadiens" (désolé, j'ai repassé le morceau assez de fois pour me convaincre que je ne comprendrais pas ce ou ces deux mots, disons "sols").
Même s'il ne semble pas avoir fait exprès d'utiliser le bon mode pour s'exprimer, on ne peut tout de même aussi cavalièrement lui en ôter le crédit...
Oui, et pour parfaire votre exposé il ne faut surtout pas oublier l'arrière plan, expulsé bien loin pour toujours satisfaire sans concession à la belle fable si fabulée.
Premièrement, non seulement les très vastes étendues de sables bitumineux traitées sont polluées par l'extraction (perturbation des couches géologiques), mais les résidus ne sont pas contenus et passent au fleuve : Explosion des cancers chez les poissons ainsi que largement chez les hommes à présent, et cela même bien loin des lieux d'extractions.
Non moins préjudiciable à ce bel exposé est le fait que pour produire un baril de pétrole il faut en consommer deux qui partent en fumée pour extraire le premier !!! Non seulement faire fonctionner sa voiture avec ce pétrole consomme trois fois plus de pétrole mais pollue, au moins, trois fois plus !!!
Si la télé n'avait pas été embrassée par la fascination de l'argent facile pour tous (si si) dans l'air alors (the Sarko way), elle se serait logiquement, raisonnablement, focalisée sur la débilité du processus, supérieure à ses avantages (à raison d'au moins deux barils contre un...).
C'est sûrement un écueil lié à la grande candeur de nos petits journaleux aux fesses roses.
Nous savions que nous étions manipulés ou que l'on tentait de nous manipuler.

Grâce à vous, nous comprenons clairement comment.

Pourquoi ? Nous le savons aussi. Ceux qui les payent, ne le font pas pour rien. Bien que l'argent ne fasse pas le bonheur d'après DICTON, entre être payés et êtres misères, nos journalistes préfèrent mettre de côté pour leurs retraites quitte à faire faire quelques nœuds à leur cerveau ou l'obliger à des oublis radieux.

Conclusion : il n'y a pas qu'en RUSSIE ou en CHINE que les journalistes sont aux ordres mais aussi en OCCIDENT.

Cette télé nous explique donc que le peuple est "nul".
Au lieu de chômer ou de végéter en FRANCE, il devrait s'enrichir au CANADA : alors BRICE (HORTEFEUX) à quand les avions charters pour aller dormir dans des camionnettes sous la neige (romantique).

Bon, allez tchao, bonsoir, éteignez vos téléviseurs !

PS : je me suis réabonné mais vu la date, j'ai dû le faire par chèque ma pension n'étant pas arrivé assez tôt ce mois-ci (31/12 au lieu du 26). Bêtement je n'ai pas regardé la télévision qui m'explique (si je comprend) comment dépenser moins pour en avoir plus. Heureusement, j'ai pu ramasser un parisien libéré et un 20mn qui me disaient de prendre un bus, ou internet pour aller faire des achats moins chers... et de faire jouer la concurrence ? Face à de tels journalistes on se sent vraiment nul.
Bravo, Judith, gardez la forme !!
Vous lire ou vous entendre reste toujours un moment particulier
car même si je vous apprécie, vos excès d'humeur laissent comme une trace de poisse sur le monde.
La tranquillité ne semble pas être votre affaire et sans doute ne pouvez vous rien changer à vos manières.

Votre charge contre un JT dépassé semble amère, même si pour moi
cet exercice reste sans fondements, car la vocation d'un JT réside dans une quotidienneté éphémère.
Que retient en réalité le spectateur, ces fameux points saillants de l'info (merci M TF1),
le reste tombant aussitôt à la trappe, engloutit dans les nouvelles images, les nouvelles infos.
Que vous trouviez les ficelles un peu grosses,
c'est sans doute parce que vous avez passé beaucoup de temps sur les mêmes images
et que vous percevez ensuite la fabrication des illustrations d'un commentaire, car elles ne sont que des illustrations.

En témoin attentif de notre société, vous n'avez, comme vous le soulignez, rien vu venir de cette crise
et c'est sans doute cet aveu d'impuissance qui vous fait tourner aujourd'hui la tête dans le rétroviseur
pour essayer de reconstruire ce jeu de piste invisible.
L'économie même si elle n'intéresse personne en temps ordinaire,
reste le moteur de nos vies .
Cette crise développe une purge nécessaire pour réguler les marchés et ceux qui en profiteront le plus,
seront ceux qui iront à contre courant des tendances, le fameux "acheter au son du canon et vendre au son du clairon",
car quand le grand troupeau suit le même mouvement il est déjà trop tard.

Si vous n'avez pas vu les prémices de la crise arriver, ( même les grands analystes financiers n'en n'ont pas mesurer l'ampleur)
peut être verrez vous les prémices d'une reprise,
mais généralement ces signaux échappent aussi aux observateurs trop critiques,
tant ils sont dans l'attente de signaux reconnaissables.

