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France 2 présente un pro-nucléaire comme un expert neutre

Sortir la France du nucléaire ? Vous n'y pensez pas ! Il faudrait soit annexer toute l'Europe pour y installer des panneaux solaires, soit construire près de 87 000 éoliennes (et pas une de moins) dans l'hexagone. Autrement dit, à moins de faire la guerre à nos partenaires européens ou transformer la France en gigantesque ventilo, la mission est impossible. Cette démonstration éloquente ne vient pas d'un argumentaire d'Areva, pour qui tout est bon dans le neutron, mais d'un sujet du 20 heures de France 2 diffusé le 16 mars. Pendant près de 4 minutes, le journaliste présente le débat du nucléaire comme une évidence : non seulement ce mode de production d'électricité est incontournable mais les alternatives au nucléaire seraient peu crédibles.

Derniers commentaires

=< Manazo : tout le monde peut se tromper, même Areva qui a fait circuler les "ordres de grandeur" repris par France 2...
Marrant de lire, quelques temps après, tous ces commentaires en forme de procès fait à @si ou a S Rochat.
Mais ont-ils seulement lu, une semaine plus tard, ceci, à propos de ce JT du 16/03 :
(résumé d'@si de l'acte 5 de l'émission du 25/03 avec Pujadas - c'est moi qui souligne) :

"Retour sur un sujet de France 2, présentant les moyens de sortir du nucléaire... qui ne donnait pas vraiment envie d'en sortir : selon le reportage, il faudrait recouvrir toute l'Europe de panneaux solaires ! Il a fallu attendre jeudi dernier, un petit rectificatif de Pujadas: c'est en réalité une surface équivalent au seul département du Tarn-et-Garonne qu'il faudrait recouvrir ! "Une importante erreur suivie d'un dysfontionnement", reconnaît Pujadas. "Pourquoi pas de rectificatif plus tôt" ?, insiste D S. "A cause du dysfonctionnement", se borne à dire le journaliste de la Deux, qui ne veut pas en dire plus."

1) C'est bizarre, j'ai l'impression qu'une erreur allant dans le sens inverse (ie : une surface inférieure à celle du Tarn-et-Garonne) aurait eu plus de mal à passer au JT...

2) Pour avoir déjà écouté Jancovici en conférence, j'avais un a priori pas négatif sur le bonhomme. Mais quand, à la suite du reportage "dysfonctionnant" de France 2, il enfonce le clou et dit "le reportage montre très bien les ordres de grandeur", alors il y a un "petit" problème. Qu'un expert comme lui ne tique pas directement face à une telle différence de surface requise, mais au contraire l'avalise, fait douter un peu de ses compétences d'expert et beaucoup de cette prétendue neutralité soulignée par Pujadas.
"Une éventuelle exploitation massive des gaz de schiste remettrait en cause en partie (même s'il s'en défend) sa théorie de l'urgence énergétique : Jancovici a bâti toutes ses théories sur la baisse des hydrocarbures et la nécessité de diminuer la consommation d'énergie. Les gaz de schiste, qui pourraient repousser l'échéance, ne rentraient pas dans ses raisonnements, ce qui pourrait expliquer sa réaction tardive et celle d’Hulot."

Certains l'ont déjà souligné, mais cette analyse est inexacte. Le principal dada de Janco, c'est le climat, or les gaz de schiste n'y apportent aucune solution. D'ailleurs (je schématise), il explique très bien depuis longtemps qu'il ne faut surtout pas exploiter le pétrole non-conventionnel ni le charbon qu'il reste si on veut garder un espoir de maintenir le climat "sous-contrôle".
Et même en ne regardant que par le petit bout de la lorgnette énergétique, les hydrocarbures non-conventionnels permettent certes de faire durer la partie, mais ils ne changent rien le constat que l'ère de l'énergie bon marché est révolue. Creuser des trous tous les 500m pour y injecter un mélange de centaines produits chimiques à 100 bars et récupérer du gaz détenu dans la roche, c'est quand même un peu plus compliqué et coûteux que ce qu'on faisait jusqu'à maintenant.
Et vous n'ignorez pas que les aspects climatique et économique des gaz de schistes ne sont qu'une (petite) partie des problèmes posés par cette ressource.

En tout cas, ce forum montre l'intérêt qu'on les asinautes pour les questions énergétiques. J'dis ça, j'dis rien ;-)
Je n'ai pas lu tous les commentaires précédent mais ma première réaction est qu'à force de vouloir prouver que le reportage de France 2 est biaisé, cet article l'est de même.

Qui plus est, toute cette "polémique" cache le premier problème sur lequel tout le monde est d'accord : on va souffrir si on n'opère pas une transition énergétique. Pourquoi se focaliser sur ce qui nous divise et de fait, rester dans un immobilisme suicidaire, quand nous devrions dès à présent opérer les actions qui nous rassemble pour éviter de se prendre une grande baffe dans les années qui arrivent ?

Donc, -1 pour cet article qui met de l'huile sur un feu de paille au lieu de lancer un débat sain sur un des pans de l'équation énergétique de la France.
Mouais, pas d'accord avec @si sur ce coup là...

Je trouve que le reportage de France 2 est assez clair et plutôt équilibré. Il donne la parole à des "nucléocrates" comme vous dîtes (je déteste ce mot!!), à Greenpeace, à Jancovici et à Negawatt. On a quatre points de vue complètement différents et au final je trouve que les difficultés, et les challenges de chacune des solutions apparaissent assez bien. Et je ne trouve pas du tout que Negawatt soit caricaturé, ils sont présentés comme "un groupe d'experts reconnus" et leur scenario basé sur des économies d'énergie, du renouvelable et un peu de gaz est présenté assez clairement. Oh, bien sûr tout n'est pas parfait, mais en un temps aussi court, sur un sujet aussi complexe, je donne quand même un satisfecit.

