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Géorgie : Minc contre BHL

C'est une controverse inédite (et inattendue) sur la scène médiatico-intellectuelle parisienne, que vient de faire éclater le conflit géorgien. D'un côté, Bernard-Henri Lévy défend la Géorgie agressée par la Russie de Poutine. En face, Alain Minc défend l'accord Sarkozy, qui fait bon marché de l'intégrité territoriale géorgienne.

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Moi, ce qui me frappe, c'est la façon dont nous sommes effectivement toujours plongés dans la mentalité de guerre froide. Il est vrai qu'en ce moment, l'impression qui ressort de tous ces conflits en Europe de l'Est pour quelqu'un comme moi qui est loin d'en être spécialiste (enfin, j'imagine que la plupart des gens qui expriment leur opinion sur le sujet sont loin de l'être, je me permets donc de le faire aussi), c'est que nous sommes effectivement retournés à la guerre froide et que tout cela n'est qu'un long affrontement Russie / USA par pays interposés.

Ce qui m'étonne et m'énerve plus, c'est la façon dont la Russie, quoi qu'il arrive, est toujours le "méchant". Alors, attention, je ne dis pas que j'aime Poutine, que j'aimerais vivre en Russie, que c'est un pays où la liberté d'expression et les droits de l'Homme sont respectés... Mais la façon dont on traite les informations est en permanence empreinte d'un schéma sous-jascent dans lequel les Américains (ou occidentaux) sont toujours, forcément les gentils, et les Russes (ou les communistes en général puisque la plupart des gens pensent toujours en termes de bloc communiste) sont toujours les méchants.

Exemples: les concepts dont on se sert pour parler des conflits territoriaux, ethniques, etc, dans nos médias.
-Dans le cas du Tibet, on va parler "d'autodétermination des peuples", et les arguments de la Chine n'ont aucune valeur, même si celle-ci invoque le droit de protéger "l'intégrité territoriale" du pays par la force et l'oppression.
-Dans le cas de la Géorgie, on se fiche royalement de "l'autodétermination" des Ossètes du Sud, qui ont pourtant exprimé leur désir de se séparer de la Géorgie, et on met en avant cette fois "l'intégrité territoriale" qui devient soudainement la valeur la plus importante et justifie le recours à la force contre les "rebelles" ossètes.
-Dans le cas du Kosovo, on était par contre dans l'autodétermination souveraine (surtout si le nouveau pays est pro-US) et l'intégrité territoriale de la Serbie n'a aucune importance. Milosevic méritait de se faire virer et juger car c'était un nationaliste (et pro-Russe) qui était accusé de nettoyage ethnique.
-Dans le cas de la Géorgie, on a aussi un nationaliste (pro-Américain cette fois) qui est accusé de nettoyage ethnique (mais puisque les victimes sont dans le "camp" russe, ces allégations sont forcément fausses), mais cela n'a aucune importance puisqu'il a le droit de protéger l'intégrité de son territoire...

Il me semble que ces deux concepts d'autodétermination et d'intégrité territoriale sont contradictoires et incompatibles et que défendre soit l'un, soit l'autre en fonction des conflits indique un léger préjugé idéologique, ou une manipulation médiatique réussie. Personnellement, je préfère l'autodétermination, même si ces conflits sont souvent très complexes.
Je me demande si on hurlerait au scandale si un pays tiers se permettait une ingérence dans les affaires Chinoises pour aider le Tibet à sortir de la Chine. J'ai l'intuition que non.

Bien sûr, tout cela n'est pas valable si on est un pro-américain convaincu, et qu'on pense sincèrement que ce pays est encore un modèle de démocratie et de défense des Droits de l'Homme. Dans ce cas, il faudrait cependant se renseigner un peu sur les pratiques de l'administration Bush. Cette dernière est certes à la tête d'un pays doté d'une Constitution démocratique, mais elle se réserve le droit de ne pas la respecter quand cela l'arrange (Guantanamo...), et surtout de ne pas appliquer ses beaux principes aux ressortissants d'autres pays. La propagande médiatique qui fait ré-élire George Bush alors qu'il a entraîné son pays dans une guerre en falsifiant des preuves et qu'il a fait passer des lois contraires aux principes de liberté individuelle est à mon avis aussi puissante que la machine de propagande russe. Certes, les Etats-Unis sont encore un pays plus libre que la Russie au niveau de la liberté d'expression, mais n'ont rien d'un modèle.