Je ne possède pas la boîte magique, même pas le biais de mon fournisseur internet,
et par conséquence je ne me sens pas distrait par ces moments ludiques ou l'actualité serait censé se passer sous nos yeux,
car c'est un leurre auquel j'ai renoncé depuis bien longtemps.

Mais regarder trop derrière, outre l''impuissance avouée, déforme aussi son propre regard critique,
car instruit des événements passés ce regard qui semble neuf
ne peut se débarrasser d'une gangue désabusée ou cynique.

L'histoire ne retient en rien les leçons du passé et l'eldorado existe bien au pays du pétrole quand les cours flambent.

Quant à cette crise "qui vous tombe sur la gueule, mettant vos frères au chômage et vos soeurs au RMI",
elle a commencé quand un syndicat connu a fait fabriquer ses drapeaux dans un pays asiatique, sous prétexte qu'ils y étaient moins chers.
Leur première sortie (aux drapeaux) accompagnait un cortège manifestant contre la fermeture d'une filature locale
qui fabriquait, entre autre, des drapeaux.....

De nouveaux enjeux économiques voient le jour et personne pour en parler , enfin très peu.
La Corée du Sud a obtenu de Madagascar la location pour 99 ans de 1,3 millions d'hectares de terres cultivables.
Nouvel Eldorado au pays des pauvres;, espoir, spoliation, néo-colonialisme....à suivre.
L'Angola et d'autres pays africains seraient également intéressants pour....
Mais c'est si loin ....ça n'intéresse encore personne.

Sans doute votre fougue est salutaire face à une inertie plombante,
mais un peu de légèreté ne pourrait nuire au royaume des idées,
car une saine colère venant du ventre a plus de poids que celle venant de la tête
et tous les faits d'actualité ne sont pas à mettre sur un plan d'égalité
pour ce qui est de l'engagement.

Ne me réabonnant pas, je tenais à vous dire aussi que vous me manquerez.
Bonne continuation (sereine) et tous mes voeux.
Merci Judith de cette passionnante analyse...
Vous faites vraiment un travail d'arrêt sur image, et j'espère que vous ferez d'autres analyse sur ce thème avec d'autres JT sur d'autres chaînes, ce serait intéressant.

Mais vous revenez sur cet ubuesque article de la phynance (et je ne l'avais pas encore lu), et sur ce point je ne suis pas d'accord avec vous. Si vous voulez privilégier l'écrit sur le visuel, c'est peut être parce que vous ne dessinez pas. Un schéma est toujours appréciable quand il supporte l'idée du texte. C'est une manière simple de visualiser un phénomène. La mise en page est effectivement attrayante comme avec des enluminures... Poursuoi pas ? défendriez vous une vision austère de ce qui est "sérieux" comme ces puritains qui interdisent les dessins ?
Je me demande ce qu'Alain Korkos pense de votre article.
j'ai trouvé cet épisode 2 encore plus convaincant que le 1er !
Encore, encore!
Remarquable!!!!!!!!!

Juste pour sur rajouter a la confusion ambiante voici l'autre face des lunettes roses au travers des quelles une certaine catégorie de personnes regardent.

La Bérézina des capitaux étrangers
Pétrole et gaz sont bradés pour survivre
Le bortsch, vous connaissez ? C'est la soupe populaire russe, ça réchauffe, et puis quand on n'a rien d'autre à se mettre sous la dent …
La Russie est actuellement dans une situation dramatique. Les capitaux ont déserté les grandes steppes. Une véritable hémorragie : 10 Mds$ chaque semaine.
La Bourse accuse la plus lourde perte d'Europe : 72% de sa valeur en dollars.
Depuis novembre, le gouvernement se saigne pour soutenir le rouble et éviter une dévaluation. Le rouble avait un moment perdu plus de 20% de sa valeur.
Les citoyens russes n'écartent pas la possibilité d'une dévaluation. La prime sur les pièces d'or atteint un niveau record : près de 31%. Les acheteurs sont prêts à payer l'or contenu dans une pièce de 5 roubles 30% de plus que le cours officiel comptant du métal jaune. Par comparaison, aux Etats-Unis, la prime est de l'ordre de 14%.
Les retraits en roubles ont été gelés par certains établissements bancaires. Limiter la convertibilité de la monnaie, c'est la bonne vielle recette des régimes totalitaires marxistes que les banquiers locaux ont conservé en mémoire.
Un plan anticrise de 200 Mds$ a été annoncé par le Kremlin mais n'a pas du tout rassuré le déposant de base.
La Russie était déjà le mauvais élève des BRIC (les pays émergents : Brésil, Inde, Russie et Chine). Sa prospérité nouvelle reposait exclusivement sur ses exportations de pétrole et de gaz. Plus précisément sur des transactions à effet de levier.
Le budget de l'Etat se base sur un prix du baril de 95 $. Et le pétrole constitue presque tout le budget de l'Etat, les autres recettes fiscales étant anémiques.
Il ne vous a pas échappé que le baril se situait plutôt sous 40 $. Dans ces conditions, on comprend mieux que les Russes cherchent des poux dans la tête des Géorgiens et veulent à tout prix leur faire rendre gaz -- pardon, gorge.
En résumé, l'Etat russe est au bord de la faillite.
Là où nous nous creusons du déficit, les Russes sont prêts à lâcher du pétrole à n'importe quel prix ! C'est une question de vie ou de mort : du pétrole pour se nourrir, pour un pauvre petit bortsch.
Pendant ce temps, l'OPEP peut rager et serrer ses robinets.
Aujourd'hui, les prix du pétrole ne dépendent que de la baisse de la demande. Les pays producteurs, inorganisés, n'ont plus leur mot à dire. Les acheteurs se sont évaporés.