Le reportage de France 3, en revanche, est un modèle de yakafocon qui n'amène aucun débat. Et pourtant je trouve le travail de Negawatt extrêmement intéressant, mais là, il est présenté comme une solution toute faite et non comme une hypothèse de travail. C'est dommage.

Attention à ne pas tomber dans les travers que vous dénoncez habituellement si bien: disqualifier par avance toute opinion qui n'est pas la votre, simplifier un problème complexe etc...

Sylvain
energies.blog.lemonde.fr
Quant à la prospective, il n'y a pas que Négawatt qui doute de l'intérêt du nucléaire à moyen terme.

La Commission particulière du débat public du projet Penly 3 a commandé à Énergies demain un travail de prospective sur la demande nationale en électricité. Ce cabinet arrive à la conclusion : "La réalisation de Penly 3 ne répond pas à des besoins électriques nationaux". En séance, la DGEC compose comme elle peut : "La capacité de la France à exporter de l’électricité décarbonée sera renforcée". En raccourci : le nucléaire est bon pour la balance commerciale et les émissions de gaz à effet de serre des pays voisins...

Global Chance s'est aussi penché sur la qualité de la prospective gouvernementale en matière d'électricité : http://www.global-chance.org/IMG/pdf/GC27p27-29.pdf
Si prévision ne signifie pas prédiction, on peut tout de même constater notre propension à surestimer systématiquement la consommation d'électricité, surestimation qui nous conduit à développer massivement le parc nucléaire.
Les éoliennes ont résisté au séisme, elles : http://energiesdelamer.blogspot.com/2011/03/japon-les-eoliennes-offshore-ont.html
(info relayée aussi par rue89)

Qu'en pensent Areva et EDF? Les médias français? Rien...
Et les 87 000 éoliennes sont aussi évoquées dans l'argumentaire d'Areva (voir le Canard de cette semaine).
Bon ben c'est le sujet trollesque par excellence alors je m'y mets, tout en recommandant aux très rares @sinautes qui n'ont pas (re)vu l'émission de 1999 de s'y mettre (ils comprendront pourquoi le débat est impossible en France sur le nucléaire, par débat j'entends un débat respectant la convention d'Aarhus, par exemple sur la prolongation de la durée de vie des centrales, qui est déjà actée et ne fait plus "que" l'objet d'une autorisation de l'ASN).

Jancovici a donc dit : "On chiffre aujourd’hui ces déchets à 2 ou 3 grammes par habitant et par an". C'est le vieil argument du volume de la piscine olympique. Sauf que la piscine s'agrandit et coûte de plus en plus cher (on attend la révision du chiffre par l'Andra). Et, surtout, que ce chiffrage au gramme ne tient pas compte des "matières valorisables", ce combustible usé sensé être utilisable au mieux en 2040 par les centrales de nouvelle génération. Grâce, entre autres, au documentaire de Laure Noualhat, Areva a dû stopper de façon anticipée l'exportation de ces matières en Russie chez Rosatom, faisant voler en éclat le chiffre du recyclage à 96 %. Même le haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité du nucléaire ne sait pas combien de tonnes de ces matières ont été exportées et l'écrit dans son rapport du 12 juillet 2010.

Et affirmer la priorité de la réduction des émissions de gaz à effet de serre sur la prévention ou l'éradication (comprendre la sortie progressive du nucléaire) des impacts radioactifs (qui ne sont d'ailleurs pas modélisés par les ACV pour diverses raisons mais surtout parce que leur durée est trop importante) n'a pas de sens. Les dangers sont différents et cumulables.

C'est une réflexion mono-impact limitée (exemple : grâce au bilan carbone je démontre qu'il vaut mieux ne faire plus que des cultures énergétiques car les émissions évitées qu'ils permettent sont supérieures à leurs émissions non énergétiques).
l'émission "là bas si j'y suis" de ce jour complète parfaitement l'article.
Bonjour
Comme d'habitude, si c'est la première fois qu'on prend sa plume ( en l'occurrence son clavier) c'est plutôt pour exprimer son mécontentement que de remercier pour la grande qualité de 90% des articles et émissions que j'ai le bonheur de lire ou voir toute l'année.

Donc je vois écris pour émettre un avis critique sur cette chronique et défendre "l'expert pas neutre du tout" qui a eu la mauvaise idée d'accepter l'invitation sur pujadas.

Si j'ai bien tout compris, l'article repose en grande partie sur la différence entre la neutralité et l'indépendance.

Comme le souligne l'article, cet expert est indépendant mais pas neutre. On peux se réjouir d'avoir des experts indépendants qui ont un avis. Et ce n'est pas moi qui vais vous faire remarquer, Mr scheidermann que ce sont même ceux que l'on a le plus intérêt à écouter. Quand à la neutralité d'un expert face à son sujet de prédilection, je croyais que vous aviez tranché en faveur d'une prise de parti plutôt qu'une neutralité relative.

Ou plutôt, et c'est là la gros problème de la question énergétique et plus largement de la question scientifique, Il n'y a pas vraiment d'avis mais des constats pour évoquer des conclusions scientifiques.

En l'occurrence, la seule question qui vaille la peine de se poser, ce n'est pas de savoir si les arguments avancés par jancovisci sont les même que ceux de l'industrie du nucléaire, mais si les chiffres ( et non les arguments) sont vrais ou faux. les 27000 éoliennes, ect.

Et là, c'est là précisément que le bas blesse dans les médias pour le traitement de sujets scientifiques. Et j'ose espérer que ASI, qui se veut critique envers les médias en général prendra la peine de lire la suite.

Le succès de la science tient à sa capacité a trancher tous les débats. Elle a organisé des processus fiables pour départager le vrai du faux à travers notamment la publication d'article dans des revues scientifiques et les comités de lectures.

