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Commentaires

Journalisme : A comme amour

On peut dire beaucoup de choses sur le journalisme, mais c'est tout de même un métier où on s'amuse bien.

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Comparaison absurde entre une femme publiée dans les colonnes d'un journal pour y publier une "vérité" dont le rédacteur en chef juge qu'elle a vocation à relater des faits, même si c'est sans preuve, et dont la chronique est à peine précédée d'un avertissement bourré de complaisance, et Houellebecq, qui, si je ne m'abuse, a publié un roman, une oeuvre de fiction, un travail littéraire.

Certes, c'est une réflexion sur l'époque et une version de son avenir probable, mais il n'y prétend pas raconter quelque chose qui s'est EFFECTIVEMENT passé. C'est un roman, bordel.

Mais peut-être faudrait-il cesser d'inviter les écrivains, ils pourraient avoir quelque chose à dire sur le monde dans lequel ils vivent.
Ouh la la, moi je dis danger.
Une erreur de taille, mais plus ou moins excusable de la part d'un non arabophone:

"Al youm Al Saabi" ( qui signifie en arabe: "le septième jour") n'est pas le nom du photographe, mais le nom du journal qui a publié la photo de la manifestante assassinée. Il est peut-être préférable que le nom du photographe n'ait pas été publié. Compte-tenu de la foule présente dans le centre-ville du Caire, on peut aussi supposer que la photo soit le fait d'un passant ou d'un manifestant de la place Talaat Harb qui l'aurait gracieusement transmise au journal.

Ce que j'aimerais comprendre, c'est l'indifférence quasi généralisée, voire le soutien, d'une immense partie de la population du centre ville du Caire à l'égard des violences policières commises sur les manifestants.
Et quand on en arrivera à L comme Libye... on parlera de ce qui se passe (après l'intervention de BHL/Sarko et de l'OTAN) ?
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150105.OBS9309/pourquoi-le-monde-devrait-s-inquieter-du-chaos-qui-regne-en-libye.html
Je n'ai pas très bien compris en quoi le parallèle "accuser publiquement et sans fondement quelqu'un de meurtre" et "publier un roman qui se passe dans le futur en se basant sur une évolution probable de la société" avait quoi que ce soit pertinent. C'est là-même un procédé rhétorique étrange.
Sinon légère coquille, vous avez parlé de "démocraties occidentales", mais de quel continent parliez-vous ? Pas de l'Europe à l'évidence http://www.politis.fr/Juncker-dit-non-a-la-Grece-et,29890.html
Ce qui est en train de se passer en Egypte est vraiment terrible et il en est si rarement question dans lémédia que j'apprécie que D.S. en parle... Sissi a la bénédiction des "ils étaient Charlie à défiler entre eux à Paris" donc tout va bien là-bas. Les Frères Musulmans sont tués, torturés, les journalistes pareil, dans un silence retentissant.
Personne n'a posé de question à July sur les dérives du journalisme de connivence ni de la complaisance, voire complicité des media avec les hommes de pouvoir ?
Et je me permets de revenir sur Albert Londres... à qui je donnerais raison. Souvent, le meilleur moyen de "sentir" un endroit où l'on va, c'est de ne pas trop en savoir avant d'y aller et de se laisser surprendre... D'ailleurs, on voit que nos journalistes, soi-disant hyper documentés, répètent à l'envi les affirmations de leurs confrères ou les inexactitudes des cadres chargés de la communication dans les entreprises ou divers lieux de pouvoir. Des perroquets qui "vont sur place" pour faire des plateaux, histoire de dire "on y était"... C'est comme ça que, lors de la 1ère guerre du Golfe en 1990, tous les media étaient côté amerlocain et que les nombreux journalistes envoyés spéciaux n'avaient accès aux informations que par l'intermédiaire des dépêches qu'on recevait à Paris et qu'on leur faxait ;o)).
J'ai tout compris du métier de journaliste pendant cette 1ère guerre du Golfe : sur place, une seule source : l'armée amerlocaine, seconde source venant par fax de Paris alors qu'à Paris, où il n'y avait plus guère de journalistes (à part un ou deux chefs) des sources multiples via les agences, et des auto-proclamés spécialistes de la défense pour pérorer tels Mme Duras à l'époque de Bruay en Artois.
Cette photo de Shaïmaa El Sabbagh -je ne trouve pas les mots et elle semble n'émouvoir personne. Le courage de cette jeune femme, celui de Al Youm Al Saabi et de Abou Zied et pas un mot sur le forum. On y papote sur les journalistes en pantoufles à la Patrick Cohen avec leur rond de serviette assuré.
Michel Houellebecq "qui dit n'importe quoi, mais qui le dit si bien", c'est dit à quel degré ? C'est important, pour comprendre la chronique. Je me souviens d'une chronique matinaute récente où ces divagations semblaient en effet avoir quelques étranges vertus, notamment de dérouter les intervieweurs. C'était le 7 janvier au matin, c'était le monde d'avant. La toute fin du monde d'avant.
Si seulement l'affaire Duras avait pu lui servir de leçon. Mais non, Monsieur July a toujours une "relation particulière avec les faits", selon sa propre expression.