Alors finalement? Les pauvres imbéciles de journaleux peuvent continer a ce faire plaisir puis que de toute façon c'est la dernière chose qu'ils leurs restent tant ils ne servent a rien sauf a justifier les turpitudes de leurs maîtres, les politiques et les banquiers!
Non parce que c'est pas parce que le décryptage de Judith est superbe mais terrible pour lémédias, que le réveillon est dans quelques heures mais qu'après ce sera sans doute pire qu'avant qu'il faut s'interdire d'aller voir le film de Bouli Lanners intitulé justement "Eldorado" ! Vous verrez ça requinque aussi bien qu'un verre de ... pétrole !

Quoi ? je suis hors sujet ? ben quoi ? le film il s'appelle "Eldorado" quand même non ? Meuh non j'ai pas encore bu...

Allez, bonne année à toutétous !

;-)
Hi, hi,... Je ne regarde plus les JT de TF1 ou F2 depuis longtemps. C'est beaucoup mieux de lire ce genre d'analyse sur le JT.

D'ailleurs en commençant la lecture de l'article, je pensais que Judith nous parlait d'une émission que j'avais vu il y a quelques années (3 ou 4) traitant du sujet des réserves de pétrole. Et puis non en fait, c'est le JT qui a fait du réchauffé...

C'est amusant de découvrir ce qu'il y a dans les JT par leur analyse. Je le conseille à tout le monde ;-)
Judith, je ne vous lirai plus. Nous savons tous, plus ou moins tout cela; mais, heureusement, nous l'oublions souvent. Mais comment faire avec vous pour échapper à la réalité? Bref, vous me gâchez le dernier jour de cette année, qui a été très heureuse (honnêteté, épanouissement de tous, solidarité, respect de chacun..... on pourrait allonger la liste à l'infini)

Bien sûr, j'ai fait de l'antiphrase! Continuez vos interventions. On a besoin d'être constamment réveillé.
Longue vie à tous, qu'ASI continue (même si je ne suis pas toujours d'accord)
Excellent travail Judith, avec humour et compétence !

A utiliser absolument par l'Education Nationale, en cours dès le primaire, pour éduquer les petits Français et en faire enfin des citoyens qui ne gobent pas tout ce que leurs monarques leur racontent...

Pauvre France.

L'information gratuite qui gagne du terrain (presse écrite, Web, radios, télés) est construite sur un modèle financier qui n'autorise pas le journalisme d'investigation et devient de plus en plus soumise aux lois du spectacle et des lobbies.
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Si on compare la situation de la presse en France et en Allemagne, on s'aperçoit qu'il y a en France environ 80 quotidiens nationaux, mais 350 en Allemagne. Qu'il n'existe pratiquement plus aucune presse d'investigation en France, mais qu'elle est très vivante en Allemagne avec des articles fouillés dans les journaux comme le Spiegel, le Zeit, la FAZ ou la Süddeutsche Zeitung.
http://www.connexion-francaise.com/articles/petit-apercu-de-la-presse-ecrite-allemande
http://www.tatsachen-ueber-deutschland.de/fr/la-culture-et-les-medias/main-content-09/la-presse.html
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L'une des raisons, c'est que les jeunes Français ne sont pas éduqués à l'esprit critique dès la plus petite enfance. On les habitue à obéir à "l'autorité". Je le sais pour avoir plusieurs membres de ma famille dans l'Education nationale, dont un frère proviseur.
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Un élève qui vole une trousse à un camarade de classe y est moins sanctionné que s'il vole un stylo à son prof... qui représente "l'autorité". Impensable en Allemagne !
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Et voilà comment on arrive à avoir des JT d'une qualité de merde à longueur d'année en France, regardés par une masse de gens sans aucune critique.
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C'est comme la pub "Deux paquets pour le prix d'un". En France ça marche, impensable en Allemagne où les citoyens sont éduqués aussi en tant que consommateurs.
D'ailleurs Luc Chatel l'a constaté lors de son "déplacement" dans un supermarché allemand...
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Quelques réflexions sur mon blog sur mediapart: La formation de la pensée française et ses conséquences...




