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Joué-lès-Tours : comment la version policière a été progressivement contestée

Que s'est-il passé le 20 décembre, à 14 heures, au commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) ? Simple "agression" de policiers par un forcené, attentat terroriste perpétré par un islamiste radical, ou bavure policière ? Le fait-divers est le même, mais son récit a, en une semaine, sensiblement varié. @si revient sur cette médiatisation à rebondissements, et décortique qui a dit quoi, quand, et avec quelles sources.

Derniers commentaires

Les bandes video de la rue, de l'entrée et de l'intérieur du commissariat nous permettront au moins de voir ce qui s'est passé, à défaut de savoir^^

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Allo? Y'en a ou pas? Ah... en panne ce jour là?
On a oublié un détail important :
Ce dangereux islamiste fréquente une épicerie tapie dans l'ombre...
Ce qui est vrai, c’est qu’il est acté que d’agresser ou de répondre à une agression devient un acte de terrorisme dont la république doit profiter.
Cette lecture et approbation générale met fin à toute attitude d’opposition ou de contestation dont l’initiative ou le prolongement sera systématiquement associé au terrorisme. Il en est de même des idées qui ne sont plus discuter sur leur valeur et construction, mais seront uniquement et systématiquement décrédibilisées par la déconstruction morale de ceux qui les portent.
Il est primordial et essentiel de ne pas ouvrir le débat encore moins d’en accepter son éventuelle germination. Tout caractère social doit être proscris dans la lecture de ce type d’évènement. Tout doit être orchestré pour matérialiser l’opposition des communautés et leurs sombres desseins.
• Ils ont été volés car ils sont de confession juive
• Il a agressé les forces de l’ordre car c’est un terroriste en lutte contre l’état Français

Au vu des incessantes informations diffusées pour marteler cette intention, il est curieux ( le citoyen serait-il moins manœuvrable qu’on le pense ?) ou inquiétant ( serait on dans une phase de mise en condition avant action ?) que les résultats de discorde attendus ne soient pas .
les policiers ont été blessés, ça doit se trouver dans les hôpitaux qui les ont reçus ce que montre la photo du perron du commissariat c'est qu'il n'y a pas de pompiers ou de personnels de santé sur place, alors qu'est ce qui est vrai ?
Nous sommes dans une société de mensonges, de falsifications, de leurres...
Assumer ses erreurs, ses fautes, ses vilénies...sont impossibles.
Ajoutons à cela la propagande du pays qui a peur de la menace, de l'attentat, des intégristes.
Gicquel est revenu!

Il faut être des "winners.", des performants, des plus rapides que nos ombres.

Donc on se lie contre le plus faible qui trinque.

L'honneur et le courage sont devenus "pas vu, pas pris."

Comment se regarder?
Il n'y a bien que Mediapart et son petit procureur en chef, pour tenter une explication aussi sotte.
Ce modèle de pacification des quartieusards en perdition, ce "liker" de l'Etat islamique, se baladait donc en ville avec un couteau grand comme le bras, frappe avec des policiers à la nuque, et on essaie encore d'en faire un bouc émissaire.
La France quoi.
Tiens, rappellons que Yèza, qu'on ne peut quand même pas manquer sur @si, nous racontait l'affaire avec force détails dès samedi midi à partir du témoignage du blogueur Mounadi Djaziri.
Il y a une faute d'orthographe dans cet article.

Il est écrit "Àla toute fin du sujet...".

Allah toute fin du sujet ?
" la France à peur ! Cazeneuve emploie, les mêmes fresques ridicules que Giquel pour faire adopter des lois scélerates comme celles votées par decret le 24 decembre ,qui autorise les ecoutes et la surveillance du Web par l'armée. Au nom de la lutte contre le terrorisme. Un genre de patriot act.. à la française.
Enorme contre-sens pour oser citer Giquel avec son "La France a peur".

Cette citation tarte à la crème est systématiquement sortie de son contexte en oubliant la suite qui est "C'est un sentiment qu'il faut que nous combations"
C'est tout à fait exact. Il suffit de regarder l'intégralité de l'archive INA pour voir que Gicquel, dans une sorte d'éditorial dont les JT d'aujourd'hui ont perdu l'habitude, appelle justement à raison garder et à ne pas se laisser aller à la rage, la colère ou justement la peur. Par rapport aux infos clash-buzz-minute d'aujourd'hui voir un journaliste prendre son temps et longuement expliquer que la justice n'est pas la vengeance ça fait rêver.
En dehors de ça je ne connais pas vraiment Gicquel, pas né ou trop jeune à l'époque où il officiait, mais sur ce point il est vraiment injustement la victime d'un énorme contresens.
Giquel, à côté de Pujadas, c'est une Rolls. La preuve, prise sur sa fiche wiki :

il revendique son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et sa liberté de ton : « je prétendais qu'on pouvait ouvrir le journal sur un raz-de-marée dans le delta du Gange même sans images plutôt que sur la naissance d’un baleineau dans un zoo aquatique de Tokyo »
Excellent exemple de construction de l'ennemi.
Parions que - si la version définitive est différente du 1er récit médiatique - nos amis journalistes (et politiques de droite : PS, UMP, FN) seront plus discrets qu'ils ne l'ont été dans ces jours d'hystérie qui ont suivi l'événement, où l'on s'autorisait - jusque dans les forums d'ASI - à parler de guerre civile inéluctable entre LES musulmans et les bons français.
Oui, des «fous d'Allah», hélas de nationalité française, peuvent frapper à tout moment sur le sol national, animés par un fanatisme mortifère et la détestation de ce que nous sommes.

Pas besoin d'être fou d'Allah pour détester les éditorialistes du Figassault.
L' essence du boulot de flic est quand même d'attraper des méchants. Quand ils se présentent sans défense, comment peut-on reprocher aux flics de sauter sur l'occasion ?
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