A mon avis, la triste réalité est que nous sommes toujours (enfin, surtout pour les Européens de l'Est) au milieu d'un affrontement entre ces deux grandes puissances, qui agissent chacune par intérêt, et rien d'autre. Les idéologies diverses qui sont invoquées pour justifier leurs actions ne sont que des prétextes, d'un côté comme de l'autre. Mais cela n'est pas reflété par les médias, qui ont besoin d'un monde fait de gentils et de méchants. Sans doute est-ce plus facile pour faire de l'audience, pour passionner le téléspectateur, cela transforme la guerre en feuilleton, on suit pour voir si le gentil gagne à la fin...

Juste pour finir, un petit exemple de parti-pris pro-Américain, qui n'a pas grand-chose à voir avec ce sujet mais m'a tout de même interpelée l'autre jour. Un documentaire sur Hiroshima, dans lequel on voit le camp japonais et le camp américain en alternance. Les Américains sont doublés et parlent Français. Pas les Japonais, qui parlent leur langue, sont sous-titrés, et restent donc les "étrangers". Vraiment intéressant sur les phénomènes d'identification je trouve, surtout que dans ce contexte on se demande si un point de vue plus neutre n'aurait pas eu du mal à faire passer les Américains pour les "gentils" dans un docu-fiction qui nous présente quand même les premières et seules bombes atomiques a avoir été larguées sur des civils à ce jour...
Une remarque pourrait-on arrêter de dire que BHL est un "philosophe"? Quelle théorie a-t-il pondue? Si BHL est un philosophe alors nous le sommes tous! Dites que c'est un écrivaillon bling-bling ou un pseudo-penseur de la gauche du centre ayant des amis (bien) à droite et qui nous fait part de ses pensées qui ne m'intéresserait que si elles sortaient du gloubi-boulga connue sous le nom de pensée unique. A la rigueur traitez-le d'"écrivain" même si c'est une insulte à l'encontre des véritables écrivains, mais pitié, ça n'est pas parce que des personnes se qualifient (voire se voient qulifier) d'une manière que la définition est juste et surtout qu'il faut la reprendre!


"Cette prise de position de Lévy et Glucksmann avait rapidement déclenché une riposte de la part d'Alain Minc, [...] proche de Nicolas Sarkozy."
Parce que les deux autres joufflus non???

"l'Occident est obligé de mener une stratégie subtile, fût-elle moralement insatisfaisante : transiger le moins possible sur les droits de l'homme"
Tu m'étonnes que c'est un pote du Vilain Lutin...

"une Italie historiquement prorusse par mercantilisme"
Alors qu'une France pro-chinoise par mercantilisme, ça, ça n'existe pas et donc n'est pas condamnable...

"essayiste"
Voilà! Voilà! C'est exactement ce qu'est BHL! Ceci n'est qu'n combat d'"idées" (ô combien hors normes) entre 2 (minuscules) essayistes (dont l'intelligence s'arrête là où commence leur attrait pour tout ce qui brille!
Fort heureusement, Laurent Joffrin va sortir à la rentrée un livre de critique des médias. Nul doute que dans cet ouvrage sérieusement documenté, fruit d'une longue expérience es dérapages en tous genres, il remettra à leur place tous ces imposteurs médiatiques type BHL, Minc, Glucksmann, etc...
J'ai hâte de lire le livre de Joffrin, qui ne manquera pas d'épingler la fausse critique (du genre Acrimed, Plan B, et tous les "néo-bourdieusiens" selon la formule mystérieuse inventée par Daniel Schneidermann) et j'ai hâte de lire la critique par ASI du bouquin de l'employé de Rothschild (et par ailleurs patron de DS).
Mouahaha, je me marre!