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Un article comme je les aime !
Clair et limpide, bien différent des journaux de France 2.
Un journal refuse ce toboggan c'est celui dArte à 19h45.
Mais leur choix éditorial, est restreint et ne cherche pas à rassembler du monde
devant le poste, mais plutôt à intellectualiser leur contenu.
Bravo Judith !
Excellent article et une analyse très fine qui sont plus dans le ton d'ASI "canal historique" que certains autres.
Merci.
bon, c'est sûr, bravo Judith, c'est un excellent reportage ;
mais perso, moi l'économie j'y comprends rien, j'ai déjà du mal avec la mienne d'économie, alors celle du monde...
pourtant, si j'ai bien suivi votre reportage hyper-complet, il semble que notre [s]bonheur[/s] pouvoir d'achat dépende du cours du pétrole ??
et là, ce qu'explique le reportage, c'est qu' en l'occurence le pouvoir d'achat baissait parce que le cours du pétrole augmentait et passait la barre des 100 , isn't it ??!!
aujourd'hui, le cours est au-dessous des 40 euros ?? et ma question est : quelqu'un est-il allé voir dans l'eldorado canadien si la vie est redevenue meilleure comme avant quand le cours du pétrole n'avait pas encore atteint les 150 dollars et comme le "démontrait" (images et barbecue à l'appui) le reportage ??

y a t il un journaliste d'investigation dans la salle pour aller voir si le niveau de vie s'améliore dans l'eldorado avec la baisse du cours du pétrole ?? si oui, et si le constat est en faveur de la théorie du reportage de F2 alors je file au canada....
avec un baril à 40euros le bonheur total est à notre porte et on va pouvoir creuser et creuser encore...........

la conclusion de tous ces reportages n'est-elle pas que nos gouvernants font tout pour nous faire croire que, pétrole à la hausse ou à la baisse, notre [s]bonheur[/s] pouvoir d'achat leur échappe car ils n'y comprennent de toute façon rien à l'économie du monde... pas plus que moi à la mienne !!!
et les journalistes ne sont là que pour faire croire que nos gouvernants maîtrisent... tout comme moi je fais croire chaque début d'année à mon banquier que je maîtrise [s]mes[/s] l'économie......

n.b. pour ceux qui "maîtrisent "http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20081230.REU2427/le_petrole_revient_sous_40_dollars_la_demande_inquiete_.html
Chère Judith,
Heureusement que sur l'année passée deux ou trois de vos chroniques m'ont déplues !
Vu le niveau de qualité que vous tenez, nous aurions pu être tentés de réclamer des tests de dopage. :)

Concernant le pétrole, j'ai noté cette affirmation régulièrement entendue dans lémédias :
"Un prix du pétrole faible est mauvais pour l'économie". Sans explication. Non, c'est comme ça.
Se souvenir que précédemment, le prix du pétrole élevé était aussi mauvais pour l'économie.

Comme l'euro élevé, gnagnagna, et l'euro fort, gnagnagna aussi. Parce que.

Merci Judith.
C'est pour ce genre d'articles que je suis abonné à @si !
Analyses interressantes à lire , mais depuis l'election présidentielle , il a bien fallu rassurer les foules pour que toutes les merveilleuses lois UMP puissent passer :

dès juin 2007 , la crise des surprime apparraissait très légèrement à la télé , mais ce n'ètait que pour les pauvres américains qui n'aimaient pas Bush ;,

Mme LAGARDE à ses débuts avait bien souligné que la croissance n'était pas là , mais ce n'était alors qu'une crétine qui disait n'importe quoi (depuis , elle a compris qu il faut faire passer le message du CHEF et reçoit les félicitations de SARKOSY)

La loi TEPA est passée haut la main et nos impots servent d'abord à enrichir les plus riches , et à faire travailler plus les plus pauvres....

DONC , la crise était prévisible , et une équipe de bons prévisionnistes politiques auraient pu en éviter les plus gros degats pour le peuple ..... MAIS , alors , SARKOSY (et toute sa clique) n aurait pas répondu aux attentes des CAPITALISTES qui l'entourent , et qui veulent réduire le bas peuple en esclavage .A coté de celà , il n'y a rien à attendre des journalistes , car ils ont eux aussi leur croute à assurer , et , étant plus proches du POUVOIR , ils voient bien mieux et bien plus tot comment souffle le vent ....

Les réformettes SARKOSY de mise en esclavage ne sont pas encore finies , mais elles sont bien avancées. En face de cela , quelle est la réaction ????

