41
Commentaires

Houellebecq contre Le Monde, narrateur littéraire contre narrateur médiatique

La rentrée étant propice à toutes les audaces, vivons dangereusement : saluons ici le travail de la presse en général, et du Monde en particulier.

Derniers commentaires

Pour moi Ariane Chemin est une des responsables de l'évolution très regrettable du Monde vers l'information people. Tous ses livres surfent sur cette vague de superficialité qui nous fait croire que l'information politique c'est les ragots sur la vie personnelle des politiques.
Et voilà que Madame Chemin abandonne les personnages politiques pour nous faire un feuilleton sur Houllebecq ! Excellent écrivain sans doute mais comme le dit Edwy Plenel dans un entretien très dur avec Patrick Cohen la célébration de son dernier livre ne relève pas de la vie littéraire mais de la vie politique : mise en avant de thèses islamophobes. C'est là et c'est très bien :

https://www.youtube.com/watch?v=zZT-4bleAkU
Amusant: je ne sais pas si c'est fait exprès, mais le titre "Michel Houellebecq contre Le Monde" fait beaucoup penser à celui du premier bouquin en prose de Houellebecq: H.P. Lovecraft, contre le monde, contre la vie.
Ariane Chemin! Celle des pages "People" du Monstre ?
Peut-on seulement sérieusement la qualifier de journaliste?
Toujours sur la forme, jamais sur le fond. Tellement superficielle que ça en devient de l'art.
En fait, tellement visionnaires qu'elles en sont devenues des modèles pour toute la presse écrite et télé, elle et son alter-ego du Fig surnommée "la petite soeur des riches" par le canard.
C'est cela ! Parlons donc de ce sommet de la littérature qu'est Houellebecq.
Pour dire que ce mec qui pille allègrement d'autres auteurs, qui fait ses coups médiatiques avec l'air de rien, serait vraiment intéressant.
L'avenir n'est écrit nulle part, mais je ne pense pas qu'il passera à la postérité, sauf pour avoir parlé de la vacuité totale de ce monde pipeule dont il fait partie intégrante (et de la vacuité et des people).

Parlons plutôt de ce qui est en train de se passer, là sous nos yeux.
Parlons de la crise "chinoise". Il est regrettable qu'@SI n'ait rien à en dire.
Parce que c'est peut-être la répétition d'un autre phénomène qui est arrivé en 2007/2009, mais c'est quand même un cas d'école.
La semaine dernière, les bourses chinoises, reflet d'une économie en surchauffe et totalement à bout de souffle (analyses chez tous les bons économistes, je vous laisse le choix, même Attali prévoit le pire), commencent à baisser de façon inquiétante, entraînant avec elles les autres bourses asiatiques.
En fin de semaine, la panique gagne petit à petit les bourses occidentales.
Premiers discours lénifiants de nos responsables, relayés par les experts des sociétés qui vivent de ces cotations, et en vivent tellement bien que quoi qu'il arrive, ils continuent de gagner de l'argent, eux... Donc ils expliquent qu'il n'y a pas de problème.
Lundi matin très tôt pour nous, en raison du décalage horaire, les bourses asiatiques, les premières qui donnent le la, ouvrent en continuant de plonger.

Et là, les grands idéologues politico-économiques libéraux entrent en action.
Sur France Inter, Minc et Cohen dans les émissions du matin !
Alors là, n'importe quel auditeur se dit : "Ouah, s'il envoient la cavalerie, et l'artillerie, c'est que la guerre est bien avancée"
Comme prévu : discours de crise typique. "Nous ne sommes pas en crise, nous ne risquons rien ! Ah Ah Ah, pauvres c. de chinois.... Eux seuls vont être impactés... " Parlons plutôt des héros américains, la version soft et réelle (?) de Die Hard ! C'est merveilleux !

Le lendemain, jour de correction sur les bourses : en fait, les vautours profitent des dépouilles, ce qui fait remonter artificiellement les cours. "Voilà ! Tout est arrangé ! Passons à autre chose !"

Et ce matin, ça replonge....

Je trouve ça extraordinaire : tous ces faits divers qu'on nous assène aux actualités, et en toile de fond le grand effondrement, en sourdine. Nous avons tous les éléments pour voir et savoir, et rien.... Rien... Le naufrage est avant tout médiatique...

