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Ingrid Betancourt : "Je dois beaucoup aux médias"

Les videos de la libération d'Ingrid Betancourt ont été disponibles, dans la nuit du mercredi 2 au jeudi 3 juillet, sur plusieurs sites de presse.

Derniers commentaires

J'aimerais tout de même savoir en quoi, en dehors du constat symptomatique de l'effet bourrage cervellique des médias, Ingrid Bétancourt pourrait bien changer le cours de l'Histoire (vise la majuscule) colombienne (voire mondiale, soyons fous) ?

Ingrid Bétancourt (brûlée, humiliée mais libérée, tant mieux pour elle et sa famille) est phénomène médiatique poussée par sa proximité avec le sérail politico-parisien en haut de l'affiche pendant que de nombreux otages étaient exécutés dans l'indifférence (médiatique tout particulièrement) générale.
PS : googlisez Aida Duvaltier juste pour voir.
"Un vrai moment de pur émotion. Nous vivons dans un drôle de monde. Nous récupérons une Française en Colombie, nous perdons deux jeunes étudiants français à Londres, morts dans d'horribles conditions (dixit les professionnels de la PJ). Comment pourrait-on vivre sans oeillères ?"

(Message supprimé par un modérateur ?)

A l'époque actuelle où le "storytelling" est partout, un "storytelling" peut en cacher un autre. Il est le plus efficace si celui qui la pratique sait exactement à quoi ceux à qui il est destiné et ceux qui le relaient s'attendent. Le storytelling entretient forcément des relations complices entre les divers acteurs (source, relais, cible). Un fait divers est un fait qui ne rentre pas dans le cadre d'un storytelling et qui ne pèse pas lourd face à un feuilleton, qui a tenu les média et leurs consommateurs en haleine depuis des années. Nous avions donc vécu un grand moment d'émotion, de joie et de soulagement lorsque cette histoire à trouvé un heureux dénouement. Quelque chose qui attendait une suite et une fin l'a donc finalement trouvé. Mais en regardant les faits bruts sans les lunettes du storytelling (ou metastorytelling), nous avions d'un côté une française récupérée et de l'autre deux français assassinés. Le premier événement a été vécu dans un grande émotion, le deuxième est passé dans la plus grande indifférence (du moins dans les médias français). Un déséquilibre d'attention médiatique, excès d'un côté, manque de l'autre. Je ne plaide pas pour accorder une plus grande place aux faits divers, je constate seulement que c'est quand même un drôle de monde et que celui qui n'a pas d'histoire/feuilleton à raconter n'a rien à dire et ne mérite pas notre attention.
Et au milieu de toute cette liesse, lefigaro.fr n'oublie quand même pas de se comporter en bon toutou sarkozyste en coupant dans le discours d'Ingrid Betancourt (Douce France) les remerciements à Chirac et Villepin !!!! Trop drôle
Au moins deux semaines sans allumer la télé, et hier soir Ushuaïa, un peu par hasard, histoire de rêver un peu, et admirer la puissance de vie d'indiens d'Amazonie, à des années-lumière de notre productivisme forcené, vivant en parfaite harmonie entre eux et avec la nature, où le simple fait de les rencontrer doit se précéder d'une visite médicale pour ne pas les contaminer avec nos maladies occidentales.
Presque 22h, un bandeau se met à défiler, pour annoncer la libération d'Ingrid Bétancourt. A peine croyable. Il repasse. Ca semble vrai. Les suivants nous annoncent une édition spéciale après l'émission.
Commutage sur France 2, avec quelques zapettes sur BFM/iTélé. Une réaction de Jack Lang (!!) sur iTélé finit de me convaincre de rester sur le service public. Entre les approximations de Pujadas ("Ah, voilà la soeur d'Ingrid en voyant courir une jeune femme tout de jaune vétue. Ah non, ce n'est pas elle"), et la mise en scène millimétrée du gouvernement colombien, on attend, on apprend des détails au fur et à mesure. Visiblement, l'opération est préparée depuis plus d'un mois, infiltration des services secrets colombiens dans les rangs des FARC. Un peu de conseil en communication, aussi, pour l'orchestration de la libération ?
Intervention de Nicolas Sarkozy. Sans commentaire, il est pathétique. Le réalisateur se décide à élargir le cadre pour qu'on voit Kouchner, sur la gauche, esseulé. Ca lui fait mal, à Sarkozy, de féliciter Uribe, lui qui n'a pas suivi la voie française, bien lui en a pris sur ce coup-là.
Retour en direct, David, sur l'aéroport de Bogota. On a du mal à y croire, mais on voit la queue d'un avion dépasser d'un talus, il progresse, il arrive doucement. Il s'immobilise. Pas possible, c'est un blockbuster ou quoi ? Eh ben non, c'est la réalité. La porte s'ouvre, et Ingrid Bétancourt descend la première, galurin des forces spéciales sur la tête, énorme sac à dos sur les épaules. Suivent les autres otages, on ne verra pas les américains, seulement les colombiens. D'abord, ce sont eux qui parlent, bien briefés, pour féliciter l'armée colombienne, et son Ministre de la Défense et le Président. Un peu hagards quand même, les otages, devant la foule massée au pied de l'avion. Après les discours un peu explicatifs des officiels sur le déroulement des opérations (pas un coup de feu), c'est au tour d'Ingrid Bétancourt de prendre la parole. Et là, tout disparaît. Il ne reste plus qu'elle, avec sa force, sa conviction, son émotion contenue. Elle revient de 6 ans de captivité ?? Incroyable. Elle a le courage de faire une conférence de presse, et de répondre aux questions des journalistes, avec une lucidité hallucinante. Visiblement en forme, enfin, autant que faire se peut vu les circonstances. Elle félicite le Président Uribe, de sa victoire électorale, de sa ré-élection (capitale dans l'affaiblissement des FARC d'après elle), et de la façon dont il a mené le pays jusqu'à maintenant, même si on peut penser autrement sur certains sujets. La classe.Cette femme que je ne connaissais qu'à travers des images d'archives, des vidéos dramatiques, et des articles de presse prend une dimension phénomènale. Cerise sur le gateau, et en français, elle remercie Sarkozy bien sûr, mais n'oublie pas de préciser que Chirac a été le premier à s'intéresser à elle "à un moment où il était inconvenant de parler des otages en Colombie", et de remercier Dominique de Villepin, et sa femme Marie-Caroline. L'autre doit manger son chapeau. Après, marre des questions, il y aura le temps lors des prochaines semaines.
Alors, oui Pujadas était parfois approximatif dans ses commentaires, oui c'était bien monté par la Colombie, oui ce coté "en direct live" a des relents de sensationnalisme un peu gênant, mais après tout, on s'en balance : c'était un pur moment d'émotion, vrai, réel, face à une femme qui va j'espère influencer le cours de l'Histoire à venir, celle de la Colombie mais pas seulement.