BREF , y aura t il une vraie GREVE GENERALE au mois de janvier 2009. Ce n'est pas sûr du tout , car je n'ai meme pas retenu la date ......
Merci de nous décrire de façon si précise les falbalas du JT.

Ce vieux rogaton de l’ORTF devient de plus en plus indigeste.
Merci Judith pour ce super décryptage !

C'est vraiment très très instructif et cela me permet de comprendre pourquoi j'ai toujours un sentiment de gêne et d'énervement (diffus) quand je regarde les sujets des JT.
Je ne savais pas expliquer ce sentiment, et votre superbe analyse apporte un éclairage édifiant !!

Encore merci et bravo.
Je ne regarde plus les JT depuis1994 date à laquelle j'ai été "câblé ". Lorsque j'étais chez moi à 20h et que je voulais regarder la télé, les nombreuses chaines du câble m'offraient des programmes plus attractifs et les chaines d'infos en continu palliaient ma désertion du JT.

J'ai toujours détesté la "starification" (excusez ce barbarisme mais il me fait rire) des présentateurs "vedettes".

Cet été j'ai regardé une partie d'un journal de France 2 et j'ai été atterré ! Je pense qu'il s'agissait d'un fait divers horrible avec meurtre d'enfant. Je suis resté très perplexe quant au traitement : sujet long, interview d'une mère à l'enterrement de son fils (!) et violons en musique de fond.

Je n'ai pas regardé jusqu'au bout car tout cela puait ! On se vautrait dans le voyeurisme ! Et pourtant j'adore "Voici" ! Seulement normalement une famille ne cherche qu'à éviter les médias surtout si l'attraction de ceux-ci concerne un fait divers odieux. Les vedettes ou supposées telles ne récoltent que la rançon du succès.

Pourquoi quand il s'agit de nous expliquer comment tourne le monde on survole, on "approximatise".
J'aimerais tant qu'on m'explique clairement certains sujets avec rappel historique, remise dans le contexte.

Comme le dit l'adage : "Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement"

Et si les journalistes avaient quelques carences pour expliquer clairement aux téléspectateurs ce qui est vraiment en jeu ?
Intelligent, fin et amusant (cynisme pour le "amusant")!!

vive (les chroniques de) Judith!
Je plussoie pour une augmentation de la fréquence de ce type de décryptage de JT !
D'autant plus que c'est une base indispensable pour arriver à faire décrocher les irréductibles de leur séance de lavage de cerveau quotidienne...
Mon abonnement 2009 pour les chroniques de Judith !
Judith, à quand le plein temps chez ASI ?

L'idée du flash back, ou du "retour sur image" est un concept classique mais rarement utilisé en décryptage. Pourquoi? C'est un sujet inépuisable qui montre bien souvent que la dramaturgie médiatique d'un moment se mue avec le temps en terrible contrefaçon de l'actualité, ou que telle négligence ou omission est le foyer d'une énorme catastrophe.

Dans ma pratique quotidienne des médias (limitée à Radio France et Internet puisque je n'ai pas la télé) je suis quotidiennement sidéré par la survenance subite de faits d'actualité, la naissance spontanée de situations macro économiques nouvelles, que les milliers de journalistes et centaines de milliers d'experts et d'analystes n'ont jamais relayé dans les médias, pour des raisons obscures (je n'ose pas croire que ces situations ne peuvent être anticipées) que je crois liées aux constats suivants :
1 - L'information gratuite qui gagne du terrain (presse écrite, Web, radios, télés) est construite sur un modèle financier qui n'autorise pas le journalisme d'investigation et devient de plus en plus soumise aux lois du spectacle et des lobbies.
2 - Hors presse écrite, l'information payante est rare et chère. Chère pour celui qui veut tout gratuitement, cela s'entend.

Je souhaiterai donc qu'ASI, site payant, reprenne plus souvent ce type de sujet et identifie ces "naissances spontanées" pour nous les décrypter avec la même intelligence, avec des flash-backs "tous médias", non pas dans le but de montrer les erreurs d'analyse du passé (on peut se tromper) mais les manipulations qui nous ont échappé en leur temps, car celles-ci me révèlent avec force les manipulations du moment . Elles nous font comprendre jusqu'à quel point ces manipulations historiques conditionnent sur la durée des masses énormes de gens asservis à leur JT ou feuille de chou locale, et démontrent l'importance du décryptage immédiat que les 500'000 futurs abonnés payants d'ASI partageront quotidiennement avec leurs collègues de boulot, d'université ou de club. Chaque jour je prends un plaisir réel avec mes collègues de travail en commentant avec eux l'actualité, et en partageant ces expériences de décryptage auxquels certains n'accèdent pas. (Ou ne veulent pas accéder,tant la "peur du vrai" est le carburant de toute l'info spectacle). J'invite ceux qui n'ont pas tenter l'expérience à le faire.On comprend d'autant mieux l'intox des médias que l'on discute avec des gens dits "informés" et "cultivés". Et l'on perçoit de facto que cette pollution touche toutes les classes sociales, les plus instruites étant par définition les plus informées...ou désinformées.