Ce matin, nous avons ainsi appris successivement que ce sont (déjà !) les grévistes de 1947 qui ont tué le journal Combat, et, mieux encore, que les soviétiques avaient réalisé un coup d'Etat en Espagne.
Sans que personne autour de la table ne réagisse évidemment. Pourtant, Bernard Guetta, le spécialiste de Solidarnosc, il devrait s'y connaître un peu en grèves, non ?
Rien compris à cette chronique, quel rapport entre un écrivain des plus brillants qui pointe du de sa plume, à travers une fiction, un vrai et grave problème et une femme, écrivain, qui délire et divague sur une femme qui vit le pire des drames, la mort de son enfant.
Quant aux journalistes, July ou Cohen, même combat, ils se prennent pour des prescripteurs de pensée et pour moi c'est contraire aux valeurs du journalisme.
Offrir un espace journalistique à un écrivain brillant, et vaguement medium sur les bords. Qui dit certes n'importe quoi, mais le dit si bien ! L'exemple, d'ailleurs, vient de loin. Albert Londres lui-même ... considérait qu'il vaut mieux partir en reportage sans avoir consulté la moindre documentation au préalable, histoire de subir le contact direct avec la réalité.

Heu... je vois mal le rapport avec Marguerite D. ! Parce que si Londres partait sans notes, c'était pour être sans préjugés, pour, c'est vous qui le dites, « subir le contact direct avec la réalité » !

Pas sûr que ç'ait été été le cas de la littérateuse (dont on se demande s'il y a encore des gens qui la lisent) !

(Réécouté hier soir le délicieux Artur faire parler Sagan. En voilà une qui la ramenait moins)

PS Quelque auditeur a-t-il été autorisé à lui parler de son édito catastrophique de 2005 ? Un "grand" comme July ne saurait se tromper. Rompez !
Une fois de plus, votre chronique est un plaisir ...
Mais , pour aller dans votre sens, écrire que M. H est un "écrivain brillant ", est-ce vraiment un " fait ".
Ne faudrait-il pas écrire : " M.H , écrivain que certains trouvent brillant .. "
Je ne suis pas sûr que MH soit encore reconnu comme " écrivain brillant " dans 20 ans.
N'est pas Céline qui veut .
A la réflexion, vous avez raison, la pacotille peut être brillante
Mais cela ne sera toujours que de la pacotille.
Heu... merci je ne suis pas (Dieu merci) DS le chroniqueur. !

Pour Houellebecq, ne l'ayant jamais lu, je ne me prononcerai pas sur sa brillance.

J'observe seulement, à voir le nombre de pièces, d'expositions, de films déprogrammés depuis l'attentat contre Charlie, qu'il n'a pas eu tort d'appeler son livre Soumission.
"J'observe seulement, à voir le nombre de pièces, d'expositions, de films déprogrammés depuis l'attentat contre Charlie, qu'il n'a pas eu tort d'appeler son livre Soumission."

Là, j'ai bien peur que vous soyez visionnaire ...
Duras avait 71 ans et montrait déjà d'inquiétants signes de gâtisme.
Son texte "visionnaire" ajouta au malheur de Christine Vuillemin, tandis que le petit juge incompétent s'acharnait sur elle.

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Je ne parlerai d'un "con" qui nous a traités de "cons".

De plus nous sommes en Janvier et non en Juillet.
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