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Hollande, et la rescapée patronale

Et enfin arriva une rescapée.

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Heureusement qu'il y a des guerres pour qu'on puisse s'extasier devant de beaux monuments.
Aujourd'hui à Notre-Dame de Lorette (Pas de Calais), Notre Président a inauguré "l'Anneau de la mémoire", dédié à 580 000 soldats tombés en 14-18... et pas une seule goutte de pluie !
Un instant, on rêva.

C'est vrai, Hollande, depuis qu'il est élu, manque clairement de démagogie. Heureusement, vous en avez pour 2.
Ouf, merci Daniel, je finissais par me dire que j etais tout seul à penser ça ...
"Et en Angleterre ou en Allemagne, bonne chance, de tout coeur, pour trouver des routes, des trains, des écoles, des collèges, des grandes écoles, des hôpitaux, des crêches, des retraites, des assurances chômage, des théâtres, des concerts, des opéras, des festivals, d'aussi bonne qualité, et aussi accessibles qu'en France"

Oui enfin...les trains en Allemagne sont de bonnes qualités non ? Les hôpitaux aussi ? Les théâtres, les concerts, les opéras, les festival également ? Alors pourquoi cette comparaison bizarre ?
Bravo, cher Daniel Schneidermann, pour nous avoir fait remarqué que notre cathodique cheftaine d'entreprise était la seule à n'avoir pas dévoilé ses revenus...

Notre cher Président aurait aussi pu lui demander pourquoi, à son avis, les dirigeants de Toyota, qui étaient courtisés par la Grande Bretagne, l'Espagne et la République Tchèque, ont choisi Valenciennes (pas loin de chez Madame...) pour implanter leur unité de production européenne d'où s'exportent des milliers de voitures par an ?
Et pourquoi, après 10 ans d'expérience, sans doute pris de folie, ils ont choisi, l'an dernier, de doubler leur capacité de production créant par là même près de 1 000 nouveaux postes de travail destinés à des travailleurs qui coutent si cher ?
Que faisaient pendant ce temps là, nos formidables patrons pleurnichards ? Ils faisaient le siège du ministère de l'industrie pour sauver une entreprise Peugeot déjà gorgée de subventions publiques.

Ce n'est pas le "cout du travail" qui pèse sur la compétitivité des entreprises françaises, c'est le cout de l'incompétence et de l'incapacité de leurs équipes dirigeantes qui préfèrent user leur temps, leur énergie et leur savoir faire à bricoler des montages financiers souvent foireux puis à réclamer des aides, des subventions et autres baisses de "charges".
Ils viennent d'en prendre pour 20 milliards avec le CICE et ils vont en avoir 40 milliards supplémentaires avec le Pacte de Responsabilité, sans aucune contrepartie réelle, mais ce n'est pas encore assez !
Drogués aux aides et commandes publiques, ils n'ont plus les capacités d'innover et de créer les bons produits qui se vendent.
Libéraux, ils le sont pour leurs employés, mais bizarrement, ils ne le sont plus pour eux-mêmes...

Alors, Madame "l'entrepreneuse" (héritière, quand même...) combien la nation (l'ensemble des Français) devra encore vous donner pour que vous daignez innover et créer de nouveaux emplois pour la femme de 60 ans qui vous a précédé et le jeune marseillais qui vous a succédé ?
Combien de pans entiers de notre pacte social faudra-t-il encore abandonner pour que les gens qui prétendent être des "chefs" d'entreprises cessent de pleurer sur leur sort et remplissent enfin pleinement leur rôle social de leadership et d'entrainement dans la création de richesse ?

Et croyez-vous qu'une fois que l'on se sera aligné sur tous les moins-disant sociaux - protection sociale minimum comme en Angleterre, absence de salaire minimum comme en Allemagne, financement privé des retraites comme aux US, etc... - la France sera encore attractive si dans le même temps, comme on a compris que vous le proposiez, l'éducation, la culture, la politique familiale sont soumises aux lois du marché ou tout simplement abandonnées faute de financement ?

A votre avis, combien de vos chers employés, dont vous vous sentez si solidaire, vous suivraient en Grande Bretagne pour vivre dans un pays où la protection sociale est minimum et où les services publics sont parmi les plus inefficients et les plus chers d'Europe ?