Gare au gratuit !
Vive le payant libre et indépendant ! (sur ASI ou ailleurs, mais ici c'est pas mal).
Vive le décryptage !
Merci Judith.
Clap clap clap clap clap
Vivement la chronique suivante...
Article du NY Times...
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Dans les Rocheuses, à cheval sur trois états américains, dorment des stocks de pétrole colossaux: environ 2 trillions de barils, soit trois fois les réserves connues de l’Arabie Saoudite. L’info semble folle: si c’est vrai, pourquoi n’est-elle pas connue?

Un internaute nous ayant récemment interpellés à ce sujet, nous avons donc creusé. Pour tomber sur quelques perles française, comme cet internaute, qui flirte avec l’idée d’un complot américain destiné à dissimuler des réserves secrètes. La Chine, qui exploite déjà ce qu’on appelle en anglais le "oil shale" (schiste pétrolifère, ou bitumeux), s’emploierait elle aussi à cacher son trésor.

En fait, l’information est connue aux Etats-Unis depuis un bon siècle. Elle a pas mal agité les gouvernements avant et après chacune des deux guerres mondiales. Elle a coûté un paquet d’argent aux plus grandes sociétés pétrolières, sans que celles-ci n’aient jamais réussi à vendre une seule goutte de cette manne.

L’histoire a resurgit en 2005, lorsque Bush a autorisé certaines compagnies à reprendre des essais d’extraction dans les montagnes du Colorado, du Wyoming et d’Utha. Mais, à l’exception de quelques excités s’accrochant désespérément à la civilisation de l’or noir, cette nouvelle n’a agité ni les foules, ni les marchés boursiers.

Un grand saut technologique nécessaire pour rendre l'extraction rentable

Morceau de schiste bitumeux (DR).Car la mirifique production escomptée n’est pas près d’aboutir aux raffineries d’essence. En revanche, si l’exploitation de ces schistes bitumeux (techniquement il s’agit de roche et non d’huile) parvient à être un jour rentable et pas trop polluante, alors là, oui, "le monde sera sacrément secoué", pour citer le sénateur républicain Pete Domenici, qui rêve d’une mutation radicale de la géopolitique du pétrole. En attendant le grand saut technologique, les stratèges politiques doivent se contenter de fantasmer.

Les spécialistes parlent de sources "non conventionnelles" pour désigner les pétroles extraits par d’autres techniques que celle des puits. Entrent dans cette catégorie les sables bitumeux du Canada et du Venezuela (de plus en plus exploités), ainsi que ces fameux schistes des Rocheuses. Ces réserves non conventionnelles sont absolument énormes et se trouvent pour l’essentiel aux Etats-Unis. Elles pourraient en effet prendre le relais quand le pétrole "facile" sera tari. Gros problème: l’exploitation du pétrole rocheux a un coût prohibitif, tant sur le plan technique qu’environnemental.

Avec un prix du baril frôlant les cent dollars, le premier argument perd de sa force. Quant au second, tout dépendra du niveau de tolérance des Américains face aux nuisances qu’engendrerait une exploitation des schistes à si vaste échelle. C’est une chose d’accepter de saloper l’Alaska, une autre de bousiller l’écrin touristique des Rocheuses, et, surtout, de faire courir un danger mortel au fleuve Colorado et à son bassin, véritable ligne de vie de tout le sud-ouest d’Amérique du Nord.

"Des tas de raisons expliquent que personne n'ait jamais trouvé la bonne méthode"

Un article du New York Times de décembre dernier résumait bien la situation:

"Il y a des tas de raisons qui expliquent que personne n’ait jamais trouvé la bonne méthode, à la fois rentable et écologiquement acceptable, pour extraire le pétrole de sa roche. D’abord, les efforts précédents étaient trop chers et trop voraces en énergie pour concourir avec les ressources pétrolières conventionnelles.

"Mais surtout, ils ont laissé des déchets sur les terres, généré d’astronomiques quantités de polluants atmosphériques, et menacé le très chiche approvisionnement en eau d’une des régions les plus sèches des Etats-Unis."

Pourrait-on espérer mieux aujourd’hui, grâce aux progrès techniques? Les quatre sociétés (Shell, Chevron, EGL-Ressources et Oil Shale Exploration) qui, sur appel d’offre du gouvernement, ont été sélectionnées pour tester de nouvelles méthodes d’extraction s’accordent sur un point: les anciennes techniques minières sont passées de mode; il faut désormais chauffer la roche là où elle se trouve (610 mètres sous la surface), pour ainsi la fondre et la transformer en huile ou en gaz, avant de la pomper vers l’extérieur et de la raffiner.

