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Imagerie incendiaire en Australie

Des kangourous carbonisés, des koalas mourants, des milliers de personnes coincées sur des plages. Avec les énormes incendies qui ravagent depuis des semaines l'Australie, les photos se multiplient, créant une iconographie que certains associent aux films-catastrophes... ou à des peintures de la Renaissance. Nous en avons sélectionné quelques-unes et les avons soumises à l'historien et chroniqueur d'ASI André Gunthert.

Commentaires préférés des abonnés

Je ne sais pas si c'est juste une impression, il me semble que l'iconographie du réchauffement climatique ait glissé de la banquise fondante à l’aridité depuis une petite année, ou deux. J'ai commis un article début 2019, sur le rapport du GIEC d'oct(...)

Je rajoute un point


encore un ou deux été comme celui-ci et l’Australie deviendra peut-être le premier continent rendu inhabitable par l'action de l'homme ( je rappelle qu'ils subissent des températures de près de 50 °C) 

et donc, les Australiens (...)

En voyant la photo du cheval sur la plage, je pense à Fellini Roma

au cheval blanc galopant sur l'asphalte, 

critique de l'industrialisation. 

et aussi aux premières images de cette pub du PMU



Que Bolsonaro fasse des millions de photos de lui-m(...)

Derniers commentaires

Au autre question : pourquoi les médias ont mis autant de temps à en parler alors que les incendies font des ravages depuis quasiment 6 mois ?

"les mégafeux et le caractère incontrôlable de ces feux, n'ont jamais été le sujet d'un film-catastrophe. C'est un phénomène nouveau".  


Dans le cinéma hollywoodien, certainement, mais il faudrait quand même citer un film français de 2014, les Combattants, qui raconte une histoire d'amour entre deux jeunes gens (interprétés par Adèle Haenel et Kévin Azaïs) sur fond de survivalisme et de (fausse) fin du monde au coeur d'une forêt en proie aux flammes.

Je rajoute un point


encore un ou deux été comme celui-ci et l’Australie deviendra peut-être le premier continent rendu inhabitable par l'action de l'homme ( je rappelle qu'ils subissent des températures de près de 50 °C) 

et donc, les Australiens vont repartir (les aborigènes resteront crever sur place) et devenir des réfugiés climatiques.


peut-on rappeler l'accueil qu'ont réservé les australiens aux réfugiés qui fuyaient les dictatures des environs ?

et très bientôt c'est eux qui vont venir frapper à nos portes, quelle ironie n'est-ce pas ? on leur dira d'aller en Papouasie nouvelle guinée en attendant qu'on leur délivre des visas ...


https://www.youtube.com/watch?v=XsZUNRFA85g

Parmi les "solutions" pour tenter de contrer un peu le réchauffement climatique il y a la plantation d'arbre. Chaque arbres captant du CO2 via la photosynthèse pendant 25, 50, 100, 150 ans en fonction de la durée de vie des arbres (les pommiers greffés vivent moins longtemps que les chênes...) 


Sauf qu'on avait pas prévu les incendies massifs.


Les arbres que l'on va planter vont bruler


La combustion rapide et massive des forêts va dégager du CO2, des particules de cendre (elles même augmentant la température) Les forêts mortes ne stockeront plus de CO2, les zones arides vont s’étendre, l'accélération du réchauffement va être exponentielle 


On va tous crever


et peut-être dans pas longtemps

Je ne sais pas si c'est juste une impression, il me semble que l'iconographie du réchauffement climatique ait glissé de la banquise fondante à l’aridité depuis une petite année, ou deux. J'ai commis un article début 2019, sur le rapport du GIEC d'octobre 2018, et je n'ai pas choisi l'ours blanc comme symbole mais l’aridité qui vient. Je ne pense pas avoir fait preuve d'une grande originalité. Il s'agissait pour moi d'un ressentit, d'une petite musique qui se jouait depuis quelque temps déjà, pas forcément que dans ma tête.
Néanmoins, cette sensibilité à la chaleur vient peut-être de l'endroit du monde où je vis - La Réunion -  et où nous avons littéralement cuit l'été dernier. Le cru 2020 promet d'être du même tonneau. 2019 a fini en étuve, humidité et grosses chaleurs. Mais de décembre à février - mars,  c'est la saison des pluies. Normal qu'il pleuve. Et c'est l'été. Normal qu'il fasse chaud. Mais tout est quand même un peu au dessus de la normale en ce moment. L'été - sa partie chaleur essentiellement - est arrivé tôt, alors qu'il avait déjà fini tard. Bref, ici, on le ressent bien ce mercure qui grimpe.
Pour nous, ça veut dire des moustiques en pleine forme et une épidémie de dengue qui passe l'hiver (austral) haut la main. Les formes sont agressives. Un jeune collègue s'est retrouvé à l'hopital. Ce n'est qu'un début nous dit-on.
Et les grands de ce monde ne pensent qu'à ce remplir encore plus les poches. Peut-être que ça devrait être ça l'image marquante du dérèglement climatique : Picsou nageant dans sa piscine de pièces d'or, heureux d'avoir jusqu'au cou, alors qu'autour de lui, il n'y a plus rien que des cendres...

C'est vraiment intéressant je trouve ce renversement d'iconographie.

La banquise qui fond, c'est presque bien, en vrai... c'est du désert en moins, quand on y pense.

Là c'est autre chose. C'est le rechauffement concrétisé, le désert qui s’étend...

En voyant la photo du cheval sur la plage, je pense à Fellini Roma

au cheval blanc galopant sur l'asphalte, 

critique de l'industrialisation. 

et aussi aux premières images de cette pub du PMU



Que Bolsonaro fasse des millions de photos de lui-même avec ses doigts dans toutes les positions

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