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Journalistes : qui va suivre Hollande à l'Elysée ?

Souvenez vous: le "Hollande tour" et son lot de journalistes qui espéraient en secret que le candidat socialiste soit élu, pour accéder eux-mêmes aux plus hautes sphères du pouvoir. Charline Vanhoenecker, la correspondante de la radio publique belge à Paris, les évoquait sur son blog. Elle avait aussi suivi le Sarko tour, et ses journalistes dont le futur semblait incertain. Hollande désormais élu, qui va accéder à l’Elysée? Et qu’en est-il des journalistes qui suivaient Sarkozy? Sont-ils déçus de ne plus pouvoir accéder aux petits fours? Vont-ils pouvoir rester en poste ? Dans les rédactions, certains voudraient bien s'accrocher à l'Elysée.

Derniers commentaires

je sais !!
Audrey Pulvar
Expressions des désirs de pouvoir et d'argent, miroirs des vanités caractérisent nos médias. Jalousies, règlements de comptes, entre quelques dizaines de journalistes ou commentateurs qui se partagent les heures d'écoute et les flots d'argent de la publicité, nous abreuvent de leurs commentaires et analyses moralistes gonflés de leurs égos.
Rien à attendre dans les médias d'un changement de pouvoir de Sarkozy à Hollande. On les connaît tous, les journalistes-caméléons qui changent de couleur, les attitrés de Hollande, ceux de l'opposition. Ils, les uns et les autres, ont table ouverte à notre domicile depuis tant d'années. Mais comment faire autrement malgré ce constat effarant d'une démocratie vampirisée par quelques-uns et leurs positions convenues?
Toute activité économique met en place les conditions de sa pérennité. Les médias publics et privés ont intégré les changements politiques des élections en offrant à leur clientèle un panel choisi d'opinions dont les contradictions apaisées assureront des transitions tranquille.
Un jeu de chaises musicales pas de quoi en attendre grand-chose.
Je propose que le réglement des médias publics impose le changement automatique, trimestriel, des journalistes, éditorialistes, animateurs, producteurs avec "passage à vide" pour chacun d'entre-eux d'une période égale à 5 années.
Peut-être trop radical ou peut-être trop rapidement détourné par les "entreprises médiatiques" qui développeraient des "écuries" permettant la profitabilité de leurs investissements et non la remise en question régulière de tous les "petits seigneurs" et de leurs "popotes d'opinions".
En tout cas, le choix d'un tel programme révèlerait à sa mise en application quelques corruptions bien assises de notre République...
Puisque c'est ici la journalesque, malgré que cela ne serve à rien et même qu'il y ait une toxicité pour soi et pour les autres, je suis face à Joffrin sur itele, et je suis écœuré. Toujours.

Cette taupe des comportements les plus effrayants, tombe de la gauche, ami affiché de la famille LePen ce que je n'entends toujours pas parce que c'est inintelligible, nous dit que le faux-pas de Hollande est de n'avoir su au moins dire de Sarkozy son énergie lorsqu'il a fait l'hommage aux prédécesseurs. Une faute, bien sûr.

Joffrin, citer une énergie irresponsable est autant que dire la beauté des dents du crocodile. Et encore, la métaphore trouve ses limites, j'aurais du dire un lézard dressé à garder comme il y en a dans certains jardins exotiques.

La rage ne donne rien. Mais je n'y peux pas grand chose. Disons que cela limite mes effets puisque je fais acte de mimétisme et c'est dommageable. C'est simplement qu'il me fatigue et j'imagine qu'ici, certains sont dans mon malheureux cas.
À vous, à moi.

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Si Jaigu n'a pas été reconduit comme figaroliste à l'Elysée, c'est qu'il n'avait plus rien dans les glandes salivaires à force de lécher.

Dommage pour lui, il aurait pu pujadasser François II sans difficulté.
Une bataille d'égos en somme cette lutte pour être accrédité à l'Elysée.
Tiens, une attitude de journalistes plus intéressante, lu hier: la semaine dernière, les larbins du chef du parti nazi grec avaient hurlé aux journalistes de se lever pour sa conférence de presse. Hier, aucun journaliste n'a voulu lui poser de question, et certains journalistes se sont même ostensiblement allongés pour l'accueillir.
"Tout fait sens, à ce niveau". Il est bien dressé, celui-là, bien convaincu de sa mission sacrée : reconnaître les signes et les interpréter, ce que, en bon courtisan, il considère visiblement comme de l'information. D'où l'avalanche insupportable de petites phrases et de décryptage de non-événements dans les journaux tandis que les faits sociaux sont passés sous silence, ou traité comme des aléas météorologiques (problèmes de circulation à cause des manifs, grogne etc...).