Non seulement je considère BHL comme un imposteur, face auquel rue89 nous avait offert un pastiche remarquable de son reportage, mais en plus, toujours d'après rue89, ce fameux texte béhachélien est complètement mensonger (lire l'article ici). Encore une preuve de plus de l'imposture de cet hystrion médiatique.
Jane, 1/ Comment les américains ont-ils préparé leur guerre contre l'Irak ? 2/ Souhaiteriez-vous vivre dans la grande Russie de Poutine ?
Pour Bakchich, c'est icil
Une analyse de la situation (sur le fond) par l'historien Alain Besançon, Membre de l'Institut. Article refusé par Le Figaro.


"Le déjà vu.

C'est toujours la même chose.

La Russie prépare longuement le terrain par une campagne de propagande. Elle se démocratise, fait elle savoir, progresse à pas de géant vers l'Etat de droit. Elle se développe à toute allure et se présente comme un terrain d'investissements pour les entreprises occidentales. Une occasion à saisir ! Les libéraux, les pro-occidentaux arrivent….les technocrates…les pragmatistes… les colombes... les occidentalistes… la nouvelle génération… les classes moyennes… La nouvelle Russie est déjà la. .

En politique extérieure, la stratégie est simple et constante. Elle est de séparer l'Europe de l'alliance avec les Etats-Unis. De séparer l'Allemagne de ses partenaires, en lui promettant certains avantages en échange d'une position plus « amicale ». De neutraliser la France en lui offrant les satisfactions de vanité dont elle est friande. De profiter de l'indifférence italienne, espagnole, des complaisances serbes hongroises, bulgares. De pousser à la dissolution de ce qui reste de l'Union européenne en préférant systématiquement les accords bilatéraux avec ses membres.

La tactique est de choisir le moment opportun, le mois d'Aout, par exemple, quand elle sent les Etats-Unis affaiblis, embarrassés ailleurs, les Européens particulièrement divisés. C'est alors la frappe surprise. Alors nous nous apercevons soudain que nous somme mat
La Russie se présente comme faible : il faut l'aider, se garder de l'humilier, consolider ses progrès. Elle se présente en même temps comme redoutable par son immensité, son armée, son arsenal atomique, son pétrole. Elle fait planer une vague menace. Elle fait peur. Elle pourrait être encore pire. Apaisons la.

Cela a commencé depuis Khrouchtchev. On peut dire depuis Staline, depuis son virage « antifasciste », depuis son virage patriotique avant et après la guerre. Voire depuis Lénine et Rapallo. Et cela continue : Brejnev et la détente, Gorbatchev et la perestroïka, Poutine et la remise en ordre. . Nous avons pourtant eu le rideau de fer, le blocus de Berlin, la crise cubaine des fusées, l'écrasement de la Hongrie, l'occupation de la Tchécoslovaquie, l'Afghanistan, l'attentat contre le pape, l'Etat de siège en Pologne, le demi- génocide tchétchène. Aujourd'hui l'invasion de la Géorgie.

Cette répétition est lassante. Mais moins encore que la répétition de nos réactions à nous, les occidentaux. Le mensonge russe est si gros qu'il est toujours à moitié cru. Nos diplomates, à qui la diplomatie russe ment en pleine figure, en subissent la sidération. Ils n'osent pas dire : « Vous mentez. Vous êtes au fond un tigre de papier. Votre économie est misérable, votre démographie en ruine. Retirez vous tout de suite et rentrez chez vous ». Au lieu, nous élevons des protestations feutrées, nous appelons au dialogue, à la négociation. La Russie garde sa proie. Et puis c'est oublié jusqu'à la prochaine fois. « Nous n'allons pas revenir à la guerre froide », dit on, comme si elle avait jamais cessé.
En effet que veut la Russie de Poutine ? Pour commencer, reconstituer l'URSS. Elle est en contentieux de frontières avec l'Ukraine, l'Estonie, la Lettonie, la Moldavie, le Kazakhstan, la Georgie. Elle a soin d'entretenir ce contentieux, de le faire suppurer et quand l'occasion se présente, de l'enflammer, comme aujourd'hui.