Enfin, ne pensez-vous pas que les 3 millions d'euros (sur plus d'1mds de résultat si on a tout suivi) que vous prétendez "perdre" héroïquement en restant dans notre beau pays, ne sont rien au regard des avantages que vous tirez d'avoir un personnel mieux soigné et mieux protégé et donc plus performant qu'en Grande Bretagne, de disposer d'infrastructures en meilleur état et plus efficaces qu'en Allemagne - où il n'y a plus d'investissements publics depuis 10 ans -, pour ne citer que ces exemples ?
Au final, le mode sur lequel François Hollande a répondu était plutôt habile, et finalement en cohérence avec lui-même : il a répondu sur le mode du compromis.

Je serais moins cruel à son égard, une émission sur TF1 et RTL, c'est toujours un exercice risqué, à priori. Quoique, les intervenants de l'émission n'ont pas usé d'autant de démagogie que bon nombre d'intervenants vus sur les chaines de l'audiovisuel publique...

Il a, comme à son habitude, protégé ses intérets mais pas ceux de la France. Il a entretenu, par sa réponse, l'idée que la France dépense davantage que ses voisins pour le même résultat. Or, c'est faux. Nos voisins font le choix de cotisations moins coûteuses et de salaires nets plus élevés, mais disposent de services publiques moins développés.

Les communistes, dont je ne suis pas, et d'autres, parlent du salaire socialisé ou mutualisé pour rétablir un peu de réalité : les charges servent à payer un certain nombre de dépenses qui sont prises en charge de façon collective, mais que nous aurions du nous acquitter, à un moment ou à un autre, à titre individuel. Un anglais ou un allemand aura un salaire net plus élevé, mais sitôt malade, il devra bien consacrer une partie de son budget à des dépenses de santé que nous, nous payons via les "charges".
De quelques expressions populaires :

Avoir la foi du charbonnier...

Faire pleurer Jeannette...

Mentir comme un arracheur de dents...

...
"Si vous souhaitez tant vous expatrier, avec vos cadres ou vos salariés, faites-le ! Et en Angleterre ou en Allemagne, bonne chance, de tout coeur, pour trouver des routes, des trains, des écoles, des collèges, des grandes écoles, des hôpitaux, des crêches, des retraites, des assurances chômage, des théâtres, des concerts, des opéras, des festivals, d'aussi bonne qualité, et aussi accessibles qu'en France".

C'est marrant, c'est exactement la phrase qui m'est venue en tête au même moment!
Ceci dit je complète la liste:
"des routes, des trains, des écoles, des collèges, des grandes écoles, des hôpitaux, des crêches, des retraites, des assurances chômage, des théâtres, des concerts, des opéras, des festivals, d'aussi bonne qualité, et aussi accessibles qu'en France et des Lycées et écoles primaires FRANÇaises gratuites pour les enfants de nos cadres à Düsseldorf, Newyork, Saigon et à Tombuctu".
Vous dites qu'elle a déjà délocalisé certaines de ses usines en mettant un lien vers un papier de La Voix du Nord. Mais à la lecture de ce papier il n'est fait mention nulle part d'installations en allemagne ou angleterre, le papier mentionne seulement que la société (Beck-Crespel) a des salariés dans ces pays. Loin de moi l'idée de la défendre mais il serait bon d'être précis. Sont ce des salariés français détachés ds ces pays, des autochtones salariés par Beck ou alors des salariés travaillant en France et ayants été délocalisés là bas pour des raisons fiscales ?
Daniel Schneidermann, ce que vous dites est l'évidence et tout le monde y a pensé: on reste en France parce qu'il y a des bons côtés et que c'est notre pays. Vous n'avez pas relevé et c'est votre choix, l'accord de ces deux français là sur l'abandon par les précédents gouvernements de notre secteur industriel. Vous ne les fréquentez peut-être pas, mais les jeunes plombiers français trouvent du travail en Suisse et en Allemagne, parce que nos industries sont parties là-bas. Ceux qui restent sont au chomage. Quelle idée aussi d'aimer la plomberie quand on est français! Vous me direz qu'avec les retraités, les fonctionnaires, les employés du tertiaire, les agriculteurs, les élèves et les bébés, il y a assez de Français pour faire tourner la France et que les produits on peut les fabriquer chez nos voisins qui viennent d'ailleurs travailler chez nous aussi, sans compter les capitaux "étrangers" qu'on fait aussi venir. Excusez moi mais sur ce sujet là, votre remarque d'évidence qu'aurait pu faire notre président, ne mène nulle part. Solidarité HEC ou pas, c'est peut-être pour çà qu'il ne l'a pas faite. Par ailleurs, j'ai trouvé cette "héritière" courageuse de venir sur ce plateau, et visiblement Gattaz ne roule pas pour elle. Cordialement.
Un instant, on rêva.