La contre partie de cet avantage, c'est notre sentiment d'impuissance face à l'impossibilité de s'inviter dans le débat quand vous ne travailler pas activement sur le sujet. Et j'ajouterai, d'autant plus quand notre société nous inculque la notion d'égalité. C'est triste, mais c'est comme ça: ni moi, ni Serge Galam , ni vous, n'avons rien à dire sur l'énergie et le changement climatique.

Si ce monsieur (jancovicsi ) m'a bien appris une chose, c'est cela l'impartialité de la science. Et la deuxième chose qu'il m'aie appris c'est l'importance capitale de la question énergétique et son traitement faible et minable par les médias.

Quand à l'opposition que l'on serait tenter de percevoir dans l'article entre l'institut NegaWatt et les opinions de jancovicsi, elle est toute relative voir nulle. Les deux disent en substance la même chose. La réduction énergétique est la meilleur manière de s'attaquer à ce problème.

Je terminerai mon ( trop) long commentaire en recommandant la lecture du site internet www.manicore.com et surtout le visionnage de ces cours aux mines de paris,http://www.manicore.com/documentation/articles/conferences.html qui m'en appris plus que mes 5 ans sur les bancs de l'école après mon bac.

Je reste disponible pour toute remarques ou commentaires.
Cordialement
Concernant Jean-Marc Jancovici, voici une de ses conférences http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafJaye.html .

Je la recommande vivement, elle permettra à chacun de se faire un avis ( j'ai essayer de lire un maximum de post de ce forum pour voir si elle avait été mis en lien, je ne l'ai pas vue. Néanmoins je n'ai pas tout lu , alors toutes mes excuses si elle à déjà été poster...)


Personnellement , je ne pense pas que son discours sur l'énergie aille dans le sens de la pensée dominante.

J'ai l'impression que pour lui le fait que les énergies fossiles vont venir à manquer très rapidement ( surtout le pétrole et le gaz ), constitue un problème plus important que les déchets nucléaires ( d'ou sa phrase au JT : " on ne pourra pas dépenser ses euro deux fois...").

Encore une fois, cela relance à mon sens le débats sur les interventions " d'experts " dans les JT aux formats qu'ils leurs proposent à savoir pas plus d'une minute trente...( et bien sur le rôle du journaliste...)

En revanche je ne suis pas du tout d'accord avec ses conclusions ( solutions..?) politiques du type : " il faut augmenter les prix", ou " le manque de ressources naturelles aboutis nécessairement à des guerres pour l'appropriations des ressources..."

Si l'on ne peut plus faire grossir éternellement le gâteau, alors on doit selon moi se poser la question du partage...

Paul Ariès ( un des penseurs de la décroissance), pose cette question : faut il continuer à payer son eau le même prix pour boire ou se laver ( qui sont des besoins vitaux) que pour remplir sa piscine privé ou laver sa voiture 2 fois par semaines...

On pourrais appliquer le même raisonnement à tous les types d'énergies, et envisager la gratuité pour les besoins vitaux et un prix très élevé pour du gaspillage....


Alors, à quand un débat entre Paule Ariès et Jean -Marc Jancovici sur le plateau d'@si ..?? :-)
a mes yeux ils n'ont plus droit à la parole il faudra leur faire subir le même régime que les négationnistes;il faut sortir du nucléaire et vite!!:
Dire que Jancovici "n'est pas neutre" parce qu'il a un avis, à mon avis très nuancé d'ailleurs, est une chose. Dire qu'il n'est pas impartial en est une autre. Voici un extrait, malheureux sans doute, de la gazette @si hebdomadaire :

"En biaisant le débat d'emblée, hélas, comme nous le montrons à propos d'une enquête de France 2 (1), et de son étrange "expert impartial". Mais c'est un début."

Que je sache, Jancovici n'est pas un expert Areva, il n'a pas de conflit d'intérêt. Il a juste un avis et donc il est forcément impartial ???
N'invitons dans ce cas aucun expert défendant les droits de l'homme pour parler de la Libye, il nous dirait alors que défendre les droits de l'homme c'est bien, mais serait forcément impartial.
N'invitez plus dans @si que des gens sans aucune opinion, encore moins argumentée, sinon ils seront partiaux!!

Un peu de bon sens SVP.
La rédaction de France 2 aurait reconnu que ce reportage n'est pas déontologiquement satisfaisant et devrait reconnaître l'erreur-manipulation :

http://www.electron-economy.org/article-france-2-presente-un-pro-nucleaire-comme-un-expert-neutre-arretsurimages-69596444.html
Au delà de tout ce qui a été dit sur la façon de présenter M. Jancovici et de ses convictions sur le nucléaire, il me semble que personne n'a relevé la phrase suivante qu'il a prononcée : "On va être en récession assez souvent". Je pense qu'il aurait été judicieux de s'arrêter sur cette phrase qui est lourde de sens. D'ailleurs M. Pujadas semble gêné par l'emploi du mot "interdit" récession.

L'explication qu'il donne est assez simple : "le pétrole arrive à son maximum de production dans le monde", ce qui veut dire que son prix va continuer à monter sur le long terme. L'économie occidentale étant extrêmement dépendante des énergies fossiles (et en particulier du le pétrole), une augmentation de leur coût a pour conséquence un ralentissement de l'économie, voire une récession. D'où la proposition d'une taxe carbone qui comme il l'explique aura pour conséquence de favoriser les économies d'énergie avec en plus l'avantage de lutter contre les changements climatiques. Tout cela est détaillé sur son site.
http://japon.aujourdhuilemonde.com/que-fait-areva-au-japon

Que fait Areva au Japon ?