Or ce but est aussi inepte que l'obsession de Hitler pour des « terres à l'Est ». Au lieu de s'occuper de l'épouvantable niveau sanitaire, de l'école à la dérive, elle construit des sous-marins, des porte avions, développe des systèmes d'armes, pratique la menace et le chantage tous azimuts. . Nous saluons : « la Russie a retrouvé sa fierté ». En fait elle court à sa ruine. Elle ne peut concevoir la négociation qu'en terme de victoire. Qui aura qui (kto kogo) ? Qui dominera sur qui ? Ce sont de fausses victoires, des dominations picrocholines inutiles, autant d'obstacles au développement sain et normal de ce malheureux pays, malade physiquement et moralement depuis si longtemps et que nos complaisances enfoncent dans sa maladie. La domination plutôt que la liberté, la domination plutôt que la prospérité : le peuple russe, hélas, en est intoxiqué.

Qu'au moins nous ne soyons pas intoxiqués pareillement ! A force de répétition, de crise en crise, cet appétit pour l'agrandissement finit par nous paraître naturel. C'est comme un vieux travers de la Russie, presque un élément du folklore, comme le samovar. C'est leur habitude et nous nous y habituons. Notre jobardise, notre crédulité, notre naîveté sont, avec la domination, l'autre grande satisfaction de l'Etat russe. "
Wouaaaouuu !!!! Le combat de Titans !!!!!
Il est bon de relire le politologue américain BRZEZINSKI qui a souvent écrit : "il faut réduire l'influence russe" .
cette idéologie de l'après-guerre froide repose sur l'idée qu'une seule superpuissance peut redessiner la carte géopolitique du monde. Ainsi les US ont-ils trop souvent confondu leurs intérêts propres avec ceux du reste du monde.
Cela fait vingt ans que, profitant de la faiblesse (momentanée) de la Russie, les américains avancent leurs pions, élargissant l'OTAN jusqu'aux Etats Baltes , faisant pression sur les européens pour inclure l'Ukraine et la Georgie dans cette alliance militaire, (et ainsi fermer la mer Noire, une des principales voies d'accès du commerce extérieur Russe).
comment voulez-vous que les russes ne réagissent pas !
http:
//millesime.over-blog.com
Je pense que c'est un complot. BHL est là pour nous rendre Sarkozy sympathique!
Je trouve que vous allez un peu loin avec BHL. Ce monsieur est peu intéressant et très doloriste, mais il ne vaut pas tous ces outrages. Le critiquer ainsi, c'est lui donner beaucoup d'importance. Et je trouve que l'article de Marianne trouvé par Hurluberlu rend bien compte de son problème. Mais je ne suis pas sûre qu'il ait tort sur le fond.

Car je voulais revenir sur l'image de cette guerre et de sa partie propagande.
J'ai lu un article sur le Figaro auquel je serais tentée d'accorder du crédit car c'est un Russe vivant à Moscou qui parle, donc on peut imaginer que la dimension de propagande est absente. Et cela expliquerait pourquoi cette guerre éclair a été à l'avantage des Russes en si peu de temps.

Et cet article m'amène deux types de réflexion :
La première est celle-ci : si vraiment ce que raconte cet article est exact, alors pourquoi la communication géorgienne n'en a-t-elle pas parlé et s'est-elle lancée dans une campagne dans des termes de dolorisme, tels que génocide, massacre, désastre humanitaire ..... pour se justifier ? Alors qu'il était facile de dire : les Russes sont rentrés en Géorgie, car l'Ossétie du sud est une partie de notre territoire. Nous avons le droit pour nous, et nous devons les repousser, même s'ils ont été accueillis à bras ouverts par les Ossètes (lesquels ne sont pas plus russes que les Géorgiens).

Certes, si la Géorgie fait cette guerre de propagande de cette façon, c'est parce qu'elle doit mettre de son côté les récepteurs, c'est-à-dire les opinions publiques occidentales, et ses conseillers américains en com l'y poussent.
Donc ça dit des choses importantes sur nous, qui faisons partie de cette opinion occidentale : c'est que nous ne comprenons rien à rien, et que seules nos émotions nous gouvernent. Nous serions beaucoup plus sensibles au dolorisme qu'au problème de la légitimité.

Peut-être parce que nos gouvernements livrent des guerres illégitimes, et qu'on ne peut pas arguer de ce fait de la légitimité dans cette guerre-là.