Au final, le "bilan carbone" risque d'être lamentable

Dans tous les cas, vu l’importance des gisements (après tout, il s’agit de concurrencer l’Arabie Saoudite), des quantités d’énergie astronomiques seront nécessaires pour faire cuire ces schistes profonds, puis pour refroidir simultanément les eaux souterraines afin de ne pas briser les écosystèmes. Il faudra construire sur place des centrales électriques qui fonctionneront... au gaz, ou au charbon, ou à l’énergie nucléaire.

Comme nul n’est encore capable de stocker le CO2, le bilan carbone risque d’être lamentable. Enfin, le risque de contamination des eaux souterraines par des substances aussi sympas que l’arsenic et le sélénium panique d’avance les autorités sanitaires de l’Ouest.

Les protagonistes -sociétés pétrolières, élus locaux, autorités fédérales- ne font pas semblant d’ignorer les problèmes. Shell, qui n’a cessé de chercher à exploiter les schistes bitumeux des Rocheuses depuis un quart de siècle et est considéré comme le leader de la bande, n’envisage pas de démarrer une production commerciale avant, au mieux, la prochaine décennie.

Un fâcheux précédent près de Parachute, Colorado, dans les années 70

Les populations concernées par les projets, quant à elles, ne savent pas sur quel pied danser. Outre le spectre d’une transformation radicale de leurs paysages et mode de vie, elles n’ont toujours pas digéré la violente déconvenue de 1982, qui clôtura le dernier "oil shale boom" ("boom du schiste bitumeux") initié par Jimmy Carter pour contrer le choc pétrolier des années 70.

Exxon et la Tosco Corporation avaient investi un demi milliard de dollars dans l’élaboration d’une immense mine de schistes bitumeux près de Parachute (Colorado). Une ville avait commencé à sortir de terre, destinée à abriter 25 000 personnes. Le 2 mai 1982, journée baptisée depuis "Black Sunday", Exxon annonçait qu’elle arrêtait tout, licenciant du jour au lendemain 2 200 personnes, dont la plupart avaient déjà acheté leur maison. Le traumatisme est encore frais. Toutefois, personne ne combat les recherches en cours, comme si l’enjeu national, et même international, valait d’attendre de voir venir.

Des techniques d'extraction expérimentales. A la base, il y a le schiste, précurseur n’ayant pas été brûlé avec assez d’intensité, ou maturé assez longtemps, pour avoir pu se transformer en pétrole liquide. Changer le schiste en pétrole nécessite de le chauffer: soit en surface, après l’avoir extrait selon le minage classique, soit "in situ", à 600 mètres de la surface.

Shell va creuser des trous verticaux sur cette profondeur, et chauffer électriquement la roche, qui sera "cuite" tout doucement à 343° pendant deux ou trois ans. Pour protéger les eaux souterraines, Shell teste un "mur de gel" dans lequel la glace est générée par la circulation de liquides dans un réseau fermé de tuyaux.

La méthode de Chevron est encore en cours d’élaboration, avec le concours de l’université d’Utah et du laboratoire national de Los Alamos. Une piste consiste à creuser des puits d’injection pour faire circuler des gaz chauds au travers de la roche fracturée. Les caractéristiques propres à la configuration du schiste seraient utilisées pour prévenir les infiltrations de polluants dans les eaux souterraines, selon des techniques développées à Los Alamaos.

La méthode d’EGL est la plus simple de toutes : on enverra de la vapeur à 371°C, ou n’importe quel autre fluide bouillant, au travers d’un gigantesque et complexe radiateur creusé sous la formation de schiste. Des tuyaux pomperont les vapeurs et les hydrocarbures liquides vers la surface. Pour prévenir la pollution des eaux, EGL envisage de capter en continu les eaux issues de la zone d’extraction.

Dans tous les cas, résume un cadre de Chevron, "si vous utilisez les technologies du passé, attendez-vous à obtenir des résultats du passé. En employant des technologies contemporaines, vous pouvez escompter des résultats totalement différents."


Source: New York Times et Associated Press. Auteur: Hélène Crié-Wiesner
Bravo Judith pour cet arrêt sur images implacable. Un démélage extra d'embouillaminis de dates, de chiffres, de prix ...

J'avais plus ou moins vu ou entendu parlé de cet eldorado canadien, voulant annuler toutes nos angoisses sur le présent et le futur.

Fallait quand même être très naïf pour ne pas voir arriver la crise .... Bon en même temps quand on a la chance d'être asinautes.

Comment nos contemporains F2nophiles peuvent-ils gober des trucs pareils ?
Bonjour

Bravo pour cette passionnante analyse.

c'est dommage elles sont plutot rares sur "ASI". J'imagine que ça doit prendre plus de temps mais l'analyse régulière et approfondie d'une émission de télévision à la manière de ce qui vient d'être fait sur ce JT ça serait vraiment intéressant. un peu plus d'arrêt sur image en somme.... pour un site qui passe trop vite sur tous les dossiers d'actualité plutôt que de prendre le temps d'une analyse pointue sur quelques sujets sélectionnés.

