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Giesbert l'embobineur

Le malheureux Giesbert !

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Entre nous on s'en fout de Giesbert.Quid de cette nouvelle entourloupe de Cope?
Il est évident pour les gens avisés que nous sommes, que Mr Giesbert est une taupe socialiste qui cherche à salir un personnage irréprochable tout au long de son parcours politique et de sa vie personnelle, Mr Jean François Copé.
Rappelons quand même quelques faits, Mr Copé a œuvré de toutes ses forces afin que l'équipe libanaise de natation synchronisée libanaise puisse progresser en lui prodiguant de nombreux conseils.
Le maire de Meaux n'hésitant pas à enfiler le maillot pour être plus proche des athlètes du pays au cèdre.
Il a fait de Meaux, une ville sécurisée où les enfants de souche peuvent déguster un bon morceau de Brie avec leur pain au chocolat dans des parcs aménagés et protégés.
Il sera, souhaitons le, le futur premier ministre de la France, quand Nicolas Sarkozy aura repris le pouvoir des mains de la vermine socialisante qui coule notre économie en recrutant des fonctionnaires et en exerçant une pression fiscale intolérable sur les entrepreneurs.

Je profite de l'occasion, même si cela n'a pas de rapport avec notre sujet du jour, pour saluer un grand journaliste, Guillaume Roquette, qui dans une émission d'Arte hier soir a mouché un SDF en lui faisant remarquer sans détour que vivre dans la rue était aussi un choix délibéré d'un grand nombre d'assistés.
Souhaitons que Mr Giesbert fasse son mea culpa et rétablisse la vérité dans un journal qui peut être fier de compter l' 'une des plus grandes plumes de la presse écrite, Mr Claude Imbert , hebdomadaire qui s'honorerait de reconnaître qu'il s'est trompé en salissant un homme politique vertueux !
[quote=Giesbert]"Même si je voulais devenir Hugo, c’est-à-dire écrivain, j’étais déjà, sans le savoir, journaliste dans l’âme : un imposteur qui savait embobiner son monde".

L'aveu de Giesbert mérite d'être interrogé quant à sa portée. Au-delà de la personne qui l'a confessé, il implique en effet toute une profession. Le journalisme serait-il une imposture? Soulever la question n'est-ce pas y répondre: oui, à l'évidence, comme Giesbert nous en fait la confidence? Mais alors qu'en est-il de tous ceux qui regardent ou écoutent une émission, ou lisent un article - et qui ne l'a jamais fait? Que sont-ils, tous et chacun: benêts ou complices, benêts et complices?

Mais, objectera-t-on, n'est-il pas possible d'exercer la profession avec honnêteté et sens critique? - C'est sur ce point sans doute que l'aveu de Giesbert est le plus troublant. Car l'embobinage par lequel il définit l'office peut - sinon doit - être considéré comme l'indémêlable embrouillamini de la vérité et de la tromperie tel que le paradoxe du menteur nous en a averti. Celui-ci, dont "Je mens", est la formule abrégée, nous place devant l'inextricable liaison du mensonge et de la vérité. Car si je mens en disant "je mens", je ne mens pas, donc je dis la vérité...laquelle ment.

On sait par quel subterfuge des logiciens ont prétendu échapper au rouet. Il faudrait distinguer plusieurs niveaux de langage, deux au moins: le langage-objet, et le métalangage portant sur le premier. Ce qui explique la formule développée du paradoxe: "Épiménide le crétois dit que tous les crétois sont menteurs". Sous-entendu, et moi qui le cite, je ne suis pas crétois. Le premier de ces deux énoncés relèverait du langage-objet et le second du métalangage qui nous affranchirait de sa paradoxalité. Traduit en journalisme, cela donnerait: un journaliste ordinaire est dans l'imposture, mais un journaliste décrypteur y échapperait par la conscience critique qu'il prendrait de l'infiabilité des événements.

Tout comme cependant la différence entre métalangage et langage-objet peut être à l'infini multipliée, la différence entre décryptage et (simple) "reportage" peut, elle aussi, être poursuivie à l'infini. D'où l'opposition au subterfuge logique proposée par Lacan: il n'y a pas de métalangage. Et pas de décryptage ajoutera-t-on, qui permette d'échapper au piège inhérent en tout message. L'imposture est l'essence, "l'âme" selon Giesbert, de toute posture: le journalisme n'en étant qu'une illustration. Autrement dit, Giesbert n'a rien dit que chacun ne sache au fond de soi. On pourrait toutefois le créditer d'avoir inventé le paradoxe du journaliste que nous appellerions "le Giesbert", comme l'on appelle "l' Épiménide" le paradoxe du menteur dont il est une variété.
Peut-on approcher davantage l'essence d' " Arrêts sur Images" ?
Giesbert a juste interverti les deux mots, la phrase réelle est:
j'étais déjà sans le savoir imposteur dans l'âme : un journaliste qui savait embobiner son monde.

Un imposteur sachant imposter doit savoir imposter même dans ses aveux d'imposture.
Et Copé n'est pas journaliste... CQFD !
"donc je dis la vérité...laquelle ment"



La "vérité" ne ment pas, ni ne joue au bilboquet.

[ce que nous nommons "vérité" n'est rien d'autre que la caractérisation d'une proposition portée par un sujet ; et qui est qualifiée de vrai, ou conforme à la vérité. Exemple, "ce témoin a dit la vérité"]
Dites donc c'est lugubre vos chroniques ces temps-ci. On nous fait une petite déprime ? Faut prendre des vacances.
>>Pendant ce temps, le scoop de Mediapart, avec vrais documents à l'appui, sur la manière dont le PDG d'Orange Stéphane Richard censure le cinéma français, n'a toujours été repris par personne (hormis nos confrères de Slate).
Pendant ce temps, le scoop de Fdesouche*, avec vrais documents FRONTEX à l'appui, sur l'explosion de l'immigration illégale dans l'UE (+48%, quand même !) , n'a toujours été repris par personne (hormis quelques sites de réinformation).
La vrai propagande, en tout cas la plus efficace, c'est de ne rien écrire.

*Là, je viens de perdre un paquet de lecteurs
Pourquoi je ne regarde plus la TV ?
Parce que dans le cas de cette affaire, on invite FOG et non pas les journalistes Mélanie Delattre et Christophe Labbé !
La vitrine, toujours la vitrine...
Le scoop de Mediapart : ils en ont fait une partie de la matinale de Culture ! Pour dire qu'il n'y a pas vraiment censure, certes, mais ils en ont parlé ;)
Pauvre Copé. Mais... Si non è vero, è ben trovato ! :-)))
"Même si je voulais devenir Hugo, c’est-à-dire écrivain, j’étais déjà, sans le savoir, journaliste dans l’âme : un imposteur qui savait embobiner son monde"

Moi aussi, j'hésitais entre Léonard de Vinci, Einstein ou Martin Luther King, voire le Messie, en tout simplicité, mais je pouvais pas, j'avais piscine. Désolé pour le monde, il faudra encore attendre un nouveau Giesbert pour espérer le prochain Zola.
Citation de citation : "Même si je voulais devenir Hugo, c’est-à-dire écrivain, j’étais déjà, sans le savoir, journaliste dans l’âme : un imposteur qui savait embobiner son monde".

FOG soudain à poil. Sûr que Copé va rameuter les ligues de vertu.
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