Peut-être que je dirai un jour à mes petit-enfants : "J'étais là"
Il faudrait, cher Daniel Schneidermann, modifier par un article la citation d' Emmanuel Carrère et préciser de la sorte ce que le nom (à distinguer de la personne) de Houellebecq désigne effectivement: à savoir un phénomène médiatique contemporain du capital. Phénomène marchand par conséquent et signifiant le pitoyable état aujourd'hui de la marchandise littéraire à succès - mais n'en a-t-il pas été toujours ainsi?
Ce n'est pas tout à fait le sujet, mais je me demandais : plutôt qu'une intention raciste : ne serait-il pas plus juste de voir le dernier livre de Houellebecq comme une sorte de conséquence du dégoût, ou du désespoir, que lui inspire la société francaise : un livre qui voudrait dire : regardez le niveau de décadence, ou de misère morale, ou la société française est presque arrivée ; bien plutôt que de vouloir dire que l'islam serait un danger pour la France. Non ?
Là où Houellebecq voit juste, c'est lorsqu'il dit à propos de Chemin:

"Je me suis documenté, j’ai lu plusieurs de ses articles et de ses livres, c’est de très bas niveau: aucun fait important, beaucoup d’insinuations et de on-dit, le tout hâtivement rédigé, farci de clichés « d’ambiance », et sur un ton de sournoiserie malveillante, sa marque de fabrique"

Pour la "sournoiserie malveillante", je ne sais pas, mais pour le reste A Chemin incarne pleinement le naufrage éditorial du quotidien vespéral des marchés: peopleisation et story-telling à outrance, fascination pour les clichés et les stérotypes de classe, mépris pour les faits politiques et sociaux au profit des anecdotes scabreuses...etc

On est pas loin de Voici et Paris-Match, en version "bobo", donc forcément ça passe mieux...

Je ne sais pas si c'est du journalisme, mais si c'en est il est effectivement de très très bas niveau, comme l'avait déjà épinglé ACRIMED à propos d'un "dossier" sur la ville de Marseille, commis par cette "grande plume":

http://www.acrimed.org/article4314.html


Il faudra que Daniel nous explique en quoi le fait d'écrire des portraits douteux et surtout sans aucun intérêt sur des personnalités médiatiques constituerait un symbole absolu du droit d'informer au point de prendre fait et cause pour ce torchon people qu'est devenu le Monde depuis les fameuses interviews de Johnny dans les années 1990 (la drogue, c'est mal!)...
Peut-être juste convient il de remarquer, en allant chercher dans la substance même des articles de cette longue série, qu'un des éléments du talent de ce "contemporain capital" pour certains, est d'être un excellent calculateur. M. Houellebecq ne fait pas la rentrée littéraire cette année, mais avec deux dépêches AFP ronchonnantes, il fait quand même tourner tout le petit monde de la critique autour de son nombril. Bien joué. L'époque a les génies qu'elle peut.
Rarement d'accord avec vous -quoique ne vous détestant pas-, là je vous suis totalement : le monde de la culture contemporaine souffre d'un manque radical d'enquêtes, de critiques, de connaissances positives.
Et l'art contemporain comme grande lessiveuse d'argent sale depuis les années 60 est bien un intouchable, un impensé, du système. Allez-y voir, leur marché, leurs subventions, leurs pseudo-provocations, leurs supposés artistes subversifs qui ne dérangent même pas Figaro Madame...
franchement moi je m en fou , 2 articles sur lui, c est beaucoup de pub ,il a payé Schnerdernmann'ou quoi ?. , je le trouve pathétique , et ses écris sont glauque et répétitifs . il est raciste et je ne voie pas pourquoi un type aussi imbuvable parceque copain d un mort sous les balles de fou , serait un homme important ... a part qu il,fait vivre la presse à scandale , j ai pas bien vu son apport à la vie ensemble , au partage , pour çe qui est du chacun pour soi, du libéralisme , de l entre soi , il,n est pas seul au contraire presque toute la societe des media est a ce niveau , d ou son inutilité . Ça fait sûrement chic de parler de lui , sûrement ...
On remarquera tout de meme qu'il n'a ni porté plainte, ni fait une campagne de communication.


Juste une declaration , dont la logique , il faudrait que lui l'explique ( vu qu'il n'y pas d'info sur son domicile qui n'avait deja ete donné) .


Par contre de sous estimer comme le fait la presse, le courage et les emmerdes des gens qui sont franc et pas politiquement correct, est encore plus stupide .
Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.