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Hollande : lapsus dans les tweets

Il y a des scènes auxquelles on aurait tellement aimé assister.

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interview surréaliste dans le petit journal hier soir (mardi 14 juin)
le petit journal se moque d'un happening avec un personnage en combinaison moulante et 2 ailes (une avec marquée "papa" et l'autre avec marqué "maman")
puis une participante à cette manif (à la Défense si je me souviens bien) tient des propos assez énormes. Je ne trouve pas l'extrait sur le net, si quelqu'un peut faire quelque chose...
ça vaut franchement le détour !
On serait tenter d'excuser les cafouillages de Hollande en voyant les faits sur le papier :
Un enfant d'immigrés afghans, bipolaire, homo refoulé (?), bouffant à tous les râteliers islamistes, rencontre un club gay et latino aux Etats-Unis.

On a droit à un cocktail explosif où se rencontrent une culture américano-pachtoune avec la culture américano-latino-gay, le tout saupoudré d'instabilité mentale.
Ça ne vous fait pas penser à une problématique identitaire carabinée ?
Il y a quelques jours avant ce terrible massacre d'Orlando, et avant ces tweets sans intérêts et sur lesquels je ne veux pas épiloguer, la première femme rabbin de France, Pauline Bebe, a publié ce magnifique papier pour s'élever contre l'ancien grand rabbin de France Joseph Sitruk.

Joseph Sitruk doit certainement être en accord avec le père de l'autre taré auteur de l'attentat d'Orlando.

Comme dit Pauline Bebe en reprenant une phrase des Proverbes "La vie et la mort sont entre les mains de la langue"

La langue plus que les tweets, les tweets ont une durée de vie infime, les mots prononcés décident eux de la vie et la mort.
On est tous des cibles.

Unissons nous et soyons solidaires, mais pas une solidarité de façade, une vraie solidarité. au lieu de cela nous ne voyons que des rivalités, entre syndicat et patronat, entre classes sociales, entre riches et pauvres, entre nations,entre manifestants et policiers.

Les politiques doivent montrer l'exemple et légiférer en ce sens : commençons par éliminer la concurrence, les compétitions, les inégalités, tout ce qui nous divise, nous sépare nous oppose.
Je vois bien que le sujet est sensible, mais j'aimerais qu'on m'explique. Car honnêtement, humblement, je n'arrive pas à comprendre le scandale sur le mot "choix".
Je vois que pleins d'assoc LGBT le rejettent fermement, donc je suis surement dans l'erreur, mais j'ai besoin de comprendre pourquoi.
Je ne suis pas naïf. Je vois bien une partie du problème, très importante : derrière le mot "choix", il pourrait y avoir l'idée qu'on peut ramener les "choisissants", ces pêcheurs, dans le droit chemin straight/hétéro (amen). Je vois bien les stratégies que des assoc réacs anti-LGBT pourraient mettre en oeuvre avec cette logique. Je vois bien tous ces jeunes gens qui doivent subir la norme hétéro toute leur jeunesse, et, une fois fait leur coming out, ont juste envie qu'on leur foute une paix intégrale et totale une fois pour toute. Je vois bien aussi qu'on ne demande pas aux hétéros s'ils choisissent. Je vois bien tous ses aspects qui mettent, une fois encore, les LGBT dans une situation inconfortable, voire de justification, et moi, je veux qu'on laisse chacun tranquille, absolument tranquille, d'aimer qui il veut (c'est l'instant bisounours).

Mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'on puisse déduire de tout cela que l'orientation sexuelle ne puisse jamais être un choix. Moi, mes partenaires, je les choisis, et si je voulais avoir des partenaires d'un autre genre, je me sentirais libre de les choisir aussi. J'ai donc l'impression que personne, surtout pas mes gènes, ne me met le couteau sous la gorge. Et je pense même que laisser entendre que notre "biologie" décide (sinon qui?), c'est plein d'effets pervers aussi voire dangereux, surtout quand on connait les délires pseudo-scientifiques et/ou eugénistes sur le "gène de l'homosexualité" à des époques sombres mais aussi ces dernières décennies. Pour le dire autrement, ça enferme, et c'est paradoxal : dans ce monde d'expériences multiples, que les LGBT ont tant contribué, courageusement, à faire accepter à la société hétéronormée, dans ce monde d'identités fluctuantes que les queers défendent, en quoi le terme de "choix" serait fondamentalement à côté de la plaque, voire scandaleux ?

Je précise enfin que je ne connais pas les chiffres, mais si on m'expliquait que, par exemple, 99% des gays se sentent gays depuis toujours, je comprendrai un peu mieux que le mot "choix", alors quasi superflu, devienne suspect. Mais si les choses sont plus partagés, je pense que mes arguments valent le coup d'être discutés. Je ne demande qu'à comprendre, sincèrement.
C'est qui Twitter ?
Je ne comprend pas cette polémique.
Oui, les Politiques français on conservé l'approche Universaliste du monde ; ce sont des américains qui sont morts, peut importe avec qui ils couchent ou vivent.
Est-ce infamant ?
Les américains vivent dans un monde differencialiste ou prime la différence, ou on se définit en fonction de son appartenance raciale, religieuse, sexuelle etc... en vivent en vase clos.
Résultat : ça donne des Trump.