Arrête de rêver.

Le blond, peut-être, ça passe. Mais la blonde, non. Tu ne peux pas.
Ce matin, le Monde ne tombe pas dans la technophilie facile et se montre sceptique sur l'annonce de l'usage des tablettes au collège : outil pédagogique ou gadget ?
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/11/07/les-tablettes-au-college-la-fausse-bonne-idee-de-francois-hollande_4520005_4408996.html
Bravo ! Il est vrai que le Monde s'est récemment montré prudent sur les enfants face aux écrans
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/10/27/ecrans-les-effets-pervers-d-une-fascination_4513117_1650684.html
Sauf qu'il y a quelques temps, c'était chouette, les tablettes pour les petits, et super pédago
http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/07/02/des-baby-tablettes-pour-les-premiers-apprentissages_1727990_3238.html
tellement chouette, qu'on avait même le droit à un guide d'achat !
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/19/enfance-tactile_1792646_3234.html
encore que, quelques semaines avant, les tablettes pour enfants c'était quand même un peu compliqué, tout ça tout ça :
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/19/enfance-tactile_1792646_3234.html

Tout et son contraire, où est le problème ?
C'était la minute "faites le tour de la question avec le quotidien de référence"
Une pensée pour Abdelwahab Meddeb, mort hier à l'âge de 68 ans.
Et pendant que ce type de chef d'entreprise se plaint hypocritement des charges et de l'instabilité réglementaire, alors que leur entreprise est de taille suffisante pour y faire face, on ne parle pas des autres, plus modestes, qui trinquent vraiment mais qui n'intéressent ni TF1 ni Hollande...
Et si les journalistes d'@si interrogeaient l'inspection du travail pour se faire une idée sur Beck-Crespel.
ce serait sans doute une source intéressante !
Un nom dur à porter...

Il n'est pas étonnant que cette Karine ait la foi du charbonnier qui, nous dit on, est la : " Foi religieuse d'un homme (ou femme) simple, qui croit sans aucun examen tout ce que l'Église et/ou l' idéologie de Adam Smith et Hayek (relayés par Thatcher, Reegan, Macron...) enseigne. "
Petit rectificatif,
(sans préciser que certaines de ses usines sont déjà en Angleterre et en Allemagne)
Faux, elle l'a précisé dans sa question et Hollande l'a également relevé.
Je l’ai écoutée, et elle pleurniche pas mal.
En plus de votre proposition de partir à l’étranger, je lui conseillerais bien de quitter le patronat et devenir simple salariée
pour apaiser ses souffrances.
Mais comment fait elle pour avoir la larme a l'oeil et des trémolos dans la voix !! Elle va aux Cours Florent ou elle fréquente lavrilleux! ! N'habitant pas la capitale et ne fréquentant pas les voyous .je m'en vais éplucher un oignon. (Histoire de paraître solidaire)
Dixit le chef d'entreprise qui s'est battu avec l'administration fiscale pour obtenir une TVA aménagée. Je n'irais pas jusqu'à parler de paille et de poutre, mais de poutre et de poutre, il pourrait en être question...
Et ceux qui sont partis, parce qu ils sont nombreux aussi. Ce n est pas Hollande le responsable ça a commencé avant lui mais allez savoir pourquoi ç est lui qui cristallise cela.
La rescapée ressemble étrangement à Parisot avec une moumoute ? (Je n'ai pas regardé ce cirque télévisuel). Je crois bien que j'étais sur @si après avoir regardé une excellente série Lilyhammer sur ARTE.
Il serait peut-être temps d'entamer le travail de deuil de cette "gauche" (ou "droite sociale"), pour pouvoir la laisser mourir dans ses propres lamentations et recréer quelque chose de nouveau et d'inédit.