Mmmm voyons voir? lls essayent de revendre des centrales?
"Bon vous voyez les gars vous avez foiré, on vous avait dit de prendre nos centrales, on est les maîtres du genre. Bon si vous voulez on vient de mettre au point un nouveau concept de centrale resistante aux tsunami et aux secousses. Vu les circonstances on vous fait un rabais de 30%"
Plusieurs médias français ont repris l'information du journal Le Parisien comme quoi Areva avait "organisé le rapatriement de ses salariés français".
Symbole évidemment très fort, le géant français du nucléaire qui fait revenir ses employés, c'est bien le signe que tout va très mal au Japon.
Mais Areva indique sur son site que "conformément aux recommandations de l'Ambassade de France au Japon, la direction d'AREVA Japon a proposé à tous les collaborateurs du groupe et à leurs familles, toujours sur place, de se rendre temporairement dans la région du Kyushu au sud du Japon, s'ils le souhaitaient. Cette proposition s'adresse à l’ensemble de nos collègues (expatriés et locaux) de toutes les entités AREVA présentes au Japon."
Ha! ha! Petit cours de géographie les Iles Kyushu se trouvent à l'extrème sud du Japon. Ce qu'il faut traduire dans ce cas:
"conformément aux recommandations de l'Ambassade de France au Japon, la direction d'AREVA Japon a proposé à tous les collaborateurs du groupe et à leurs familles, toujours sur place, de se rendre temporairement dans la région du Kyushu au sud du Japon pour se faire dorer la pilule en attendant que tout se calme, s'ils le souhaitaient. Le beau temps est de retour et les cerisiers sont déjà en fleur là bas. Ce sera plus agréable qu'à Tokyo."
Pas question donc de rapatrier les Français, en tout cas pour l'instant: sur les 18 employés français d'Areva au japon , seuls ceux avec famille sont partis vers le sud a indiqué le groupe au Wall Street Journal.

En revanche, il y a bien eu un départ en urgence d'employés d'Areva dès le dimanche 13 mars: en effet 10 Allemands ont quitté le territoire japonais.
Pourquoi tant de précipitation ? Ces 10 employés d'Areva travaillaient dans la centrale de Fukushima le jour du tremblement de terre. Ils effectuaient de la maintenance mais sont partis dès que la terre a fini de bouger.
"Ils ont quitté la centrale immédiatement après le séisme. Ils sont en bonne santé" a indiqué Mathias Schuch, porte-parole chez Areva dans un communiqué passé inaperçu en ce jour de cauchemar.
Mais Areva n'indique pas pourquoi des techniciens chargés de la maintenance sont partis alors que la situation était déjà critique et que leur présence aurait pu etre utile. Et ne met d'ailleurs pas en avant son role sur le site qui depuis le séisme menace le pays d'une catastrophe nucléaire.
"Nous sommes dans l'urgence absolue" à la centrale nucléaire de Fukushima 1, a déclaré mercredi soir la présidente d'Areva Anne Lauvergeon, jugeant que la situation devenait "extrêmement difficile". Mais toujours pas un mot sur la présence de ses employés dans la centrale avant et pendant le séisme. Ni lundi soir quand elle affirmait que le Japon ne traversait pas "une catastrophe nucléaire" et s'en prenait à ceux qui "instrumentalisent les peurs".

En fait ça se trouve ils veulent:
1 Ne pas y être associé si ça part en vrille "Ah ben on y est pour rien nous, on a rien touché". (Bah tu m'étonnes vu que vous n'aidez pas)
2 Ils veulent que ça capote pour mieux reprendre le chantier derrière. Et oui les charognards sont déjà là.
La communication d'Areva préfère, et on la comprend, expliquer qu'elle va envoyer "dès que possible" du matériel : entre autres 10.000 combinaisons et 20.000 paires de gants. Sans indiquer ce qu'elle entend par "dès que possible" ...
Je suis plutot d'accord avec l'avis de Jancovici, surtout que les morts au Japon sont à cause du Tsunami et non du nécléaire.... comme si les morts de la Faute-sur-Mer étaient à cause la centrale de Chinon...remettons d'abord en cause l'urbanisation... n'oublions pas que la région de Nice pourraient subir le même phénomène de tremblement de terre et de Tsunami.. et que le nucléaire n'y serait pour rien....alors ne mélangeons pas les causes et les effets et ne récupérons pas les morts... même pour la bonne cause...
Un expert n'a pas à être neutre. La neutralité ça n'existe pas. Tout personne qui s'intéresse au nucléaire à un avis sur cette énergie.

Un expert doit décrire les faits sans mentir et sans nier ses ignorances. Il doit également dire d'où il parle, c'est à dire préciser ses liens avec les industriels, les associations, les partis politiques, ...

Je ne vois pas d'erreur dans la façon dont France2 a présenté cet expert.
Je suis également tout à fait révolté par la désinformation de cet article. C'est indigne d'@si et me fait réellement m'interroger : votre besoin de controverse à tout crin pour répondre aux attentes des abonnés d'@si vous aveuglerait-t-il sur les réalités physiques de ce monde?

Jancovici n'affirme pas ses positions pro-nucléaires par idéologie, mais parce qu'il est un expert de la question énergétique et climatique justement. Ce qu'il s'évertue à expliquer, c'est la notion d'ordre de grandeur. Penser, comme l'explique la représentante de Greenpeace dans le JT, qu'il existe une autre voie que les hydrocarbures ou le nucléaire pour répondre à nos besoins en énergie, c'est malheureusement se fourrer le doigt dans l'oeil assez profondément, ou faire de la démagogie.

Négawatt à raison : il faudra bien sûr faire des économies d'énergie et des projets renouvelables, mais c'est malheureusement loin d'être suffisant pour combler l'écart entre notre demande en énergie (strictement croissante depuis plus d'un siècle) et le déclin des sources fossiles. Les renouvelables (et surtout l'hydro et la biomasse, bien avant le solaire et l'éolien), tout comme le nucléaire, sont des solutions de décarbonisation de nos économies qui seront indispensables pour faire face à la raréfaction des resources (à ce sujet je vous recommande le blog The Oil Man sur Le Monde).