Et si on pousse le raisonnement encore plus loin, ça nous dit que nous ne comprenons pas pourquoi nous envoyons des troupes sur des théâtres d'opérations lointains. Les réactions à la mort de ces dix soldats français en Afghanistan le montrent bien. Je serais curieuse de savoir combien de Français ont la moindre idée de ce qu'on y fait encore.
Parce que lors de l'invasion de ce pays, on avait le choix : une fois que les Talibans et leur régime à la limite du totalitarisme étaient défaits, soit l'occident mettait des sommes colossales pour reconstruire le pays, les villes, les routes, les hôpitaux, l'économie, soit il partait.
L'OTAN est resté et a laissé le pays s'enfoncer et on a mis tout l'argent dans la guerre en Irak qui s'est révélée être une catastrophe stratégique et économique.

Et j'en viens à ma seconde réflexion, plus géopolitique et stratégique : ces deux catastrophes conjuguées, l'embourbement en Irak et en Afghanistan, qui ont provoqué par ricochet l'ouverture d'un troisième front, celui de l'Iran, ont mis l'occident dans une position très vulnérable.
Tout naturellement, et de façon très efficiente, les Russes, excellentissimes champions d'échecs, viennent d'ouvrir un quatrième front, sur les marges de leur empire. Et là, les Russes blancs ont fait échec à la reine noire Condie Rice, magistralement. Les missiles polonais et ukrainiens vont les faire réfléchir, certes, mais c'est admirablement joué, l'Ossétie du sud, le fou noir, est de fait tombée dans leur escarcelle, et l'Abkhazie, le cavalier noir, d'ici très peu de temps, devrait la rejoindre. Et quoi, après ? Ils avanceront tant que l'occident ne sera pas en mesure de leur faire une guerre sur le terrain. Et cela, c'est impossible dans les conditions actuelles. Et ces conditions perdureront tant que nous ne mettrons pas toutes les cartes sur la table. Qui sommes-nous, occident, le monde démocratique, et que voulons-nous ? L'argent, le pouvoir, l'extension de l'empire, le pétrole et d'autres ressources, la paix, la démocratie à l'intérieur et à l'extérieur ?

Sinon, sur le damier, notre roi, à nous autres occidentaux, est très mal parti. Et c'est peut-être cela qu'on ne veut pas voir quand on nous présente des images de sang et de larmes au lieu des photos de satellites espions américains avec l'avancée des troupes russes.
Merci beaucoup à Hurluberlu et à Jane. C'était très passionnant . BHL aurait-il investi en Géorgie ?
BHL fait partie de l'armement livré par Israel à la Georgie ...

http://www.israelvalley.com/news/2008/08/12/18980/israel-georgie-israel-a-besoin-de-la-georgie-commme-base-arriere-en-cas-de-conflit-nucleaire-avec-l-iran : ISRAEL GEORGIE - ISRAEL A BESOIN DE LA GEORGIE COMMME BASE ARRIERE EN CAS DE CONFLIT NUCLEAIRE AVEC L'IRAN.

http://www.israelvalley.com/news/2008/08/14/19014/israel-georgie-good-business-entre-tel-aviv-et-tbilissi-investissements-d-israel-en-georgie-autour-de-800-millions : ISRAEL GEORGIE - GOOD BUSINESS entre TEL AVIV et TBILISSI - Investissements d'Israël en Géorgie : autour de $ 800 millions.

http://www.planetenonviolence.org/Guerre-en-Georgie-la-Connection-Israelienne-Le-Ministre-de-la-Defense-Georgien-est-un-ex-Israelien_a1645.html?PHPSESSID=8b1e7798124c9527bda9a8c008815143 : Guerre en Georgie : la Connection Israélienne – Le Ministre de la Défense Georgien est un ex Israélien

etc.
Rue89 fait un excellent pastiche de la prose béhachélienne avec Choses vues dans la syldavie en guerre (une fort belle allusion tintinophile). En réponse à notre sophiste médiatique, Marianne aussi est pas mal dans le genre, quand elle nous apprend que BHL ne s'est pas encore mis à la vodka...

Sinon, malheureusement, il y avait trop peu de fatals flatteurs dans les réactions des abonnés du monde, à ma grande déception.
Et si on arrêtait de laisser la parole à ces gugus ? Tout simplement...
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