Les 30 années de néo-libéralisme sont derrière nous, re-crééons un monde social sans forcément l'appui de l'etat.

Antonio Gramsci disait :
"La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés".

Nous sommes moi et mes congénères (génération Y) bien conscients que nous allons devoir tout refaire, pour un monde meilleur et qui soit en capacité de nous acceuillir.

Bien à vous
En progrès, mais à confirmer.
Aucun souci à vous faire, Madame Charbonnier. François confirmera.
Il compte parmi vos meilleurs élèves.
Pas question de se farcir Hollande à la télé, ça suffit qu'il soit au pouvoir, marre d'avoir la droite au pouvoir. A quand Podemos, à quand une grève générale, à quand la masse des laissés pour compte (une majorité des français) dans la rue ? Demain, c'est les patrons qui vont descendre dans la rue et je n'ironise pas, c'est prévu. Avant hier c'était la FNSEA, pas de mort à déplorer, plus facile de tuer des jeunes écolos, mais de gros dégâts que le contribuable va devoir financer. La France reste calme, merci les syndicalistes friands de confort. En Espagne, en Belgique, en Allemagne, au Portugal, en Grèce les gens se mobilisent. Je suis sidérée par notre passivité.
Oui mais elle était bien coiffée la dadame...Genre Sue elen dans Dallas(pour les plus vieux) ou Trierweiler, l'ex. Et ça , ça intimide...
Vous espérez trop haut, Daniel, à vous lire on aurait cru qu'on avait élu un président de gauche ! C'est mieux de ne rien espérer, comme ça on n'est jamais déçu ...
Je me suis empêché de ne pas regarder TF1.
Mais à la lecture de Daniel...flash!

Hollande se lèva, se vêtit de son casque de scooter, prît la Karine par la main et lança ces mots qui résonnent encore en tête: " Mesdames, Messieurs les Français voici ma muse, ma gattaz à moi, de grandes choses se préparent, j'envahis la perfide Albion et devient le Roi des vis, écrous et boulons de 15. Mon rêve."

Médusé, Lagaf' avale son dernier cheveu.
"et on se quitta bons amis,entre anciens de hec"

le récent ex ministre de l'économie a montebourg,est en formation accéllérée dans une grande école de commerce,l'atitude rebelle idéale...
C'est bien vu de la part de TF1, de prendre une héritière. Bien représentatif du capitalisme français (enfin, celui qui est représenté par le MEDEF).
Bien vu.

Cela dit, il ne risquait pas de lui répondre cela, vu qu'il partage en grande partie les opinions de cette dame et qu'il participe à détruire lentement mais aussi sûrement que son prédécesseur Sarkozy, le service public et le code du Droit du Travail.
Ça ne va pas assez vite pour elle, c'est tout.
Il avait pourtant choisi de s'exprimer, comme l'ancien, sur un chaine privée plutôt que sur France Télévision.
C'était bien la peine.
" "mais Madame, qu'est-ce qui vous retient de partir ? Si vous souhaitez tant vous expatrier, avec vos cadres ou vos salariés, faites-le ! Et en Angleterre ou en Allemagne, bonne chance, de tout coeur, pour trouver des routes, des trains, des écoles, des collèges, des grandes écoles, des hôpitaux, des crêches, des retraites, des assurances chômage, des théâtres, des concerts, des opéras, des festivals, d'aussi bonne qualité, et aussi accessibles qu'en France".
Sûr qu'elle se serait tu.
Un instant, on rêva.

La dame devait rêver de pouvoir faire suer le burnous de ses salariés comme ce sous-traitant de Huawei (qui va payer non son esclavage mais qu'il ait été découvert).

Vivre grassement du travail de gosses de 13 ans 13 heures par jour, parfois de nuit et avec un jour de congé toutes les deux semaines et deux jours fériés par an : quel pied !

Sur Hollande-Valls-Gattaz, nous on ne rêve pas. On cauchemarde.
A elle seule, cette chronique justifierait mon réabonnement à @si. Merci pour ce travail de recherche.
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