Se rappeler qu'il n'y a pas d'énergie propre ou sale : c'est la dose qui fait le poison. Penser qu'on peut alimenter la France avec des éoliennes et des panneaux solaires, c'est faire la publicité de son ignorance du sujet, et accessoirement s'assoir sur les 20 morts par semaine dans les mines de charbon en Chine dont le produit énergétique sert à fabriquer les panneaux solaires qu'on achète en Occident justement.

En conclusion, M.Rochat, vous auriez mieux fait de passer un peu plus de temps sur le site de Jancovici, qui est un mine de connaissances sur ces sujets, avant de faire votre papier. Et persévérer avec M.Schneidermann pour inviter M.Jancovici sur le plateau d'@si. C'est la meilleure façon de clarifier ces questions, et cela donnerait à coup sûr une émission passionnante.
@si : Par cette enquête, vous venez de montrer que la rédaction de France 3 me paraît bien plus réfléchie et sérieuse que sa "grand sœur" france2.
Ce n'est pourtant pas la première fois que je le constate... sur bien d'autres sujets aussi.
... et c'est pourtant France 3 qui est constamment menacée de réduction/réorganisation... etc...

Pauvre France télévision!
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il n'y a pas davantage de villes qui s'équipent en installation de chauffage urbain à la biomasse.

Paris refait ses installations en sous-sol sous le tramway, à destination des immeubles HLM en bordure de périph, j'aimerais savoir si des solutions alternatives de chauffage ont été pensées ?

Bref, on devrait voter une loi faisant obligation à toute ville de faire une étude de faisabilité d'énergies alternatives et économies d'énergie, intégrant l'Agenda 21 par exemple.

A quand de vrais progrès dans ce domaine.

http://anthropia.blogg.org
Et alors ? Qu'il soit pro-nucléaire primaire, secondaire ou tertiaire, c'est pas le problème. Il est présenté comme ni pour ni contre, c'est ça la question soulevée dans l'article.

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Monsieur Rochat, vous faites le mariole a taper sur France 2 et Jancovici (que je connais par cœur et c'est ses cours donnés à l'école des mines que j'ai vu en vidéo, merci internet, qui m'ont fait prendre conscience de l'enjeu écologique que nous vivons, merci monsieur le pro nucléaire) que vous caricaturé allègrement. Je pense qu'on ne peut pas juste dire il est pro nucléaire, c'est un peu plus compliqué que ça et vous auriez le temps de l'expliqué dans un article d'@si. Par exemple il n'y a même pas de lien vers le site de Jancovici pour celui qui voudrait approfondir, c'est pourtant pas trop compliqué un lien hypertexte dans un article.
Donc vous faites le mariole : ouh France 2 les menteurs tout ça et la fin de votre article approximatif je lis "Ce scénario s'appuie sur trois volets : la fin du gaspillage énergétique (réduction des éclairages inutiles, dissuasion des surconsommations), l'optimisation énergétique [...] et développement des énergies renouvelables [...]". Présenté ceci en disant que ça suffit pour sortir du nucléaire et pour moi un plus gros mensonge que de dire que Jancovici est neutre. Ce scenario implique que l'on a toujours besoin de nucléaire, de gaz, de charbon, de pétrole en trop grandes quantités... Alors vous êtes un méchant pro nuke ? Enfin Negawatt... Sous-entendre que la "réduction des éclairages inutiles, dissuasion des surconsommations" va nous permette d'éteindre des centrales ou de consommer moins de carburant c'est se foutre de la gueule du monde.
Pour conclure, dans un monde où le scenario se résume à éteindre une ou deux ampoules et faire un peu d'économie à droite et à gauche comme décrit par Negawatt on peut difficilement être anti nucléaire. Enfin on peut toujours mais on aura pas assez de courant pour alimenter tous les appareils électriques. Par contre dans un monde où on a bien isolé les logements, où on va au taf à pied, où on ne part pas en vacances tous les ans, où on n'a pas tous des téléphones portables, des télés, des ordinateurs, etc, etc, là on peut se permettre d'être anti nucléaire. Donc voilà je suis pour sortir du nucléaire et du charbon et du pétrole (de toute façon, pour où contre, on a à terme physiquement pas le choix...) mais il faut être honnête sur les conséquences sur la vie de tous les jours et ne pas sous entendre qu'il suffit de "réduire les éclairages inutiles" ! C'est ça le gros mensonge !
Que Jean-Marc Jancovici soit pour ou contre le nucléaire m'importe peu. Ce qui m'a intéressé, c'est son discours. Enfin quelqu'un qui annonce clairement la couleur. On n'est pas dans le monde de oui oui et comme il dit si bien il va falloir avant tout travailler sur les économies d'énergie. Un petit exemple, je veux poser dans mon appartement de 75 m2 du double vitrage. Il va m'en coûter entre 7000 et 10000 euros après déductions fiscale. Combien de gent peuvent se permettre de payer cette somme. J'ai la chance de pouvoir le faire mais ayant du chauffage collectif mon syndic à ce jour ce refuse de me faire payer au prorata ce que je consomme. Donc si j'installe du double vitrage je consommerais moins mais je payerais comme ceux qui on du simple vitrage. J'ai l'argent mais pas la satisfaction d'un retour sur investissement. Résultat je ne vais rien faire.
Je serais curieux de savoir qui sur ce forum fait la chasse à tous les appareils en veille et coupe le chauffage avant d'aller ce coucher ? Qui éteint la lumière dans les pièces innoccupées ? Qui arrête son (ses) ordinateur(s) quand il part faire ses courses ? Et enfin, qui éteint la télé quand il poste sur @si ?
Je serais curieux de savoir combien de nouveaux abonnés à ASI depuis cet article. Même Arthus-Bertrand n'a pas eu droit à pareille montée au créneau de ses partisans.
L'article sur Jancovici est partisan...
Je suis d'accord avec les commentaires qui défendent Jancovici et critiquent l'article.