Bravo, tout est dit!!!!
Au moins deux semaines sans allumer la télé, et hier soir Ushuaïa, un peu par hasard, histoire de rêver un peu, et admirer la puissance de vie d'indiens d'Amazonie, à des années-lumière de notre productivisme forcené, vivant en parfaite harmonie entre eux et avec la nature, où le simple fait de les rencontrer doit se précéder d'une visite médicale pour ne pas les contaminer avec nos maladies occidentales.
Presque 22h, un bandeau se met à défiler, pour annoncer la libération d'Ingrid Bétancourt. A peine croyable. Il repasse. Ca semble vrai. Les suivants nous annoncent une édition spéciale après l'émission.
Commutage sur France 2, avec quelques zapettes sur BFM/iTélé. Une réaction de Jack Lang (!!) sur iTélé finit de me convaincre de rester sur le service public. Entre les approximations de Pujadas ("Ah, voilà la soeur d'Ingrid en voyant courir une jeune femme tout de jaune vétue. Ah non, ce n'est pas elle"), et la mise en scène millimétrée du gouvernement colombien, on attend, on apprend des détails au fur et à mesure. Visiblement, l'opération est préparée depuis plus d'un mois, infiltration des services secrets colombiens dans les rangs des FARC. Un peu de conseil en communication, aussi, pour l'orchestration de la libération ?
Intervention de Nicolas Sarkozy. Sans commentaire, il est pathétique. Le réalisateur se décide à élargir le cadre pour qu'on voit Kouchner, sur la gauche, esseulé. Ca lui fait mal, à Sarkozy, de féliciter Uribe, lui qui n'a pas suivi la voie française, bien lui en a pris sur ce coup-là.
Retour en direct, David, sur l'aéroport de Bogota. On a du mal à y croire, mais on voit la queue d'un avion dépasser d'un talus, il progresse, il arrive doucement. Il s'immobilise. Pas possible, c'est un blockbuster ou quoi ? Eh ben non, c'est la réalité. La porte s'ouvre, et Ingrid Bétancourt descend la première, galurin des forces spéciales sur la tête, énorme sac à dos sur les épaules. Suivent les autres otages, on ne verra pas les américains, seulement les colombiens. D'abord, ce sont eux qui parlent, bien briefés, pour féliciter l'armée colombienne, et son Ministre de la Défense et le Président. Un peu hagards quand même, les otages, devant la foule massée au pied de l'avion. Après les discours un peu explicatifs des officiels sur le déroulement des opérations (pas un coup de feu), c'est au tour d'Ingrid Bétancourt de prendre la parole. Et là, tout disparaît. Il ne reste plus qu'elle, avec sa force, sa conviction, son émotion contenue. Elle revient de 6 ans de captivité ?? Incroyable. Elle a le courage de faire une conférence de presse, et de répondre aux questions des journalistes, avec une lucidité hallucinante. Visiblement en forme, enfin, autant que faire se peut vu les circonstances. Elle félicite le Président Uribe, de sa victoire électorale, de sa ré-élection (capitale dans l'affaiblissement des FARC d'après elle), et de la façon dont il a mené le pays jusqu'à maintenant, même si on peut penser autrement sur certains sujets. La classe.Cette femme que je ne connaissais qu'à travers des images d'archives, des vidéos dramatiques, et des articles de presse prend une dimension phénomènale. Cerise sur le gateau, et en français, elle remercie Sarkozy bien sûr, mais n'oublie pas de préciser que Chirac a été le premier à s'intéresser à elle "à un moment où il était inconvenant de parler des otages en Colombie", et de remercier Dominique de Villepin, et sa femme Marie-Caroline. L'autre doit manger son chapeau. Après, marre des questions, il y aura le temps lors des prochaines semaines.
Alors, oui Pujadas était parfois approximatif dans ses commentaires, oui c'était bien monté par la Colombie, oui ce coté "en direct live" a des relents de sensationnalisme un peu gênant, mais après tout, on s'en balance : c'était un pur moment d'émotion, vrai, réel, face à une femme qui va j'espère influencer le cours de l'Histoire à venir, celle de la Colombie mais pas seulement.
Je ne voudrais pas être cynique, mais Madame Bétancourt me parait en très bonne forme pour une personne annoncée comme mourante, il y a quelque temps, par notre Vénéré Président. Mais sans doute me trompais-je .....
C'était le meilleur des scénarii qui pouvait arriver : la Colombie qui démontre qu'elle est capable, l'Elysée qui est pris de court, et leS otageS qui sont libérés.
Maintenant, si tout ce bruit médiatique pouvait tenir et éclipser la prochaine sortie de Carla... La joie serait totale.
Elle n'a rien compris "Ingrid" ? Elle n'a pas eu le temps de lire la presse française pendant toute ces années ?