"Il m’est arrivé d’assister à des off de Sarko et de ne rien comprendre au sujet, tellement c’est technique, et pourtant, j'avais bossé". Aucune remise en cause sur ses compétences? S'il suffit d'être technique pour convaincre un journaliste que c'est pas un sujet à traiter pour lui, on est mal barré (remarquez, on le savait déjà).

Et j'adore: "je partais en vacances avec Mosco et toute sa bande, avant même qu’ils n’entrent en politique. C’est frustrant de ne pas pouvoir exploiter les relations que j’ai avec eux". C'est vrai quoi! c'est pas juste, ils ont grandi ensemble, ils viennent du même monde, et ce n'est pas lui qui va les suivre aujourd'hui alors qu'il est le mieux placé pour décoder les signes de sa caste, pour être dans les petits papiers du pouvoir.

Une fois de plus, il faut que tout change pour que rien ne change. J'imagine la tronche de ce pauvre type si Mélenchon était président avec l'altergouvernement de LBSJS aux commandes : tout son réseau à la poubelle, tout son code caduque, tout ses pronostics de marc de café aux chiottes!
Et si on re faisait des arrêts sur des images qu'on n'a pas pu voir pour cause de projecteurs braqués tous aux mêmes endroits, sur des sujets dont les médias traditionnels se gardent bien de parler pendant tout ce temps ?
On fait comme d'hab: je propose, vous disposez selon les priorités chères au capitaine.
Comme mon pourcentage de propositions de sujets de rédaction par voix de l'onglet "contact" ne décolle pas du chiffre zéro quand je m'y adonne pleinement, je le mets là:
why not un article sur les courtisans de vos confrères qui vénéraient sarko hier, qui aujourd'hui le flinguent, et adulent Hollande alors qu'ils l'ont méprisé (pour le moins) depuis des mois. Et faire comme une sorte de parallèle assez sympa sur leur instinct de survie et leurs facultés d'adaptation et de retournements de vestes-éclairs afin de conserver leurs positions de chiens de garde qui il faut bien le reconnaitre, savent rénover leur niche dorée en fonction des moments (clefs). Sans oublier les traditionnels et sympathiques appels téléphoniques pour les contacter et les non moins habituels "n'ont pas souhaité nous répondre/n'ont pas rappelé suite à nos messages et tentatives/faire de commentaire" qui s'ensuivront.

J'ose avancer sans prendre trop de risques que plusieurs volets risquent d'être nécessaires vue la période couverte (10 années: 2002-2007 et 2007-2012).

FdC
"Me laisse pantois..." haha la rigolade et comme dit si bien ce cher albert;-),
le sol s'effondre. Pas sous moi...
gamma
Les laquais s'en pourlèchent les babines c'est l'heure du retour sur investissement. Les Demorand, Joffrin, Daniel (Jean), Szafran, Domenach, Cohen (Patrick), Julliard, Legrand, Le Boucher, Colombani...tous les petits marquis poudrés de la médiacratie vont pouvoir aller lécher les mains de leur nouveau maitre et récolter les fruits de leur écoeurante servilité durant la campagne. L'Obs', Libé et Marianne auront droit à leurs petits scoops livrés en exclusivité en récompense. 5 ans de courbettes, de caresses sur la tête et de tapes dans le dos assurées.
Ceci dit, Hollande étant un homme du centre, les éditorialistes de droite ne seront sûrement pas maltraités. Privés de petits fours, et encore, quand les caméras seront là.
Le changement dans la continuité comme dirait l'autre. A ce titre, je viens de visionner le dernier "chef d'oeuvre" de Thomas Legrand, "les stratèges", sur les élections présidentielles. Un monument du journalisme de commande, consensuel et téléphoné, un hymne à la monarchie de la Vème République au point qu'on devine la devise qui guide sa carrière : "toujours du côté du manche, quelque soit celui qui le tient".
Charline Vanhoenecker n'en est que plus précieuse pour rire au nez de ce milieu qui sent la poussière et le sirupeux.
Moi qui croyais que la déontologie journalistique impliquait une certaine distanciation. Mais alors... Aucune objectivité, aucune impartialité, aucune neutralité, tous condamnés à prendre parti comme le vulgaire ? Le sol s'effondre...
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