Dites au journaliste (j'ai la flemme de chercher son nom) qui a écrit ce (mauvais) article de (re)faire des calculs ou de lire le site de jancovici www.manicore ou ses livres au lieu de ressortir des citations...
[quote=SR]Le nucléaire n'étant guère émetteur de CO2 (mais un peu tout de même, en prenant en compte tous les éléments de la chaîne de production), certains écologistes estiment qu'il est une énergie utile et indispensable.

On ne peut pas être écologiste et ne pas être viscéralement contre le nucléaire. C'est impossible. Cette industrie représente le summum de ce qui existe en terme de fuite en avant techno-scientiste, de désir de puissance et d'inconscience collective. Désolé pour ceux qui se croient écologistes tout en estimant "utiles" et "indispensables" les centrales atomiques. Mais qui est exempt de contradiction en ce bas monde ? Qu'il me jette la première barre d'uranium.
Ce qui me surprend le plus dans cette discussion sur les énergies alternatives c'est que l'on en envisage 2 : l'éolien et le solaire.
Or il existe le géothermique qui me semble être ignoré et rassemble pas mal d'avantages. Il n'est pas lié à l'ensoleillement ni au vents.
Il est établi scientifiquement que la température du sol augmente de 3° tous les 100 m. Donc vers 4000 m de profondeur il devrait y avoir une température de 120°. S'il est possible de forer sous terre pour y trouver du pétrole à te telles profondeurs, pourquoi ne pas réfléchir à y aller réchauffer de l'eau pour nous fournir une énergie "idéale" : perpétuelle (au moins autant que la Terre), indépendante de la météo (vents et soleil) et non polluante...
Il y a certainement des obstacles à surmonter mais ils en valent à peine.
Merci.
J'aimerais savoir si quelqu'un peut m'éclairer : "l'industrie nucléaire représente 200 000 emplois", c'est seriné partout sur internet.
Or je trouve plus de détails ici (site tout à fait officiel du sénat) :
"L’industrie nucléaire représente en France environ 100 000 emplois directs pour la construction des centrales, leur exploitation, la fabrication et le traitement du combustible, la gestion des déchets et la recherche :
• près de 50 000 personnes au CEA, à AREVA, à l’ANDRA et dans les entités de contrôle ;
• environ 26 000 personnes à EDF et 20 000 intervenants de 600 entreprises prestataires pour l’exploitation des 58 réacteurs du parc nucléaire.
À ces effectifs s’ajoutent ceux des entreprises sous-traitantes, notamment dans les opérations de BTP et de démantèlement ou, plus largement, les prestataires de services du domaine tertiaire."

Ce compte me semble un peu optimiste pour plusieurs raisons (par exemple les emplois du BTP, que l'on maintiendrait à condition de construire sans cesse des centrales et d'en démanteler d'autres ?).
Y a-t-il des comparatifs fiables (je veux dire : objectifs et fondés sur des réalités avérées) susceptibles de contester l'argument de l'emploi ?

Par ailleurs, je trouve qu'on pourrait parler un peu des 8,7 milliards d'euros (au bas mot) investis fructueusement dans le projet superphénix : combien de temps et d'emplois cette somme nous aurait-elle permis de gagner dans la recherche d'alternatives ?
Au sujet de la situation actuelle au Japon, bien que ce ne soit pas directement lié à cet article, j'invite la rédaction à prendre contact avec Claude Yoshizawa, franco-japonais, créateur & directeur exécutif du Centre culturel franco-japonais de Toulouse.

Sur sa page facebook, il donne avec une équipées d'autres en France comme au Japon, des informations en quasi temps réel sur la situation actuelle, traduction quasi directe des télévisions japonaises. Ce qui en sort est à la fois plus précis et moins sensationnaliste que le traitement fait par certains médias (notamment BFM TV) sans pour autant sous estimer les risques. Un vrai travail de recherche d'information à l'ancienne.

Plus de 1000 personnes suivent sa page facebook où l'on retrouve à la fois les informations de la télévision japonaise, les communiqués des différentes organisations traitant du nucléaire mais également des témoignages de français au japon expliquant la situation concrète. sans oublier une certaine dose d'analyse du traitement médiatique.

Il a déjà donné un entretien à France info, mais les aspects où il critique plus directement le traitement fait par les médias français n'est pas resté au montage. Je pense que ça pourrait vous intéresser pour une chronique voire une prochaine émission ?

L'interview sur France Info


sa page facebook


A bientôt !
pourquoi personne ne parle-t-il des centrales nucleaires au thorium? c'etait une proposition de Georges Charpak soutenue en particulier dans une tribune de Liberation:

http://www.liberation.fr/societe/0101651202-nucleaire-arretons-iter-ce-reacteur-hors-de-prix-et-inutilisable

le thorium est plus facile a trouve que l'uranium (on en trouve partout), il n'a pas besoin d'etre enrichi et ne peux pas servir pour des applications militaires.
en outre, le thorium peux etre exploité sous forme liquide et en cas de surchauffe il deborde, ce qui stoppe la reaction. donc pas de risque d'explosion...
Personnellement, je pense que le problème n'est pas comment nous devons sortir du nucléaire, mais que nous devons en sortir sous peine de mort, parce que c'est potentiellement trop dangereux. Ce qui se passe au Japon est clair. La technologie date des années 60, et il y a déjà eu trois accidents majeurs, et nous ne sommes pas sortis du dernier.
Ce n'est pas comme une catastrophe naturelle, quelque chose contre lequel on ne peut rien. Nous décidons de l'arrêter, et après, on voit quels sont les choix que nous devons faire. De toutes façons, les réserves d'uranium ne sont pas éternelles, et il faudra s'en passer par la force des choses.
Le vent, le soleil et les marées sont éternelles et gratuites, elles.