Enfin ce n'est que mon avis. et encore bravo pour ce dernier article.
Bonjour,

belle analyse et c'est un expert du milieu pétrolier qui parle !! Néanmoins à la décharge de France 2 il est difficile de faire passer plus de messages dans un reportage du JT nécessairement limité en durée. Il y a eu d'excellentes émissions qui ont longuement parlé des sables bitumineux de l'Athabasca. Les notions d'écologie auraient mérité plus que 3 secondes.
De façon générale on constate que si l'on veut se tenir informé de façon correcte et pas caricaturale regarder le JT c'est comme regarder un leurre. Ce qui est dommage dans ce pays c'est qu'on vende aussi peu de quotidiens qui auraient la possibilité d'éclairer les citoyens plus en profondeur sur tous les sujets.
La crise financière n'a pas été une crise pour tout le monde, Warren Buffet s'était désengagé depuis longtemps de ses plancements les plus à risque.
Personnellement je possèdais quelques miliiers d'euros de placements en action et dès que j'ai eu vent des problèmes de crise des subprimes vers l'été 2007 j'ai tout transformé en obligations, grand bien m'en a pris.
Ce qui serait intéressant ce serait de retrouver des JT et des reportages de cette époque (mi 2007) sur cette crise et voir si des avertissements étaient lancés par les journalistes à cette époque.
En tout cas c'est une très bonne idée que de revenir sur des JT mais de grâce tenez compte du fait que les reportages dans les JT ne font que 3 minutes et que c'est la plupart du temps insuffisant pour traiter efficacement des sujets.

Cordialement

krokooil
Woua, ils sont super beaux ces gros camions, ces énoooormes Caterpillar 797 (j'en ai deux à la maison, ils tiennent à peine dans le garage, mais pour faire les courses, c'est l'idéal). Cela fait toujours rêver le petit gosse qui sommeille en moi.

Quoi, c'est ce que voulait la rédaction de F2, m'offrir un flashback vers mes rêves de Noël d'avant 1975 ?
Oh, comme c'est gentil, Merchi F2.

Pour rester dans le même essieu, "Démesurés" qu'ils sont présentés ces Caterpillars. Alors qu'en fait, ils sont juste appropriés à la fonction (il y a les mêmes dans toutes les mines à ciel ouvert de grandes tailles, comme en Australie). Les journalistes parlent aussi de "s'offrir" ces camions, comme si c'était un caprice, un luxe, alors que c'est juste l'investissement matériel adéquat.

Bref, tout porte à croire que l'argent doit briller, déborder, avant même d'être extrait semble-t-il...

J'ajouterai que qui dit gros camion dit implicitement grosse ressource.
Or, un rendement 10 à 11% pourrait être jugé faible, mais il est explicitement considéré comme mirifique sans que n'en soit donné la cause. Il n'est pas expliqué que c'est moins cher que de creuser des puits, qu'il suffit de rester, comme eux, à la surface des choses pour ramasser le pactole... comme au casino.

Bon, pour les forêts canadienne et le fragile biotope du coin, c'est vrai que c'est pas la joie rappelles en 3 s le JT, mais bon, Pujadas ne peut pas tout traiter dans le même sujet, il a dû y revenir le lendemain (?), la semaine suivante (?), le mois d'après (?), enfin, il y revient bientôt, promis, juré.

En attendant, dégustons l'omelette qu'il nous a préparé, sur un réchaud au pétrole évidemment, et ne brisons pas l'élan (ou l'orignal) et le caribou, en soulignant qu'on ne peut faire ce bon p'tit plat sans casser quelques œufs.

yG
Superbe, comme d'habitude!
Maintenant, il faut aller plus loin : après avoir montré COMMENT un journal télévisé d'information ne nous informe pas, s'il vous plaît, dites-nous POURQUOI.
J'ai bien ma petite idée. Mais vous lire est tellement stimulant...
Bonjour
j'ai cessé de regarder les journaux télévisés depuis longtemps et c'est avec plaisir d'apprendre le pourquoi
j'avais fait beaucoup plus court "c'est que de la m...."
Excellente et passionante analyse.

Alors qu'avant et pendant l'ete la "faute" se concentrait sur le petrole et ses producteurs, comme Judith le mentionne dans la conclusion, tout le monde semblait tomber des nues lorsque la crise est arrivee, et juste pour l'anecdote, mais plus personne n'en parle : Le prix du baril est aujourd'hui de cours du baril est de $ 42 / € 29
Ici un site francophone pour les cours du baril ( a voir la jolie courbe depuis juillet )
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