Navré de la nouvelle tendance d'@SI.
Quand Sihame Assbague tweete que la fusillade la plus meurtrière des Etats-Unis, est celle de Wounded Knee, le 29 décembre 1890, qui a fait plus de 300 morts parmi la population amérindienne !
50 morts seulement à Orlando. Pas de quoi faire des caisses de cet "incident", comme le qualifie le père du massacreur.
C'est ce genre de conne qu'@si adore inviter.
Je ne comprends rien de ce débat sémantique digne du byzantinisme le plus têtu.
La revue Prochoix, organe de l'association du même nom, je cite (Extraits des statuts) "défend l’idée d’une société respectant les choix de vie de chacun, l’égalité et la liberté individuelle pour tous, et le principe de laïcité. L’association a corrélativement pour objet la lutte contre toute forme d’incitation à la haine ou de discrimination liée au sexe, à l’orientation sexuelle, aux moeurs, à l’origine ou à l’appartenance ethnique ou à la religion, vraies ou supposées. D’une façon générale, elle combat toute forme de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie, de sexisme, d’antiféminisme ou d’homophobie. Féministe, laïque, antifasciste, pro-avortement, favorable aux droits des gays et des lesbiennes, ProChoix se donne comme objectif la défense, notamment par l’action juridique et médiatique, du principe de laïcité, du respect de l’environnement, des droits des gays et des lesbiennes, des droits des femmes, du droit à l’avortement contre toute entrave ou atteinte, et de manière générale la défense des droits de l’homme et des libertés individuelles."
C'est tout le problème de ceux qui se la jouent Police sur les réseaux sociaux : vous pouvez faire 1000 tweets dans un sens acceptable, on vous dénoncera et juera pour un seul tweet allant dans l'autre sens. En France, et cela a voté sous Hollande, on va même jusqu'à à de la prison ferme pour un tweet sur les réseaux sociaux. L'ambiance police de l'expression sur les réseaux sociaux, confortée par plusieurs lois sous son mandat, se retourne contre lui : normal. Mais cela nous concerne tous et cette atmosphère de dénonciation permanente nuit à notre liberté, hélas.
"Toute l'élite politique", vous dites ?
Mais... ça paraît normal et logique à tout le monde qu'un chef d'Etat tweete ?
C'est utile ? ( si oui, à qui et à quoi ?)
Il a le temps ? ( y'aurait pas mieux à faire ?)
Quelle idée aussi d'être abonné au compte de Hollande !

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Quand Hollande voit deux hommes s'embrasser, que ressent-il ? Jamais Hollande président n'a exprimé publiquement de chaleur humaine à l'égard des gays, lesbiennes, bis ou trans. Ce manque signe son incompréhension ou son refus de comprendre éventuellement. Pourtant des occasions, il en a eu. Ne serait-ce que l'enterrement de Nelson Mandela.

A titre de comparaison Obama exprime son souhait d'inclusion chaque mois publiquement. La dernière fois c'était le 10 juin : "Dicrimination is so last century". Les deux mois derniers, c'était avec Castro et encore avec Trudeau. Il ne rate pas une occasion de le faire bien, lui. Cela signe sa compréhension du problème et son ambition aussi de se battre pour l'égalité de tous quel que soit qui l'on est, qui l'on aime ou d'où l'on vient. C'est pourtant simple, non ?

Quand Hollande voit deux hommes s'embrasser, que ressent-il ? Il doit tourner la tête, lui.
On cherche encore les mots pour décrire la stupidité de la réaction en direct sur Twitter. Et même, le simple fait de "réagir" sur Twitter. Ces phrases ridicules de sérieux, ces tournures ampoulées, ce langage de télégramme auquel on devrait dire stop.
C'est vraiment une polémique idiote sur twitter. C'était bien sûr en comparaison avec les pays où "on a pas le choix", parce qu'on est hétéro et c'est tout, sinon c'est la prison ou la mort.

Donc en France et dans d'autres pays on a le choix de se déclarer ce que l'on veut, légalement.
Aie. Anodin au premier abord, ce mot "choisir". Après tout, ne pourrait on pas choisir sa sexualité, comme on choisit son style vestimentaire? Sauf que s'il a choix, il peut y avoir changement facile. Dès lors, de même qu'on peut vous interdire de venir sur votre lieu de travail ou dans une église en maillot de bain, on pourrait interdire à ceux qui n'ont pas "choisi" la "bonne" sexualité de travailler ou de fréquenter un lieu de culte...
Oui, sa gaffe m’a paru normale en la rapprochant de son offre de choix aux maires (faire célébrer le mariage d’homos par un(e) adjoint(e) si l’éthique personnelle empêchait de le faire soi-même) lors du lancement de la loi dite Mariage pour tous, une option qui se voulait calmante et qui provoquera l’emballement Manif pour tous.

Sinon, pour le couple policier, j’en étais à me dire après Orlando, quelle catégorie « mécréante » allait suivre.

Il me semble qu’il va nous falloir sérieusement débattre avec (et non contre) la jeunesse « croyante », que tout ce qui est de l’ordre de la surveillance policière ou d’état d’urgence comme d’exception a échoué, ici et aux USA.
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