D'autre part, l'idée de couvrir l'Europe de capteurs solaires est idiote. C'est au Maghreb qu'il faut les mettre. Ils fourniront l'énergie à ces pays d'abord, et à l'Europe ensuite. Il y a des espaces sur des millions d'hectares au Sahel Maghreb, tout désertiques et tout ensoleillés. Tous ces diplômés tunisiens, algériens et marocains, qui vont avoir enfin des débouchés dans une production propre après s'être recyclés.
Je ne m'exprime pas souvent, mais là je dois reconnaître que l'article d'ASI me déçoit par sa partialité.
Je le trouve pas moins caricatural que le schéma de France 2 sur les éoliennes.
Les raccourcis du style "il est contre le CO2 donc forcément pour le nucléaire" sont déplacés d'autant plus sur @si.
Un article plus équilibré serait le bienvenu,et ce que le journaliste d'@si soit pour ou contre le nucléaire.
Ou alors il en fait une chronique avec son propre point de vue.
Mais dites donc...il y a du beau monde sur ces forums depuis qqs temps...Bonjour Messieurs et Mesdames "les lobbyistes"...occupation du terrain sur le Net... plus finement...ça commence à se voir...
Une veille carte météo vaguement retouchée fait toujours l’affaire pour un jité qui nous annonce des lendemains ensoleillés avec les centrales nucléaires et ténébreux avec les éoliennes et les panneaux solaires qui envahissent et défigurent nos beaux paysages d’antan. Il est vrai que les éoliennes moulinent des opinions qui tournent à vide et les panneaux solaires aveuglent. L’uranium des centrales tombe du ciel, en quantité illimitée. Il n’y a vraiment pas de quoi s’inquiéter ! Il y aurait bien le développement durable et nos comportements qui seraient à revoir, mais que voulez-vous ? Le jité s’en f…
Je trouve que le ton que vous employez pour décrire le sujet de France 2 sur le nucléaire manque lui aussi de neutralité. Il est vrai que le sujet ne présente que des arguments en faveur du nucléaire. Mais n'assiste-t-on pas depuis samedi à un formidable plaidoyer anti-nucléaire ? La centrale de Fukushima monopolise une large partie des JT avec des retours sur Tchernobyl et de nombreux documentaires traitant de l'énergie nucléaire.

Pourquoi mettre "expert indépendant" entre guillemets ? A-t-il un intérêt a porter un jugement favorable au nucléaire ? En quoi le fait qu'il soit favorable au nucléaire remet en cause son indépendance ? Je ne comprends pas pourquoi le fait qu'il ait un "business" s'occupant de la dépendance au carbone le place dans le camps des (méchants) pro-nucléaire. Votre raccourci placerait beaucoup d'ONG environnementales dans ce camp. Pour moi, vous faites une confusion entre neutre et indépendant. A l'heure où @si met en exergue les conflits d'intérêt, cette confusion me parait surprenante. Peut-être que pour vous, un pro-nucléaire ne peut être que corrompu...

Que veut dire la phrase "Jancovici a bâti toutes ses théories sur la baisse des hydrocarbures et la nécessité de diminuer la consommation d'énergie". Parlez-vous de la baisse de production des hydrocarbures ou de la baisse volontaire de sa consommation ?

Résumer la théorie de Jancovici à cela est un peu réducteur. Il prône un gros effort à faire sur les économies d'énergie en raison de la contrainte qui va peser de plus en plus sur les hydrocarbures par la baisse de la production et la hausse de la demande d'une part mais AUSSI de la contrainte climatique qui va peser sur des millions de personnes dans le monde à moyen terme.

Vous affirmez également que les gaz de schiste pourraient repousser l'échéance. Si par échéance vous voulez dire la raréfaction des énergies fossiles, une démonstration un peu plus détaillée s'impose. En quoi l'exploitation de ces gazs repousse de façon significative la période où notre pays sera confronté à une forte contrainte énergétique ? La page de son site que vous avez mis en lien me parait assez convaincante.