D'abord, elle s'exprime en colombien, ce qui pour une FRANCO-colombienne est une faute de gout.
Ensuite elle estime qu'elle doit sa libération à l'armée colombienne, puis à Dieu ( un miracle ! ).
Ensuite elle cite Chirac et son ami Villepin et même sa femme ( j'ai oublié son prénom ).

"Ingrid", si vous lisez ce lignes - on peut réver - , sachez que tout ceci est forcément l'oeuvre personnelle de M.Nicolas Sarkozy. Et qu'un petit commentaire flatteur sur la première dame de France - dite "Carla" - serait le bienvenu. C'est comme cela que ça marche maintenant.

Enfin, une gaffe que vous n'avez pas encore faite: Surtout ne félicitez pas le premier ministre ( un certain François Fillon ): Ceci pourrait vous couter une interdiction de séjour en "douce france".
Conclusion de cette belle histoire : c'est lémédia et Che Guevara (sur le t-shirt des agents de l'armée déguisés) qui ont libéré Ingrid !
Il paraît qu'onze autres otages ont été eux aussi libérés... Ont-ils un nom? un visage? des familles? ou n'existent-ils qu'à l'arrière-plan? Et ceux qui restent prisonniers? Déjà, certains assurent qu'Ingrid Betancourt sera la prochaine présidente de la république colombienne... "Libre, debout, rayonnante", selon le commentateur de France Inter... Le grand défilé commence pour toucher la robe de la sainte... Il reste tout de même à connaître l'histoire réelle qui passe sans doute par quelques marécages des fins fonds d'une jungle aussi politique qu'amazonienne...
Post Scriptum 1: Et un grand merci à vous d'avoir mis ses vidéos sur @si . Elles vont me servir de référence pour décrypter la suite de leur utilisation.
Post Scriptum 2: A propos de l'annonce par Sarkozy de l' accueil en France les membres des Farc qui renonceraient à la lutte armée, je voudrais lui rappeler que les centres de rétention français sont remplis de gens qui ont fuit leur pays pour les mêmes raisons , mais qu'il n'hésite pas à y renvoyer. Bling bling , c'est aussi le bruit du tiroir-caisse de son profit personnel.
On est tous très heureux de cette libération !
Il faudrait aussi que Sarkozy , dans ça grande générosité remerciée par sa fille Mélanie, libère les centres de rétention sur le territoire français , lui qui est prêt à accueillir en France les membres des Farc qui renonceraient à la lutte armée. Cela éviterait qu'on ressente une récupération politicienne. Car il y a vraiment deux poids et deux mesures.

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