Vous dites que "Le cas de Jancovici reflète le débat entre écolos qui oppose les anti-nucléaires aux anti-CO2". Qu'appelez-vous écolos ? Les membres d'europe écologie ? Je ne crois pas connaître beaucoup de verts qui soient favorables au nucléaire. Si par écolos, vous voulez dire ceux qui prônent un changement radical, rapide, de grande ampleur et donc douloureux, de notre mode vie, parmi ceux-ci, ils sont également assez peu nombreux à assumer le choix du nucléaire comme le fait Jancovici.
La vidéo de France 2 présentée par Pujadas après 2mn 19' affirme: " le plutonium à une durée de vie de 24000 ans "
C'est TOTALEMENT FAUX
1___escroquerie des pro-nucléaires: La durée de vie
Demi-vie, durée de vie: Un corps radioactif est un corps qui se désintègre en émettant des radiations. On l'appelle radio-élémént ou radio-isotope. La période d'un corps est le temps au bout duquel sa désintégration a provoqué la moitié de sa disparition. La desintégration d'un corps n'étant pas un phénomène physique périodique les pro-nucléaires on inventé le terme demi-vie.Un radio-élémént n'étant d'ailleurs pas plus vivant que le phénomène est périodique. Mais ceci permet de parler de durée vie d'un corps soit deux périodes.
Laissant ainsi entendre qu'après 2 pèriodes le corps est totalement désintégré.Ce qui est totalement faux. Ainsi si vous avez 4 Kg de plutonium au bout d'une période vous en aurez 2 Kg, une période après 1 Kg. Au bout de la durée de vie il en reste donc 1 Kg, ce n'est pas rien. A la période suivante il y en aura 1/2 Kg et ainsi de suite.
2___ la période du Pu238 contenu dans les combustibles est de 87,74ans c'est le Pu239 de la bombe qui a une période de 24000
Voir les explications sur le forum Au Japon, la semaine de tous les cataclysmes
Ce qui est dommage, c'est qu'on présente ce monsieur comme un ingénieur, un technicien et qu'on réduit le débat à une question scientifique. Alors que Jancovici est avant tout... un libéral, qui fait du business avec ses histoires de bilan carbone. Le débat est politique avant tout. Il s'agit d'un choix de société.
Bravo pour cet article. Mr Jancovici m’avait passablement énervé (en direct) avec son petit sourire condescendant qui n’est absolument pas de circonstance lorsqu’on pense aux japonais.
Quant à sa rhétorique « on ne peut pas dépenser nos €uros deux fois » rappelons-lui qu’on ne vit qu’une seule fois.
Moi je me demande comment il a réussi à ne pas éclater de rire tellement la militante de Greenpeace était caricaturale !
Voir ci-dessous. Cette militante n'est pas en direct, elle est coupée au montage, et n'a bien sûr pas l'occasion de répondre à ce monsieur. Evidemment, le rendu de son intervention est alors caricatural et ce cher invité ne cache d'ailleurs pas son sourire narquois et toute sa condescendance.
Me too... C'était vraiment étrange et ça en dit long sur la conception d'un débat à la française. On dit qu'on va poser la question sans mauvaise fois et tenter d'éviter le "sectarisme" puis on présente des personnalité "neutre". Le reste on le connaît : on décrédibilise totalement la thèse opposé puis on invite un "expert" qui vient soutenir la notre (de thèse). Quant à celui qui doit venir contredire notre expert - l'écolo de service - , il sera bien évidemment en différé puis coupé au montage pour caricaturer ses propos. Et vlan... On peut refermer le débat - la conscience tranquille. Après tout, n'est-ce pas cela la véritable objectivité ?
Janco n'est pas POUR le nucléaire, il n'est pas pour en sortir rapidement parce que c'est un ingénieur qui pense que les humains sont trop stupides ou trop dépendants de, drogués à l'énergie pour s'en sevrer rapidement, voire pour s'en sevrer tout court.
Pour lui, comme pour beaucoup (et vous allez "rire" une fois que j'aurais fini cette phrase), le niveau de vie des Européens, Français, Occidentaux n'est pas négociable (alors? ça ne vous rappelle pas quelqu'un que l'on a villipendé quand il s'agissait d'UNE source d'énergie?...)

Il n'y a qu'une chose à retenir de Janco (je caricature), il a calculé que la dépense énergétique de chaque Français-e équivaut à 150 esclaves humains... Si ça c'est pas une dépendance...

Et ce qui est crucial est que au lieu d'avoir un seul problème a réglé on a désormais deux (en fait on a aussi un problème sanitaire majeur, des problème sociaux, comportementaux, etc..) et ce pour une simple est bonne raison: on ne pose pas les bonnes questions! Pas de raison donc que cela s'arrête.

Il faut lire Latouche, Ariès, Rabhi, Ilitch, Gorz pour comprendre que la question est anthropologique, holistique, globale!

Nous nous posons la question "comment ne pas changer tout en solutionnant les problèmes (à venir ou présents) que nous créons?"
ALORS que la question à se poser c'est "comment nous changer en tant qu'Hommes, vers quelle société, vers quelle manière d'être devons-nous nous diriger pour résoudre nos problèmes?

Tant que l'on ne va pas à la racine, on ne guérit rien...
L'homme se croit tout puissant avec son dieu Science ; récoltons donc les fruits de ce que nous avons semé (ou n'avons su empêcher de semer) et à la prochaine saison (s'il y e a une) nous sèmerons autre chose.

D'où la nécessité d'un débat, d'une vivification du débat politique.
Le problème est de savoir si, quand notre expert "non-neutre" (sous prétexte qu'il a un avis!) nous explique que la production électrique de masse est impossible par l'éolien et/ou le photovoltaïque sauf à les développer à un niveau incompatible avec la sauvegarde de nos espaces paysagers, il dit vrai, ou il dit faux.

S'il dit faux, ou à peu près faux, alors lui donner une place prépondérante dans ce reportage est scandaleux. S'il dit vrai, ou à peu près, alors c'est une excellente chose qu'il s'exprime.

Mais pour savoir s'il dit vrai ou faux il faut une émission longue où on approfondit le sujet, avec un espace suffisant pour l'expression des thèses en présence.
Finalement le défaut substantiel de ces soi-disant "dossiers" de quelques minutes c'est qu'ils sont justement de quelques minutes seulement, c'est cela qu'il faut dénoncer, pas que Tartempion y ait plus de temps de parole que Bidule ...
Présenter Jancovici comme un pro-nucléaire mais vraiment, c’est vous qui faites de la désinformation !! Vous oubliez un peu vite que l’urgence c’est les émissions de gaz à effet de serre et pas autre chose. Dans ce scénario là, oui le nucléaire ne peut être écarté.
Et c’est très exactement ce que dit Jancovici. Mais en tant que bon journaliste vous savez déjà tout ça, n’est-ce pas ? Vous avez connaissance de ses écrits disponibles sur Manicore, n’est-ce pas ? En tout cas une fois qu’on a lu Jancovici, on voit bien qu’on est loin du portrait caricatural que vous en faites.

Franchement le niveau de vos articles sur le nucléaire & co est vraiment pitoyable… Ça me donne pas envie de renouveler mon abonnement tout ça, je m’attends à mieux que de la désinformation de votre part.
Heu... quelqu'un peut-il nous rappeler le nom du monsieur qui a nommé le pédégé de France Télévisions, à seule fin de déclamer la bonne parole ?

(Baisser la consommation d'électricité ? Nonméoh, et les dividendes des actionnaires, et les top bonus des hauts dirigeants ?)
Sans compter que l'Autriche se passe du nucléaire (à 96%) depuis 1978 suite à un référendum...
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